Gabriel Vallejo est un compositeur, pianiste et guitariste, originaire d'Amérique Latine.
Après avoir étudié en Argentine, il s'installe à Paris pour continuer sa formation musicale tout en se produisant dans diverses formations de tango, jazz et musique latine en Europe (France, Belgique, Portugal, Espagne, Allemagne, Autriche...).
Improvisateur de musique classique, tango et folklore argentin, jazz et latin jazz, il a composé des pièces pour divers ensembles, tels que
orchestre à cordes, Big-bang jazz, quatuor, trios et duos.
Il a donné des Concerts au Teatro Municipal de Santa Fe (Argentine 1998), à l'Eglise Saint Meri (Paris 1999), à "L'Entrepôt" (Paris 2003), au Théâtre de La Vieille Grille(Paris, 2002/04), au Théâtre de l'Ermitage (Paris 2005), au Théâtre de l'Ile Saint-Louis (Paris, 2000), à la Maison d'Amérique Latine (Paris 2008) et dans les Fondations des Etats Unis, de la Suisse, de l'Argentine, de la Suède et de l'Allemagne (Cité Universitaire de Paris).
Il participe également au Festival des Arts
et de la Vigne (Châtillon en Diois, 2006), à l'Espace Beaujon (Paris 2006), au Festival Trans ' latines (Paris 2007), au Festival International Tango (Tarbes 2007), à la Cité des Arts (Paris 2008), ainsi qu'au Théâtre du Casino (Aix-les-Bains 2008).
Gabriel Vallejo compte en outre quelques concerts à l'international comme le Festival de Flamenco y Musica del Mundo à Zafra (Espagne 2004), le Festival d'été au "Café Parc" à Liège (Belgique 2004), le Tango Festival à Ettlingen (Allemagne 2005), Workshop et concert à Ondajazz
et Cefalopode (Lisbonne, Portugal 2006), Espaço Celeiros (Évora, Portugal 2006), à La Plaza Civica de Rosario (Argentine 2006), Kirche St. Peter auf dem Berg (Wiesbaden, Allemagne 2007), et au Jazz Club de Eisenach (Allemagne 2007).
Il a aussi participé en tant que pianiste de Jazz et Music-hall dans plusieurs formations sur diverses croisières en Europe, pour Holland America et Costa Cruises (2001-2008).
Depuis l’année 2003, il a travaillé comme pianiste accompagnateur de danse classique et contemporaine pou Yvonne Meyer, Gailene Stock, Gérard Sibbritt, Monique Arabian, Jennifer Goubé, Sarah Rayna, Alice Psaroudaki, Gilles Guillaumes, Sherry Sable et Stephane Prince entre autres...
Il a travaillé pour l'Académie international de danse (AID), dans L'Académie Américaine de Danse de Paris et dans les Conservatoires de Danse de Neuilly sur Marne et Drancy.
Il a composé enfin plusieurs pièces de musique de danse classique et contemporaine pour piano solo.
Depuis 2008 il travaille avec le 'label Revisited Music / Universal Music' et continue à se produire avec ses diverses formations en quartet, trio, duos et en solo à travers ses propres compositions et arrangements.
Thèmes abordés : Enregistrements pour artistes divers, Concert, Spectacle, Scène, Accompagnement piano, Diplôme de Professeur National de musique, spécialité piano , Etudes d'écriture et contrepoint , Etudes en orchestration , Arrangements jazz pour Big Band , Perfectionnement en piano et arrangement, Musique classique, Musique contemporaine, Musique Jazz, Music Latino. Tags
POLYPHONIES : première école à distance d’écriture musicale et de composition, sur le net depuis 1999 !
Les cours sur cédéroms sont accompagnés de corrections et de suivi particulier tout au long de votre formation. Etudes parfaitement libres, aisées et accessibles à tous. Conçue pour débutant, notre pédagogie propose aussi aux musiciens professionnels des adaptations selon vos acquis musicaux préalables. Plus d’horaires et déplacements contraignants. L’école développe quatre niveaux d'étude pour une formation complète et approfondie.
Niveau 1 : harmonie, mélodie
Niveau 2 : schème, contrepoint (2 et 3 voix)
Niveau 3 : contrepoint (3 et 4 voix), analyse, composition
Niveau 4 : analyse, composition avancée
... Pour devenir tout simplement un pro de la compo!
Thèmes abordés : Création de Cd-Rom pédagogiques pour l'apprentissage de la musique, Réalisation de Cd-Rom didactiques pour l'apprentrissage de l'écriture musicale, Cd-Rom éducatif pour apprendre l'écriture musicale et la composition. Tags Catégorie > Annuaire Cours de musique > Annuaire Cours à distance
Après des études classiques à Paris (piano, hautbois, harmonie, contrepoint, fugue, orchestration dans la classe de Guillaume Connesson), il travaille l'improvisation et le jazz en classe d'orchestre.
Il développe plusieurs projets de musique vivante parmi lesquels un quartet de jazz avec lequel il remporte un prix de composition au Concours National de Jazz de la Défense, le premier prix du tremplin professionnel du Festival Jazz à Vannes, le premier prix du Festival d'Avon, et enregistre les disques 'Mafate' et ‘Empreintes’ pour le Label Musicaguild (Editions Abeille Musique) salués par la critique et encouragés par Didier Lockwood.
Il se produit avec de nombreux autres artistes (jazz, électro world...). D'une famille de musiciens, passionné depuis toujours par la musique de film, il compose celle de plusieurs courts et moyens métrages, documentaires, films institutionnels et travaille actuellement sur son premier long métrage. Il compose également pour des projets de musique contemporaine (orchestre d’harmonie de Pantin, duo Links, trio Achromates, quatuor Musinema, etc) Thèmes abordés : Composition des albums 'Empreintes' et 'Mafate' (Editions Abeille Musique), Bande originale du documentaire 'Je veux tout de la vie' de Pierre Seguin (Saraband Film), Bande originale du film 'Solitaire' de Anne Zinn-Justin (GREC), Bande originale du film 'Close-Up' de Claude Farge (Butterfly Production), Jingle de 'Un livre un jour' diffusé sur France 3, Premier Prix du Tremplin Professionnel au Festival Jazz à Vannes 2008 avec 'Olivier Calmel [Quintet]', Prix de composition au Concours National de Jazz de la Défense 2008 avec 'Olivier Calmel [Quintet]', Lauréat Musique Emergence 2007, Prix d’orchestration avec félicitations du jury (Thierry Escaich, Olivier Kaspar et Guillaume Connesson), DEM d’écriture (harmonie, contrepoint, fugue), Bela Bartok, Igor Stravinsky, Maurice Ravel, Claude Debussy. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique jazz
Sidlsar beatmaker et rappeur créateur du site instrulibre.com dedié aux instrus libres de droit et à l'autoproduction vous propose des instrus libres de droit et des instrus gratuites à télécharger.
Thèmes abordés : Bibliothèque de musiques libres de droit, Catalogue en ligne de musiques libres de droit, Hip-Hop, Rap, R&B, Musique électro. Tags Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement > Annuaire Beatmaker
Pierre-Yves Plat a commencé le piano classique a l’âge de cinq ans avec Marie-Claude Legrand. Sa personnalité et son sens inné du rythme le portent spontanément vers le ragtime, le boogie et le stride puis vers l’improvisation, qu’il découvre auprès d’artistes comme Edouard Ferlet (Prix du meilleur pianiste de Jazz à Berkeley en 1992) ou Fabrice Eulry, « le Chopin du boogie ».
C’est a l’instigation de ce dernier qu’il enregistre un premier disque de ragtime en 1996 et commence a se produire sur scène. Il a joué depuis dans de nombreuses salles a Paris et en province et participé régulièrement a des festivals de blues, de ragtime et de boogie-woogie (Petit Journal Saint-Michel et Montparnasse, Lattitude Jazz Club, etc.), ainsi qu’a l’animation musicale de l’hôtel palace George V.
Encouragé par le grand succès de ses libres ré-interprétations de Bach et Chopin, Pierre-Yves Plat poursuit un cycle de compositions a partir d’œuvres de Haendel, Mozart, Beethoven, Listz, etc. Ses variations, réunies dans l’album 'Pourquoi Pas', s’appuient sur une étonnante virtuosité et répondent a son tempérament profond qui allie, non sans malice, le goût de structures classiques et le plaisir d’échappées rythmiques vers d’autres styles musicaux.
Pierre-Yves Plat poursuit une carrière en solo en proposant notamment un spectacle musical ('Vous avez dit Classique ?'). De Chopin à Ray Charles, l’artiste s’amuse beaucoup sur scène ; tantôt il jette un œil goguenard à son public, tantôt il se crispe sur un accord, sur une note et conserve sa position pendant quelques secondes, comme en recherche d’équilibre. Entre deux accords, il réajuste son tabouret, s’essuie le front, bref, donne une grande liberté à son jeu qui, du coup, semble facile... Le jeune virtuose réussit même le tour de force de faire chanter l’assistance, de manière complètement inattendue. Pierre-Yves Plat réussit une traversée musicale entre humour et fantaisie, classique et jazz : un véritable show ! Thèmes abordés : Enregistrement de l'album-CD 'Récréations' (Piano solo), Enregistrement de l'album-CD 'Pourquoi Pas' (Piano solo), Nombreux concerts de piano solo, Ludvig Van Beethoven, Frédéric Chopin, Johannes Brahms, Johann Sebastian Bach. Tags Catégorie > Annuaire Instrumentiste > Annuaire Pianiste
Compositeur ayant suivi une formation classique et rock, Frederick Juilliart commence la musique à l'âge de 4 ans. Il apprend l'harmonie et la composition au conservatoire de Reims. Diplômé de musicologie à l'université de lettres de Reims, il effectue un passage au Centre musical et Créatif de Nancy. Au cours de sa carrière, il rencontra et joua avec Stephan Forte du groupe Metal ADAGIO. Thèmes abordés : Création du logo IMAGINATION ENTERTAINMENT, DEUG musicologie, Formation au Centre musical et Créatif de Nancy, Hans Zimmer, Eric Serra, Jerry Goldsmith, James Horner, Marco Beltrami, Craig Armstrong. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de film et cinéma > Annuaire Tous les styles musicaux
Marci (Eric Marcilly) est un chanteur et guitariste nantais, l'auteur et le compositeur de ses chansons en français.
Il était à la tête des groupes Aubois Mekness de 1994 à 1999, puis Midbarek de 2001 à 2004, et de la formation nantaise "Les sujets qui fâchent" de 2005 à 2008 avec notamment le percussionniste Olivier Congar (collaborations avec Philippe Katrine, Mukta et Les Little Rabbits) et le bassiste et accordéoniste François Badeau. Marci a déjà sorti trois albums, en 1997, 2004 et 2009.
Marci est sur scène depuis 1994. Il est monté sur les planches de nombreuses salles et festivals : Le Nancy Jazz Pulsation, les « show-case » des Fnac de Troyes, Reims et Nancy, le FIMU, Festival International de Musique Universitaire de Belfort, le « Festival en Othe », « Festival Ville en Musique » de Troyes. En Loire-Atlantique : le TNT, le Violon Dingue, le Panonica, l'Art Scène, la Salle Bretagne, la Salle Bonne-Garde, le Live Bar, l'Altercafé, la Guinguette (Trentemoult)...
Album en écoute sur le site. Thèmes abordés : Album sorti le 5 février 2009, Diplômé du Music Academy International, Folk, Chansons françaises, Blues, Jazz. Tags Catégorie > Annuaire Chanteur
Je fais du piano depuis l'âge de 10 ans déjà et j'ai toujours aimé inventer, créer. Or ce n'est que très récemment que je me suis aperçu à quel point la musique de film ou de jeux vidéo me passionnait.
Plutôt orienté jazz, blues ou encore rock, je me suis ouvert à de nombreux styles musicaux, que ce soit le rap, le reggae, le classique etc...
Aujourd'hui, un rêve a grandi en moi, composer des musiques de jeux ou même de films, bien que la route soit encore longue.
Tags Catégorie > Annuaire Arrangeur > Annuaire Compositeur
Au cours de son histoire, le monde a subi diverses épreuves, dévastant tantôt la Nature, tantôt l'Humanité... Et voilà qu'aujourd'hui une nouvelle plaie fait son apparation... Eleventh Plague, groupe originaire de l'Ile de France, crache un Heavy-Metal puissant fusionnant les diverses influences ayant marqué la musique depuis des décennies. Doté de rythmiques rapides et puissantes, accompagnées de solos aériens et de lignes de chant rageuses, préparez vous à affronter la résurrection du Heavy-Metal... Thèmes abordés : Album-CD Eleventh Plague , Nombreux concerts, Concert Le Sous Marin, Concert Espace B, Concert La Scène Bastille, Machine Head, Stratovarius, Iron Maiden, Metallica. Tags Catégorie > Annuaire Groupes de musique > Annuaire Heavy Metal
Réalisation et production de spots publicitaires (TV et radio), de bandes son pour l'événementiel (spectacles, Théâtre), ainsi que des films institutionnels (Corporate, entreprises, communication sonore...)
Une équipe de professionnels pour gérer les aspects techniques et administratifs, véritable passerelle entre les annonceurs et les régies.
Thèmes abordés : Bande Originale de Ben-Hur de R.Hossein, Défilé Cacharel. Tags Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement
Bonjour,
J'ai suivi une formation de piano et de composition classique, au conservatoire Russe A. Scriabine (à Paris).
Ex-pianiste classique, j'ai monté un projet de musique électro-acoustique instrumentale que l'on peut découvrir sur ma page Myspace, ainsi que sur Last.fm et Facebook.
Solo à l'origine, le projet tend à s'ouvrir vers une collaboration avec d'autres musiciens (actuellement au Canada et au Japon).
Recherche de sonorités chaudes et musicalité restent à la base de notre travail.
Bonne écoute
Thèmes abordés : Projet de musique électro acoustique, Formation de pianiste, Etudes de composition classique, Conservatoire Russe Scriabine, Musique classique, Musique instrumentale, TripHop, Electro. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur
Quand j'ouvre un livre d'une symphonie de Mahler, je songe fréquemment au travail qui a été fait en amont par les spécialistes de la gravure musicale : un véritable travail d'orfèvre. Pour avoir tenté plusieurs fois d'éditer moi même mes partitions, je me rends compte combien c'est difficile d'obtenir un résultat carré et soigné.
Je place ici une interview que j'ai réalisée auprès de Jean-Paul Gilles, éditeur et professionnel de la gravure musicale.
Une sujet qui ne traite pas seulement du cinéma, mais du monde de la musique en général :
- Y a-t-il une différence entre l’appellation « graveur musical » et « copiste » ?
La différence, pour moi il en existe bien une, tend à se diluer avec l'adoption des logiciels de notation musicale de plus en plus
performants et faciles à mettre en œuvre. Le copiste est celui qui travaille dans l'urgence pour fournir aux musiciens un matériel lisible en un temps record (modification en séances d'enregistrement par ex.). Mozart, lorsqu'il composait avait toujours une armée de copistes qui écrivaient le matériel pour l'orchestre au fil de la composition du maitre. Maintenant le copiste peut travailler avec un logiciel, mais pour moi il y a toujours la notion de rapidité.
Le graveur quand à lui intervient pour la mise en forme finale avant édition de la musique, avec une notion de lisibilité avant tout, mais aussi d'harmonie graphique et d'application des règles strictes de la notation musicale pour ne pas perturber les automatismes de lecture des interprètes. Avec le graveur, je vois la notion de perfection, de temps et de pérennité.
- Quel est le support le plus fréquent que le client vous confie pour la mise en partitions ? (manuscrit, fichier midi, fichier Finale (ou autre éditeur)
Généralement c'est un manuscrit, mais il m'est arrivé de travailler (relevé) à partir de vidéos ou de CD audio et depuis quelques temps de fichiers Finale ou Sibelius. Les éditeurs proposent aux compositeurs des cours ou des stages sur les logiciels de notation musicales afin d'éviter le recours à un "copiste-graveur" ou tout au moins limiter le rôle de ce dernier. Procédé très mal accepté par beaucoup de compositeurs.
- Actuellement, quels sont les éditeurs de partitions les plus utilisés par les professionnels de la gravure ?
Il y a une quinzaine d'années c'était Score le plus utilisé. Il fonctionnait sous MS Dos, était très efficace au prix d'un apprentissage conséquent. Il gérait le midi et produisait des fichiers Poscript. Aujourd'hui, ce sont Finale, Sibelius, Berlioz qui a une liberté de notation très importante et dont le mode de travail se rapproche du travail de gravure traditionnel. Certains graveurs mélangent les outils comme James Ingram, le graveur de toutes les oeuvres de Stockhausen. Il travaillait avec Finale pour entrer les notes, exportait le tout en EPS pour retravailler avec ses propres outils (lignes et courbes) dans Freehand. Tout est possible. Quelquefois, je me sers d' Illustrator pour certaines notations contemporaines.
- Concernant la musique de film de l’âge d’or (Alfred Newman, Bernard Hermann, Miklos Rozsa etc…) alors que l’informatique n’existait pas, prenait-on le temps de « graver » la musique ou bien les musiciens devaient-ils déchiffrer des partitions manuscrites ? (pour des raisons de délais).
Je pense que l'on travaillait exclusivement sur des partitions manuscrites. Les copistes expérimentés avaient une dextérité et une clarté d'écriture extraordinaire. Les partitions manuscrites de vrais copistes sont souvent plus belles et plus lisibles que celles qui sortent de nos ordinateurs... à méditer.
- A la fin, combien d’exemplaires livrez vous à vote client ? Un seul exemplaire, une copie etc…
Pour les orchestres :
En général et sauf demande particulière, je livre les scores d'orchestres imprimés en 2 exemplaires (A3) et le matériel (parties séparées) (A4) en autant d'exemplaires qu'il y a de pupitres à l'orchestre. Je fournis souvent pour le régisseur, un exemplaire du conducteur et un exemplaire de chaque partie au format pdf sur CD pour les archives.
Pour les éditeurs :
Je livre des fichiers PS, EPS ou même PDF (de plus en plus) selon les spécifications de l'imprimeur.
- Quelles sont les études à suivre pour exercer votre métier ? Devez-vous obligatoirement obtenir un diplôme ? (conservatoire ou autre).
A ma connaissance, pas d'études particulières. Il existe des classes de maniement à Finale ou Sibelius dans quelques grands conservatoires. Aux Etats Unis, dans les grandes écoles de musique style Berkeley ou Juliard, il existait des cours d'écriture manuscrite, (la notation issue de ces cours est bien reconnaissable) je ne sais pas si cela est encore pratiqué. (C'est de ces règles d'écriture que viennent les polices comme Jazz, Swing, Lee , Ash, Russ music qui portent le nom de grands copistes américains et ont toutes les mêmes caractéristiques). Il faut bien sûr maitriser la lecture, la transposition et les règles
typographiques de l'écriture musicale. Il existe quelques ouvrages qui traitent du sujet notamment : The art of music engraving et processing de Ted Ross aux éditions Hansen House et Music Engraving Today de Steven Powell éditions Brichtmark Music. Il faut aussi faire une étude graphique poussée des partitions des grands éditeurs.
- Quelles sont les principales qualités pour exercer ce métier ?
Je dirais d'abord la patience (en dehors bien sûr, de la maitrise du sujet), ensuite la ténacité et la faculté à ne pas se laisser décourager par la somme de travail que représente la gravure d'un opéra pour orchestre symphonique de 150 ou 200 pages manuscrit. Par exemple, lorsque je reçois le manuscrit d'un compositeur avec lequel je travaille pour la première fois, j'imagine toujours que je vais passer beaucoup de temps à déchiffrer son écriture et, au bout de quelques pages, j'ai intégré sa graphie et tout roule. Il faut aussi se mettre à la place du musicien qui va lire la partition pour penser les tournes en fonction de son instrument.
- La concurrence sur la marché est-elle rude ?
J'imagine que oui dans les grosses maisons d'édition et avec l'avènement des "usines à copier la musique" du Maroc, de Chypre et maintenant d'Asie. Je me situe un peu en dehors du débat car je grave moi même ce que j'édite et que j'ai un petit réseau de compositeurs et d'orchestres qui me font confiance.
- Pensez vous que le graveur musical soit à la fois un artisan et un artiste ? (part de créativité…)
Pour moi le graveur est avant tout un artisan car il met en pratique ses connaissances des règles typographiques et musicales maitrisées au fil du temps de son apprentissage. Ce qui n'exclut pas la créativité (tout au moins dans la musique contemporaine) car il faut trouver ou dessiner des signes représentant au mieux les idées du compositeur en repoussant ou en détournant les capacités des logiciels. C'est bien évidemment la part du travail que je préfère !
Merci à toi, Jean-Paul pour ta gentillesse et ta disponibilité ;-)
"Bonjour, je suis actuellement en terminale dans un lycée à Lorient et j'aurais voulu savoir quelles sont les études à suivre pour devenir compositeur de musique de film. Une formation au conservatoire est-elle indispensable ? Peut-on apprendre tout seul ? Dois-je aller vivre à Paris pour augmenter mes chances ?
Pierre Debout, de Carnac (56)"
Hello Pierre, voilà un sujet intéressant !
Hier encore, je lisais sur un forum une discussion houleuse à propos du cursus des compositeurs. Le débat opposait les musiciens ayant suivi une formation classique et les autodidactes.
Je fais partie de cette deuxième catégorie mais je ne rentrerai en aucun cas dans le jeu des détracteurs du conservatoire.
Je l’ai toujours dit, que vous soyez autodidactes ou médaillé d’un prix d’écriture, vous avez « appris » la musique.
Si ce n’est pas un professeur qui vous l’a enseignée, alors, c’est un livre, une partition, un tutorial sur Internet, un CD, vos propres oreilles…
Moi, franchement, j’aurai bien aimé suivre quelques cours d’écriture ou d’orchestration quand j’étais plus jeune.
Etant à 90 % autodidacte, c’est l’expérience qui m’a formé, sur le tas, en faisant des essais, en jetant ce qui était mauvais et en perfectionnant ce qui était bon. Mais cela a pris des années. Je pense sincèrement qu’un professeur agréé m’aurait fait gagner du temps en me guidant vers l’essentiel, en me faisant éviter certains pièges.
Car, comme pour le dessin, la musique requiert un minimum de technique, et obéit qu’on le veuille ou non à un certaines règles harmoniques. C’est comme ça, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, peut-être est-ce dû à la physiologie de l’oreille et du cerveau humain…
En fait, une fois les bases musicales acquises, libre à l’artiste de cultiver son talent et développer sa personnalité musicale,
soit par ses propres moyens, soit par un cursus scolaire approfondi. Je reçois régulièrement des mails comme celui de Pierre avec la question : faut-il nécessairement faire des études pour devenir compositeur de musique de film ?
Que répondre ? faut-il citer des exemples concrets d’autodidactes qui ont réussi ? Ordinairement je pèse le pour et le contre.
L'auto-apprentissage :
Vous développez votre curiosité, vous avez peut-être un peu plus de liberté, vous choisissez librement vos orientations artistiques, vous n’êtes pas influencés par vos paires (mais par vos idoles, oui !). L’apprentissage est long, passionnant et gratuit. Si vous n’êtes pas un bon commerçant, il vaut mieux espérer avoir un job en parallèle pour la prochaine décennie.
L’école :
Si vous êtes un élève doué et discipliné, vous apprendrez directement les bases. Vous obtiendrez un diplôme et de bonnes références, qui vous ouvriront des portes. Peut-être pas directement celles du show-biz ou du cinéma, mais vous trouverez probablement une activité professionnelle qui soit en rapport avec la musique (professeur de musique, interprète dans un orchestre etc.). Ce métier vous permettra de gagner votre vie tout en continuant vos recherches de contrats dans la musique de film.
En outre, conservatoires, universités et écoles professionnelles (comme l'Itemm, l'Aimra, l'Ircam, la Schola Cantorum) sont des lieux de rencontre. Qui sait, certains de vos camarades ou professeurs deviendront des orchestrateurs, des monteurs professionnels, ou des interprètes de qualité : tous ces contacts vous seront potentiellement utiles un jour ou l’autre.
Imaginez que, lors d'une composition pour orchestre, vous soyez entrain d'écrire un passage avec des cordes. L'ensemble des cordes est composé de 5 instruments (violons 1, violons 2, Altos, violoncelles et contrebasses). Je me souviens m'être posé quelques questions à ce propos :
Dois-je obligatoirement entendre 5 notes différentes tout le temps ? (ou 4 si les contrebasses se contentent de doubler les violoncelles)
Puis-je faire jouer ponctuellement la même note par 2 instruments différents ? (doublon)
Est-il possible de croiser des parties, par ex : faire jouer des notes hautes par les violoncelles et des notes basses par les violons ? (si cela est possible techniquement).
Il suffit de regarder attentivement les partitions (conducteurs) de symphonies ou de musique de chambre pour trouver les réponses. Néanmoins, ce n'est pas toujours évident pour ceux qui ne maîtrisent pas la lecture à vue, d'autant plus qu'à chaque instant il faut être capable de comparer chaque portée tout en tenant compte des différentes clés.
Le film ci-dessous, qui fait penser à une séquence MIDI, représente un quatuor écrit par Beethoven (Opus 133). Les notes de chaque instrument y sont représentées en temps réel (synchronisées à la bande son, jouée par de vrais instruments) :
Rouge : Violon 1
Orange : Violon 2
Vert : Alto
Bleu : Violoncelle
Cette vidéo me paraît intéressante, car elle nous permet d'avoir une vision globale du morceau (les intervalles entre les instruments, les parties croisées, les parties muettes, les doublons par contre sont difficilement observables). A tout moment, il est possible d'appuyer sur le bouton pause et d'analyser la juxtaposition des notes. Pour autant, cela ne remplace pas les cours d'harmonie, on est bien d'accord ;-)
Pour une vision encore plus générale d'un morceau, voici le premier mouvement de la 5ème symphonie de Beethoven. Avec autant de parties instrumentales, cela devient confus par moments, mais c'est tout de même intéressant à voir :
On peut se poser la question de savoir si les notes affichées sont rigoureusement les notes que l'on entend. Ce que l'on trouve sur Internet n'étant pas toujours fiable...
A priori, ces vidéos me semblent sérieuses. L'auteur du montage (Stephen Malinowski) a utilisé (créé ?) un logiciel qui transcrit un fichier MIDI en une représentation graphique telle qu'on la voit ci-dessus. Le fichier MIDI ayant lui même été créé soigneusement note par note à partir d'une partition papier, le résultat devrait être conforme à l'oeuvre originale, normalement...
Le logiciel qui fabrique ces séquences s'appelle : MUSANIM (Music Animation Machine MIDI Player) et est un freeware. Aller sur le site de musanim
Nous avons d'une part une mélodie stridente jouée par des instruments aigus (violons, flûtes) et d'autre part des ponctuations agressives en saccades jouées par des cuivres et des percussions (trombones, grosse caisse, timbales).
Le volume sonore de ces 2 parties sont à peu près identiques. On ne peut pas vraiment dire lequel est en avant et lequel est en arrière plan. Je crois que c'est notre humeur du moment qui fait qu'on va plutôt remarquer tel ou tel plan sonore en premier. Et puis, ça peut changer en cours d'écoute.
Par contre :
Entre ces 2 plans extrêmes (du point de vue des couleurs orchestrales), s'est glissé un troisième plan sonore, plus discret mais au combien utile : un petit leitmotiv récurrent joué par des cordes dans les médiums-aigus, à la manière d'un écho. Ce tapis rythmique a son importance car, d'une part il va apporter du "mouvement", et d'autre part il va lier l'ensemble pour le rendre moins sec (un peu comme le lait qu'on ajoute à la farine et les œufs pour faire des crêpes). Cet aspect technique très souvent utilisé en orchestration s'appelle la résonance...
Ce choix s'effectue lorsque vous remplissez l'encadré "Options fiscales" du formulaire P0i (quand vous décidez de vous enregistrer en tant que compositeur travailleur indépendant, au centre des impôts).
Petite parenthèse : si vous pensez que la composition musicale ne vous rapportera pas plus de 32000 € par an (chiffres 2009), vous n'êtes pas obligés d'appliquer de TVA. Il suffira d'écrire une somme HT sur vos factures et de mentionner: « TVA non applicable article 293B du CGI » Donc là : pas de TVA gagnée, pas de TVA à reverser (forcément).
Pour cette option, il faut cocher la case "franchise en base TVA" (et non régime réel normal ou mini-réel) au moment de votre inscription sur le formulaire P0i
Mais revenons à l'option déclaration trimestrielle de la TVA à 5,5 % (régime réel normal ou mini-réel) :
Cette option qui consiste à reverser votre TVA chaque trimestre peut être intéressante, car vous pourrez déduire la TVA de vos achats (investissements pour la musique) :
Cette déclaration se présente sous forme d'un papier que l'on reçoit tous les 3 mois et qui comporte 2 parties (je schématise un peu) :
Une première partie qui correspond à la TVA de 5,5 % que vous avez appliquée sur l'ensemble de vos factures (des 3 derniers mois) et que vous devez redonner à l'Etat.
Une seconde partie qui correspond à la TVA de 19,6 % de l'ensemble de vos achats (des 3 derniers mois) qui vous permettent de faire votre métier (voir qq exemples plus bas).
Comme il s'agit d'une soustraction, la TVA que vous reversez au Trésor Public est plus petite que celle que vous avez perçue sur votre facture. Il arrive même que les déductions de TVA de vos achats soient plus élevées que vos TVA de factures (vos notes d'auteur), ce qui vous met en position de crédit positif (en d'autres termes, le Trésor Public vous doit de l'argent, sous forme d'avoir sur votre prochaine déclaration trimestrielle de la TVA).
Voici quelques exemples d'achats dont vous pourrez déduire la TVA sur votre déclaration trimestrielle :
Matériel de musique (instrument de musique, banque de sons etc.)
Consommable (cartouches d'encre pour imprimer vos partitions, papier A4 etc.)
CD et DVD vierges
Matériel de bureautique (crayons, bloc-notes, trombones etc.)
Mobilier de bureau (chaise confortable, lampe halogène etc.)
Forfait Mobile
Forfait Internet
Déplacement pour RDV dans une boite de prod
Repas d'affaire avec un réalisateur
Frais de courrier postal
Places de concert de musique classique
Achat de CD de musique de film (Les réalisateurs donnent souvent des références)
Achat d'un DVD du dernier concert de Morricone
etc...
NB : Les factures SNCF et RATP ont des TVA à 5,5 %
En résumer :
Franchise en base TVA :
Pas de TVA perçue, pas de TVA reversée au Trésor Public
TVA au régime réel normal ou mini réel :
Une TVA gagnée, "en partie" reversée au Trésor Public : c'est un gain pour vous (même si un chèque plus petit reste un chèque quand même...).
Aussi, lorsqu'un client me demande mon tarif pour un devis, je donne toujours un chiffre rond Hors Taxe en précisant que la TVA est à 5,5 %.
C'est ce chiffre qui correspond le mieux à la valeur de ma rémunération (et que je vais effectivement recevoir, moins les cotisations sociales...)
Et l'argent que l'on touche de la SACEM ?
Quand on reçoit les feuillets de répartitions, la SACEM indique clairement à combien s'élève la TVA qu'il faudra déclarer au Trésor Public. En outre, les feuillets de répartition sont accompagnés d'une "facture" à signer et à renvoyer à la SACEM.
C'est un sujet qui m'interpelle car je donne actuellement des cours d'éveil musical à un enfant de 6 ans qui souffre d'une sévère déficience visuelle.
Or, j'ai lu dernièrement un article qui m'a fait découvrir l'existence de l'audiodescription : un procédé qui consiste à décrire en voix off ce que l'on voit dans un film (via un système de sortie audio par casque, pour ne pas gêner les autres spectateurs)
- Pour les malentendants, il existe les sous-titres qui décrivent l'ambiance sonore (porte qui grince, musique menaçante, bruit de fond, et les dialogues évidement).
- En ce qui concerne l'audiodescription pour les malvoyants et non-voyants, c'est la voix d'un narrateur (voix enregistrée et mixée) qui interprète de manière concise ce qui ne s'entend pas (expressions du visage, décors, gestes, pancartes, description physique des personnages etc).
Au-delà de ces caractères visuels explicites, l'audiodescription essaie même de faire passer l'humeur et l'émotion que doit ressentir le spectateur, ce qui n'est pas une mince affaire.
En ce sens, je trouve que la musique de film participe à sa manière à une forme d'audiodescription. Même si le rôle d'une bande originale n'est pas forcément d'illustrer pas à pas les images qui se déroulent à l'écran (comme le mickey mousing), la musique permet en outre de "baigner" le spectateur dans une ambiance qui est en corrélation avec le propos du film. Prenons le temps de fermer les yeux devant un film pour constater à quel point la musique est source d'informations.
Marco Beltrami :
Dans cet extrait, un gong introduit d'emblée quelque chose de brutal voir même agressif. Puis, après un court silence, le sursaut laisse la place à une musique plus calme composée d'une voix féminine plaintive et d'un tapis orchestral sombre, pesant et menaçant. Le ton du film est donné : "femme - violence - gravité" (Scream : Sidney's Lament).
Hans Zimmer :
Dans cet extrait, on distingue nettement une alternance de 2 séquences musicales. D'abord, on entend une musique dynamique et rythmée, appuyée par des staccatos de cordes et de percussions, comme si le compositeur voulait produire un effet de panique. Cette séquence est interrompue plusieurs fois par un tapis instrumental essentiellement composé de percussions exotiques (Gamelan ?) qui place le spectateur en attente avant la reprise du thème "panique". Cette alternance de séquences musicales reflète bien le mouvement du film à cet instant : 2 scènes qui se passent en parallèle. L'une montrant l'héroïne poursuivie par un soldat birman, essayant de rejoindre un bateau. L'autre scène montrant des marins en alerte attendant l'héroïne pour pouvoir lever l'ancre. La note grave qui termine cette séquence musicale marque la fin de la poursuite : la femme a réussi à atteindre le bateau, elle est sauvée de justesse. (Beyond Rangoon : Village Under Siege).
C'est aussi pour cette raison que j'utilise souvent le terme "musique descriptive" quand je parle de musique de film.
Un petit truc tout bête que j'utilise régulièrement pour changer de tonalité, c'est de conserver une note du dernier accord de la tonalité 1, et faire en sorte qu'on retrouve cette note dans le premier accord de la tonalité 2.
Par exemple, je termine une phrase sur un accord de SOL majeur (notes sol-si-ré), je peux embrayer sur un accord de SIB majeur (notes sib-ré-fa) pour démarrer une autre phrase musicale. C'est la note ré qui est en commun.
D'ailleurs, je me suis livré à un petit exercice : je joue du piano dans une tonalité de LA mineur et j'arrive sur un accord de Sol majeur (qui est très commun dans la tonalité de LA mineur). J'ai donc les doigts qui enfoncent les notes sol-si-ré...
Et là je me dis comme ça : "tiens, aujourd'hui je suis de bonne humeur, je tenterais bien un changement de tonalité (soyons fou !)". Je vais appliquer ma méthode de transition qui consiste à conserver une note.
Donc, en partant de l'accord de SOL majeur (notes sol-si-ré) :
Je décide de conserver la note sol (flèche bleue) je peux jouer un accord de MIB majeur (notes mib-sol-sib)
Je décide de conserver la note ré (flèche verte) je peux jouer un accord de SIB majeur (notes sib-ré-fa)
Enchainement d'accords : LAm MIm SOL (bis) ---> SIb REm (bis)
L'astuce, c'est que l'oreille humaine va entendre dans le changement de tonalité, une note commune : une empreinte auditive qui va permettre une transition tout en douceur.
Il existe bien sûr d'autres manières de changer de tonalité (je montrerai quelques exemples dans un autre billet).