Bel Air Classiques est un label vidéo indépendant versé dans la musique classique, l'opéra et la danse. Partenaire privilégié de nombreux opéras et théâtres européens, nous mettons à la disposition du public le meilleur des performances scéniques en vidéo. Tags
DVD Opera Nous éditons en vidéo des DVD et Blu Ray d'opéras, nés des plus grandes mises en scènes contemporaines et interprétés par les chanteurs et chanteuses les plus en vue.
Nous enregistrons nos productions principalement au Festival d'Aix-en-Provence, à l'Opéra de Paris ou bien encore au Théâtre Mariinski de Saint-Petersbourg.
DVD Ballet Bel Air Classiques édite en Vidéo DVD et Blu Ray des spectacles de danse classique et contemporaine enregistrées auprès des plus grands chorégraphes comme Pina Bausch, Heinz Spoerli ou encore Jerome Robbins.
DVD Concert classique Bel Air Classiques propose également des éditions de concerts classiques, enregistrés auprès d'orchestres de renommée internationale comme l'Orchestre de Paris ou l'Orchestre du Théâtre Mariinsky dirigé par Valery Gergiev.
DVD Documentaire Bel Air Classiques édite en vidéo des DVD et Blu Ray des documentaires de création, en particulier versés dans la musique classique ainsi que dans la vie de compositeurs ou chorégraphes.
DVD Théâtre Bel Air Classiques édite en DVD et Blu Ray de nombreuses pièces de théâtre filmées en direct, en particulier les spectacles du Théâtre du Soleil, compagnie de renommée internationale dirigée par Ariane Mnouchkine.
Composition et réalisation de musique à l'image pour film, documentaires, publicité, film institutionnel, jeu vidéo, projet multimédia.
Si vous êtes réalisateur ou producteur, venez écouter sur ce site des exemples de réalisations.
Je suis à l'écoute de vos besoins ! Tags
Références / Réalisations Composition d'une musique pour le documentaire Largo sur la réalisation de la BD Largo Winch.
Composition symphonique classée 10ème au concours La Musique et La Mer du festival mondial de l'image sous-marine d'Antibes.
Certaines compositions sont éditées par ParsiParla, éditeur de musique pour l'image.
Formation / Compétences J'ai une formation pluridisciplinaire :
Formation de pianiste
Cours d'harmonie et de composition
Maîtrise des process de mixage et mastering
Diplôme d'ingénieur informaticien
Influences Musique pop/rock : Pink Floyd, Muse, Queen
Musique de film : Alan Silvestri, John Williams,Hans Zimmer, Vangelis
Musique classique : Chopin, Mozart, Grieg, Stravinski
Projets Je suis ouvert à tout type de projet : publicité, spectacle vivant, film institutionnel, théâtre, film, documentaire, jeu vidéo.
Je suis prêt à relever le défi et à apprendre dans les domaines que je ne connais pas.
N'hésitez pas à me contacter pour parler de vos projets.
Contact : David Beaugrand 5 chemin des champs sur l'eau 21310 ARCEAU FRANCE tél : 0664453744
Thèmes abordés : Compositeur de musique symphonique, Compositeur de musique pour l'image, Compositeur de musique pour documentaires, Compositeur pianiste, Compositeur ingénieur informaticien, Compositeur avec formation classique, Compositeur de musique pop-rock, Compositeur de musique de film, Compositeur de musique classique, Utilisateur de Sonar, Utilisateur de Symphobia, Musicien avec piano numérique, Compositeur pour publicité, Compositeur pour jeux vidéo.Catégorie > Annuaire Compositeur
Profs-edition est une toute jeune société d'édition qui propose de vendre les compositions et arrangements de musique d'ensemble des professeurs de musique.
Chaque auteur est payé en droit d'auteur.
Nous recherchons des auteurs.
ouverture prévue été 2012 Tags
Derrière Profs-edition il y a... ? Derrière Profs-edition il y a David Louis, musicien, enseignant en formation musicale et chef d'orchestre. Je travaille aussi comme copiste pour la société Quickpartitions.com
Depuis plusieurs années j'ai réalisé quelques arrangements pour mes ensembles et je sais aussi que bon nombre des mes collègues font de même.
C'est un travail passionnant, long et... rarement valorisé.
L'idée m'est donc venue de créer Profs-edition pour mettre ce travail en lumière.
Concrètement, quel est le contenu du site ? Nous éditons de la musique d'ensemble du Duo aux Orchestres ,symphonique, à cordes, d'harmonie, ensemble à plectres, de percussions... la seule limite est la proposition des profs !
Profs-édition n'est pas qu'un seul catalogue. Chaque partition est accompagnée de la "fiche pédagogique" qui recense le niveau et les difficultés rencontrée (difficultés liées à l'instrument, mais aussi rythmique ou mélodique). Le contenu est au final à destination des élèves.
Profs-Edition est un site légal ? Bien entendu !
Tous les auteurs ont une commission sur chaque ventes réalisées et sont payés en droit d'auteurs.
Nous passons donc un contrat d'édition des plus classique et nous cotisons à L'AGESSA.
Recherchez-vous des auteurs ? Nous recherchons effectivement des auteurs. Pièces originales ou des arrangements. La condition essentielle c'est que le morceau sonne !
Ce qui fait aussi la force de notre proposition c'est le choix en terme de niveau, ensembles, instruments. plus nous aurons d'auteurs et plus notre offre sera la plus large possible.
Comment se fait le lien avec les auteurs ? Confier ses pièces à une toute jeune société d'édition peu être un peu anxiogène !? :)
Aussi, nous avons mis en place une plateforme réservée exclusivement aux auteurs : Ils pourront accéder au suivi de leurs ventes en temps réels.
L'ouverture du site au public est prévue en été 2012.
Contact : Profs-edition.com 40 rue des genévriers 95800 CERGY France tél : 0177455122
Thèmes abordés : Editeur de musique, Editeur musical, Edition musicale, Pièces pour harmonie, Partition pour orchestre à cordes, Ecriture pour ensemble à plectres.Catégorie > Annuaire Edition
Nortal, compositeur de MAO.
Je vous propose ma page Soundcloud, avec quelques une de mes compositions.
Celles-ci ont des ambiances très variées.
N'hésitez pas à donner votre avis. Tags
Univers Varié Mes musiques ont des univers particuliers.
Elle diffères selon les périodes de composition.
Je n'ai pas de "style" à proprement parlé.
Les rythmes sont souvent influencés Rap, tandis que les clavier sont plus classique ou jazz selon les morceaux.
Choix des sonorités Je me sert beaucoup d'instruments avec effet revers, cela donne une douceur, une certaine fluidité au son que j'apprécie.
De plus, j'utilise des reverbes large donnant une ampleur presque irréelle.
La personnalité Mes musiques traduisent exactement ma personnalité.
Elles aspirent au rêve et à l'imaginaire.
L'univers de celles-ci permet la traduction de sentiments différents, utile pour les musiques de films pour faire passer une émotion.
Le mixage Mes musiques sont mixées de manière a ce que la rythmique soit largement présente.
A l'inverse du mixage traditionnel, les instruments leader ne ressortent pas plus que les autres, ils sont même étouffé, bien souvent, par l'effet reverse et la reverb.
La fonction des mes musiques Mes musiques sont principalement une manière de s'évader.
Elles font entrées dans une atmosphère particulière, par la diversité des son et des genres utilisés.
Compositeur, arrangeur orchestral, son style, s'inspire très largement de la musique des films populaires des années 60, 70, 80's (Vladimir Cosma, Georges Delerue, Henri Bourtayre, Raymond Lefevre, Michel Magne, Georges Auric... etc)
Pianiste, batteur, chanteur, accordéoniste de formation classique, il empoche début 80 un prix de percussion et de solfège au Conservatoire National de Rouen (76) puis attaque de front le professorat, le studio et la scène.
Au milieu des années 90 il se fait remarquer par la qualité de ses arrangements intégrants des instruments acoustiques émulés !!
Ses ensembles orchestraux sont si bluffants qu'ils s'intègrent tout naturellement dans le monde de la musique à l'image dite "VINTAGE"
Thèmes abordés : Diverses musiques sur télé matin France2, Musique du menu DVD de Mickael Youn, Prix de percussion et de solfège au Conservatoire National de Rouen , Vladimir Cosma, Georges Delerue, Henri Bourtayre, Raymond Lefevre. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur
Studio d'enregistrement et de post production à Issy les Moulineaux.
Des locaux spacieux et confortables vous attendent pour réaliser vos projets professionnels :
« Régie » de 47 m² et « Recording room » de 40m².
Manley, Neve, Lexicon, TC Electronic...
Reférences: Pub Tv nationale, court métrage, documentaire et albums. Thèmes abordés : Mixage et mastering du film Mamy Blues, Enregistrement live, mixage & prémastering de 'Trompe la mort', clip de Parker , Enregistrement & mixage de l'album 'Titres de légende' de Renato Velasco, Mixage de l'album 'Live' d'Emmanuel Weil, Enregistrement & mixage du dernier single de Betina Arrao, Bachelor of Music (1st div): London college of music. Tags Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement
C’est en quittant le Parc du Futuroscope (1998), où il travailla pendant 7 ans comme maître d’hôtel, qu’il prit son envol pour « courir le cachet » et vivre de sa passion (une vocation rapidement devenue sa profession).
Aujourd’hui, père de deux garçons qui écoutent à leur tour leur papa chanter, il comptabilise pas loin de 350 spectacles. Depuis bientôt dix ans, il interprète en solo ou en groupe (avec Les Ricochets) de grands noms de la chanson française, ainsi que ses compositions personnelles. Entre deux reprises aimées et choisies librement, ses créations sont ce qu'il lui tient le plus à cœur d'affirmer aujourd'hui...
Guardiola interprète ses chansons en Français et en Espagnol.
Thèmes abordés : 10 ans d'expérience dans la chanson sur scène, Spectacles et animations chantés pour tous publics, 15 années de théâtre amateur, Guardiola puise son inspiration dans la richesse et les petits riens de la vie quotidienne. Tags Catégorie > Annuaire Auteur compositeur > Annuaire Auteur de Chansons à textes
Ancien élève de la très réputée école de musique le CIAM (BORDEAUX), Thierry Link a contribué a la culture musicale en tant que bassiste au sein de nombreux groupes.
Il passera plusieurs séances en studio pour y enregistrer des disques avec différentes formations.
D'autre part, il commence ses premiers pas dans l'audiovisuel (figuration dans quelques téléfilms) et surtout la décoration pour le cinéma (le pacte des loups).
Thèmes abordés : Auteur compositeur de la musique du reportage de Christophe Laurier :'Allons enfants de l'Apathie', Plusieurs compositions utilisées sur Internet (produits Archos), Réalisaton d'un clip vidéo : 'Look me in the eyes'(Myspace, Youtube, Dailymotion, Créa+, etc..., Album-CD 15 Titres : 'Look me in the eyes'., Album en préparation, Formation musicale (CIAM), Expérience en studio, Scène, Concert, Groupe musique, Blues, Trip hop, Classique, Musique douce. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de film et cinéma > Annuaire Musique électro-orchestrale
Notre musique enveloppe deux volets musicaux :
JAZZ MOOD , standards de Jazz réharmonisés "à notre manière" et
CLASSICAS IMPRESSIONES, classical cross-over entre des thèmes classique qui touchent leJazz.
Nos performances sont bien appréciées pour des réceptions, vernissages, restaurants, diners de luxe et aussi bien sur la scène de concerts.
Nous vous invitons de découvrir notre "sound" avec la voix superbe d'HANNAH MIN sur le lien YOUTUBE: Tags
Agenas est une résidence artistique avec son quartet. Christian Scheldeman est pianiste, compositeur
et arrangeur du classic au Jazz.
Une recherche harmonique lui permet d'embellir
des thèmes appropriés pour la musique de film.
Enregistrements et productions. Nous travaillons avec des ingénieurs de son
professionnel.
L' acoustique est exceptionnelle grâce au lambris
de cèdre.
Un grand piano SEILER est sur place.
Salle de concert. Plutôt pour l' acoustique elle vous donne
le son de la vraie scène.
200 M2 , pourvu jusque un ensemble de 30 musiciens.
Le son reste naturel ayant un REVERBE qui fait rêver.
Orchestration Classicas inmpressiones est un mélange
classique et réharmonisation JAZZ.
Notre style est soft et apprécié dans de
différents événements en Europe.
Nous maintenons une improvisation qui ne s'éloigne
pas trop et qui reste pieds à terre.
Emporter les gens dans notre atmosphère musicale
nous fait énormément plaisir.
Ateliers pour voix et piano 4 ateliers par an.
L' accomodation est sur le site ayant
5 chambres et 4 salles de bains.
Les ateliers s' organisent pour 4 à 5 personnes
à partir d' un niveau moyen.
Contact : Agenas Musicas Christian Scheldeman 47150 Monflanquin France tél : 0671084728
Thèmes abordés : Pianiste Jazz, Enregistrement Jazz de qualité professionnelle, Arrangeur jazz, Salle pour concert, Ré-harmonisation jazz, Improvisation jazz, Atelier pour voix et piano.Catégorie > Annuaire Groupes de musique > Annuaire Jazz
Il s'agit de présenter un site contenant des enregistrements de standards de Jazz qu'on pourra écouter ou/et télécharger.
Par ailleurs, un traité d'harmonie basé sur la corrélation entre la musique et l'acoustique est présenté par l'auteur, pianiste et Ingénieur en chef des études et technique de l'armement (en retraite). Thèmes abordés : Interprète piano, Compositions originales, Chansons, Improvisation, Traité d'harmonie, Jazz , Middle Jazz, Jazz Latin, Crooners. Tags Catégorie > Annuaire Instrumentiste > Annuaire Claviériste
Dans ce billet, je voudrais vous faire écouter une musique composée par Pierre Maillard à l'aide de l'éditeur de partitions Finale 2007 incluant la GPO (banque de sons orchestraux Garritan).
J'affirmais dans ce billet que pour obtenir une musique orchestrale (par ordinateur) au son réaliste, le passage par un séquenceur me paraissait incontournable (contrairement à l'éditeur de partitions qui sert d'abord..... à faire des partitions). Je le pense toujours, mais après avoir écouté certaines musiques de Pierre, j'ai un avis plus flexible sur le sujet, et j'en suis fort content.
L'exemple ci-dessous est une musique romantique, avec essentiellement des bois et des cordes (+ harpe). Le tempo est assez lent, et le compositeur (âgé de 25 ans seulement) n'est pas tombé dans la facilité qui consiste à superposer des nappes de cordes en accords plaqués, sur lesquelles on ajoute une mélodie de flûte. L'écriture est agréable, avec du relief et de belles couleurs. Il est indéniable que ce morceau a été pensé "orchestre".
Sur le pont de Madison (Pierre Maillard) :
Même si l'on se rend compte qu'il s'agit d'une musique virtuelle, je trouve le rendu assez authentique, surtout pour une musique écrite dans un éditeur de partitions !
Cet exemple montre également l'importance de l'écriture. La qualité des samples ne fait pas tout.
Je dis ça parce que je reçois souvent des demandes d'avis de la part de jeunes compositeurs (ça y est, je parle comme un vieux sage qui aurait fait une brillante carrière).
Je constate que certains misent d'abord sur le côté "gros son", en proposant des musiques avec des ponctuations à la symphobia qui apportent un effet spectaculaire, cachant des mélodies, harmonies et orchestrations souvent pauvres.... des musiques sans réelle personnalité.
C'est pourquoi lorsque Pierre m'a demandé mon avis, j'ai été agréablement surpris. Je lui souhaite sincèrement de réussir dans ce métier et de continuer à écrire comme il le fait :)
Le préparateur de partitions (score preparator), quand il existe, intervient avant l'orchestrateur. Il facilite grandement la tâche du compositeur en travaillant à partir d'une session (Cubase, Digital performer etc.) permettant à l'orchestrateur de disposer d'une partition "propre" pour travailler. Le préparateur de partitions collabore donc essentiellement avec des compositeurs qui utilisent l'informatique musicale.
Lorsqu'un compositeur soumet une belle maquette à un réalisateur, le séquenceur, lui, présente une partition MIDI d'une clarté plus ou moins douteuse :
les notes ne sont pas forcément quantifiées
Il y a des keyswitch qui trainent
Les durées des notes ne respectent pas forcément la grille de division rythmique
Une même section de cuivres (par exemple) peut-être utilisée sur une seule piste midi
Le compositeur peut utiliser plusieurs pistes midi pour un seul phrasé etc...
En exportant ces notes dans une éditeur de partition, cela donnera probablement ceci :
Débrouilles toi avec ça, coco....
Le compositeur va donc confier sa session (Cubase, Logic etc...) avec la maquette audio en guise de repère, au préparateur de partitions. Ce dernier effectuera un nettoyage complet et carré de la séquence midi (quantifications, éclatement des parties, suppression des keyswitch etc...) et fera le transfert dans l'éditeur de partition. Selon les cas, il pourra apporter un premier travail de notation orchestrale comme la mise en place de certains signes, des nuances, des trilles et trémolos etc... un gain de temps considérable qui permettra au compositeur de se consacrer à sa musique.
Après le passage du préparateur de partitions, on y voit déjà plus clair...
Note : tout comme l'orchestrateur, le préparateur de partitions intervient sur le conducteur (pas les parties séparées dont la gestion est confiée au copiste).
Il y a quelques jours, j'ai eu l'opportunité de faire enregistrer une musique par un quatuor à cordes (pour un film).
Puis, une fois en possession des différentes prises, je les ai intégrées dans mon séquenceur en tant que pistes audio, et j'y ai superposé quelques instruments virtuels tels que du piano ou de la harpe.
Concernant le quatuor, j'ai sélectionné mes passages préférés de chaque prise (par ex le début de la prise 3, le milieu de la prise 1 etc...) pour les assembler et obtenir un morceau global correspondant le mieux à mes attentes. C'est du bricolage, certes, mais finalement avec la technologie on ne s'aperçoit pas que le morceau a été découpé.
En fait, si j'écris ce billet c'est parce que cette technique m'a rappelé une vidéo très intéressante (en français) que j'ai visualisée sur Youtube il y a quelques mois. Je vous invite à la regarder. Elle nous montre comment il est possible d'éditer et masteriser un CD entier de musique classique, à l'intérieur d'une station de travail audio numérique (ici, c'est Pyramix). On constate à quel point l'opérateur (Jean-Daniel Noir) qui est aux commandes du logiciel doit être doué d'une bonne oreille musicale et s'y connaître un minimum en instrumentation.
Moi c'est l'aspect "assemblage de lego" qui me botte dans cette vidéo :
C'est votre premier contrat de composition originale d'une musique pour un téléfilm, un documentaire TV, une série de dessins animés ? Et vous ne savez pas ce qu'il faut remplir comme papiers pour toucher des droits SACEM dans le futur ?
Voici la procédure : :
1) Dans un premier temps, les musiques composées pour un film devront être déclarées à la SACEM.
Une fois votre mission de compositeur terminée et que le film est validé par le producteur (prêt à être livré à une chaîne TV), c'est le moment de remplir quelques papiers et de les envoyer à la SACEM.
Avant tout : commander les formulaires par mail à cette adresse : portail.societaires(arobase)sacem.fr en précisant les références (voir ci-dessous) et en indiquant vos coordonnées postales.
Le bulletin de déclaration. Ref 715 ou Ref 705.
Il faut un formulaire pour chaque musique composée pour le projet. C'est une fiche sur laquelle on donne des renseignements sur le morceau de musique (style, bpm, durée, type d'orchestration, qui l'a composée etc...) et le pourcentage de droits d'auteurs qui vous revient.
Note, : le formulaire 715 est à demander si vous êtes le seul à toucher des droits sur la musique. Dès lors qu'il faut partager un certain pourcentage avec un éditeur, un arrangeur ou un parolier, choisissez le formulaire 705 (plus complet). Si vous partagez vos droits avec un éditeur (33 %, 50 %), n'oubliez pas de joindre le contrat d'édition dans votre courrier.
La fiche technique audiovisuelle. Ref 703 (et son annexe 704).
Un seul formulaire pour tout le film. C'est la fiche d'identité du film ou du documentaire. On y demande quelques détails techniques. Vous pouvez la remplir avec le producteur en n'oubliant pas de la lui faire signer.
Note: s'il s'agit d'une musique pour une pub TV, choisir la référence 763.
La feuille de montage, appelée aussi "cue sheet". Ref 720.
La aussi, un seul formulaire pour tout le film. Cette feuille permet de dresser la liste de "toutes" les musiques qui sont utilisées dans le film (même celles d'autres compositeurs, chansons etc...). En visualisant le film et en s'aidant du Time Code (ou d'une montre) on y indique à quel moment du film chaque musique apparaît, et pour quelle durée. On précise également qui l'a composée. Le remplissage de la feuille de montage peut être fait par le compositeur qui connaît bien les titres de ses oeuvres, en collaboration avec le producteur ou le monteur, qui eux connaissent les références des musique ajoutées dans le film, qui ne sont pas les vôtre (une chanson de Charles Trenet, une musique de Brian Eno etc...).
Note : on peut créer soit-même sa feuille cue sheet (dans excel par exemple).
Et bien sûr, joindre un CD audio de vos musiques.
Avec un tracklist lisible, en corrélation avec ce que vous déclarez. Cela peut être aussi une partition.
Ces quatre pièces sont à envoyer à la SACEM, 225 av. Charles de Gaulle - 92528 Neuilly-sur-Seine Cedex
2) Dans un deuxième temps viendra la distribution des droits d'auteur, par la SACEM :
Suite à une diffusion publique ou une reproduction sur support, ce sont les chaînes TV ou les distributeur de DVD/Blu-ray qui sont tenus de déclarer à la SACEM toutes les musique qu'on entend dans leurs films (je suppose qu'ils ont un double du cuesheet, confié par la production). Bref, ce sont eux qui s'acquittent des droits d'auteurs en versant de l'argent à la SACEM. Cette dernière les redistribue au compositeur (6 mois à un an plus tard...). Le producteur n'a donc pas à payer de droits SACEM. Au contraire, il en touche s'il est éditeur de vos musiques.
A ce propos, j'aimerais dire 2 mots sur le principe de certaines boites de production qui emploient bénévolement un compositeur, tout en promettant des droits d'auteurs conséquents. Cela peut être embêtant pour le compositeur si au dernier moment le film n'est pas acheté par la chaîne, ou bien si le film est moins bien diffusé que prévu... Personne ne sait à l'avance ce que va devenir le film.
Par principe (et par ce qu'en attendant des droits d'auteurs pas forcément phénoménaux, il faut bien se nourrir,) je demande toujours un forfait (une prime de commande), ne serait-ce que pour le temps passé à composer, à produire, à mixer avec mon propre équipement, les logiciels et les banques de sons que j'ai dû acheter. En comparaison, le cameraman, l'accessoiriste, le monteur etc... n'ont pas à payer leur matériel.
Et puis franchement, comparé au reste du budget production, on ne peut pas dire que les compositeurs de notre envergure coûtent très cher... surtout si l'on produit nos musiques avec des ordinateurs et des sons virtuels.
Ceci est valable si l'on n'est pas encore inscrit à la SACEM ou bien si l'on veut protéger ses œuvres provisoirement.
www.copyrightfrance.com : Dépôt en ligne d'une musique pour 12 € (ou bien 2 musiques pour 18 €). Paraît assez fiable.
SNAC : dépôt par la poste de 4 musiques pour 34 €. Grande fiabilité
Envoi à soit même en recommandé d'une enveloppe (contenant vos mp3 ou partitions), le cachet de la poste prouvant l'antériorité de vos œuvres face à un tiers mal intentionné. Ne pas ouvrir l'enveloppe ! Fiabilité approximative
Dépôt chez un Notaire (prix inconnu, probablement pas donné). Grande fiabilité.
D'après ce que j'ai pu lire sur le forum de compositeurs.org, le dépôt en ligne des mp3 sur le site www.copyrightfrance.com semble idéal pour protéger vos musiques (bon rapport qualité-prix). Envoi de mp3 ou de fichiers provenant de votre éditeur de partitions.
Je viens de découvrir sur le site de la SACEM qu'il était possible (pour un adhérent) de déposer des œuvres provisoires :
"Le dépôt provisoire d'une œuvre partielle (Réf. 706) : ce formulaire permet de protéger une œuvre qui n'est pas encore totalement terminée (paroles ou musique restant à écrire). Il n'est cependant pas suffisant pour permettre à la Sacem d'assurer le versement des droits.
Lorsque l'œuvre est achevée, un bulletin de déclaration définitif doit remplacer ce dépôt provisoire."
Nous avons d'une part une mélodie stridente jouée par des instruments aigus (violons, flûtes) et d'autre part des ponctuations agressives en saccades jouées par des cuivres et des percussions (trombones, grosse caisse, timbales).
Le volume sonore de ces 2 parties sont à peu près identiques. On ne peut pas vraiment dire lequel est en avant et lequel est en arrière plan. Je crois que c'est notre humeur du moment qui fait qu'on va plutôt remarquer tel ou tel plan sonore en premier. Et puis, ça peut changer en cours d'écoute.
Par contre :
Entre ces 2 plans extrêmes (du point de vue des couleurs orchestrales), s'est glissé un troisième plan sonore, plus discret mais au combien utile : un petit leitmotiv récurrent joué par des cordes dans les médiums-aigus, à la manière d'un écho. Ce tapis rythmique a son importance car, d'une part il va apporter du "mouvement", et d'autre part il va lier l'ensemble pour le rendre moins sec (un peu comme le lait qu'on ajoute à la farine et les œufs pour faire des crêpes). Cet aspect technique très souvent utilisé en orchestration s'appelle la résonance...
Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...
Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète
la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...
"Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous
gagnerez à Roland-Garros... "
Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths
qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un
minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture
musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale,
d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque
de sons correcte.
Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques
petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...
Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le
tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.
Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :((
Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois
rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une
mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la
technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non
professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).
Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré bordel chantier... et ça me prend beaucoup de temps.
Mes habitudes reposent sur 4 axes principaux :
1) Mélanger les couleurs sonores :
C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons.
Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents
coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson +
violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel]
etc...
Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :
Valse des mariés (Tanguy Follio) :
Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :
- Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
- Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
- Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
- Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
- Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique,
pourquoi pas...)
- J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec
une enclume et une cymbale).
- C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).
Et ainsi de suite....
Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.
Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.)
on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement)
foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.
2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :
Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne
peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :
Articule !!!
Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste"
en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes).
Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua....
Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...
De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes
notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un
phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues,
des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net,
plus compréhensible.
Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :
Début de The Raider's March (John Williams) :
Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes
- D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque
plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration
au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide,
je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).
- Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs
de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le
chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis
patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête).
A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :
Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :
- Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie
"contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte,
je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)
C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :
Variation du contrôleur Expression
- 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne
mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui
montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.
- Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...
Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.
- Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation,
devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la
piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances
de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en
réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis
d'autres musiciens à ce sujet.
Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !
Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple,
plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).
Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne
automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.
Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.
Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :
Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps,
j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de
timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres
etc...).
Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la
monotonie.
Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais
aussi des staccatos de flûte !)
Du relief, du choix, du varié !
Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).
Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...
Du mouvement !
Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX,
Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit
leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.
Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).
- Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :
De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.
Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...
Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).
Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).
Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).
Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...
En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)
Je développe ici le tip que j'ai placé sur ma page myspace.
Prenez n'importe quel note, par exemple un sol2. Puis montez la gamme en respectant les intervalles suivants :
1/2 ton, 1 ton, 1/2 ton, 1 ton etc... jusqu'à tomber sur la même note à l'octave (ici sol3). Cela donne une gamme de 9 notes.
Faisons jouer cette gamme au ralenti par une harpe :
Puis en accéléré :
Encore plus vite (et plus doux aussi) :
Maintenant, jouons la sur 2 octaves :
Ensuite, faisons un mouvement de va et vient (up and down)
Faisons jouer ce up and down 2 fois de suite dans le registre pianissimo :
Ajoutons un crescendo de cors :
Un peu de windshimes pour renforcer le côté fantastique :
B) Nom de Zeus :
Faisons jouer les 5 premières notes de la gamme par des instruments aigus
Puis jouons les 5 dernières notes de la gamme, mais en descendant, avec des instruments graves
En superposant 1 et 2 on obtient un "escalier" très reconnaissable dans la BO
C) Le run qui déchire :
On prolonge cet escalier des graves jusqu'aux aigus
Le tout joué très très vite et très lié
On rajoute un glissando de Harpe (toujours la même gamme) dans les aigus
Dans le prochain billet, je vous ferai écouter une musique que j'ai faite dans le style de Retour vers le futur ;-)
Pour le réalisateur Stéphane Berla.
Découvrez sur la chaine ARTE ce soir à 22h25 (jeudi 3 septembre 2009) une émission consacrée à la période 1965-1975 pendant laquelle des compositeurs comme Michel Legrand, John Barry, Lalo Schifrin ou encore Ennio Morricone ont véritablement su se démarquer par leurs styles innovants (brassant l'orchestral, le jazz, la pop, les synthés analogiques, la musique expérimentale etc..).
Ce soir j'irai écouter sur Arte les témoignages de ces grands artistes et satisfaire un peu plus ma curiosité sur cet univers qu'est la musique de film :)
Pour ceux qui n'auraient pas eu la chance de visiter ce blog génial avant 22h25 (et qui ne possèdent pas de programmes TV), Arte a eu la bonne idée de prévoir des rediffusions :
Avec cette avancée technologique, les ingénieurs repoussent les limites de l'édition audio (analyse polyphonique d'un signal !).
Melodyne Studio de la marque Celemony offre des possibilités très intéressantes : outre les fonctions très précises de correction d'amplitude et de hauteur, il permet de créer de nouvelles rythmiques et de nouveaux accords à partir d'une phrase de guitare de départ (ou de batterie, de piano etc....) et tout ça sur un matériau audio ! On peut donc "créer" quelque chose de nouveau avec cet outil.
Par exemple, en théorie, il serait possible (et là j'emploie le conditionnel) d'isoler chaque note d'un morceau joué au piano (pris dans un CD du commerce) et de modifier la mélodie, l'harmonie et la rythmique de ce morceau... auquel on pourrait ajouter d'autres instruments (provenant de nos banques de sons ou même d'autres CD , pourquoi pas...).
L'intérêt, je le vois dans le fait de faire moins appel au MIDI, notamment l'utilisation des samples (qui bien qu'issus d'instruments réels, ne permettent pas de retranscrire le jeu de l'instrumentiste). Avec Melodyne, on travaillerait directement à partir de phrasés modulables à souhait ce qui permettrait de conserver d'une part le "gros son" d'origine, et d'autre part le jeu instrumental (respirations, attaques, portamentos, liaisons, relâchements, vibration etc...) sans oublier l'émotion de l'instrumentiste captée lors de la prise de son, d'où une sensation de réalisme.
Comme beaucoup de musiciens qui n'ont pas encore essayé la bête, je me pose des questions concernant l'efficacité du logiciel sur les phrasés très riches harmoniquement et mélodieusement (BO d'Harry Potter par exemple) ou très sales (Métal, grunge etc...). Idem pour les musiques qui ont beaucoup de réverbe.
Enfin, sachez que Celemony propose des banques de sons (sous forme de phrases instrumentales, riffs, solo...). Il y a tout un choix d'instruments, pour le moment issus du registre pop rock jazz etc... : Horn section, electric bass, guitar, saxophone, voice.