NEOTENE, alias Cedric Bosson was born in Fribourg (Switzerland) in 1974. He graduates from the Voltaire College in music and then goes to St-Petersbourg (Russia) and to study composition and orchestration.
Co-founder in 2005 of HG Editions, he creates and arrange diverses pieces of classical music, edited by HG Editions.
He now continues de developp experimental music projects and to collaborate with artists such as directors, movie makers, writers and photographs.
Thèmes abordés : Le Guichet, documentaire audio, Jackson, performance voix et musique, Erosion, exposition de photos, Une et Mille merveilles, spectacle, Histoire d'amour, spectacle, Diplôme de composition, Conservatoire de Genève, Chostakovitch, Stravinsky, Ustvolskaya, Frank Zappa. Tags
Je suis compositeur arrangeur. Je travaille avec des auteurs et des interprètes dans toute la France.
Je possède mon propre Home studio.
Uniquement des chansons françaises.
Mettez moi à l'épreuve! Thèmes abordés : Album : Hommage au handicap (auto production), Diplômé du conservatoire de Genève, Chanson Française, Michel Berger , Jean-Jacques Goldman, Serge Gainsbourg. Tags Catégorie > Annuaire Arrangeur
Studio d'enregistrement professionnel à Genève. Pro Tools HD et hardware. Prise de batteries et instruments. Voix off, overdubs. Thèmes abordés : Stress, Love Motel, Fat Joe, IAM, Radio Suisse Romande, Pop, Rock, Reggae, World Music. Tags Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement
Trocadéro Studio gère de nouveaux studios d’enregistrement et de post-production. Trocadéro Studio propose des prestations notamment dans le domaine de la production musicale. Tags
Présentations des services Trocadéro Studio propose différentes prestations dont la production musicale, la postproduction pour les films d’animation, les doublages ou encore les jeux vidéo.
Services en plus Le client bénéficie de l'aide d'un assistant, la prestation étant incluse dans le tarif. Il peut également travailler avec son propre ingénieur du son.
Le matériel Les équipements que possède Trocadéro Studio sont de qualité et performants. On peut noter la présence d'un plateau technique professionnel SSL 900 AWS+ avec 24 pistes d'enregistrement. Un piano à queue Yamaha C5 est à la disposition du client.
Le plus du studio Etant donné que les studios se situent dans l'Aquarium de Paris, le client peut donc profiter des commodités que l'on retrouve dans l'aquarium. Le client pourra se restaurer dans le traditionnel restaurant japonais Ozu.
Cadre idéal Les studios profitent d'un emplacement idéal, juste en face de la Tour Eiffel, dans les jardins du Trocadéro, au sein de l’Aquarium de Paris. Ce qui fait des studios un cadre propice à la création.
Contact : Trocadéro Studio 5 avenue Albert de Mun 75016 Paris France tél : 01 40 69 23 29
Thèmes abordés : Post-production films d'animation, Studio doublage, Studio avec SSL 900 AWS+, Piano à queue Yamaha C5 à votre disposition, Studio d'enregistrement espace convivial.Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement
J'ai écrit ou co-écrit plusieurs contes musicaux pour le jeune public. J'ai aussi un répertoire de chansons. Sur mon site, vous pourrez écouter les maquettes, télécharger les musiques, télécharger gratuitement les romans pour enfants que j'ai écrits. Tags
Mes chansons. Textes et musiques Sur la page réservée aux chansons que j'ai écrites et composées, vous pourrez lire toutes les paroles des chansons pour le jeune public ainsi que celles écrites pour les "adultes". Vous pourrez, bien entendu, les écoutez ou les télécharger.
Il existe des versions sans le chant qu'il suffit de me demander par mail !
Mes spectacles ! J'ai écrits plusieurs contes musicaux qui mêlent le récit avec les chansons. Sur la page réservée à ces spectacles vous pourrez trouver plus de détails.
Quelques écrits pour la jeunesse J'ai écrit quelques romans ou nouvelles pour la jeunesse dont certains sont des reprises des contes musicaux que j'interprète. Ils sont téléchargeables gratuitement! Bonne lecture !
Ecriture de chansons ou de spectacle Je commence à avoir une bonne expérience de l'écriture de chansons ainsi que celle plus complexe de spectacles entiers.
Je serais heureux de mettre cette expérience à votre service.
Composition arrangement Je peux aussi composer les musiques de vos chansons ou comptines et les arranger si nécessaire. J'ai du écrire et composer plus d'une centaine de chansons et je commence à maîtriser !
Contact : Frédéric Gras 6 chemin de la fontaine 11800 Bouilhonnac France tél : 0468786224
Thèmes abordés : Textes de chansons pour enfants, Paroles chansons pour les petits, Télécharger chansons pour les enfants, Conte musical, Spectacle pour les petits, Conte pour les petits, Textes pour la jeunesse, Romans pour les enfants, Répertoire jeunesse, Musique pour vos chansons, Composition de musiques pour les enfants.Catégorie > Annuaire Chansons et comptines pour les enfants
Studio d'enregistrement Bopcity équipé piano Yamaha C7 3/4 queue.
Prises de son, classique, jazz etc...
bopcity@free.fr
Tel : 01 48 46 45 05
Thèmes abordés : Enregistrement de l'album-CD de Giovanni Falzone , Enregistrement de l'album-CD de Ramon Lopez , Enregistrement de l'album-CD de Frederika Sthal, Enregistrement de l'album-CD de Katy Roberts, Enregistrement de l'album-CD de Damien Prud'homme , Musique jazz, Musique classique, Musique contemporaine, Musique au piano. Tags Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement
Bonjour, je suis Didiguitare, professeur de Guitare depuis 17 ans et passionné de MAO (Musique Assistée par Ordinateur).
J'exerce en Isère. Je pratique la MAO depuis 5 ans sur Ableton Live 8 et Logic Pro 9.
Je viens de créer un site de cours vidéos de guitare & MAO.
Je serais très heureux de vous y accueillir prochainement,
Amicalement, Didier. Tags Catégorie > Annuaire Cours de musique
Né en pleine Foret Noire en Allemagne, Alexandre a préféré devenir compositeur que bûcheron!
Elève à l'école de musique de Freiburg en Allemagne, puis diplomé de la Music Academy International de Nancy (ex- Centre Musical Créatif de Nancy) en 1994, Il remporte en 1997 le 1er Prix du "Digital Media Open '97" de Berlin dans la catégorie composition musicale.
Aujourd'hui, Alexandre est installé à Paris où il compose pour la télévision (France Télévisions, Arte et Escales), la radio (RFI) et le multimédia (MVeurope, Silicon Dynamix).
Sa composition "Flying over Dreams" est éditée chez les Editions Robert Martin et interprétée par diverses formations d'orchestre d'harmonie.
Egalement compositeur de la "Symphonie pour Royan" pour le feu d'artifice du 15 aout 2003 à Royan, Alexandre aime s'investir dans les projets qui font appel à l'illustration musicale, tout style musical confondu. Thèmes abordés : BO Fiction chez les Insectes (Making Of du long métrage La Citadelle Assiégée), BO Les Orphelins de la Taïga 52, BO Le Courage de Vivre 85', BO Le Singe qui a Traversé la Mer 52', La Nature des grands chefsBO La Nature des Grands Chefs 10 x 26', Diplomé de la Music Academy International de Nancy en 1994, Alan Silvestri, John Williams, James Newton Howard, Seal. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur
J'étudie le solfège et la trompette à l'école de musique de Béthisy-St-Pierre (60).
J'apprends le 'Ragtime guitare Picking' à l'aide de disques et de partitions que j'interprétais plus tard sur les petites scènes et dans les bars.
Je crée "l'Association pour la Recherche Musicale Poétique et Visuelle du Lis" l'ARMPVL. Nous mettons en scène (avec ma femme) une comédie musicale "les troubadours de l'Arc en ciel " que nous interprétons dans les écoles maternelles, primaires et sur les scènes jeune publique.
Je suis également intervenant extérieur en milieu scolaire en collèges et lycées, privés ou publics.
Je participe à plusieurs stages de formation, monteur multi machines et assistant réalisateur à l'A.C.T.
(Maison régionale de l'Audio Visuel sur le matériel de l'I.N.A à Toulouse)
Je réalise quelques courts métrages vidéo pour des associations, un magasin de musique et le Conseil Général de l'Ariège.
Je participe à un stage "Central Voix" au Studio des Variétés à Paris (L'école de la SACEM)
Aujourd'hui. Je présente un spectacle :
'Le lien métis'
Chansons style ballades électro-pop métissées.
Thèmes abordés : Spectacle 'Le lien métis', Comédie musicale 'Les troubadours de l'arc en ciel', l'Association pour la Recherche Musicale Poétique et Visuelle du Lis, Formation monteur, Formation assistant réalisateur, Ragtime, Blues, Country, Electro. Tags Catégorie > Annuaire Auteur compositeur
Enseigne depuis 28 ans la musique, guitare, composition et musique assistée par ordinateur
Viens de finir sa troisième suite pour orchestre et chœur et prépare sa 4ème. A composé 17 quatuors a cordes, des pièces pour chorales et environs une cinquantaine d'œuvres pour guitare à 10 cordes de 6 octaves dont il est concepteur. Thèmes abordés : 17 quatuors pour cordes, 3 suites pour orchestre et cordes, Plus de cinquante oeuvres pour guitare à 10 cordes, Bartok, Stravinsky, Dutilleux, musique de l'Inde, Bulgare, Egberto Gismonti. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique classique
Formée d’une équipe de compositeurs expérimentés, nous avons pour vocation la production, la réalisation, la composition et l'arrangement d'œuvres musicales sur mesure. Notre agence est spécialisée dans la création musicale et sonore pour le cinéma (longs et courts métrages), la télévision (documentaires, publicité), le multimédia (sites internet, jeux vidéos, logos), la téléphonie (musiques d'attentes) et la communication sonore des entreprises (identité sonore, signature musicale).
Notre mission est de vous apporter la solution musicale la mieux adaptée à vos besoins. Thèmes abordés : Réalisation et production musicale pour la campagne du groupe Yves Rocher, Réalisation et production musicale pour le groupe Axa, Réalisation et production musicale pour le groupe Northwest Airlines. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de pub
"Bonjour, je suis actuellement en terminale dans un lycée à Lorient et j'aurais voulu savoir quelles sont les études à suivre pour devenir compositeur de musique de film. Une formation au conservatoire est-elle indispensable ? Peut-on apprendre tout seul ? Dois-je aller vivre à Paris pour augmenter mes chances ?
Pierre Debout, de Carnac (56)"
Hello Pierre, voilà un sujet intéressant !
Hier encore, je lisais sur un forum une discussion houleuse à propos du cursus des compositeurs. Le débat opposait les musiciens ayant suivi une formation classique et les autodidactes.
Je fais partie de cette deuxième catégorie mais je ne rentrerai en aucun cas dans le jeu des détracteurs du conservatoire.
Je l’ai toujours dit, que vous soyez autodidactes ou médaillé d’un prix d’écriture, vous avez « appris » la musique.
Si ce n’est pas un professeur qui vous l’a enseignée, alors, c’est un livre, une partition, un tutorial sur Internet, un CD, vos propres oreilles…
Moi, franchement, j’aurai bien aimé suivre quelques cours d’écriture ou d’orchestration quand j’étais plus jeune.
Etant à 90 % autodidacte, c’est l’expérience qui m’a formé, sur le tas, en faisant des essais, en jetant ce qui était mauvais et en perfectionnant ce qui était bon. Mais cela a pris des années. Je pense sincèrement qu’un professeur agréé m’aurait fait gagner du temps en me guidant vers l’essentiel, en me faisant éviter certains pièges.
Car, comme pour le dessin, la musique requiert un minimum de technique, et obéit qu’on le veuille ou non à un certaines règles harmoniques. C’est comme ça, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, peut-être est-ce dû à la physiologie de l’oreille et du cerveau humain…
En fait, une fois les bases musicales acquises, libre à l’artiste de cultiver son talent et développer sa personnalité musicale,
soit par ses propres moyens, soit par un cursus scolaire approfondi. Je reçois régulièrement des mails comme celui de Pierre avec la question : faut-il nécessairement faire des études pour devenir compositeur de musique de film ?
Que répondre ? faut-il citer des exemples concrets d’autodidactes qui ont réussi ? Ordinairement je pèse le pour et le contre.
L'auto-apprentissage :
Vous développez votre curiosité, vous avez peut-être un peu plus de liberté, vous choisissez librement vos orientations artistiques, vous n’êtes pas influencés par vos paires (mais par vos idoles, oui !). L’apprentissage est long, passionnant et gratuit. Si vous n’êtes pas un bon commerçant, il vaut mieux espérer avoir un job en parallèle pour la prochaine décennie.
L’école :
Si vous êtes un élève doué et discipliné, vous apprendrez directement les bases. Vous obtiendrez un diplôme et de bonnes références, qui vous ouvriront des portes. Peut-être pas directement celles du show-biz ou du cinéma, mais vous trouverez probablement une activité professionnelle qui soit en rapport avec la musique (professeur de musique, interprète dans un orchestre etc.). Ce métier vous permettra de gagner votre vie tout en continuant vos recherches de contrats dans la musique de film.
En outre, conservatoires, universités et écoles professionnelles (comme l'Itemm, l'Aimra, l'Ircam, la Schola Cantorum) sont des lieux de rencontre. Qui sait, certains de vos camarades ou professeurs deviendront des orchestrateurs, des monteurs professionnels, ou des interprètes de qualité : tous ces contacts vous seront potentiellement utiles un jour ou l’autre.
Ce concours (édition 2012) est ouvert à tout le monde (il est international, sans limite d'âge).
Le candidat doit composer une oeuvre pour guitare seule, sous forme de partition sur papier.
Un concours assez original puisque le compositeur devra fournir trois versions de l'oeuvre (suivant une difficulté croissance) qui seront interprétées par des guitaristes de niveaux différents :
Niveau facile (durée : 3 minutes)
Niveau intermédiaire (4 minutes)
Niveau difficile (5 à 6 minutes)
Votre partition pourra faire référence à une oeuvre de Maurice Ohana (on suppose donc que ce n'est pas obligatoire) et devra être envoyée en 3 exemplaires par lettre recommandée avant le 15 septembre 2011 (cachet de la poste faisant foi), à cette adresse:
Concours de composition Maurice Ohana
Conservatoire Maurice Ohana
Rue Jean Baptiste Marcet
BP 112
77 385 Combs-la-Ville Cedex
Pour tout renseignement : bruno.giner(arobase)mairie-combs-la-ville.fr
Ci-dessous, un extrait de "Si le jour paraît" composé par Maurice Ohana.
Interprète : Gaëlle Solal
Je dois dire qu'écrire des petits trucs sur l'orchestration, la MAO ou la composition, au travers ma propre expérience, c'est vraiment quelque chose que j'aime faire :)
Je démarre l'année 2009 sur la composition d'un thème épique orchestral pour un film institutionnel. Les images du film sont essentiellement des prises de vue d'hélicoptère : paysages, grandes étendues, vues aériennes de routes et de villes (Los Angeles etc...).
Comme ce travail me prend beaucoup de temps, je serai un peu moins disponible pour poster des billets dans le blog (jusqu'à février). Ceci dit, je garde en réserve quelques sujets que je ne manquerai pas de développer dès que j'aurai un peu plus de temps...
Idées en vrac à venir prochainement :
Le métier d'arrangeur
Les keyswitch
Les transitions
Vincent Malone (pour les petits)
Exemple d'orchestration
Musique médiévale et mouvements parallèles
Marche mondiale pour la paix
Aspect trigulaire des instruments de musique (pour les petits)
Exemples d'utilisation des choeurs (en MAO et dans les BO)
Quand j'ouvre un livre d'une symphonie de Mahler, je songe fréquemment au travail qui a été fait en amont par les spécialistes de la gravure musicale : un véritable travail d'orfèvre. Pour avoir tenté plusieurs fois d'éditer moi même mes partitions, je me rends compte combien c'est difficile d'obtenir un résultat carré et soigné.
Je place ici une interview que j'ai réalisée auprès de Jean-Paul Gilles, éditeur et professionnel de la gravure musicale.
Une sujet qui ne traite pas seulement du cinéma, mais du monde de la musique en général :
- Y a-t-il une différence entre l’appellation « graveur musical » et « copiste » ?
La différence, pour moi il en existe bien une, tend à se diluer avec l'adoption des logiciels de notation musicale de plus en plus
performants et faciles à mettre en œuvre. Le copiste est celui qui travaille dans l'urgence pour fournir aux musiciens un matériel lisible en un temps record (modification en séances d'enregistrement par ex.). Mozart, lorsqu'il composait avait toujours une armée de copistes qui écrivaient le matériel pour l'orchestre au fil de la composition du maitre. Maintenant le copiste peut travailler avec un logiciel, mais pour moi il y a toujours la notion de rapidité.
Le graveur quand à lui intervient pour la mise en forme finale avant édition de la musique, avec une notion de lisibilité avant tout, mais aussi d'harmonie graphique et d'application des règles strictes de la notation musicale pour ne pas perturber les automatismes de lecture des interprètes. Avec le graveur, je vois la notion de perfection, de temps et de pérennité.
- Quel est le support le plus fréquent que le client vous confie pour la mise en partitions ? (manuscrit, fichier midi, fichier Finale (ou autre éditeur)
Généralement c'est un manuscrit, mais il m'est arrivé de travailler (relevé) à partir de vidéos ou de CD audio et depuis quelques temps de fichiers Finale ou Sibelius. Les éditeurs proposent aux compositeurs des cours ou des stages sur les logiciels de notation musicales afin d'éviter le recours à un "copiste-graveur" ou tout au moins limiter le rôle de ce dernier. Procédé très mal accepté par beaucoup de compositeurs.
- Actuellement, quels sont les éditeurs de partitions les plus utilisés par les professionnels de la gravure ?
Il y a une quinzaine d'années c'était Score le plus utilisé. Il fonctionnait sous MS Dos, était très efficace au prix d'un apprentissage conséquent. Il gérait le midi et produisait des fichiers Poscript. Aujourd'hui, ce sont Finale, Sibelius, Berlioz qui a une liberté de notation très importante et dont le mode de travail se rapproche du travail de gravure traditionnel. Certains graveurs mélangent les outils comme James Ingram, le graveur de toutes les oeuvres de Stockhausen. Il travaillait avec Finale pour entrer les notes, exportait le tout en EPS pour retravailler avec ses propres outils (lignes et courbes) dans Freehand. Tout est possible. Quelquefois, je me sers d' Illustrator pour certaines notations contemporaines.
- Concernant la musique de film de l’âge d’or (Alfred Newman, Bernard Hermann, Miklos Rozsa etc…) alors que l’informatique n’existait pas, prenait-on le temps de « graver » la musique ou bien les musiciens devaient-ils déchiffrer des partitions manuscrites ? (pour des raisons de délais).
Je pense que l'on travaillait exclusivement sur des partitions manuscrites. Les copistes expérimentés avaient une dextérité et une clarté d'écriture extraordinaire. Les partitions manuscrites de vrais copistes sont souvent plus belles et plus lisibles que celles qui sortent de nos ordinateurs... à méditer.
- A la fin, combien d’exemplaires livrez vous à vote client ? Un seul exemplaire, une copie etc…
Pour les orchestres :
En général et sauf demande particulière, je livre les scores d'orchestres imprimés en 2 exemplaires (A3) et le matériel (parties séparées) (A4) en autant d'exemplaires qu'il y a de pupitres à l'orchestre. Je fournis souvent pour le régisseur, un exemplaire du conducteur et un exemplaire de chaque partie au format pdf sur CD pour les archives.
Pour les éditeurs :
Je livre des fichiers PS, EPS ou même PDF (de plus en plus) selon les spécifications de l'imprimeur.
- Quelles sont les études à suivre pour exercer votre métier ? Devez-vous obligatoirement obtenir un diplôme ? (conservatoire ou autre).
A ma connaissance, pas d'études particulières. Il existe des classes de maniement à Finale ou Sibelius dans quelques grands conservatoires. Aux Etats Unis, dans les grandes écoles de musique style Berkeley ou Juliard, il existait des cours d'écriture manuscrite, (la notation issue de ces cours est bien reconnaissable) je ne sais pas si cela est encore pratiqué. (C'est de ces règles d'écriture que viennent les polices comme Jazz, Swing, Lee , Ash, Russ music qui portent le nom de grands copistes américains et ont toutes les mêmes caractéristiques). Il faut bien sûr maitriser la lecture, la transposition et les règles
typographiques de l'écriture musicale. Il existe quelques ouvrages qui traitent du sujet notamment : The art of music engraving et processing de Ted Ross aux éditions Hansen House et Music Engraving Today de Steven Powell éditions Brichtmark Music. Il faut aussi faire une étude graphique poussée des partitions des grands éditeurs.
- Quelles sont les principales qualités pour exercer ce métier ?
Je dirais d'abord la patience (en dehors bien sûr, de la maitrise du sujet), ensuite la ténacité et la faculté à ne pas se laisser décourager par la somme de travail que représente la gravure d'un opéra pour orchestre symphonique de 150 ou 200 pages manuscrit. Par exemple, lorsque je reçois le manuscrit d'un compositeur avec lequel je travaille pour la première fois, j'imagine toujours que je vais passer beaucoup de temps à déchiffrer son écriture et, au bout de quelques pages, j'ai intégré sa graphie et tout roule. Il faut aussi se mettre à la place du musicien qui va lire la partition pour penser les tournes en fonction de son instrument.
- La concurrence sur la marché est-elle rude ?
J'imagine que oui dans les grosses maisons d'édition et avec l'avènement des "usines à copier la musique" du Maroc, de Chypre et maintenant d'Asie. Je me situe un peu en dehors du débat car je grave moi même ce que j'édite et que j'ai un petit réseau de compositeurs et d'orchestres qui me font confiance.
- Pensez vous que le graveur musical soit à la fois un artisan et un artiste ? (part de créativité…)
Pour moi le graveur est avant tout un artisan car il met en pratique ses connaissances des règles typographiques et musicales maitrisées au fil du temps de son apprentissage. Ce qui n'exclut pas la créativité (tout au moins dans la musique contemporaine) car il faut trouver ou dessiner des signes représentant au mieux les idées du compositeur en repoussant ou en détournant les capacités des logiciels. C'est bien évidemment la part du travail que je préfère !
Merci à toi, Jean-Paul pour ta gentillesse et ta disponibilité ;-)
Ce concours européen s'adresse aux compositeurs de moins de 35 ans. Il faut écrire pour une formation musicale réelle.
Le gagnant aura 1500 € et pourra faire enregistrer et éditer sa musique.
Envoi d'un CD démo (ou d'un mp3 par mail), avant le 17 mai 2009
Pré-sélection de 20 candidats
Envoi d'un court métrage de 4 mn aux 20 candidats qui devront en composer la BO
Interprétation en direct de la BO le 12 juin 09 à Turin (transport défrayé)
Sélection de 10 finalistes
Envoi d'un moyen métrage de 25-30 min (Chaplin) aux 10 finalistes qui devront en composer la BO
Interprétation en direct de la BO, à Aoste (transport défrayé) entre le 7 et le 11 août (durée du festival)
- 1er prix :
1500 € et enregistrement de votre composition sur le CD de la collection Notes on Frames 2009
- 2ème et 3ème prix :
Enregistrement de votre composition sur le CD de la collection Notes on Frames 2009
- Prix du public :
Livres et DVD sur le cinéma.
Adresse pour l'envoi du CD :
Associazione Culturale Strade del Cinema
Reg. Borgnalle 10/L
IT - 11100 – Aosta (AO)
Adresse e-mail pour l'envoi d'une démo mp3 :
concorso@stradedelcinema.it
Pour tout renseignement :
info@stradedelcinema.it.
Toujours dans la continuité du billet précédent, je ne résiste pas à la tentation de présenter un court extrait d'une musique de Nightwish. Un passage qui me plait particulièrement pour son aspect percutant, mêlant une voix lyrique et des chœurs à l'orchestre metal et l'orchestre symphonique (peut-être le LSO mais je ne suis pas sûr). Le mixage est impeccable. Exceptionnellement, je vous incite à monter le son et déchirer vos enceintes...
Ghost Love Score (extract) :
Notez au passage ce côté guerrier et grandiose en rythme ternaire qui n'est pas sans rappeler la BO de Gladiator (Hans Zimmer)
Gladiator (extract) :
Version intégrale du morceau (en live) :
Sur scène, on constate l'absence de l'orchestre symphonique et des chœurs. Toute la partie philharmonique est probablement pré-enregistrée (un tel réalisme orchestral ne peut être interprété note par note par l'unique clavieriste du groupe), tout comme les secondes voix lyriques.
Paysage grand nord, vu de la fenêtre de mon home-studio : (Le Pas Saint Lhomer, Orne).
En ce début d'année sous la neige, je ne résiste pas à la tentation de ré-écouter Le pole express et Edward Scissorhands.
Un petit plaisir que je vous fais partager sans tarder :
J'en avais succinctement parlé il y a quelque mois (voir l'article).
J'avais écrit par erreur qu'il s'agissait de Cubase SX4. En fait, le séquenceur s'appelle Cubase 4 (il n'y a plus de SX... ni de SL d'ailleurs).
Version Pro : Cubase SX3 -> Cubase 4
Version simplifiée : Cubase SL3 -> Cubase Studio 4
Quelques nouveautés que je trouve intéressantes :
Plus de 30 nouveaux plug-ins d'effet (avec détecteur de silence*)
Piste instrument (pour accéder plus rapidement aux instruments virtuels)
Amélioration de la transposition en temps réel
Le gestionnaire Soundframe (pour centraliser les plug-ins, les sons, les presets etc...)
Halion One (lecteur d'échantillons livré avec plus de 650 sons)
Prologue (synthé virtuel analogique avec une centaine de sons pré-réglés)
Spector (synthé virtuel analogique avec courbes de filtres paramétrables)
Mystic (synthé virtuel analogique, avec une matrice de modulation puissante)
Control Room (gestion centralisée des moniteurs et des sources externes connectées)
Configuration informatique minimale :
PC :
Microprocesseur 1,4 Ghz - 512 Mo RAM - Windows XP ou plus -
carte son compatible MME ou DirectX (ASIO recommandé)
Lecteur DVD pour l'installation - Accès Internet pour l'autorisation
Mac :
G4/1 Ghz ou Core/1.5 Ghz - 512 Mo RAM - OS X version 10.4 ou plus -
carte son compatible CoreAudio
Lecteur DVD pour l'installation - Accès Internet pour l'autorisation
*Le détecteur de silence va permettre au microprocesseur d'appliquer un effet audio (réverbe, compression etc.) uniquement là où il y a du son. Pas d'effet audio appliqué sur les parties silencieuses implique une économie en ressources pour le micoprocesseur ;-)
Je suis allé voir le film en décembre avec l'une de mes filles et je dois dire que j'ai trouvé les images et la musique vraiment très belles ! J'étais d'autant plus excité que je savais qu'une partie de la BO était écrite par David Reyes (une vieille connaissance du forum de www.traxzone.com, hein dreyes ?).
Il y a 2 jours, des amis m'ont offert le double CD (BO + l'histoire racontée). Depuis, je savoure les morceaux 1 à 1 à tête reposée, et je ne suis pas déçu.
Je découvre le travail d'Alice Lewis et de Evgueni Galperine qui me plaît tout autant. Vraiment, cet album nous offre un beau voyage, avec une BO légère et rafraichissante. A écouter dans le calme, au coin du feu ou sur sa terrasse quand viendront les beaux jours...
Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...
Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète
la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...
"Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous
gagnerez à Roland-Garros... "
Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths
qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un
minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture
musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale,
d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque
de sons correcte.
Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques
petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...
Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le
tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.
Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :((
Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois
rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une
mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la
technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non
professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).
Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré bordel chantier... et ça me prend beaucoup de temps.
Mes habitudes reposent sur 4 axes principaux :
1) Mélanger les couleurs sonores :
C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons.
Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents
coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson +
violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel]
etc...
Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :
Valse des mariés (Tanguy Follio) :
Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :
- Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
- Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
- Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
- Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
- Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique,
pourquoi pas...)
- J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec
une enclume et une cymbale).
- C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).
Et ainsi de suite....
Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.
Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.)
on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement)
foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.
2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :
Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne
peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :
Articule !!!
Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste"
en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes).
Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua....
Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...
De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes
notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un
phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues,
des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net,
plus compréhensible.
Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :
Début de The Raider's March (John Williams) :
Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes
- D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque
plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration
au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide,
je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).
- Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs
de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le
chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis
patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête).
A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :
Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :
- Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie
"contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte,
je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)
C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :
Variation du contrôleur Expression
- 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne
mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui
montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.
- Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...
Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.
- Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation,
devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la
piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances
de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en
réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis
d'autres musiciens à ce sujet.
Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !
Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple,
plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).
Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne
automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.
Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.
Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :
Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps,
j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de
timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres
etc...).
Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la
monotonie.
Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais
aussi des staccatos de flûte !)
Du relief, du choix, du varié !
Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).
Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...
Du mouvement !
Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX,
Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit
leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.
Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).
- Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :
De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.
Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...
Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).
Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).
Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).
Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...
En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)