Album "Durance" d'Alain Soler feat Joe Lovano ,
Album "passage obligé" de Stéphane Guéry guitariste d'Archie Shepp
j'ai joué avec Axel Bauer, Assia, Gilbert Becaud
et autres...
Thèmes abordés : Album 'Durance' avec Joe Lovano, Album 'passage obligé' Stéphane Guéry, Diplome du conservatoire jazz de Marseille, Vince Mendoza, Coltrane, Weather Report, Ravel, Bartok. Tags
François TOMASI est né à Périgueux le 29 juin 1943. Issu d’une famille de mélomanes, petit cousin du célèbre compositeur Henri TOMASI, il commence ses études musicales dès l’âge de cinq ans. Son instrument est alors le piano qu’il étudiera pendant plus de dix ans au Conservatoire du Puy en Velay sous la haute autorité de son professeur Jean HEISSER.
Adolescent il s’installe à Montmartre et fréquente alors son milieu artistique. Dans les années soixante, la butte abrite de nombreux artistes que François TOMASI côtoie régulièrement : Francis LAY, Pierre BAROUH et surtout le poète Bernard DIMAY.
C’est au sein de ce bouillon de culture qu’il découvre la guitare classique et en tombe amoureux surtout grâce à Nino GEMA, auteur compositeur interprète et guitariste de talent.
Ce dernier devient son professeur. François TOMASI fera des progrès fulgurants et décidera alors de devenir guitariste professionnel. Il a alors dix sept ans.
Des rencontres avec des concertistes aussi prestigieux que Andres SEGOVIA, Narcisso YEPES, Ida PRESTI et Alexandre LAGOYA le confortent dans sa nouvelle vocation.
Il est obligé de quitter Montmartre pour Marseille et travaille son instrument en autodidacte. Il rencontre à nouveau Alexandre LAGOYA qui lui conseille de travailler avec René BARTOLI professeur au CNR de Marseille. Il entre dans ce Conservatoire en 1965 pour obtenir deux ans plus tard un premier prix à l’unanimité (président du jury Pierre BARBIZET).
C’est à cette époque que François TOMASI fait la navette entre Marseille et Paris où il fréquente le studio d’enregistrement de Bernard ESTARDY. Il y partage sa passion de la musique avec des personnalités de la chanson française telles que Nino FERRER, Françoise HARDY et Anne VANDERLOVE (grâce à laquelle il participe à l’enregistrement d’un de ses disques sous la direction de François RABBATH).
Sa carrière de guitariste professionnel peut alors commencer.
De 1968 à aujourd’hui il jouera:
-Soliste avec l’orchestre national de Chambre de TOULOUSE(direction G.ARMAND)
-Soliste avec l’orchestre de Chambre de Marseille (direction C.TOURNEL)
-Soliste avec l’orchestre de HYERES (direction C.CICCOLETTA)
-Soliste avec I MUSICI AZZURI
-Soliste avec les ARCHETS de PROVENCE
Thèmes abordés : Guitariste soliste avec l’orchestre national de Chambre de TOULOUSE, Guitariste soliste avec l’orchestre de Chambre de Marseille, Guitariste soliste avec l’orchestre de HYERES, Guitariste soliste avec I MUSICI AZZURI, Guitariste soliste avec les ARCHETS de PROVENCE, Premier prix de conservatoire (CNR Marseille), Classique, Guitare classique, Musique guitare, Nino GEMA. Tags Catégorie > Annuaire Cours de musique
Références artistiques :
Enregistrement des voix, mixage et mastering sur l’album « Surfin’ USSR » d’Irina Popovska, composition de 2 titres hommage à Louis de Funès pour ce même album
Création de site Web et habillage sonore ( www.artchi3d.com, www.pastille.org, www.l-aquarium.com )
Création de la bande son du spectacle « Mr H » pour la compagnie Anima Théâtre (Marseille)
Création du logo sonore et enregistrement des annonces du Tramway de Marseille (MPM, Ville de Marseille)
- Montage et mixage de la bande son du spectacle « Yéti, Yéti pas » pour la compagnie Anima théâtre (Marseille)
- Création de la bande son du spectacle « 1+1+1 » de Frédéric Levy pour l’association L’épicerie (Marseille)
Enregistrement et mixage sur l’album « Réfractaire » de Jean Lozzi pour l’association SESAME (Marignane)
Arrangements sonores sur l’album « Mankao » de David Bergeron
Montage et mixage son sur le reportage vidéo «Nebay» de Daniel Trombenrojas pour l’association ZAPATA (Marseille)
Création d’ambiances sonores et de jingles sur sites Web ( ORSystem, 1001 Œil )
Ingénieur du son / réalisateur à DM Production, studio de production publicitaire radio à Marseille (Europe 2, RFM, Skyrock….)
Références techniques :
- Régie son retours sur les concerts du festival «Calenda Maya» aux Baux de Provence pour l’association Jade et la compagnie Henri Agnel (Marseille)
- Régie son et vidéo sur le festival « 4,20 au fond du bassin » à la Friche belle de mai pour l’association L’épicerie (Marseille)
- Régie son (façade et retours) de divers concerts et animations musicales sur le festival «les Floralies» à Sanary pour la société 2MTS (La Farlède)
- Appareillage des arbitres en systèmes HF sur matchs de Football et de Rugby au stade Vélodrome à Marseille, au stade Furiani à Ajaccio, au stade Mayol de Toulon, à Nimes… pour la société Alidia (Jossigny)
Enregistrement et mixage des chansons composées par les élèves du Collège Marie Laurencin (projet sur le tri sélectif) (Marseille)
Co-organisation du festival « 4,20 au fond du bassin » avec l’association L’épicerie et le Système Friche Théâtre
Formateur:
Initiation théorique et pratique à la numérisation de bande, et au traitement du signal sonore (restauration) en cours particuliers pour la société Adiscos (Paris)
Enregistrement et mixage au Studio des Sirènes (studio d’enregistrement à Marseille)
Thèmes abordés : Réalisation du logo sonore et habillage sonore du tramway marseillais, Réalisation de la bande son du spectacle 'Mr H' de la compagnie Anima Théâtre, Habillage sonore de sites Internets, Création de la bande son du spectacle « 1+1+1 » de Frédéric Levy, Arrangements sonores sur l’album « Mankao » de David Bergeron, Musiques éléctroniques, Pop-Rock, Hip-Hop, Jazz. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Identité sonore
Thierry Nouat est un vielliste, interprète, compositeur, titulaire d'un DEM, d'un DE en musique traditionnelles. Il multiplie les expériences musicales du solo électro-acoustique, ainsi que la musique baroque sur vielle organisée avec l'Ensemble Baroque de Limoges (direction : Christophe Coin). Egalement membre du "Viellistic orchestra" (ensemble de vielles à roue parcourant les répertoires de la musique ancienne à la musique arabo-andalouse, du répertoire de jazz à l'improvisation contemporaine...), il participe à différents ensembles de musique traditionnelle : "Machiavel" (duo de vielles à roue acoustique), "Tarif de nuit" (quatuor à cordes pincées et frottées). Il travaille régulièrement en collaboration avec des compositeurs contemporains tels que Isabelle Van Brabant et Etienne Roche (qui a composé une pièce pour vielle à roue solo et un quatuor à cordes pour la biennale de Lyon), . Thierry Nouat a également collaboré avec le chanteur algérien "Ilyès" et avec les groupes "I muvrini" et "Wazoo" Thèmes abordés : Composition de l'oeuvre musicale '1000 ans déjà' , Composition du concerto 'deLirium' , Oeuvre musicale 'Les Temps Chauds', Interpète dans l'ensemble de musique traditionnel 'Machiavel' , Participation à l'enregistrement de 3 CD avec le Viellistic Orchestra, Diplôme d'étude musicale de vielle à roue , Diplôme d'assistant spécialisé d'enseignement artistique en musique traditionnelle, Premiers prix en solo et duo au concours international de Saint Chartier, Influences musicales multiples et diverses quelque soit le genre musical. Tags Catégorie > Annuaire Instrumentiste > Annuaire Vielliste
Compositeur, sound designer et musicien, Eric Cervera a travaillé sur plus de 500 films (pubs, longs métrages, docus...), avec les réalisateurs Tarsem, Bruce Hunt, Jeff dDarling, Gregor Nicholas, Guy Jacques, Ringan Ledwige... etc.
Eric possède son propre studio d'enregistrement. Thèmes abordés : Bande originale du film 'Ze film', Bande originale du film 'Pas de toit sans moi', Bande originale du film 'Le job', Bande originale du film 'cables', Musique pub TV, Deux lions d'or festival de Cannes, Un lion d'argent festival de Cannes, Deux lions de bronze festival de cannes, Nombreux prix dans d'autres festivals de pubs , Club des Ad, Clio Awards, Meribel, Pop, Rock, Ambiant Music, Trip Hop. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Identité sonore > Annuaire Design sonore
Sur le site de Towersound, vous trouverez de nombreuses rubriques telles que : Biographie, Musiques, Albums à commander, ainsi qu'un fan-club, gratuit, qui vous permettra de télécharger plusieurs morceaux complets du groupe.
Un forum est également à votre disposition, proposant l'accès aux tablatures, à la traduction des textes des albums en français, aux 3 premières démos "Towersound" intégrales... et d'autres surprises ;-). Tags
Clarté. Sur ce tout nouveau site que nous avons mis en place récemment, nous avons essayé de privilégié la clarté des rubriques, la simplicité de navigation...
Nombreuses rubriques. Pour autant, nous avons aussi voulu présenter un site complet, proposant la plupart des rubriques habituelles pour un groupe de musique, mais aussi certaines moins courantes dont notamment un Fan-Club (gratuit!) détaillant l'origine géographique des Fans, les albums du groupe en leur possession (qu'ils peuvent d'ailleurs noter) et d'autres infos.
Tout en Flash mais léger. Le site est actuellement dans sa quasi totalité en flash, mais nous avons fait tout de même très attention au poids de celui-ci, ce qui permet d'allier convivialité graphique et rapidité de chargement.
Interaction. Même si j'avais des appréhensions quant à l'interaction entre les visiteurs et le site Flash, il n'en est finalement rien, puisque j'ai réussi à mettre en place récemment par exemple la possibilité de laisser en direct des commentaires sur les news, de s'inscrire à la newsletter, d'envoyer des message aux membres du groupe, et tout ceci sans sortir du site Flash.
Un forum sympa. Pour finir, nous avons un forum sur lequel nous prenons le temps de répondre aux questions, et puis comme précisé dans la description du site, quelques bonnes surprises sont également au rendez-vous pour les inscrits, puisqu'il est possible de télécharger toutes les 1ères démos du groupe gratuitement, les tablatures, les traductions de nos textes en français et puis d'autres choses à découvrir, je vais pas tout vous dire :-))).
Contact : Towersound Le Rochain 15100 Andelat FRANCE tél : 0678685144
Thèmes abordés : Site internet musical, Site web classe, Site metal music, Forum Heavy metal, Site composition musique, Metal sympho, Site en flash, Site flash musique, Site groupe musique, Musique rock, Rock ballads, Metal symphonic, Heavy metal, Fan club.Catégorie > Annuaire Groupes de musique > Annuaire Rock
Formée d’une équipe de compositeurs expérimentés, nous avons pour vocation la production, la réalisation, la composition et l'arrangement d'œuvres musicales sur mesure. Notre agence est spécialisée dans la création musicale et sonore pour le cinéma (longs et courts métrages), la télévision (documentaires, publicité), le multimédia (sites internet, jeux vidéos, logos), la téléphonie (musiques d'attentes) et la communication sonore des entreprises (identité sonore, signature musicale).
Notre mission est de vous apporter la solution musicale la mieux adaptée à vos besoins. Thèmes abordés : Réalisation et production musicale pour la campagne du groupe Yves Rocher, Réalisation et production musicale pour le groupe Axa, Réalisation et production musicale pour le groupe Northwest Airlines. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de pub
Daniel DERUYTERE commence la musique à l'âge de sept ans. Natif du nord de la France, c'est avec l'accordéon qu'il fait ses premières notes.
Très vite il prend des cours de piano et joue avec des groupes de sa région. A dix septs ans, c'est dans le groupe Chocolat's
( Brasilia Carnaval)
qu'il fait ses premieres tournées et télévisions.
Grand amateur de cinéma, il compose de nombreuses musiques de films et devient en parallèle Réalisateur et plongeur professionnel classe 1 mention B (INPP) plusieurs fois primé dans de grands festivals internationaux...
Aujourd'hui
Démonstrateur pour la marque Roland Central Europe, Daniel Deruytere est devenu un musicien et cinéaste accompli.
Films primés au festival mondial de l'image sous-marine d'Antibes
Le Sous-Marin Rubis ( Palme D'argent)
Sylvia et Fanny ( prix du jury )
Bleu Rêve ( film en relief, Palme d'or) Thèmes abordés : La momie, Sylvia et Fanny, Daniel ça musique,, Palme d'or festival mondial de l'image sous-marine, Compositions de musique de film et réalisations vidéo HD. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de film et cinéma
Les Studios Lyrics vous proposent 5 salles de répétition équipées d'un matériel performant.
Accès à trois formules d'enregistrement (live, piste à piste et écoutes MP3 de vos répétitions).
De nombreux services sont par ailleurs disponibles tels que cours, ateliers musicaux, accompagnement de groupe, mise en relation avec des salles de concert, location de matériel.
Vous trouverez aux Studios Lyrics une plateforme de création musicale conviviale en relation avec les acteurs culturels de l'Essonne pour le plus grand bien de votre musique !
Studios Lyrics
77 bis avenue Jean Jaurès
91230 MONTGERON
01 69 83 37 36
contact@studios-lyrics.fr
http://www.myspace.com/studios_lyrics Tags Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement
Interactive Guitar Institut (I.G.I.) est une école de guitare à distance interactive (cours en ligne).
Grâce à une caméra et un système audio performant, vous recevez le professeur directement chez vous pour un cours en direct. Plus besoin de vous déplacer, vous restez chez vous bien installé. Chaque élève reçoit un enseignement personnalisé correspondant à ses attentes, son niveau et son style (Acoustique, Rock, Blues, Métal, Fusion, etc... )
Vous avez déjà un très bon niveau de guitare mais vous ne connaissez rien en théorie musicale ? Il vous est possible de prendre des cours d'harmonie, de rythme, etc... Si vous pensez intégrer une école de musique dans quelques temps, l'I.G.I vous permettra de connaître les bases (et bien plus...) nécessaires pour affronter votre futur année musicale.
Il est nécessaire que l'élève possède une connexion internet très haut débit, une webcam ainsi qu'un micro de bonne qualité, de sorte que l'échange entre l'élève et le professeur puisse s'effectuer dans les meilleures conditions.
N'hésitez pas à nous contacter pour plus d'informations ! Thèmes abordés : Guitariste du groupe KRONOS, 3 albums enregistrés, 2 tournées françaises, 1 tournée européenne, Diplomé avec mention très bien de la Music Academy International, Métal, Blues, Rock, Fusion. Tags Catégorie > Annuaire Cours de musique > Annuaire Cours à distance
Vous recherchez un compositeur ou un arrangeur. Anthony Sylvestre vous propose de découvrir sur son site officiel ses créations musicales disponibles en écoute et en téléchargement. Il compose dans des styles allant du chant choral classique à la musique de variété, en passant par la musique de film. Vous pouvez le contacter si vous êtes intéressés pour la réalisation de vos maquettes. Thèmes abordés : Thrilling Adventure, Regarde au Loin, L'Ouvrage du Créateur, John Barry (Out of Africa), Hans Zimmer, John Williams, Nobuo Uematsu (Final Fantasy), Harry Gregson-Williams (Le Monde de Narnia). Tags Catégorie > Annuaire Arrangeur
La société de production LGM recherche des figurants musiciens pour reconstituer des scènes de concerts :
- Titre du film : Cloclo (film biographique sur Claude François)
- Réalisateur : Florent Emilio Siri
- Dates et lieu de tournage : mi-mars à fin avril (Bruxelles)
- Vous êtes de préférence :
Un musicien entre 25 et 65 ans interprétant un répertoire variétés, soul, jazz & classique.
Ou un musicien entre 25 et 70 ans, de jazz & soul black américain ou anglais.
Il s'agit d'un travail rémunéré.
La demande est urgente, les auditions auront lieu en milieu de cette semaine.
Vous pouvez envoyer vos photos et votre cv à l'adresse : cloclocasting.be(at)gmail.com
J'apprends à l'instant le décès de John Barry, une bien triste nouvelle :((
"Bonjour, je suis actuellement en terminale dans un lycée à Lorient et j'aurais voulu savoir quelles sont les études à suivre pour devenir compositeur de musique de film. Une formation au conservatoire est-elle indispensable ? Peut-on apprendre tout seul ? Dois-je aller vivre à Paris pour augmenter mes chances ?
Pierre Debout, de Carnac (56)"
Hello Pierre, voilà un sujet intéressant !
Hier encore, je lisais sur un forum une discussion houleuse à propos du cursus des compositeurs. Le débat opposait les musiciens ayant suivi une formation classique et les autodidactes.
Je fais partie de cette deuxième catégorie mais je ne rentrerai en aucun cas dans le jeu des détracteurs du conservatoire.
Je l’ai toujours dit, que vous soyez autodidactes ou médaillé d’un prix d’écriture, vous avez « appris » la musique.
Si ce n’est pas un professeur qui vous l’a enseignée, alors, c’est un livre, une partition, un tutorial sur Internet, un CD, vos propres oreilles…
Moi, franchement, j’aurai bien aimé suivre quelques cours d’écriture ou d’orchestration quand j’étais plus jeune.
Etant à 90 % autodidacte, c’est l’expérience qui m’a formé, sur le tas, en faisant des essais, en jetant ce qui était mauvais et en perfectionnant ce qui était bon. Mais cela a pris des années. Je pense sincèrement qu’un professeur agréé m’aurait fait gagner du temps en me guidant vers l’essentiel, en me faisant éviter certains pièges.
Car, comme pour le dessin, la musique requiert un minimum de technique, et obéit qu’on le veuille ou non à un certaines règles harmoniques. C’est comme ça, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, peut-être est-ce dû à la physiologie de l’oreille et du cerveau humain…
En fait, une fois les bases musicales acquises, libre à l’artiste de cultiver son talent et développer sa personnalité musicale,
soit par ses propres moyens, soit par un cursus scolaire approfondi. Je reçois régulièrement des mails comme celui de Pierre avec la question : faut-il nécessairement faire des études pour devenir compositeur de musique de film ?
Que répondre ? faut-il citer des exemples concrets d’autodidactes qui ont réussi ? Ordinairement je pèse le pour et le contre.
L'auto-apprentissage :
Vous développez votre curiosité, vous avez peut-être un peu plus de liberté, vous choisissez librement vos orientations artistiques, vous n’êtes pas influencés par vos paires (mais par vos idoles, oui !). L’apprentissage est long, passionnant et gratuit. Si vous n’êtes pas un bon commerçant, il vaut mieux espérer avoir un job en parallèle pour la prochaine décennie.
L’école :
Si vous êtes un élève doué et discipliné, vous apprendrez directement les bases. Vous obtiendrez un diplôme et de bonnes références, qui vous ouvriront des portes. Peut-être pas directement celles du show-biz ou du cinéma, mais vous trouverez probablement une activité professionnelle qui soit en rapport avec la musique (professeur de musique, interprète dans un orchestre etc.). Ce métier vous permettra de gagner votre vie tout en continuant vos recherches de contrats dans la musique de film.
En outre, conservatoires, universités et écoles professionnelles (comme l'Itemm, l'Aimra, l'Ircam, la Schola Cantorum) sont des lieux de rencontre. Qui sait, certains de vos camarades ou professeurs deviendront des orchestrateurs, des monteurs professionnels, ou des interprètes de qualité : tous ces contacts vous seront potentiellement utiles un jour ou l’autre.
Découvrez sur la chaine ARTE ce soir à 22h25 (jeudi 3 septembre 2009) une émission consacrée à la période 1965-1975 pendant laquelle des compositeurs comme Michel Legrand, John Barry, Lalo Schifrin ou encore Ennio Morricone ont véritablement su se démarquer par leurs styles innovants (brassant l'orchestral, le jazz, la pop, les synthés analogiques, la musique expérimentale etc..).
Ce soir j'irai écouter sur Arte les témoignages de ces grands artistes et satisfaire un peu plus ma curiosité sur cet univers qu'est la musique de film :)
Pour ceux qui n'auraient pas eu la chance de visiter ce blog génial avant 22h25 (et qui ne possèdent pas de programmes TV), Arte a eu la bonne idée de prévoir des rediffusions :
Quand j'ouvre un livre d'une symphonie de Mahler, je songe fréquemment au travail qui a été fait en amont par les spécialistes de la gravure musicale : un véritable travail d'orfèvre. Pour avoir tenté plusieurs fois d'éditer moi même mes partitions, je me rends compte combien c'est difficile d'obtenir un résultat carré et soigné.
Je place ici une interview que j'ai réalisée auprès de Jean-Paul Gilles, éditeur et professionnel de la gravure musicale.
Une sujet qui ne traite pas seulement du cinéma, mais du monde de la musique en général :
- Y a-t-il une différence entre l’appellation « graveur musical » et « copiste » ?
La différence, pour moi il en existe bien une, tend à se diluer avec l'adoption des logiciels de notation musicale de plus en plus
performants et faciles à mettre en œuvre. Le copiste est celui qui travaille dans l'urgence pour fournir aux musiciens un matériel lisible en un temps record (modification en séances d'enregistrement par ex.). Mozart, lorsqu'il composait avait toujours une armée de copistes qui écrivaient le matériel pour l'orchestre au fil de la composition du maitre. Maintenant le copiste peut travailler avec un logiciel, mais pour moi il y a toujours la notion de rapidité.
Le graveur quand à lui intervient pour la mise en forme finale avant édition de la musique, avec une notion de lisibilité avant tout, mais aussi d'harmonie graphique et d'application des règles strictes de la notation musicale pour ne pas perturber les automatismes de lecture des interprètes. Avec le graveur, je vois la notion de perfection, de temps et de pérennité.
- Quel est le support le plus fréquent que le client vous confie pour la mise en partitions ? (manuscrit, fichier midi, fichier Finale (ou autre éditeur)
Généralement c'est un manuscrit, mais il m'est arrivé de travailler (relevé) à partir de vidéos ou de CD audio et depuis quelques temps de fichiers Finale ou Sibelius. Les éditeurs proposent aux compositeurs des cours ou des stages sur les logiciels de notation musicales afin d'éviter le recours à un "copiste-graveur" ou tout au moins limiter le rôle de ce dernier. Procédé très mal accepté par beaucoup de compositeurs.
- Actuellement, quels sont les éditeurs de partitions les plus utilisés par les professionnels de la gravure ?
Il y a une quinzaine d'années c'était Score le plus utilisé. Il fonctionnait sous MS Dos, était très efficace au prix d'un apprentissage conséquent. Il gérait le midi et produisait des fichiers Poscript. Aujourd'hui, ce sont Finale, Sibelius, Berlioz qui a une liberté de notation très importante et dont le mode de travail se rapproche du travail de gravure traditionnel. Certains graveurs mélangent les outils comme James Ingram, le graveur de toutes les oeuvres de Stockhausen. Il travaillait avec Finale pour entrer les notes, exportait le tout en EPS pour retravailler avec ses propres outils (lignes et courbes) dans Freehand. Tout est possible. Quelquefois, je me sers d' Illustrator pour certaines notations contemporaines.
- Concernant la musique de film de l’âge d’or (Alfred Newman, Bernard Hermann, Miklos Rozsa etc…) alors que l’informatique n’existait pas, prenait-on le temps de « graver » la musique ou bien les musiciens devaient-ils déchiffrer des partitions manuscrites ? (pour des raisons de délais).
Je pense que l'on travaillait exclusivement sur des partitions manuscrites. Les copistes expérimentés avaient une dextérité et une clarté d'écriture extraordinaire. Les partitions manuscrites de vrais copistes sont souvent plus belles et plus lisibles que celles qui sortent de nos ordinateurs... à méditer.
- A la fin, combien d’exemplaires livrez vous à vote client ? Un seul exemplaire, une copie etc…
Pour les orchestres :
En général et sauf demande particulière, je livre les scores d'orchestres imprimés en 2 exemplaires (A3) et le matériel (parties séparées) (A4) en autant d'exemplaires qu'il y a de pupitres à l'orchestre. Je fournis souvent pour le régisseur, un exemplaire du conducteur et un exemplaire de chaque partie au format pdf sur CD pour les archives.
Pour les éditeurs :
Je livre des fichiers PS, EPS ou même PDF (de plus en plus) selon les spécifications de l'imprimeur.
- Quelles sont les études à suivre pour exercer votre métier ? Devez-vous obligatoirement obtenir un diplôme ? (conservatoire ou autre).
A ma connaissance, pas d'études particulières. Il existe des classes de maniement à Finale ou Sibelius dans quelques grands conservatoires. Aux Etats Unis, dans les grandes écoles de musique style Berkeley ou Juliard, il existait des cours d'écriture manuscrite, (la notation issue de ces cours est bien reconnaissable) je ne sais pas si cela est encore pratiqué. (C'est de ces règles d'écriture que viennent les polices comme Jazz, Swing, Lee , Ash, Russ music qui portent le nom de grands copistes américains et ont toutes les mêmes caractéristiques). Il faut bien sûr maitriser la lecture, la transposition et les règles
typographiques de l'écriture musicale. Il existe quelques ouvrages qui traitent du sujet notamment : The art of music engraving et processing de Ted Ross aux éditions Hansen House et Music Engraving Today de Steven Powell éditions Brichtmark Music. Il faut aussi faire une étude graphique poussée des partitions des grands éditeurs.
- Quelles sont les principales qualités pour exercer ce métier ?
Je dirais d'abord la patience (en dehors bien sûr, de la maitrise du sujet), ensuite la ténacité et la faculté à ne pas se laisser décourager par la somme de travail que représente la gravure d'un opéra pour orchestre symphonique de 150 ou 200 pages manuscrit. Par exemple, lorsque je reçois le manuscrit d'un compositeur avec lequel je travaille pour la première fois, j'imagine toujours que je vais passer beaucoup de temps à déchiffrer son écriture et, au bout de quelques pages, j'ai intégré sa graphie et tout roule. Il faut aussi se mettre à la place du musicien qui va lire la partition pour penser les tournes en fonction de son instrument.
- La concurrence sur la marché est-elle rude ?
J'imagine que oui dans les grosses maisons d'édition et avec l'avènement des "usines à copier la musique" du Maroc, de Chypre et maintenant d'Asie. Je me situe un peu en dehors du débat car je grave moi même ce que j'édite et que j'ai un petit réseau de compositeurs et d'orchestres qui me font confiance.
- Pensez vous que le graveur musical soit à la fois un artisan et un artiste ? (part de créativité…)
Pour moi le graveur est avant tout un artisan car il met en pratique ses connaissances des règles typographiques et musicales maitrisées au fil du temps de son apprentissage. Ce qui n'exclut pas la créativité (tout au moins dans la musique contemporaine) car il faut trouver ou dessiner des signes représentant au mieux les idées du compositeur en repoussant ou en détournant les capacités des logiciels. C'est bien évidemment la part du travail que je préfère !
Merci à toi, Jean-Paul pour ta gentillesse et ta disponibilité ;-)
Il s'agit d'un somptueux mélange entre une douzaine de cuivres (les 4 pupitres y sont représentés), une batterie et des parties
électro.
Pierre Millet assure la composition, l'arrangement et la
direction d'orchestre, tandis qu'Antoine Simoni
s'occupe de la programmation et le mix (dont mix en direct pendant les concerts).
La musique offre des sonorités chaudes avec des harmonies jazz et rythmées. Elle a aussi (et c'est pourquoi
j'en parle dans le blog) une couleur filmique qui pourrait bien intéresser des réalisateurs.
Certes, un mixage cuivre électro ne peut sans doutes pas couvrir tous les styles cinématographiques (encore que), mais il peut être très
efficace dans les fictions d'espionnage, thrillers, super héros, aventure, westerns, comédies policières etc...
Nous avons d'une part une mélodie stridente jouée par des instruments aigus (violons, flûtes) et d'autre part des ponctuations agressives en saccades jouées par des cuivres et des percussions (trombones, grosse caisse, timbales).
Le volume sonore de ces 2 parties sont à peu près identiques. On ne peut pas vraiment dire lequel est en avant et lequel est en arrière plan. Je crois que c'est notre humeur du moment qui fait qu'on va plutôt remarquer tel ou tel plan sonore en premier. Et puis, ça peut changer en cours d'écoute.
Par contre :
Entre ces 2 plans extrêmes (du point de vue des couleurs orchestrales), s'est glissé un troisième plan sonore, plus discret mais au combien utile : un petit leitmotiv récurrent joué par des cordes dans les médiums-aigus, à la manière d'un écho. Ce tapis rythmique a son importance car, d'une part il va apporter du "mouvement", et d'autre part il va lier l'ensemble pour le rendre moins sec (un peu comme le lait qu'on ajoute à la farine et les œufs pour faire des crêpes). Cet aspect technique très souvent utilisé en orchestration s'appelle la résonance...
Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Beryann Parker ;-) Tanguy
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Les 2 pistes que j'ai composées et proposées ici en streaming, correspondent , selon moi, à deux grands types de difficultés rencontrées dans l'utilisation de banques de sons à l'intérieur d'un logiciel hôte:
Il s'agit de deux paramètres associés à l'environnement hardware qui leur donne vie: le controleur Midi.
Dans le cas du morceau "sine nomine par augusta" (ci-dessous), mon problème essentiel fut celui de la dynamique des voix. En effet, ce fugato fait s'enchainer par tuilages successifs des voix de choeur sans avoir de vraie maîtrise sur les nuances de celles-ci.
En effet, J'ai utilisé Live et un plug-in dans Reaktor "Hallelujah" que j'aime particulièrement avec un clavier CME U80 chinois de bonne facture, en widi (wifi version Midi) mais au toucher trop lourd pour permettre de restituer de façon subtile et crédible les piano, mezzo-forte ou forte que je souhaitais à priori! Donc, mon clavier n'était pas adapté! j'aurais dû, dans mon cas, utiliser mon "bon vieux" Edirol PCR-M80 , filaire lui pour le Midi; au toucher beaucoup plus "mou" mais à la vélocité plus contrôlable.
A l'inverse pour le morceau avec orchestre "sads thoughts in the morning" (ci-dessous), je l'ai réalisé un matin à "l'arrache" comme on dit, et là j'ai utilisé Kontakt 3 dans Digital Performer 7 avec le sus-cité cité Edirol.
Mais hélas, je n'ai pas réfléchi dans ma précipitation fébrile aux 4 octaves de ce clavier Midi qui ne permettent pas de visualiser le premier octave, en bas sur l'écran ( l'inverse du CME !), à partir duquel on accède aux différentes touches d'articulation,(des violons ici en l' occurence). Résultat, hormis une manipulation souris, toujours aléatoire dans la vitesse du flux audio, il ne me restait plus qu'à m'en tenir à UNE articulation ("legato" dans ce cas).
Dans les deux cas, j'ai utilisé la pédale de sustain mais, suivant le type d'instruments, à "appuyer" avec modération!
L'édition Midi à l'intérieur du logiciel, souvent permet de rectifier, voire d'améliorer certains cas critiques mais la manipulation, simple et salvatrice dans certains cas, peut s'avérer "casse-tête" (voire destructeurs) pour certains paramètres trop distants dans le temps par exemple.
Pour résumer, la précipitation est souvent mauvaise conseillère, et aussi professionnel soit-on, au sein de son home-studio deux claviers Midi ne sont pas de trop en fonction de son projet!
Diffusion prochaine du film The Italian Job (Braquage à l'italienne) le mardi 2 septembre 2008 sur TF1.
C'est en regardant le DVD il y a 3 ans, que j'ai vraiment découvert le style de John Powell des films d'action et d'espionnage. La bande originale m'avait littéralement scotchée (tout comme celle de la saga des "Jason Bourne", plus tard).
Une bonne maîtrise de l'orchestre, certes, mais aussi une aisance à manipuler les parties électro qui me rend vert de jalousie ! Il y a là une recherche de sons incroyable qui donne un résultat très riche en couleurs musicales.
La mémorable course poursuite en Austin mini !
C'est aussi ça l'orchestration : apporter des éléments extérieurs (non symphoniques) permettant de fabriquer de nouvelles palettes sonores. Et franchement, les musiques de John Powell ne sonnent pas juste comme un tapis orchestral qu'on aurait placé sur des loops de percussion électro-acoustiques ou des riffs de guitares saturées : tous les éléments rythmiques et harmoniques sont méticuleusement imbriqués pour donner un son unique (et ô combien entrainant, je suis sûr qu'on pourrait danser dessus si ça passait dans les boites de nuit. Idée à retenir si j'ouvre un nightclub un jour).
John Powell d'excellente humeur
Je ne sais pas s'il existe en France des compositeurs "connus" particulièrement doués pour l'électro-orchestral. Je pense à Eric Serra pour son très bon travail sur "Le cinquième élément" mais je n'ai pas souvenir d'autres BO mémorables dans ce style (je ne suis pas non plus hyper calé en béophilie).
Dans mon entourage, je connais au moins deux compositeurs très prometteurs pour qui le style électro-orchestral est parfaitement maîtrisé : Guillaume Roussel (The Final Shiver) et Laurent Couson (Roméos et Juliettes). Je vous invite à découvrir leurs œuvres mélangeant un vrai orchestre symphonique à des sonorités synthétiques diverses.
Actuellement, je fais quelques arrangements pour une émission de divertissement (France 2). C'est intéressant car ça change complètement de la relation que j'ai d'habitude avec le réalisateur. Cette fois-ci, le travail se fait en totale collaboration avec le compositeur de la musique originale (puisqu'il s'agit d'arrangements et non de compositions).
C'est même plus du ré-arrangement que de l'arrangement car je travaille sur des musiques qui sont déjà passées à l'antenne. Concrètement, je conserve la mélodie, ou un leitmotiv déterminant, mais je change les sons, les effets, les accompagnements, l'harmonie aussi parfois. De temps en temps, la voie est ouverte aux nouvelles idées, notamment l'ajout de plans d'orchestration (seconds plans, troisièmes plans...) que je glisse sous la thématique.
On s'en doute, la difficulté principale est de donner une peau neuve à un ancien morceau tout en prenant soin de ne pas trop s'éloigner de l'original (les gens sont habitués aux musiques). Il ne faut donc pas trop dénaturer ces dernières et trouver le bon dosage, les consignes du compositeurs aidant pour le mieux :-)
Ce travail est très intéressant. Et puis c'est toujours valorisant de se dire que beaucoup de spectateurs pourront entendre la musique (passage TV oblige). Cependant, une petite frustration peut naitre du fait de ne pas arranger mes propres mélodies. Et c'est vrai que pour faire un bon arrangement, il me paraît indispensable de bien ressentir la musique écrite par l'autre artiste (sinon, on risque d'arranger la musique de manière intellectuelle). En d'autres termes : il faut bien kiffer le morceau avant de se lancer dans le taff !
PS : au fait, je préfère ne pas mentionner le nom de l'émission tant qu'elle n'est pas diffusée. j'ai aussi un devoir de réserve vis à vis de la production et du compositeur. Disons que ce billet est juste là pour décrire le travail d'arrangeur :)
(Du coup, j'ai dû supprimer les commentaires qui divulguaient trop d'informations... désolé les amis...)
Aaaaaah, je ne veux pas écrire un énième article sur la théorie des modes diatoniques, (Ionien, dorien etc...), mais juste vous faire écouter quelques exemples sonores de ces modes, que j'ai piochés dans des bandes originales. Bien que j'ai écrit "couleurs modales" dans mon titre, le laisse de côté les gammes chinoises, arabisantes, andalouses etc... que je garde pour un prochain post ;-)
L'article sur Wikipédia explique très bien la théorie des modes musicaux (je vous invite à le consulter). Pour l'heure, je vous ai concocté une petite sélection musicale :
Je me limite volontairement aux touches blanches du clavier et je prends la gamme de do majeur comme point de repère (sachant que les 7 modes diatoniques se transposent dans toutes les tonalités).
1) MODE DE DO
Jouons la gamme de do majeur "do ré mi fa sol la si do" : c'est le mode ionien.
Superman (John Williams) :
Nous sommes là dans une gamme majeure classique avec une atmosphère musicale typique que l'on trouve dans toute musique en tonalité majeure (richesse, optimisme, ouverture etc...)
2) MODE DE RE Maintenant, on va jouer les notes de la même gamme, mais en commençant par le ré :
"ré mi fa sol la si do ré" : c'est le mode dorien.
La Toison douce (Tanguy Follio) :
L'atmosphère musicale qui en découle a une connotation médiévale, celtique.
3) MODE DE MI
Toujours en décalant la note de départ vers la droite, donc en commençant la gamme par le mi :
"mi fa sol la si do ré mi" : c'est le mode phrygien.
Gladiator (Hans Zimmer) :
Ce mode permet de créer une couleur hispanique (bien que ce ne soit pas le seul mode). D'ailleurs, dans Gladiator, on le surnomme "l'Espagnol !" .
4) MODE DE FA En commençant la gamme par le fa :
"fa sol la si do ré mi fa" : c'est le mode lydien.
Jumanji (James Horner) :
Il en ressort un petit côté "Disney" avec une pointe de merveilleux et une touche de mystère.
5) MODE DE SOL En commençant la gamme par le sol :
"sol la si do ré mi fa sol" : c'est le mode mixolydien.
The Full Monty (David Lindup) :
Ce mode présente une couleur musicale d'un aspect un peu plus rock.
6) MODE DE LA En commençant la gamme par le la :
"la si do ré mi fa sol la" : c'est le mode éolien.
C'est la gamme mineure naturelle, à l'aspect plus sombre et plus mélancolique que la gamme majeure (encore que...)
7) MODE DE SI En commençant la gamme par le si :
"si do ré mi fa sol la si" : c'est le mode locrien.
Gamme :
C'est une gamme assez étrange pour laquelle je n'ai pas encore trouvé d'exemple dans la musique de film. Si quelqu'un a un extrait à proposer....
J'ai retranscrit succinctement (à l'oreille) les extraits de Gladiator, Jumanji et 36 quai des orfèvres, (et j'ai détuné The full Monty) pour les proposer dans la même tonalité que mes autres exemples. Pardon aux compositeurs pour avoir quelque peu dénaturé leurs œuvres. 36 quai des orfèvres, par exemple, sonne bien mieux dans sa tonalité d'origine (mi mineur) que dans mon extrait (la mineur).
Bien entendu, pour ne pas tomber dans le cliché, ce n'est pas la peine de foncer tête baissée et de composer une musique bretonnante de 10 minutes en utilisant uniquement le mode dorien. Il faut penser à varier les plaisirs et revenir de temps en temps à des atmosphères musicales plus classiques (via les gammes majeures et mineures).