Diplôme d'étude musicale de vielle à roue


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  • Laurence Bourdin : Musicienne, compositrice


    Laurence Bourdin : Musicienne, compositriceLaurence rencontre la vielle à roue en Périgord à l’âge de treize ans et commence en jouant le répertoire des musiques traditionnelles
    d’Occitanie.
    Sa formation instrumentale se fait auprès de divers maîtres: Michel Lemeur, Maxou Heitzen, Gilles Chabenat, Valentin
    Clastrier, Pascal Lefeuvre …
    Très vite elle découvre le potentiel musical extraordinaire de cet instrument et cherche à aborder d’autres
    répertoires. Tags

    Musicienne
    Participations aux projets de
    - la Cie Montanaro (Musiques du monde, Var)
    - du collectif l'ARFI (Jazz, Lyon)
    - de la Cie Hervé Koubi (Danse, Limousin)

    Compositrice
    Parmi la nouvelle génération, une poignée de viellistes s’intéressent à la recherche sonore et électroacoustique avec cet instrument. C’est dans cette mouvance qu’en tant que musicienne professionnelle, je cherche et j’écris pour la vielle électroacoustique.
    La richesse de la vielle à roue réside dans sa très large palette sonore acoustique (mélodique, rythmique, modale). Elle devient quasi infinie si on y adjoint les technologies contemporaines de recherche et de traitement de son.
    Ma démarche artistique est basée sur le croisement entre cette recherche sonore et l’utilisation des répertoires de musiques traditionnelles.

    Directrice Artistique de la Cie Grain de Son
    C’est en arrivant en Haute-Loire en 2006, après avoir travaillé avec diverses compagnies, que je décide de participer au démarrage d’une nouvelle aventure : la création de la compagnie Grain de Son, dédiée à la promotion et au développement de la vielle électroacoustique…
    Cette fois, ça y’est, l’objet est clairement énoncé : participer au mouvement du renouveau de la vielle du 21° siècle, lui permettre d’être reconnue comme instrument à part entière, d’être repérée, médiatisée, placée au centre de créations pluri artistiques !

    Créatrice de l'OREVE en duo avec Marc Bernad
    La vocation de cet orchestre est de constituer progressivement un répertoire dirigé sur le thème « mouvement et rythme » (Polyrythmie, déambulation…) afin de pouvoir se produire en extérieur comme en salle.
    Après cette première étape qui aura servi à construire le son de l’Orchestre et à chaque participant de trouver sa place, l’ensemble pourra explorer les apports de l’électroacoustique et les collaborations avec d’autres ensembles ou formations instrumentales et vocales (créations communes avec d’autres associations, ateliers d’élèves en écoles de musiques…).

    Création musicale et Patrimoine
    La recherche sonore que je réalise sur mon instrument m’a amenée progressivement, encouragée par les rencontres avec des compositeurs de musique électroacoustique, à utiliser des sons d’autres sources, comme des captations dans des environnements naturels ou urbains.
    Les paysages, l’architecture, l’histoire d’un lieu, les matières minérales et végétales ont toujours été des sources d’inspiration importantes pour composer de la musique.
    J’ai créé ou adapté de la musique (instrumentale et/ou électroacoustique) spécialement pour la mise en valeur d’un lieu.
    http://www.laurence-bourdin.net/creation.php

    Laurence Bourdin : Musicienne, compositrice


    Contact :
    Laurence BOURDIN
    10 avenue de la semène
    43140 La Séauve sur Semène
    France
    tél : +33(0)6.84.17.62.99
    Catégorie > Annuaire Instrumentiste > Annuaire Vielliste

  • Benoit LETARD compositeur


    Benoit LETARD compositeurDe formation classique d'organiste, je me suis tourné naturellement vers l'improvisation et la composition. J'écris pour différents chanteurs ou chanteuses à partir des textes d'auteurs, mais également pour l'image : reportages Gendarmerie, films de plongée, etc ... Tags

    Chansons
    Une liste des chansons en activité ou disponibles. Bien entendu chacun peut reprendre la chanson de son choix pour l'interpréter. On est toujours heureux quand on voit son travail voyager loin ...

    Musiques
    Bandes son de films, de reportages ou d'illustrations. Mon meilleur client pendant toute une période était la Gendarmerie Nationale. Outre des illustrations d'images pour l'Ecole de Montluçon, j'ai composé de nombreuses chansons avec la parolière Jocelyne Dorian pour différents évenements du minitère de la Défense. Eh oui, on trouve du boulot partout !

    Productions
    Quelques pochettes et jaquettes pour le fun ! Je trouve du plaisir en toutes compositions, qu'elles soient pour petites ou grandes productions, mais il reste que j'ai toujours un peu honte de mon premier (et seul) vinyl de 1987. Heureusement, je m'améliore en vieillissant. Le look aussi, j'espère !

    Photos et souvenirs
    Un peu d'histoire. Comme le temps passe vite... Depuis mon passage comme directeur des programmes dans la plus importante radio libre de Mayenne à l'époque, jusqu'à la création du service culturel de la Ville des Sables d'Olonne, dans lequel j'ai également participé au lancement du tout premier Vendée Globe, que de croches et d'anicroches.

    Incontournables
    Ceux que je cotoie, que j'ai pu cotoyer et ceux que j'aime dans le métier. Sans conteste la bossanova est mon rythme préféré. Je peux dire que j'ai été élevé à la Tom Jobim tout en admirant (est-ce paradoxal) les productions de Klaus Wunderlich (ceux qui ne connaisent pas chercheront sur internet). Je n'écris pas dans le pur style de Tom, je n'en ai pas la prétention, mais j'aime me servir de ses accents pour "améliorer" une petite chanson populaire à la française, par exemple.

    Contact :
    Benoit Letard compositeur
    16 avenue René Coty
    85180 Chateau d'Olonne
    France
    tél : 0617456261
    Catégorie > Annuaire Arrangeur > Annuaire Compositeur



> Voir aussi : DEM de vielle à roue : 1993 | Spécialiste de la vielle à roue | Artiste indépendant | Groupe Depeche Mode | Musicien compositeur arrangeur interprète spécialisé dans la chanon et la musique de film |

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Les posts du Blog :

     Six Secrets !

    Par Tanguy, Divertissement - Tags


    Bien, je glisse ce petit billet hors-sujet pour faire plaisir à ma sœur, qui souhaite que je dévoile 6 de mes secrets les plus enfouis (Je suis sûr que c'est pour cafter aux parents), alors allons-y vite fait bien fait :

    1. J'ai eu une période d'environ 1 an où je prenais uniquement des douches froides le matin (en 98 ou 99). Je pensais que c'était bon pour la circulation. Je n'ai jamais été autant malade que cette année là (ORL).

    2. J'écoute du Trevor Rabin en cachette.

    3. A 10 ans, j'ai crevé un pneu de la Renault 18 en jouant avec un outil (une perceuse qui faisait office de pistolet laser). J'ai aidé mon père à changer la roue, sans lui avouer que c'était moi le coupable.

    4. A 11 ans, sur la RN 176, j'ai bifurqué à gauche en vélo, alors qu'un poids lourd s'apprêtait à me dépasser. Je tiens à remercier le conducteur pour ses réflexes qui ont permis d'éviter le pire (et pour son savon monumental que je ne suis pas près d'oublier chaque fois que je fais du vélo).

    5. Je dois "réfléchir" pour lire l'heure avec des aiguilles. Je suis né avec une montre à quartz.

    6. Mes amours secrets ? non mais oh ! et si ma femme tombait sur ce blog ? bon allez, j'ai mis une photo ici




     Avoir le trac en public.

    Par Tanguy, Devenir compositeur pour l’image - Tags


    Interpréter une œuvre musicale en live, jouer du piano devant une assemblée... je le fais parfois, avec un plaisir gâché par la peur.
    Rarement j'ai joué un morceau sans fautes. L'appréhension du direct m'a toujours déstabilisé. Le jugement immédiat des personnes en face de moi m'empêche systématiquement d'obtenir les mêmes performances qu'à l'entrainement. C'est peut-être pour ça que j'ai choisi de me tourner vers la musique de film, une alternative à l'angoisse de la scène...

    Il y a 10-15 ans, je lisais une citation (dans Keyboard Magazine) d'un compositeur de musique de film très connu qui disait quelque chose comme ça :"Merci à l'arrivée de l'informatique musicale qui me permet enfin de présenter des maquettes raisonnables au réalisateur, moi qui interprète si mal mes thèmes au piano quand j'ai quelqu'un derrière mon épaule..."

    Et c'est vrai que lorsque les gens arrivent dans une salle de cinéma et découvrent la BO, les musiques sont déjà dans la boite : composées, enregistrées, mixées... la pression est moindre, le gros du travail étant derrière. (Il reste juste la question de savoir si les amateurs de bandes originales vont apprécier la partition ou pas).

    Quoiqu'il en soit, j'admire certains de mes collègues capables à la fois de composer des chefs d'œuvre dans leur coin, et d'être au piano sur scène comme des poissons dans l'eau. Mais bon, à défaut d'être doué pour la musique vivante, le show ou l'impro.... j'apprécie de composer tranquillement sur des images, à l'abri des regards, puis de faire écouter une œuvre enregistrée en espérant surprendre mon auditoire.

    J'ai par ailleurs repéré quelques avantages liés à la composition de musique de film :
    • Déjà, je participe au processus de création d'un film, en tant que "spécialiste" au sein d'une équipe
    • Je peux faire autant de canards que je veux, je corrigerai les erreurs à la souris ensuite
    • Je peux interrompre un morceau quand je le souhaite, pour y apporter des améliorations
    • Je peux diriger un orchestre symphonique sans avoir passé le diplôme de chef d'orchestre (qui est super balaise)
    • Je peux manger ou me gratter le nez tout en jouant de la musique (pas classe, mais plus facile à faire que sur scène).
    • Je peux être opérationnel même avec le bras dans le plâtre.
    • Je suis moins embêté par les paparazzi ou les fans que mes collègues du disque.
    Et puis tenez, dans le show-bizz, la vie d'une chanson dépend souvent du bon vouloir du public, soit des centaines (voire des milliers) de personnes ...
    Tandis que pour nous, c'est simple : une fois validée par le réalisateur, le producteur, la femme du producteur, le directeur de la chaine, la nièce du superviseur musical et le voisin de palier du caméraman, on peut considérer une musique comme acquise !


    Enfin, pour en revenir à notre sujet (le trac, la timidité, l'angoisse...face à l'assistance) voici une petite anecdote issue de mon service militaire :

    Je garderai toujours en souvenir la soirée de dissolution du 71 RG de Oissel (en 1997), au cours de laquelle j'ai dû avancer seul sur la grande Place d'Armes et jouer au clairon la sonnerie aux morts devant 3000 personnes (dont Mr Fabius). Le capitaine de la musique me refila un super tuyau pour gérer mon stress : "Follio, quand tu seras face à la foule, tu n'auras qu'à les imaginer tous à poil"... ce que je fis.

    C'est donc en supposant les Généraux et quelques personnalités politiques dans leur plus simple appareil que je fus amené à jouer les notes les plus solennelles du registre militaire. Un remède de fortune que je garde sous le coude chaque fois que je suis amené à me présenter en public. Qui sait à quoi je penserai lorsque je recevrai mon Oscar, bafouillant, sourire au coin des lèvres...




     Se former, étudier, apprendre à composer de la musique de film

    Par Tanguy, Devenir compositeur pour l’image - Tags


    "Bonjour, je suis actuellement en terminale dans un lycée à Lorient et j'aurais voulu savoir quelles sont les études à suivre pour devenir compositeur de musique de film. Une formation au conservatoire est-elle indispensable ? Peut-on apprendre tout seul ? Dois-je aller vivre à Paris pour augmenter mes chances ?
    Pierre Debout, de Carnac (56)"

    Hello Pierre, voilà un sujet intéressant !

    Hier encore, je lisais sur un forum une discussion houleuse à propos du cursus des compositeurs. Le débat opposait les musiciens ayant suivi une formation classique et les autodidactes.
    Je fais partie de cette deuxième catégorie mais je ne rentrerai en aucun cas dans le jeu des détracteurs du conservatoire.

    Je l’ai toujours dit, que vous soyez autodidactes ou médaillé d’un prix d’écriture, vous avez « appris » la musique. Si ce n’est pas un professeur qui vous l’a enseignée, alors, c’est un livre, une partition, un tutorial sur Internet, un CD, vos propres oreilles…

    Moi, franchement, j’aurai bien aimé suivre quelques cours d’écriture ou d’orchestration quand j’étais plus jeune. Etant à 90 % autodidacte, c’est l’expérience qui m’a formé, sur le tas, en faisant des essais, en jetant ce qui était mauvais et en perfectionnant ce qui était bon. Mais cela a pris des années. Je pense sincèrement qu’un professeur agréé m’aurait fait gagner du temps en me guidant vers l’essentiel, en me faisant éviter certains pièges.

    Car, comme pour le dessin, la musique requiert un minimum de technique, et obéit qu’on le veuille ou non à un certaines règles harmoniques. C’est comme ça, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, peut-être est-ce dû à la physiologie de l’oreille et du cerveau humain…

    En fait, une fois les bases musicales acquises, libre à l’artiste de cultiver son talent et développer sa personnalité musicale, soit par ses propres moyens, soit par un cursus scolaire approfondi. Je reçois régulièrement des mails comme celui de Pierre avec la question : faut-il nécessairement faire des études pour devenir compositeur de musique de film ?

    Que répondre ? faut-il citer des exemples concrets d’autodidactes qui ont réussi ? Ordinairement je pèse le pour et le contre.

    L'auto-apprentissage :

    Vous développez votre curiosité, vous avez peut-être un peu plus de liberté, vous choisissez librement vos orientations artistiques, vous n’êtes pas influencés par vos paires (mais par vos idoles, oui !). L’apprentissage est long, passionnant et gratuit. Si vous n’êtes pas un bon commerçant, il vaut mieux espérer avoir un job en parallèle pour la prochaine décennie.

    L’école :

    Si vous êtes un élève doué et discipliné, vous apprendrez directement les bases. Vous obtiendrez un diplôme et de bonnes références, qui vous ouvriront des portes. Peut-être pas directement celles du show-biz ou du cinéma, mais vous trouverez probablement une activité professionnelle qui soit en rapport avec la musique (professeur de musique, interprète dans un orchestre etc.). Ce métier vous permettra de gagner votre vie tout en continuant vos recherches de contrats dans la musique de film.

    En outre, conservatoires, universités et écoles professionnelles (comme l'Itemm, l'Aimra, l'Ircam, la Schola Cantorum) sont des lieux de rencontre. Qui sait, certains de vos camarades ou professeurs deviendront des orchestrateurs, des monteurs professionnels, ou des interprètes de qualité : tous ces contacts vous seront potentiellement utiles un jour ou l’autre.




     Graveur musical : un métier passionnant qui demande de la précision et beaucoup de patience.

    Par Tanguy, Les professions liées à la musique de film - Tags


    Quand j'ouvre un livre d'une symphonie de Mahler, je songe fréquemment au travail qui a été fait en amont par les spécialistes de la gravure musicale : un véritable travail d'orfèvre. Pour avoir tenté plusieurs fois d'éditer moi même mes partitions, je me rends compte combien c'est difficile d'obtenir un résultat carré et soigné.

    Je place ici une interview que j'ai réalisée auprès de Jean-Paul Gilles, éditeur et professionnel de la gravure musicale.
    Une sujet qui ne traite pas seulement du cinéma, mais du monde de la musique en général :

    - Y a-t-il une différence entre l’appellation « graveur musical » et « copiste » ?

    La différence, pour moi il en existe bien une, tend à se diluer avec l'adoption des logiciels de notation musicale de plus en plus performants et faciles à mettre en œuvre. Le copiste est celui qui travaille dans l'urgence pour fournir aux musiciens un matériel lisible en un temps record (modification en séances d'enregistrement par ex.). Mozart, lorsqu'il composait avait toujours une armée de copistes qui écrivaient le matériel pour l'orchestre au fil de la composition du maitre. Maintenant le copiste peut travailler avec un logiciel, mais pour moi il y a toujours la notion de rapidité.

    Le graveur quand à lui intervient pour la mise en forme finale avant édition de la musique, avec une notion de lisibilité avant tout, mais aussi d'harmonie graphique et d'application des règles strictes de la notation musicale pour ne pas perturber les automatismes de lecture des interprètes. Avec le graveur, je vois la notion de perfection, de temps et de pérennité.

    Il existe une belle vidéo sur le travail de gravure traditionnelle sur Youtube.
    http://fr.youtube.com/watch?v=Q65Jzfr7YpE

    - Quel est le support le plus fréquent que le client vous confie pour la mise en partitions ? (manuscrit, fichier midi, fichier Finale (ou autre éditeur)

    Généralement c'est un manuscrit, mais il m'est arrivé de travailler (relevé) à partir de vidéos ou de CD audio et depuis quelques temps de fichiers Finale ou Sibelius. Les éditeurs proposent aux compositeurs des cours ou des stages sur les logiciels de notation musicales afin d'éviter le recours à un "copiste-graveur" ou tout au moins limiter le rôle de ce dernier. Procédé très mal accepté par beaucoup de compositeurs.

    - Actuellement, quels sont les éditeurs de partitions les plus utilisés par les professionnels de la gravure ?

    Il y a une quinzaine d'années c'était Score le plus utilisé. Il fonctionnait sous MS Dos, était très efficace au prix d'un apprentissage conséquent. Il gérait le midi et produisait des fichiers Poscript. Aujourd'hui, ce sont Finale, Sibelius, Berlioz qui a une liberté de notation très importante et dont le mode de travail se rapproche du travail de gravure traditionnel. Certains graveurs mélangent les outils comme James Ingram, le graveur de toutes les oeuvres de Stockhausen. Il travaillait avec Finale pour entrer les notes, exportait le tout en EPS pour retravailler avec ses propres outils (lignes et courbes) dans Freehand. Tout est possible. Quelquefois, je me sers d' Illustrator pour certaines notations contemporaines.

    Finale pour la musique de film
    Et pour Sibelius

    - Concernant la musique de film de l’âge d’or (Alfred Newman, Bernard Hermann, Miklos Rozsa etc…) alors que l’informatique n’existait pas, prenait-on le temps de « graver » la musique ou bien les musiciens devaient-ils déchiffrer des partitions manuscrites ? (pour des raisons de délais).

    Je pense que l'on travaillait exclusivement sur des partitions manuscrites. Les copistes expérimentés avaient une dextérité et une clarté d'écriture extraordinaire. Les partitions manuscrites de vrais copistes sont souvent plus belles et plus lisibles que celles qui sortent de nos ordinateurs... à méditer.

    - A la fin, combien d’exemplaires livrez vous à vote client ? Un seul exemplaire, une copie etc…

    Pour les orchestres :
    En général et sauf demande particulière, je livre les scores d'orchestres imprimés en 2 exemplaires (A3) et le matériel (parties séparées) (A4) en autant d'exemplaires qu'il y a de pupitres à l'orchestre. Je fournis souvent pour le régisseur, un exemplaire du conducteur et un exemplaire de chaque partie au format pdf sur CD pour les archives.

    Pour les éditeurs :
    Je livre des fichiers PS, EPS ou même PDF (de plus en plus) selon les spécifications de l'imprimeur.

    - Quelles sont les études à suivre pour exercer votre métier ? Devez-vous obligatoirement obtenir un diplôme ? (conservatoire ou autre).

    A ma connaissance, pas d'études particulières. Il existe des classes de maniement à Finale ou Sibelius dans quelques grands conservatoires. Aux Etats Unis, dans les grandes écoles de musique style Berkeley ou Juliard, il existait des cours d'écriture manuscrite, (la notation issue de ces cours est bien reconnaissable) je ne sais pas si cela est encore pratiqué. (C'est de ces règles d'écriture que viennent les polices comme Jazz, Swing, Lee , Ash, Russ music qui portent le nom de grands copistes américains et ont toutes les mêmes caractéristiques). Il faut bien sûr maitriser la lecture, la transposition et les règles typographiques de l'écriture musicale. Il existe quelques ouvrages qui traitent du sujet notamment : The art of music engraving et processing de Ted Ross aux éditions Hansen House et Music Engraving Today de Steven Powell éditions Brichtmark Music. Il faut aussi faire une étude graphique poussée des partitions des grands éditeurs.

    - Quelles sont les principales qualités pour exercer ce métier ?

    Je dirais d'abord la patience (en dehors bien sûr, de la maitrise du sujet), ensuite la ténacité et la faculté à ne pas se laisser décourager par la somme de travail que représente la gravure d'un opéra pour orchestre symphonique de 150 ou 200 pages manuscrit. Par exemple, lorsque je reçois le manuscrit d'un compositeur avec lequel je travaille pour la première fois, j'imagine toujours que je vais passer beaucoup de temps à déchiffrer son écriture et, au bout de quelques pages, j'ai intégré sa graphie et tout roule. Il faut aussi se mettre à la place du musicien qui va lire la partition pour penser les tournes en fonction de son instrument.

    - La concurrence sur la marché est-elle rude ?

    J'imagine que oui dans les grosses maisons d'édition et avec l'avènement des "usines à copier la musique" du Maroc, de Chypre et maintenant d'Asie. Je me situe un peu en dehors du débat car je grave moi même ce que j'édite et que j'ai un petit réseau de compositeurs et d'orchestres qui me font confiance.

    - Pensez vous que le graveur musical soit à la fois un artisan et un artiste ? (part de créativité…)

    Pour moi le graveur est avant tout un artisan car il met en pratique ses connaissances des règles typographiques et musicales maitrisées au fil du temps de son apprentissage. Ce qui n'exclut pas la créativité (tout au moins dans la musique contemporaine) car il faut trouver ou dessiner des signes représentant au mieux les idées du compositeur en repoussant ou en détournant les capacités des logiciels. C'est bien évidemment la part du travail que je préfère !

    Merci à toi, Jean-Paul pour ta gentillesse et ta disponibilité ;-)


     Mini Dizi et mini Erhu : Instruments traditionnels chinois

    Par Tanguy, VSTi gratuits - Tags


    J'ouvre une catégorie dédiée aux plugins VSTi free !

    Dans cette rubrique, j'essaierai de répertorier les instruments virtuels gratuits qui me plaisent le plus (car dans le monde des VST free, il y a du bon et du mauvais). Ce sera sûrement très subjectif et orienté musique de film (normal).

    Je parlerai prochainement de banques gratuites (instruments symphoniques, pianos, saxophones etc...) qui ont retenu mon attention. Mais pour le moment, j'aimerais m'attarder sur ces 2 petits plug-ins très sympathiques dédiés à la musique asiatique :

    Mini Dizi (créé par la société Kong Audio) :

    Dizi flute chinoise
    Télécharger le plugin (free) Mini Dizi

    Le Dizi est un instrument chinois. Il s'agit d'une flûte traversière en bambou. Le son est incisif, plutôt sec. Le plug-in offre plusieurs possibilités : sons longs, son court, trill, ornementation, basse...

    Ci-dessous, un exemple audio que j'ai programmé dans mon séquenceur pour vous donner un aperçu (très inspiré H. Zimmer).
    Toutes les flûtes que vous entendrez proviennent du Mini Dizi. L'accompagnement orchestral est construit à partir des mes autres banques de sons.

    Shaolin Art (Dizi):




    Mini Erhu (créé par la société Kong Audio) :

    Erhu
    Télécharger le plugin (free) Mini Erhu

    Le Erhu est un instrument à 2 cordes. Le son offre un timbre très riche, avec de belles vibrations. Les articulations proposées par le VSTi sont intéressantes : des sons longs, nuancés et 2 "glissés" (up et down) qui peuvent apporter du réalisme à condition de ne pas trop en abuser (comme je l'ai un peu fait ci-dessous;-)

    Voici donc un second morceau programmé dans mon séquenceur pour vous donner un aperçu (très inspiré H. Zimmer également).
    Là encore l'orchestration qui entoure le Erhu est construite à partir des mes autres banques de sons.

    Kung-Fu Koala (Erhu):








     Procédure pour déclarer vos "musiques pour l'image" à la SACEM afin de toucher des droits d'auteur, suite à un passage TV ou une distribution DVD.

    Par Tanguy, Le statut du compositeur - Tags


    C'est votre premier contrat de composition originale d'une musique pour un téléfilm, un documentaire TV, une série de dessins animés ? Et vous ne savez pas ce qu'il faut remplir comme papiers pour toucher des droits SACEM dans le futur ?

    Voici la procédure : :

    1) Dans un premier temps, les musiques composées pour un film devront être déclarées à la SACEM.

    Une fois votre mission de compositeur terminée et que le film est validé par le producteur (prêt à être livré à une chaîne TV), c'est le moment de remplir quelques papiers et de les envoyer à la SACEM.
    Avant tout : commander les formulaires par mail à cette adresse : portail.societaires(arobase)sacem.fr en précisant les références (voir ci-dessous) et en indiquant vos coordonnées postales.

    • Le bulletin de déclaration. Ref 715 ou Ref 705.
    • Il faut un formulaire pour chaque musique composée pour le projet. C'est une fiche sur laquelle on donne des renseignements sur le morceau de musique (style, bpm, durée, type d'orchestration, qui l'a composée etc...) et le pourcentage de droits d'auteurs qui vous revient.

      Note, : le formulaire 715 est à demander si vous êtes le seul à toucher des droits sur la musique. Dès lors qu'il faut partager un certain pourcentage avec un éditeur, un arrangeur ou un parolier, choisissez le formulaire 705 (plus complet). Si vous partagez vos droits avec un éditeur (33 %, 50 %), n'oubliez pas de joindre le contrat d'édition dans votre courrier.


    • La fiche technique audiovisuelle. Ref 703 (et son annexe 704).
    • Un seul formulaire pour tout le film. C'est la fiche d'identité du film ou du documentaire. On y demande quelques détails techniques. Vous pouvez la remplir avec le producteur en n'oubliant pas de la lui faire signer.

      Note: s'il s'agit d'une musique pour une pub TV, choisir la référence 763.


    • La feuille de montage, appelée aussi "cue sheet". Ref 720.
    • La aussi, un seul formulaire pour tout le film. Cette feuille permet de dresser la liste de "toutes" les musiques qui sont utilisées dans le film (même celles d'autres compositeurs, chansons etc...). En visualisant le film et en s'aidant du Time Code (ou d'une montre) on y indique à quel moment du film chaque musique apparaît, et pour quelle durée. On précise également qui l'a composée. Le remplissage de la feuille de montage peut être fait par le compositeur qui connaît bien les titres de ses oeuvres, en collaboration avec le producteur ou le monteur, qui eux connaissent les références des musique ajoutées dans le film, qui ne sont pas les vôtre (une chanson de Charles Trenet, une musique de Brian Eno etc...).

      Note : on peut créer soit-même sa feuille cue sheet (dans excel par exemple).


    • Et bien sûr, joindre un CD audio de vos musiques.
    • Avec un tracklist lisible, en corrélation avec ce que vous déclarez. Cela peut être aussi une partition.

      Ces quatre pièces sont à envoyer à la SACEM, 225 av. Charles de Gaulle - 92528 Neuilly-sur-Seine Cedex

      Pour plus de renseignements:
      - Voir des spécimens.
      - Récapitulatif en pdf


    2) Dans un deuxième temps viendra la distribution des droits d'auteur, par la SACEM :

    Suite à une diffusion publique ou une reproduction sur support, ce sont les chaînes TV ou les distributeur de DVD/Blu-ray qui sont tenus de déclarer à la SACEM toutes les musique qu'on entend dans leurs films (je suppose qu'ils ont un double du cuesheet, confié par la production). Bref, ce sont eux qui s'acquittent des droits d'auteurs en versant de l'argent à la SACEM. Cette dernière les redistribue au compositeur (6 mois à un an plus tard...). Le producteur n'a donc pas à payer de droits SACEM. Au contraire, il en touche s'il est éditeur de vos musiques.

    A ce propos, j'aimerais dire 2 mots sur le principe de certaines boites de production qui emploient bénévolement un compositeur, tout en promettant des droits d'auteurs conséquents. Cela peut être embêtant pour le compositeur si au dernier moment le film n'est pas acheté par la chaîne, ou bien si le film est moins bien diffusé que prévu... Personne ne sait à l'avance ce que va devenir le film.

    Par principe (et par ce qu'en attendant des droits d'auteurs pas forcément phénoménaux, il faut bien se nourrir,) je demande toujours un forfait (une prime de commande), ne serait-ce que pour le temps passé à composer, à produire, à mixer avec mon propre équipement, les logiciels et les banques de sons que j'ai dû acheter. En comparaison, le cameraman, l'accessoiriste, le monteur etc... n'ont pas à payer leur matériel.

    Et puis franchement, comparé au reste du budget production, on ne peut pas dire que les compositeurs de notre envergure coûtent très cher... surtout si l'on produit nos musiques avec des ordinateurs et des sons virtuels.




     Spectacle avec des tambours : un drum show particulièrement percutant !

    Par Tanguy, Divertissement - Tags


    Battery Battle : une vidéo trouvée sur Youtube :



    Le côté spectaculaire commence vers la quatrième minute. Les drummers sont tous parfaitement en rythme : précision et synchronisation optimale, à faire rougir les petits lapins Duracell...




     Comment définir une bonne orchestration ?

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    On connait tous la différence entre un bon et un mauvais chasseur...
    Mais qu'en est-il de l'orchestration ?

    J'ai trouvé un article très intéressant sur le sujet, de Alan Belkin, à propos de l'orchestration en général.
    Je recopie ici un extrait de cet article qui énumère les points forts d'une bonne orchestration et les erreurs à na pas faire :

    Une orchestration déficiente :

    Alan Belkin rappelle d'abord qu'une orchestration jouable peut difficilement être franchement mauvaise.
    On parlera plutôt d'un orchestration déficiente en essayant d’identifier les erreurs qui en sont, le plus souvent, la cause :

    • Faiblesse des effets, résultant d’un recours insuffisant aux ressources disponibles pour produire le caractère désiré (par exemple, un effet percussif reposant sur quelques bois et aucune percussion), ou résultant de gestes contradictoires (par exemple, l’ajout d’instruments pendant un diminuendo).

    • Fatigue auditive résultant de l’usage exagéré des registres extrêmes ou de couleurs très caractérisées, ou résultant d’un manque de fondu dans les blocs harmoniques.

    • Texture « grise » souvent causée par un abus de doublures à l’unisson.

    • Lourdeur généralisée (plutôt que localisée, à titre d’effet), engendrée par un abus de doublures ou par une surcharge du registre grave.

    • Sonorité généralement trop sèche, par absence d’arrière-plans résonant. (Une sonorité sèche peut convenir, à titre d’effet, mais rarement comme norme).

    • Confusion entre divers éléments musicaux, due à une faible différentiation des plans sonores.

    • Confusion formelle, causée par des changements de timbre à des moments arbitraires, ou par des changements n’offrant pas le degré de contraste requis.

    • Imprécision du caractère.


    Une orchestration de qualité :

    Une bonne orchestration doit :
    • Renforcer la forme : Les changements orchestraux doivent se faire aux endroits appropriés et présenter un degré de contraste approprié.

    • Offrir des couleurs suffisamment fraîches et variées pour soutenir l’intérêt.

    • Renforcer le phrasé.

    • Clarifier les différents éléments musicaux. Chaque élément doit être audible.

    • Assurer une contribution personnalisée de chaque élément, permettant ce que Richard Strauss (en référant à la polyphonie de Wagner dans la préface de sa version révisée du traité de Berlioz) appelle « l’implication spirituelle des exécutants ».

    • Prévoir des parties aussi faciles à jouer que possible, en privilégiant toujours la façon la plus simple d’obtenir l’effet désiré.

    • Créer une sonorité riche (habituellement, en multipliant les plans sonores).

    • Présenter un caractère précis.

    • Utiliser efficacement la masse orchestrale.

    Auteur : Alan Belkin
    Source : http://www.musique.umontreal.ca:16080/personnel/Belkin/bk.o.fr/index.html


     Processus de composition orchestrale assistée par ordinateur, étape par étape, par Guillaume Baron (compositeur)

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Guillaume Baron ;-)
    Tanguy
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    Explications détaillées sur la construction de l'intro de "Back To Olathe"

    Qui n'a jamais rêvé que John Williams nous explique comment il a composé le Main Title de Star Wars ? Qui n'a jamais rêvé que Hans Zimmer décrive étape par étape le processus de création de la BO d'Inception ?

    Pour ma part, j'en rêve à chaque fois que j'écoute une BO. Que ce soit du Danny Elfman, du James Newton, du Howard Shore, du James Horner, la composition est toujours maîtrisée dans son ensemble, chaque instrument trouve sa place, complète l'oeuvre, il n'y a ni manque, ni surplus. J'ai souvent l'impression que l'ajout ou la suppression d'un seul instrument nuirait à l'équilibre de l'ensemble.

    Alors comment font-ils pour que le morceau fini soit si cohérent ? Est-ce qu'ils pensent tout avant même de poser la première note sur la partition ? Ca me paraît peu probable. Par quoi ils commencent ? Est-ce qu'ils posent d'abord les accords puis la mélodie ou l'inverse ? Est-ce que l'inspiration brut les guide ou est-ce qu'ils suivent les pistes de leurs enseignements ?

    Et bien voilà, en toute humilité car à des années lumières du niveau de ces grands compositeurs, j'ai voulu partager/décrire étape par étape comment je m'y suis pris pour composer cette introduction dans un esprit épique/aventure. Le but étant simplement de répondre à la curiosité que certains comme moi peuvent avoir. Celle de savoir comment "les autres" font ?

    Mais avant de commencer, voici le rendu final :

    Back To Olathe - Intro (Guillaume Baron) :


    Pour plus de clarté, voici l'imprime écran (Imp Ecr) du morceau dans cubase :

    Séquence midi Cubase
    (Cliquer sur l'image pour l'agrandir)


    J'ai commencé ce morceau en sachant ceci :
    Je voulais n'utiliser QUE des instruments d'orchestre.
    • Il fallait que le thème soit joué par les cuivres pour donner le côté épique qui était souhaité.
    • Il fallait que l'introduction complète fasse dans les 35 – 50s.
    • L'ambiance devait être inquiétante au début et mener vers une ouverture positive.

    Une fois ces points posés, j'avais trois possibilités :
    • Trouver une mélodie puis construire des accords à partir de celle-ci.
    • Trouver les accords puis en sortir une mélodie.
    • D'abord définir une ambiance puis en sortir une mélodie.
    La troisième solution est venue en fait naturellement.

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    1ère étape - La base : (cf. piste 1)

    J'ai pris la section des cordes au complet (contrebasse, violoncelle, violon alto et violon) et j'ai simplement plaqué fondamentale Do et quinte Sol sur les différents octaves correspondants à leurs registres.

    2ème étape - Le thème : (cf. piste 4)

    Comme voulu, j'ai chargé mes vst de cuivres (cor d'harmonie et trombone) pour trouver une mélodie qui soit simple mais efficace.
    Do Fa Do Sib... voilà un départ simple mais qui réussi à tous les coups.

    3ème étape - Définir le début et la fin du morceau :

    Une fois ces quelques notes, autant définir tout de suite les limites de la suite mélodique pour ne pas se retrouver avec une intro de 2 min. J'ai donc défini trois parties : annonce, fermeture, puis grande ouverture. On peut discerner ces trois parties graphiquement sur l'imp. Ec en piste 4.

    Une fois cette ligne mélodique adoptée, j'ai changé également les accords de la piste 1 à la fin de l'intro. De Do – Sol (pour Do - Mib – Sol, pour Do mineur) à Do – Fa (pour Fa – La – Do, Fa majeur, 4ème degré, degré qui donne cette ouverture).

    4ème étape - Les contrechants : (pistes 7 et 8)

    Alors pour cette partie je fonctionne souvent à l'instinct. L'idée est d'étoffer petit à petit cette mélodie en piste 4. Pour se faire et pour respecter mes conditions, (ambiance inquiétante au début du morceau) j'ai pris des cordes (contrebasse et violoncelle), doublées par des bois (contrebasson et basson). J'ai créé deux pistes de contrechants avec ces mêmes instruments pour les différencier.

    Aparté :
    Petite parenthèse sur ma méthode pour trouver un contrechant. Je suis à la base guitariste jazz et jazz manouche en particulier. Autant dire que j'adore improviser et que j'ai beaucoup plus confiance en mes facultés d'improvisateur qu'en mes compétences à appliquer les règles d'harmonies complexes d'écriture sans faire d'erreurs. Je suis (du verbe suivre) ce que j'ai appris lorsque j'ai étudié la musique pour Big Band (Duke Ellingtion, Count Basie...) pendant mes années de fac de musicologie, à savoir que le plus important, ce n'est pas de faire (comme on nous l'apprend souvent) sonner des accords successifs avec fondamentale/tierce/quinte et autre, mais plutôt de construire une seconde ligne mélodique, qui suit la première sans jamais passer devant celle-ci, tout en essayant de faire le moins de doublons possibles, de toujours se débrouiller pour que les autres notes ne soient pas dans le thème principal.
    Chacun sa méthode. Il n'y a pas une méthode mais bien des méthodes. A chacun de la trouver en fonction de ses connaissances. Le principal est d'avoir confiance en celle-ci.

    5ème étape – L'automation :
    (Modifier le volume, le pitch, la vélocité etc. à tel moment)

    Sachant que la base était bonne et me plaisait, j'ai tout de suite optimisé le jeux en jouant avec les automations.

    Variation du volume sur les pistes 1 et 4 :
    Automation dans Cubase
    (Cliquer sur l'image pour l'agrandir)



    Variation du volume sur les pistes 7 et 8 :
    Automation dans Cubase
    (Cliquer sur l'image pour l'agrandir)



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    Résumé étapes 1 à 5 : (donc piste 1, 4, 7 et 8)



    J'ai donc maintenant ma base : une ambiance (piste 1), une ligne mélodique et harmonique (piste 4) et un ou deux petits contrechants (pistes 7 et 8).

    --------------------------------------------------------

    Pour continuer, je me demande toujours ce qui manque le plus. Dans le cas présent, il manque cruellement de rythme.

    6ème étape – donner du rythme : (pistes 12, 13, 14, 15)

    Pour en donner rien de tel que quelques cordes en pizz et une harpe.
    Alors petites explications :
    • Piste 12 : Harpe Mezzo avec un pan à gauche de 30%, modification de l'attaque pour la rendre plus douce.
    • Piste 13 : Harpe Symph avec un pan à droite de 30 %, modification de l'attaque et léger décalage temporel.
    • Piste 14 : Contrebasse et violoncelle en pizz à gauche de 30%.
    • Piste 15 : Contrebasse et violoncelle en pizz à droite de 30%, avec un léger décalage temporelle et une modification de l'attaque.

    7ème étape – toujours à la recherche de rythme : (piste 2)

    Rien de tel aussi que des alti et violons (plus une flûte discrète) pour créer un petit rythme lancinant et aérien derrière ces instruments lourds et graves. Ils joueront par répétition quinte – fondamentale puis tierce mineure – fondamentale puis seconde majeure – fondamentale avant de revenir sur fondamentale – quinte afin de suivre la progression du morceau.

    Résumé étapes 6 et 7 : (donc pistes 2,12,13,14,15)



    Résumé étapes 1 à 7 : (donc pistes 1,2,4,7,8,12,13,14,15)



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    Qu'est ce qui manque le plus maintenant ?
    Que ce soit plus fourni, il y a beaucoup de place pour d'autres harmonies, ça semble vide.

    8ème étape - recherche de nouvelles lignes mélodiques (ou harmoniques) : (pistes 5, 6, 9, 11)

    - Première chose, ajouter encore un peu plus de coffre à la mélodie. Pour ça j'ai doublé la piste 4 avec la piste 6 qui contient plusieurs sonorités de cors. J'ai mis un pan gauche 25% à la piste 4 et droite 25% piste 6.

    - Ensuite j'ai créé la piste 5, qui reprend les mêmes instruments que la piste 4, afin de créer un contrechant à la fin de l'introduction. Ce qui donne ça : (pistes 4 et 5)



    - J'ai ensuite doublé la piste 4 avec des cuivres + les alti et violons. (Piste 9)

    Voilà qui nous fait gagner pas mal de puissance pour la fin. Mais on continue.

    - La piste 11 est à mon sens une des plus importante pour l'harmonie du morceau. C'est elle qui va lui donner ce petit quelques chose en plus grâce à la tierce majeure dès son entrée. Tierce majeure qui n'est en fait qu'une note de passage pour atteindre le demi-ton suivant, la quarte, mais qui donne un grain particulier, d'autant plus qu'on ne sait pas encore si on est en majeure ou en mineure à ce moment du morceau. On ne le saura que lorsque le thème arrivera sur la tierce mineure, plus tard.
    La piste 11 est composée de cordes (contrebasse, violoncelle et alto) et de cuivres (trombone et cor d'harmonie).

    Je vous propose d'écouter les deux versions, la première sans la piste 11, la seconde avec (l'entrée se fait à la seconde 16) :

    Sans :


    Avec :


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    Le morceau contient maintenant la plupart des ingrédients, mais maintenant il est temps d'ajouter toutes ces "petites" choses qui n'ont pas l'air importantes comme ça, mais qui donnent de la valeur ajoutée.

    9ème étape – De nombreux agréments : (pistes 3, 10, 16, 17, 18, 19, 20)

    - On commence par la piste 3, qui ne contient rien de plus qu'un sample bouclé de cordes jouant des trills majeures. On ne peut pas vraiment distinguer la piste dans le morceau, mais sans elle par contre...

    - Vient ensuite les bois (piste 16), qui ont un rôle très important également. Ils font fondamentale – quinte durant toute la première et deuxième partie. Puis se déchaînent en triolets durant la troisième partie.

    - La cloche (piste 19), très en retrait, permet de donner un style au morceau. Attention toutefois à la laisser bien bien en retrait.

    - La piste 20 ensuite, composée de différentes cymbales donne l'élan nécessaire pour donner une réelle impulsion à la fin de l'intro.

    - La piste 18, wind chimes, est un effet bien connu pour donner un côté féérique à la composition. Je ne sais pas trop comment décrire cet instrument alors j'envoie un lien wikipedia : Qu'est-ce que le wind chimes ?

    - Pour finir, la flûte (piste 17) et les cors, trombones et violons (piste 10) qui donnent un dernier petit sursaut à la fin en jouant fondamentale – quinte de l'accord de 4ème degré FaM.

    Résumé de l'étape 9 : (donc pistes 3, 10, 16, 17, 18, 19, 20)



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    Quelques conseils :

    - Panoramiques :
    Je n'ai pas ou peu parlé des panoramiques mais il convient d'y toucher un mot. Pour ma part j'en fais une utilisation quasi systématique sur chaque piste. Il est très important de spatialiser toutes ces tranches d'instruments, de répartir les tessitures.

    - Stereo Enhancer :
    Pour augmenter cette impression d'espace il peut être utile d'utile un effet tel que M/S pour Mono/Stereo ou le Stereo Enhancer de Cubase sur la tranche master.

    - Reverb :
    Il faut particulièrement faire attention à avoir une homogénéité concernant la reverb de chaque instrument. En effet chaque banque de son a sa réverb (ou simulateur d'espace) intégrée. Il faut donc être vigilant et parfois la meilleure solution est de n'utiliser que les banques en mode "close", c'est à dire sans effets ajoutés, afin de pouvoir utiliser un seul type de réverb sur chaque tranche instrument. Il en résultera une meilleure homogénéité et un meilleur rendu.

    Pour ceux qui veulent aller plus loin avec les paramètres de la reverb :
    Article sur les paramètres de la réverb (Audiofanzine)

    Et ceux qui veulent tout savoir sur la réverb à convolution :
    Article sur la réverb à convolution (Audiofanzine)

    - Automation :
    Le travail sur l'automation est tout aussi essentiel. De nombreux "apprentis" compositeurs pensent que les vst doivent marcher de suite, sans jouer avec l'automation. Or on ne peut atteindre un très bon réalisme sans toucher à celle-ci.

    Voilà j'espère avoir éclairé certains ou certaines d'entre vous avec cet article relativement long. J'ai essayé d'être complet et clair dans mes explications. N'hésitez pas à partager l'article, à donner votre avis ou à poser des questions.

    Et merci à Tanguy pour ce blog fantastique.

    Guillaume Baron
    www.guillaumebaron.com




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