23 ans de pratiques et d'études musicales, passionné de musique Electro et de Jazz, ce subtil mélange a fait vibrer des centaines de personnes dans divers lieux cultes du monde musical electro.
De nombreux festivals produits dans des pays tels que l'Allemagne, la Hollande, la Belgique et l'Angleterre ont permis a DJ MOS de se faire une réputation dans le monde de la musique electro minimal remixée en version Club.
Dj et producteur de musique electro, né en 1963 à Marseille, il se lance sur le marché comme DJ itinérant et se fait remarquer dès 2008 dans différents festivals.
En 2009, DJ MoS participe à pas moins de 18 concerts et festivals en Rhône-Alpes. Une ascension en partie dûe au travail effectué sur ses reprises remixées à la sauce Minimal Club et sa qualité de prestation.
Un album est en préparation pour l'année 2010.
Thèmes abordés : Arrangeur pour les groupes Ange, Trio Jazz, PZP Rock, Technicien de régie son, Contrebassiste et bassiste dans des formations Jazz Rock, Formateur technique de mixe platines, Responsable d'ateliers musicaux pour l'association M.O.S.AD, Etudes Musicales à la JAV, Formation professionnelle musicale a l'IMFP de Salon de Provence, Electro, Jazz, House, Techno. Tags
Adillus est le fruit d’un compositeur passionné par la musique et les nouvelles technologies.
Ludo Lov, jeune producteur-compositeur
a suivi des études en communications visuelles ainsi que l'étude du solfège et du piano à l’Académie de musique.
L'apprentissage autodidacte de la MAO (musique assistée par ordinateur) et des techniques en matière de son font d'Adillus un artiste complet qui saura répondre à toutes vos attentes, notament dans le domaine de l'identité sonore (communication et chartre sonore, signature sonore de votre entreprise etc).
Les musiques d'Adillus.com sont réalisées "sur mesure" pour répondre à vos besoins. Pas de catalogues de musiques pré-formatées, mais des musiques entièrement originales !
Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Identité sonore
The Shiny Weasel project est un projet de composition musicale desinée à la production visuelle. Etudes musicales classiques, home studio, possibilité de nombreux styles Tags
Musique pour film ou court métrage Composition originale adaptée à tout projet visuel artistique. la musique de Shiny Weasel project oscille entre la musique electro atmosphérique, l'ambient féérique, ou l'electro pop plus rythmée. sa connaissance de la musique classique lui permet de pouvoir également écrire des partitions originales pour orchestre.
Musique pour documentaire Habillage sonore pour documentaires ou film d'entreprise. The shiny weasel project a collaboré sur un habillage sonore d'un clip de présentation d'Interlude santé.
Musique pour publicité Composition efficace adaptée à touts produits. Participation à la création d'une bande originale pour une pub Audi, ainsi qu'un remix d'un groupe franco américain Panda transport
Etudes musicales classiques Ses études au conservatoire de musique de lyon permet à The shiny weasel project de composer des musiques allant du classique à l'electro pop ambient et atmosphérique
Grande banque de sons Home studio, avec grande banque de plugs in, recherche de sons, travail sur Cubase, table de mixage, enregistrement, synthétiseurs analogiques.
recherche sonore adaptée à toute demande
Contact : Shiny Weasel project 5 montée des épies 69005 Lyon Lyon France tél : 0668658768
Thèmes abordés : Musique électro atmosphérique, Electro pop, Ambiant music, Musique documentaire, Bande son pour film corporate, Compositeur film d'entreprise, Musique pub, Composition musicale publicité, Compositeur avec formation classique, Home studio équipé avec banques de sons, Recherche de sons.Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de film et cinéma
Sidlsar beatmaker et rappeur créateur du site instrulibre.com dedié aux instrus libres de droit et à l'autoproduction vous propose des instrus libres de droit et des instrus gratuites à télécharger.
Thèmes abordés : Bibliothèque de musiques libres de droit, Catalogue en ligne de musiques libres de droit, Hip-Hop, Rap, R&B, Musique électro. Tags Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement > Annuaire Beatmaker
DOOBLE MOOSIC est un studio de répétition, avec possibilité de prise de son live (au tarif d'une répétition). DOOBLE MOOSIC est la solution idéale pour les jeunes musiciens qui n'ont pas forcément les moyens de s'offrir un enregistrement live de qualité (avec la participation d'un ingénieur du son).
De plus, nous donnons un petit coup de pouce aux jeunes groupes en leur proposant des prestations informatiques tels que la création de pages personnelles et sites Internet...
Notre credo : "un musicien doit s’occuper exclusivement de créer sa propre musique" DOOBLE MOOSIC se charge du reste. Thèmes abordés : Promotion et positionnement de jeunes groupes de rock via Internet, Réalisation de clips musicaux, Musique Rock, Musique Garage, Musique Pop-Rock, Musique Fusion. Tags Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement > Annuaire Studios de répétition
Création sonore, son, ambiance, musique électronique pour tout type de projet : Vidéo, spectacle, jeux vidéo, multimédia.
Création en Home Studio. Sample, Sampling, Pré-production, Composition.
Reportage vidéo sur DVD. Cours, stage et formation à la MAO et aux pratiques du Home Studio. Stage production de musique électronique. Thèmes abordés : Bande Originale du Film "Idéologies et racisme des films du lac", Technique Vidéo Communication, Ecole Supérieure de Communication de Lyon 99, Ambiant , Techno, Electro, TipHop. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur
Références artistiques :
Enregistrement des voix, mixage et mastering sur l’album « Surfin’ USSR » d’Irina Popovska, composition de 2 titres hommage à Louis de Funès pour ce même album
Création de site Web et habillage sonore ( www.artchi3d.com, www.pastille.org, www.l-aquarium.com )
Création de la bande son du spectacle « Mr H » pour la compagnie Anima Théâtre (Marseille)
Création du logo sonore et enregistrement des annonces du Tramway de Marseille (MPM, Ville de Marseille)
- Montage et mixage de la bande son du spectacle « Yéti, Yéti pas » pour la compagnie Anima théâtre (Marseille)
- Création de la bande son du spectacle « 1+1+1 » de Frédéric Levy pour l’association L’épicerie (Marseille)
Enregistrement et mixage sur l’album « Réfractaire » de Jean Lozzi pour l’association SESAME (Marignane)
Arrangements sonores sur l’album « Mankao » de David Bergeron
Montage et mixage son sur le reportage vidéo «Nebay» de Daniel Trombenrojas pour l’association ZAPATA (Marseille)
Création d’ambiances sonores et de jingles sur sites Web ( ORSystem, 1001 Œil )
Ingénieur du son / réalisateur à DM Production, studio de production publicitaire radio à Marseille (Europe 2, RFM, Skyrock….)
Références techniques :
- Régie son retours sur les concerts du festival «Calenda Maya» aux Baux de Provence pour l’association Jade et la compagnie Henri Agnel (Marseille)
- Régie son et vidéo sur le festival « 4,20 au fond du bassin » à la Friche belle de mai pour l’association L’épicerie (Marseille)
- Régie son (façade et retours) de divers concerts et animations musicales sur le festival «les Floralies» à Sanary pour la société 2MTS (La Farlède)
- Appareillage des arbitres en systèmes HF sur matchs de Football et de Rugby au stade Vélodrome à Marseille, au stade Furiani à Ajaccio, au stade Mayol de Toulon, à Nimes… pour la société Alidia (Jossigny)
Enregistrement et mixage des chansons composées par les élèves du Collège Marie Laurencin (projet sur le tri sélectif) (Marseille)
Co-organisation du festival « 4,20 au fond du bassin » avec l’association L’épicerie et le Système Friche Théâtre
Formateur:
Initiation théorique et pratique à la numérisation de bande, et au traitement du signal sonore (restauration) en cours particuliers pour la société Adiscos (Paris)
Enregistrement et mixage au Studio des Sirènes (studio d’enregistrement à Marseille)
Thèmes abordés : Réalisation du logo sonore et habillage sonore du tramway marseillais, Réalisation de la bande son du spectacle 'Mr H' de la compagnie Anima Théâtre, Habillage sonore de sites Internets, Création de la bande son du spectacle « 1+1+1 » de Frédéric Levy, Arrangements sonores sur l’album « Mankao » de David Bergeron, Musiques éléctroniques, Pop-Rock, Hip-Hop, Jazz. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Identité sonore
- Production et management d'artistes
- Élaboration de maquettes pour des jeunes talents
- Conception et réalisation d'albums
- Musique pour spectacles vivants
- Musique originale pour sites web
- Enregistrement de CD souvenir (enfants, adultes)
- Edition musicale (dépôts SACEM, song-books...) Thèmes abordés : Album 'Memory' Mildo-Productions, Album 'Homo Complexus' Carolyne Jomphe, Prix de la meilleure musique en 1989. Tags Catégorie > Annuaire Arrangeur
Cédric Martin, 30 ans, guitariste, bassiste, batteur, pianiste, percussionniste, ingénieur du son et auteur compositeur interprète est un passionné de musique et d'écriture. Thèmes abordés : Auteur compositeur et interprète de l'album-CD 'Les murs', Variété francaise, Francis Cabrel , Jean-Jacques Goldman, Georges Brassens. Tags Catégorie > Annuaire Auteur compositeur > Annuaire Interprète
François TOMASI est né à Périgueux le 29 juin 1943. Issu d’une famille de mélomanes, petit cousin du célèbre compositeur Henri TOMASI, il commence ses études musicales dès l’âge de cinq ans. Son instrument est alors le piano qu’il étudiera pendant plus de dix ans au Conservatoire du Puy en Velay sous la haute autorité de son professeur Jean HEISSER.
Adolescent il s’installe à Montmartre et fréquente alors son milieu artistique. Dans les années soixante, la butte abrite de nombreux artistes que François TOMASI côtoie régulièrement : Francis LAY, Pierre BAROUH et surtout le poète Bernard DIMAY.
C’est au sein de ce bouillon de culture qu’il découvre la guitare classique et en tombe amoureux surtout grâce à Nino GEMA, auteur compositeur interprète et guitariste de talent.
Ce dernier devient son professeur. François TOMASI fera des progrès fulgurants et décidera alors de devenir guitariste professionnel. Il a alors dix sept ans.
Des rencontres avec des concertistes aussi prestigieux que Andres SEGOVIA, Narcisso YEPES, Ida PRESTI et Alexandre LAGOYA le confortent dans sa nouvelle vocation.
Il est obligé de quitter Montmartre pour Marseille et travaille son instrument en autodidacte. Il rencontre à nouveau Alexandre LAGOYA qui lui conseille de travailler avec René BARTOLI professeur au CNR de Marseille. Il entre dans ce Conservatoire en 1965 pour obtenir deux ans plus tard un premier prix à l’unanimité (président du jury Pierre BARBIZET).
C’est à cette époque que François TOMASI fait la navette entre Marseille et Paris où il fréquente le studio d’enregistrement de Bernard ESTARDY. Il y partage sa passion de la musique avec des personnalités de la chanson française telles que Nino FERRER, Françoise HARDY et Anne VANDERLOVE (grâce à laquelle il participe à l’enregistrement d’un de ses disques sous la direction de François RABBATH).
Sa carrière de guitariste professionnel peut alors commencer.
De 1968 à aujourd’hui il jouera:
-Soliste avec l’orchestre national de Chambre de TOULOUSE(direction G.ARMAND)
-Soliste avec l’orchestre de Chambre de Marseille (direction C.TOURNEL)
-Soliste avec l’orchestre de HYERES (direction C.CICCOLETTA)
-Soliste avec I MUSICI AZZURI
-Soliste avec les ARCHETS de PROVENCE
Thèmes abordés : Guitariste soliste avec l’orchestre national de Chambre de TOULOUSE, Guitariste soliste avec l’orchestre de Chambre de Marseille, Guitariste soliste avec l’orchestre de HYERES, Guitariste soliste avec I MUSICI AZZURI, Guitariste soliste avec les ARCHETS de PROVENCE, Premier prix de conservatoire (CNR Marseille), Classique, Guitare classique, Musique guitare, Nino GEMA. Tags Catégorie > Annuaire Cours de musique
Portail consacré aux professeurs de musique. Cet espace vous permettra de partager vos expériences avec d'autres professeurs, de trouver de nouveaux élèves, des outils, des interviews, des reportages etc.
Prof 2 Zik est un moyen facile est agréable de communiquer entre professeurs ou avec vos élèves (inscription entièrement gratuite). Thèmes abordés : Professeur de piano, Professeur de guitare, Professeur d'accordéon, Professeur de flûte traversière, Professeur de violon, Musique classique, Musique contemporaine, Musique piano, Musique guitare. Tags Catégorie > Annuaire Cours de musique
"Bonjour, je suis actuellement en terminale dans un lycée à Lorient et j'aurais voulu savoir quelles sont les études à suivre pour devenir compositeur de musique de film. Une formation au conservatoire est-elle indispensable ? Peut-on apprendre tout seul ? Dois-je aller vivre à Paris pour augmenter mes chances ?
Pierre Debout, de Carnac (56)"
Hello Pierre, voilà un sujet intéressant !
Hier encore, je lisais sur un forum une discussion houleuse à propos du cursus des compositeurs. Le débat opposait les musiciens ayant suivi une formation classique et les autodidactes.
Je fais partie de cette deuxième catégorie mais je ne rentrerai en aucun cas dans le jeu des détracteurs du conservatoire.
Je l’ai toujours dit, que vous soyez autodidactes ou médaillé d’un prix d’écriture, vous avez « appris » la musique.
Si ce n’est pas un professeur qui vous l’a enseignée, alors, c’est un livre, une partition, un tutorial sur Internet, un CD, vos propres oreilles…
Moi, franchement, j’aurai bien aimé suivre quelques cours d’écriture ou d’orchestration quand j’étais plus jeune.
Etant à 90 % autodidacte, c’est l’expérience qui m’a formé, sur le tas, en faisant des essais, en jetant ce qui était mauvais et en perfectionnant ce qui était bon. Mais cela a pris des années. Je pense sincèrement qu’un professeur agréé m’aurait fait gagner du temps en me guidant vers l’essentiel, en me faisant éviter certains pièges.
Car, comme pour le dessin, la musique requiert un minimum de technique, et obéit qu’on le veuille ou non à un certaines règles harmoniques. C’est comme ça, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, peut-être est-ce dû à la physiologie de l’oreille et du cerveau humain…
En fait, une fois les bases musicales acquises, libre à l’artiste de cultiver son talent et développer sa personnalité musicale,
soit par ses propres moyens, soit par un cursus scolaire approfondi. Je reçois régulièrement des mails comme celui de Pierre avec la question : faut-il nécessairement faire des études pour devenir compositeur de musique de film ?
Que répondre ? faut-il citer des exemples concrets d’autodidactes qui ont réussi ? Ordinairement je pèse le pour et le contre.
L'auto-apprentissage :
Vous développez votre curiosité, vous avez peut-être un peu plus de liberté, vous choisissez librement vos orientations artistiques, vous n’êtes pas influencés par vos paires (mais par vos idoles, oui !). L’apprentissage est long, passionnant et gratuit. Si vous n’êtes pas un bon commerçant, il vaut mieux espérer avoir un job en parallèle pour la prochaine décennie.
L’école :
Si vous êtes un élève doué et discipliné, vous apprendrez directement les bases. Vous obtiendrez un diplôme et de bonnes références, qui vous ouvriront des portes. Peut-être pas directement celles du show-biz ou du cinéma, mais vous trouverez probablement une activité professionnelle qui soit en rapport avec la musique (professeur de musique, interprète dans un orchestre etc.). Ce métier vous permettra de gagner votre vie tout en continuant vos recherches de contrats dans la musique de film.
En outre, conservatoires, universités et écoles professionnelles (comme l'Itemm, l'Aimra, l'Ircam, la Schola Cantorum) sont des lieux de rencontre. Qui sait, certains de vos camarades ou professeurs deviendront des orchestrateurs, des monteurs professionnels, ou des interprètes de qualité : tous ces contacts vous seront potentiellement utiles un jour ou l’autre.
Quand j'ouvre un livre d'une symphonie de Mahler, je songe fréquemment au travail qui a été fait en amont par les spécialistes de la gravure musicale : un véritable travail d'orfèvre. Pour avoir tenté plusieurs fois d'éditer moi même mes partitions, je me rends compte combien c'est difficile d'obtenir un résultat carré et soigné.
Je place ici une interview que j'ai réalisée auprès de Jean-Paul Gilles, éditeur et professionnel de la gravure musicale.
Une sujet qui ne traite pas seulement du cinéma, mais du monde de la musique en général :
- Y a-t-il une différence entre l’appellation « graveur musical » et « copiste » ?
La différence, pour moi il en existe bien une, tend à se diluer avec l'adoption des logiciels de notation musicale de plus en plus
performants et faciles à mettre en œuvre. Le copiste est celui qui travaille dans l'urgence pour fournir aux musiciens un matériel lisible en un temps record (modification en séances d'enregistrement par ex.). Mozart, lorsqu'il composait avait toujours une armée de copistes qui écrivaient le matériel pour l'orchestre au fil de la composition du maitre. Maintenant le copiste peut travailler avec un logiciel, mais pour moi il y a toujours la notion de rapidité.
Le graveur quand à lui intervient pour la mise en forme finale avant édition de la musique, avec une notion de lisibilité avant tout, mais aussi d'harmonie graphique et d'application des règles strictes de la notation musicale pour ne pas perturber les automatismes de lecture des interprètes. Avec le graveur, je vois la notion de perfection, de temps et de pérennité.
- Quel est le support le plus fréquent que le client vous confie pour la mise en partitions ? (manuscrit, fichier midi, fichier Finale (ou autre éditeur)
Généralement c'est un manuscrit, mais il m'est arrivé de travailler (relevé) à partir de vidéos ou de CD audio et depuis quelques temps de fichiers Finale ou Sibelius. Les éditeurs proposent aux compositeurs des cours ou des stages sur les logiciels de notation musicales afin d'éviter le recours à un "copiste-graveur" ou tout au moins limiter le rôle de ce dernier. Procédé très mal accepté par beaucoup de compositeurs.
- Actuellement, quels sont les éditeurs de partitions les plus utilisés par les professionnels de la gravure ?
Il y a une quinzaine d'années c'était Score le plus utilisé. Il fonctionnait sous MS Dos, était très efficace au prix d'un apprentissage conséquent. Il gérait le midi et produisait des fichiers Poscript. Aujourd'hui, ce sont Finale, Sibelius, Berlioz qui a une liberté de notation très importante et dont le mode de travail se rapproche du travail de gravure traditionnel. Certains graveurs mélangent les outils comme James Ingram, le graveur de toutes les oeuvres de Stockhausen. Il travaillait avec Finale pour entrer les notes, exportait le tout en EPS pour retravailler avec ses propres outils (lignes et courbes) dans Freehand. Tout est possible. Quelquefois, je me sers d' Illustrator pour certaines notations contemporaines.
- Concernant la musique de film de l’âge d’or (Alfred Newman, Bernard Hermann, Miklos Rozsa etc…) alors que l’informatique n’existait pas, prenait-on le temps de « graver » la musique ou bien les musiciens devaient-ils déchiffrer des partitions manuscrites ? (pour des raisons de délais).
Je pense que l'on travaillait exclusivement sur des partitions manuscrites. Les copistes expérimentés avaient une dextérité et une clarté d'écriture extraordinaire. Les partitions manuscrites de vrais copistes sont souvent plus belles et plus lisibles que celles qui sortent de nos ordinateurs... à méditer.
- A la fin, combien d’exemplaires livrez vous à vote client ? Un seul exemplaire, une copie etc…
Pour les orchestres :
En général et sauf demande particulière, je livre les scores d'orchestres imprimés en 2 exemplaires (A3) et le matériel (parties séparées) (A4) en autant d'exemplaires qu'il y a de pupitres à l'orchestre. Je fournis souvent pour le régisseur, un exemplaire du conducteur et un exemplaire de chaque partie au format pdf sur CD pour les archives.
Pour les éditeurs :
Je livre des fichiers PS, EPS ou même PDF (de plus en plus) selon les spécifications de l'imprimeur.
- Quelles sont les études à suivre pour exercer votre métier ? Devez-vous obligatoirement obtenir un diplôme ? (conservatoire ou autre).
A ma connaissance, pas d'études particulières. Il existe des classes de maniement à Finale ou Sibelius dans quelques grands conservatoires. Aux Etats Unis, dans les grandes écoles de musique style Berkeley ou Juliard, il existait des cours d'écriture manuscrite, (la notation issue de ces cours est bien reconnaissable) je ne sais pas si cela est encore pratiqué. (C'est de ces règles d'écriture que viennent les polices comme Jazz, Swing, Lee , Ash, Russ music qui portent le nom de grands copistes américains et ont toutes les mêmes caractéristiques). Il faut bien sûr maitriser la lecture, la transposition et les règles
typographiques de l'écriture musicale. Il existe quelques ouvrages qui traitent du sujet notamment : The art of music engraving et processing de Ted Ross aux éditions Hansen House et Music Engraving Today de Steven Powell éditions Brichtmark Music. Il faut aussi faire une étude graphique poussée des partitions des grands éditeurs.
- Quelles sont les principales qualités pour exercer ce métier ?
Je dirais d'abord la patience (en dehors bien sûr, de la maitrise du sujet), ensuite la ténacité et la faculté à ne pas se laisser décourager par la somme de travail que représente la gravure d'un opéra pour orchestre symphonique de 150 ou 200 pages manuscrit. Par exemple, lorsque je reçois le manuscrit d'un compositeur avec lequel je travaille pour la première fois, j'imagine toujours que je vais passer beaucoup de temps à déchiffrer son écriture et, au bout de quelques pages, j'ai intégré sa graphie et tout roule. Il faut aussi se mettre à la place du musicien qui va lire la partition pour penser les tournes en fonction de son instrument.
- La concurrence sur la marché est-elle rude ?
J'imagine que oui dans les grosses maisons d'édition et avec l'avènement des "usines à copier la musique" du Maroc, de Chypre et maintenant d'Asie. Je me situe un peu en dehors du débat car je grave moi même ce que j'édite et que j'ai un petit réseau de compositeurs et d'orchestres qui me font confiance.
- Pensez vous que le graveur musical soit à la fois un artisan et un artiste ? (part de créativité…)
Pour moi le graveur est avant tout un artisan car il met en pratique ses connaissances des règles typographiques et musicales maitrisées au fil du temps de son apprentissage. Ce qui n'exclut pas la créativité (tout au moins dans la musique contemporaine) car il faut trouver ou dessiner des signes représentant au mieux les idées du compositeur en repoussant ou en détournant les capacités des logiciels. C'est bien évidemment la part du travail que je préfère !
Merci à toi, Jean-Paul pour ta gentillesse et ta disponibilité ;-)
Les mois de juillet et août sont un peu à part. Le cœur est à d'autres occupations que l'écriture de billets sur l'orchestration ou l'informatique musicale. Je m'en vais (à la plage).
Je mets en écoute un morceau que j'ai composé dans le style de John Williams (dans sa période A.I, Minority Report, Catch Me If You Can). Ce n'est pas frappant, mais il y a quelques idées musicales et orchestrations qui rappellent ce style, avec un motif de 4 notes qui revient régulièrement.
Je sais d'où viennent mes goûts pour la musique avec tout plein de petites croches (et de doubles croches...) : c'est à cause de ma période post-adolescente où je passais mon temps à faire de la musique avec des "trackers" comme le fameux Soundtracker (sur Commodore Amiga 500).
J'ai commencé la MAO (Musique Assistée par Ordinateur) vers l'âge de 16 ans avec le logiciel de musique Aegis Sonix.
4 canaux mono. Sons synthétiques + samples en 8 bits. un vrai régal à l'époque !
Mais c'est surtout en 1989 (toujours sur Amiga) que j'ai commencé à apprécier l'utilisation des samples grâce aux premiers "trackers" comme Ultimate Soundtracker, Noisetracker ou Protracker (4 voix mono), puis un peu plus tard avec Oktalyzer et Octamed (8 voix mono). Pour plus d'infos sur les trackers, cliquer ici
La plupart des samples mis à dispositions étaient très légers et donc très courts, ce qui ne permettait pas au musicien de tenir de notes longues. C'est ainsi que la majorité de mes musiques de cette époque sont fabriquées de la même manière : beaucoup de rythmes binaires, avec des notes courtes en staccato ou pizzicato et très peu de notes tenues.
Protracker
Oktalyzer
Voici quelques vieilleries (j'en ai plusieurs cassettes audio comme ça..).
A la moindre moquerie, je les enlève ;-)
Sur Aegis Sonix :
Sur Noisetracker :
Sur Protracker :
Sur Oktalyzer :
Bonus :
Ma trombine en 1990 (à 18 ans)
Quand j'y repense, je me suis quand même bien accaparé l'ordinateur familial (parmi 5 enfants) pour expérimenter mes premiers "chef d'œuvres". Mes frères et sœurs ont dû terriblement souffrir avec ma musique (déjà, à l'époque...)
Ce sont deux Allemands qui arrivent en France.
Dans un bar, ils décident de commander un verre
(dans la langue de Molière pour faire bonne impression) :
- Ach... s'il fou plaît, peut-on avoir deux martini ?
- Dry ?
NEIN ! ZWEI !
A Alex et Bernhard, mes 2 amis (ne changez rien les gars).
Pour résumer rapidement, le cri de Wilhelm est un bruitage reconnaissable (un homme qui crie...) qui est utilisé volontairement, et de manière récurrente, dans le cinéma hollywoodien (une sorte de clin d'oeil de la profession, une espèce de challenge...).
Bernhard, mon précieux dénicheur d'idées, m'a fait parvenir un article similaire sur le sujet, à la différence qu'il ne s'agit pas d'un bruitage, mais d'un accessoire : un journal où l'on retrouve une mise en page identique (photos, cadres, titres...) au gré des films et des séries TV (même la pub s'y met).
Avec cette avancée technologique, les ingénieurs repoussent les limites de l'édition audio (analyse polyphonique d'un signal !).
Melodyne Studio de la marque Celemony offre des possibilités très intéressantes : outre les fonctions très précises de correction d'amplitude et de hauteur, il permet de créer de nouvelles rythmiques et de nouveaux accords à partir d'une phrase de guitare de départ (ou de batterie, de piano etc....) et tout ça sur un matériau audio ! On peut donc "créer" quelque chose de nouveau avec cet outil.
Par exemple, en théorie, il serait possible (et là j'emploie le conditionnel) d'isoler chaque note d'un morceau joué au piano (pris dans un CD du commerce) et de modifier la mélodie, l'harmonie et la rythmique de ce morceau... auquel on pourrait ajouter d'autres instruments (provenant de nos banques de sons ou même d'autres CD , pourquoi pas...).
L'intérêt, je le vois dans le fait de faire moins appel au MIDI, notamment l'utilisation des samples (qui bien qu'issus d'instruments réels, ne permettent pas de retranscrire le jeu de l'instrumentiste). Avec Melodyne, on travaillerait directement à partir de phrasés modulables à souhait ce qui permettrait de conserver d'une part le "gros son" d'origine, et d'autre part le jeu instrumental (respirations, attaques, portamentos, liaisons, relâchements, vibration etc...) sans oublier l'émotion de l'instrumentiste captée lors de la prise de son, d'où une sensation de réalisme.
Comme beaucoup de musiciens qui n'ont pas encore essayé la bête, je me pose des questions concernant l'efficacité du logiciel sur les phrasés très riches harmoniquement et mélodieusement (BO d'Harry Potter par exemple) ou très sales (Métal, grunge etc...). Idem pour les musiques qui ont beaucoup de réverbe.
Enfin, sachez que Celemony propose des banques de sons (sous forme de phrases instrumentales, riffs, solo...). Il y a tout un choix d'instruments, pour le moment issus du registre pop rock jazz etc... : Horn section, electric bass, guitar, saxophone, voice.
Je ne vais pas faire un exposé sur la harpe classique, mais juste vous montrer le glissando de harpe que je préfère !
Voici les notes de la gamme :
(exemple en tonalité do mineur)
Comme il s'agit d'une harpe, cette gamme peut se répéter sur plusieurs octaves. On pourra donc utiliser le glissando soit dans un registre grave, soit dans un registre aigu selon l'effet ou la couleur recherchée. c'est très facile à tester dans un séquenceur.
Voici quelques exemples de ce glissando que j'utilise très souvent pour faire mes transitions :
Dans le premier exemple (Le diable et elle) il faut parfois tendre l'oreille, car la harpe se fait discrète, bien qu'elle soit nécessaire pour appuyer le côté mystérieux du thème. Dans les 2 autres exemples, elle est clairement identifiable. Je l'ai placée là pour renforcer la dynamique de mes transitions.