Contrebassiste autodidacte j'ai tourné dans beaucoup de formations de jazz et jazz rock du duo au big-band. Je me suis intéressé très tôt à l'informatique musicale (atari) jusqu'au jour ou un éditeur régional m'a demandé de lui imprimer des partitions.
Et je me suis pris d'une passion pour la gravure musicale.
Je réalise des scores d'orchestre et je me suis spécialisé dans la musique contemporaine.
Thèmes abordés : Gravure de scores d'orchestre, Réalisation de conducteur et de matériel pour l'orchestre de Bayonne, Réalisation de conducteur et de matériel pour l'orchestre d'Avignon "Wei al Bab", Réalisation de conducteur et de matériel pour l'orchestre de l'ENM des Landes "Les Machines à Sons", Conducteur et matériel de la comédie musicale "Terrains vagues" de Jacques Colson, Jazz Big-band, Musique contemporaine, Musique classique, Opéra. Tags
Je réalise des partitions musicales de qualité professionnelle à partir de vos enregistrements ou de vos manuscrits. Tags
Timothé Petter Je suis trompettiste et pianiste. J'ai étudié l'écriture classique et jazz et obtenu mes diplômes au CRR de Cergy-Pontoise. Mes travaux sont effectués sur Macintosh, à partir du logiciel Finale 2010.
Références Je travaille depuis Février 2009 avec la société "Musicale écriture" (www.planetepartitions.com) ce qui m'a amené à réaliser plus de 500 partitions pour divers artistes et éditeurs.
Relevé & gravure piano-chant Je réalise des partitions conformes au dépot SACEM. Elles contiennent une ligne de chant avec paroles en dessous, accompagnement piano (2 portées), accords et diagrammes de guitare, texte intégral en fin de partition.
Relevé d'arrangement Pour les orchestres ou les groupes, je réalise des relevés d'arrangement. Il s'agit de relever tous les instruments et de fournir un conducteur pour le chef d’orchestre et les parties séparées pour chaque instrumentiste.
Contact : Timpetter 9, rue Paul Leboucher 95240 Cormeilles en Parisis France tél : 06 08 87 61 91
Thèmes abordés : Copiste, Gravure musicale, Ecriture de partitions, Partitions pour dépôt SACEM, Mélodie accords et diagrammes de guitares, Relevés d'arrangement, Faire un conducteur et parties séparées, Musicien jazz, Trompettiste professionnel.Catégorie > Annuaire Copiste
Cello en Folie est un site d'échange de partitions pour violoncelles en ligne. Il est possible de télécharger des partitions de musique classique, de rock, de musique de films et de plein d'autres genres, le tout en excellente qualité dans un format pdf. Cello en Folie offre la possibilité de poster vos propres partitions et d'échanger vos avis sur un forum. Tags
Télécharger des partitions pour violoncelle gratuitement Cello en Folie permet aux membres inscrits de télécharger gratuitement des partitions de violoncelle de très bonne qualité en pdf de toutes les styles musicaux : classique, rock, métal, musique de film, de jeux video, etc.
Poster des partitions Cello en Folie permet aux membres inscrits de poster leurs partitions de violoncelle grâce à un formulaire complet. Il est préférable de poster des partitions en format pdf.
Forums à disposition Cello en Folie met à disposition un forum pour poser leurs questions et leurs avis par rapport aux différents thèmes concernant le violoncelle. Il est également possible de faire des critiques et des suggestions au site.
Excellente qualité des partitions Cello en folie privilégie la qualité de ses partitions et vérifie toutes les partitions individuellement pour s'assurer de leur qualité. Il s'agit souvent de partitions retranscrites et parfois de partitions scannées.
Description précise des partitions Cello en Folie met pour chaque partition une description complète et précise avec le nom du compositeur et les différentes clés figurants sur la ou les voie(s) du violoncelle afin de renseigner les membres sur le contenu de la partition.
Album "Durance" d'Alain Soler feat Joe Lovano ,
Album "passage obligé" de Stéphane Guéry guitariste d'Archie Shepp
j'ai joué avec Axel Bauer, Assia, Gilbert Becaud
et autres... Thèmes abordés : Album 'Durance' avec Joe Lovano, Album 'passage obligé' Stéphane Guéry, Diplome du conservatoire jazz de Marseille, Vince Mendoza, Coltrane, Weather Report, Ravel, Bartok. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur
Geste scénique est un prestataire du spectacle vivant reconnu sur la région Poitou-Charentes (label N°171). Situé à la créche en deux sèvres près de Niort nous sommes les partenaires privilégiés des grands festival (jazz à cognac, franco-folies de la Rochelle). Nous disposons d'une large gamme de produit et de service pour réaliser des mises en lumières, organiser des scènes, vendre et louer un large choix de matériel de sonorisation de grande marque et de consommable. Tags
Vente et location de materiel de sonorisation Geste Scénique est un partenaire régional privilégié des grandes marques de matériel d'éclairage et de sonorisation (adb, yamaha, l-acoustic, shure, jem etc..)
De part ces partenariats, nous sommes a même de vous apporter
- les conseils nécessaires dans vos choix,
- une gamme large et performante,
- des prix compétitifs
Equipement de lieux culturels Geste scenique équipe vos installations culturelles et vous accompagne dans vos choix.
Nos références sont :
- le théâtre Auditorium de Poitiers
- le Théâtre de la Roche sur Yon
- Le Centre Culturel de Fontenay le Comte
- La réhabilitation de la salle René Cassin à Gueret
- L'aménagement du couvent des carmes
- Le centre de rencontres socio-culturelles à La Boissière des Landes
Geste scenique et la muséographie Notre société vous accompagne dans la réalisation et la mise en valeur des oeuvres culturels par la mise en lumière et la sonorisation des lieux.
parmis nos réalisations, nous comptons :
- L'exposition Napoléon en vendee (85)
- La Tuilerie de Pouligny
- Le centre évocation minier Faymoreau
- le phare de Chassiron (17)
- Le chateau de la Chabotterie (85)
Vente de materiel d'occasion et destockage Nos différentes missions (organisation évènementielle, organisation de festival, équipement de lieux culturels), nous permettent de travailler avec un stock important de matériel d'éclairage et de sonorisation. régulièrement nous nous équipons de nouveaux matériels; De ce fait nous disposons en permanence de matériel professionnel en occasion ou destockage.
Creation de spectacle vivant En qualité de prestataire labelisé, nous intervenons comme partenaire privilégié sur les grandes manifestations régionale. Nous intervenons aussi bien au niveau de la conception que de la prestation technique. Nos références sont :
- Soirées lyriques de Sanxay :
intervention dans un site classé
200 m2 d’aire de jeu
20 solistes, 80 solistes, 70 musiciens.
Coordination et réalisation technique.
- Festival de Confolens
- Francofolies de la Rochelle
- Festival Rootsland,
- Festival des Bouchauds,
- Créateuf (86)
- Eté Couleurs Viennes (86)
Contact : Geste scenique Centre routier 79260 La Créche France tél : 05.49.05.83.51
Thèmes abordés : Matériel sonorisation, Location sono, Equipement éclairage, Equiper une salle culturelle, Sonoriser un théâtre, Aménagement audio, Mise en valeur par le son et la lumière, Matériel sonorisation d'occasion, Sono destockage, Amplification spectacle vivant, Coordination technique son.Catégorie > Annuaire Equipement
Site officiel de la chanteuse tunisienne nawel Ben kraiem. Son actualités, des interviews et un album photos. On trouve aussi sur son site des extraits de ses chansons. Tags
Nawel musique Nawel écrit, compose, invente les sonorités de base avec sa guitare, ensuite elle travaille tout cela avec son guitariste. Avec sa voix rauque, très chaude, s’allie merveilleusement bien à la base de guitare acoustique qui est là dans presque toutes ses chanson.
Nawel lilabox L'album Lilabox contient un Mélange de rythmes, d’influences, de langues, d’atmosphères, entre nostalgie et drôlerie. Des chansons où une elle rappelle la beauté du voile traditionnel tunisien.
Nawel cirrus Naweal sort son premier album « Mama please » avec le groupe Cirrus et obtient le prix de RMC doualiya décerné par RFI à Alexandrie (en Egypte) en 2008.
Musique tunisienne Nawel ben Kraiem, compositrice et interprète franco tunisienne sort sa chanson très riche « enti essout » avec six acteurs tunisiens. Le but de cet titre est en effet d’inviter les jeunes Tunisiens, à se mobiliser pour leur avenir et s’impliquer pour la Tunisie de demain.
Nawel France Nawel ben Kraiem arrive en France à l' âge de 16 ans et commence son parcours de chanteuse à 19 ans, à Paris, avec le groupe Cirrus en parallèle d'une formation de comédienne.
Contact : Nawel musique 22 rue des Colonnes du Trône 75 012 Paris France tél : 01 43 40 14 2 Catégorie > Annuaire Chanteuse
Associant à sa guitare les nouvelles technologies comme un élément à part entière, il innove, mais aussi surprend!
Sa musique instrumentale est résolument et volontairement accessible à un public allant du mélomane au musicien le plus averti.
Ceci avec une approche personnelle et transversale alliant savant et populaire, improvisation et écriture, complexités rythmiques et thèmes facilement mémorisables. Tags
Compositeur François TOURNEUR, compositeur et guitariste, DE "Musiques Actuelles", Licencié en Musicologie, école supérieure de jazz, initiateurs de nombreux projets et pédagogue reconnu
il est également le créateur prolixe du FT Project.
La recherche artistique se fait autour d’une thématique proche des esthétiques musicales actuelles.
Ceci avec une approche personnelle et transversale alliant savant et populaire, improvisation et écriture, complexités rythmiques et thèmes facilement mémorisables.
Studio Le studio s’organise autour d’un réseau informatique constitué de 3 PC PIV 3.4GHZ avec séquenceurs, échantillons et instruments virtuels.
Vient se rajouter du matériel hardware : table de mixage numérique, synthétiseurs...
Le matériel du studio est amélioré constamment pour assurer la plus haute qualité de production.
Les images sont numérisées et un PC s'occupe de tout synchroniser :
audio - midi et vidéo numérique
Le tout offrant le meilleur de la technologie dans un environnement calme, confortable et créatif.
(compatibilité élevée, total recall à 100%, travail à distance avec communication par serveur FTP)
Biographie Titulaire du Diplôme d’état en Musiques Actuelles Amplifiées.
niveau Maîtrise de musicologie.
Cursus professionnel à l’Ecole Supérieure de Jazz de Paris .
Licence de Musicologie
Www.francoistourneur.com
Activités musicales § FT Project
Compositeur et Réalisateur de « The 5TH Season » Février 2007 .
Enregistré avec l’orchestre Philharmonique de Lvov (Ukraine).
Spectacle Live et pyrotechnie.
(59) en avril 2002. § Compositeur pour la société Millimages (Paris)
réalisation de la bande originale de la série « Les Hydronautes ».
§ Direction Musicale, Arrangeur et Guitariste du théâtre de l’Orphéon à Hazebrouck depuis 2003 § Compositeur du « Grand Cabaret de Vieux-Berquin » (59) depuis 2001
§ Compositeur bande son pour la société « Lacroix-Ruggieri » (spectacles pyrotechniques)
Pedagogie Professeur et Coordonnateur jazz et musiques actuelles au
Conservatoire à Rayonnement Départemental de Saint-Omer. (62)
Création et direction pédagogique depuis 2001 de l’Atelier des Musiques Actuelles à Hazebrouck (59) Www.francoistourneur.com
Auteur compositeur, je mets mes chansons à la disposition de groupes ou d'artistes plus ou moins connus.
Mes compositions font appel à divers styles musicaux et valent vraiment la peine que vous preniez le temps de les écouter.
Elles sont disponibles à l'écoute sur mon site ou sur ma page myspace.
Bonne écoute à tous
Jean Claude Thèmes abordés : Compositions variées , Concerts, Chanson française, Swing, Country. Tags Catégorie > Annuaire Auteur compositeur > Annuaire Auteur de Chansons à textes
Notre Home Studio professionnel est entièrement équipé de matériel analogique et vous accueille pour tous types de prestations :
- Enregistrements
- Répétitions
- Mixage
- Pré-maquettage / maquettage
- Etc....
Le studio est entièrement aménagé, situé dans un cadre agréable, avec cuisine à disposition.
N'hésitez pas à nous contacter pour toute information complémentaire. Thèmes abordés : Artiste Naosol : enregistrement et mixage du premier album, Artiste Idiosyncrazy : enregistrement et mixage d'un EP, Artiste Sheraff : enregistrement et arrangements, Musique Rock , Musique Folk, Musique Hip-hop, Musique Jazz. Tags Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement
Compositeur et pianiste, je compose des musiques pour des courts-métrages, animations, vidéos, jeux vidéos etc...
Je compose et écris aussi des chansons en français
Je suis également artiste peintre. Thèmes abordés : Bande originale du film : Ophélie (Raymond Tercafs), Bande originale du film : Le rocher de l'oiseau (Raymond Tercafs), Bande originale du film : Fatal argue (Renaud Delmotte), Musiques pour un site internet, Licencié des Beaux-Arts de Liège, John Williams, Alexandre Desplat, Alan Silvestri, Danny Elfman. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de film et cinéma
Adillus est le fruit d’un compositeur passionné par la musique et les nouvelles technologies.
Ludo Lov, jeune producteur-compositeur
a suivi des études en communications visuelles ainsi que l'étude du solfège et du piano à l’Académie de musique.
L'apprentissage autodidacte de la MAO (musique assistée par ordinateur) et des techniques en matière de son font d'Adillus un artiste complet qui saura répondre à toutes vos attentes, notament dans le domaine de l'identité sonore (communication et chartre sonore, signature sonore de votre entreprise etc).
Les musiques d'Adillus.com sont réalisées "sur mesure" pour répondre à vos besoins. Pas de catalogues de musiques pré-formatées, mais des musiques entièrement originales !
Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Identité sonore
Finale est un logiciel professionnel qui permet d'éditer des partitions dignes de ce nom (conducteurs, partitions pour piano, parties séparées pour chaque instrument). Comme il s'agit d'un logiciel performant, il offre des fonctions très pointues pas toujours faciles à manipuler, surtout pour des compositeurs qui ne l'utilisent pas tous les jours.
Je vous invite à visiter d'une part le forum dédié à Finale où pas mal de gens répondent rapidement à vos questions.
Et d'autre part, le blog a jp's view qui consacre une rubrique spéciale à Finale 2008 sous forme de tips (trucs et astuces). L'auteur de ce Blog (Jean-Paul Gilles) est un professionnel de l'édition et de la gravure musicale (mise en page de la musique).
Quand j'ouvre un livre d'une symphonie de Mahler, je songe fréquemment au travail qui a été fait en amont par les spécialistes de la gravure musicale : un véritable travail d'orfèvre. Pour avoir tenté plusieurs fois d'éditer moi même mes partitions, je me rends compte combien c'est difficile d'obtenir un résultat carré et soigné.
Je place ici une interview que j'ai réalisée auprès de Jean-Paul Gilles, éditeur et professionnel de la gravure musicale.
Une sujet qui ne traite pas seulement du cinéma, mais du monde de la musique en général :
- Y a-t-il une différence entre l’appellation « graveur musical » et « copiste » ?
La différence, pour moi il en existe bien une, tend à se diluer avec l'adoption des logiciels de notation musicale de plus en plus
performants et faciles à mettre en œuvre. Le copiste est celui qui travaille dans l'urgence pour fournir aux musiciens un matériel lisible en un temps record (modification en séances d'enregistrement par ex.). Mozart, lorsqu'il composait avait toujours une armée de copistes qui écrivaient le matériel pour l'orchestre au fil de la composition du maitre. Maintenant le copiste peut travailler avec un logiciel, mais pour moi il y a toujours la notion de rapidité.
Le graveur quand à lui intervient pour la mise en forme finale avant édition de la musique, avec une notion de lisibilité avant tout, mais aussi d'harmonie graphique et d'application des règles strictes de la notation musicale pour ne pas perturber les automatismes de lecture des interprètes. Avec le graveur, je vois la notion de perfection, de temps et de pérennité.
- Quel est le support le plus fréquent que le client vous confie pour la mise en partitions ? (manuscrit, fichier midi, fichier Finale (ou autre éditeur)
Généralement c'est un manuscrit, mais il m'est arrivé de travailler (relevé) à partir de vidéos ou de CD audio et depuis quelques temps de fichiers Finale ou Sibelius. Les éditeurs proposent aux compositeurs des cours ou des stages sur les logiciels de notation musicales afin d'éviter le recours à un "copiste-graveur" ou tout au moins limiter le rôle de ce dernier. Procédé très mal accepté par beaucoup de compositeurs.
- Actuellement, quels sont les éditeurs de partitions les plus utilisés par les professionnels de la gravure ?
Il y a une quinzaine d'années c'était Score le plus utilisé. Il fonctionnait sous MS Dos, était très efficace au prix d'un apprentissage conséquent. Il gérait le midi et produisait des fichiers Poscript. Aujourd'hui, ce sont Finale, Sibelius, Berlioz qui a une liberté de notation très importante et dont le mode de travail se rapproche du travail de gravure traditionnel. Certains graveurs mélangent les outils comme James Ingram, le graveur de toutes les oeuvres de Stockhausen. Il travaillait avec Finale pour entrer les notes, exportait le tout en EPS pour retravailler avec ses propres outils (lignes et courbes) dans Freehand. Tout est possible. Quelquefois, je me sers d' Illustrator pour certaines notations contemporaines.
- Concernant la musique de film de l’âge d’or (Alfred Newman, Bernard Hermann, Miklos Rozsa etc…) alors que l’informatique n’existait pas, prenait-on le temps de « graver » la musique ou bien les musiciens devaient-ils déchiffrer des partitions manuscrites ? (pour des raisons de délais).
Je pense que l'on travaillait exclusivement sur des partitions manuscrites. Les copistes expérimentés avaient une dextérité et une clarté d'écriture extraordinaire. Les partitions manuscrites de vrais copistes sont souvent plus belles et plus lisibles que celles qui sortent de nos ordinateurs... à méditer.
- A la fin, combien d’exemplaires livrez vous à vote client ? Un seul exemplaire, une copie etc…
Pour les orchestres :
En général et sauf demande particulière, je livre les scores d'orchestres imprimés en 2 exemplaires (A3) et le matériel (parties séparées) (A4) en autant d'exemplaires qu'il y a de pupitres à l'orchestre. Je fournis souvent pour le régisseur, un exemplaire du conducteur et un exemplaire de chaque partie au format pdf sur CD pour les archives.
Pour les éditeurs :
Je livre des fichiers PS, EPS ou même PDF (de plus en plus) selon les spécifications de l'imprimeur.
- Quelles sont les études à suivre pour exercer votre métier ? Devez-vous obligatoirement obtenir un diplôme ? (conservatoire ou autre).
A ma connaissance, pas d'études particulières. Il existe des classes de maniement à Finale ou Sibelius dans quelques grands conservatoires. Aux Etats Unis, dans les grandes écoles de musique style Berkeley ou Juliard, il existait des cours d'écriture manuscrite, (la notation issue de ces cours est bien reconnaissable) je ne sais pas si cela est encore pratiqué. (C'est de ces règles d'écriture que viennent les polices comme Jazz, Swing, Lee , Ash, Russ music qui portent le nom de grands copistes américains et ont toutes les mêmes caractéristiques). Il faut bien sûr maitriser la lecture, la transposition et les règles
typographiques de l'écriture musicale. Il existe quelques ouvrages qui traitent du sujet notamment : The art of music engraving et processing de Ted Ross aux éditions Hansen House et Music Engraving Today de Steven Powell éditions Brichtmark Music. Il faut aussi faire une étude graphique poussée des partitions des grands éditeurs.
- Quelles sont les principales qualités pour exercer ce métier ?
Je dirais d'abord la patience (en dehors bien sûr, de la maitrise du sujet), ensuite la ténacité et la faculté à ne pas se laisser décourager par la somme de travail que représente la gravure d'un opéra pour orchestre symphonique de 150 ou 200 pages manuscrit. Par exemple, lorsque je reçois le manuscrit d'un compositeur avec lequel je travaille pour la première fois, j'imagine toujours que je vais passer beaucoup de temps à déchiffrer son écriture et, au bout de quelques pages, j'ai intégré sa graphie et tout roule. Il faut aussi se mettre à la place du musicien qui va lire la partition pour penser les tournes en fonction de son instrument.
- La concurrence sur la marché est-elle rude ?
J'imagine que oui dans les grosses maisons d'édition et avec l'avènement des "usines à copier la musique" du Maroc, de Chypre et maintenant d'Asie. Je me situe un peu en dehors du débat car je grave moi même ce que j'édite et que j'ai un petit réseau de compositeurs et d'orchestres qui me font confiance.
- Pensez vous que le graveur musical soit à la fois un artisan et un artiste ? (part de créativité…)
Pour moi le graveur est avant tout un artisan car il met en pratique ses connaissances des règles typographiques et musicales maitrisées au fil du temps de son apprentissage. Ce qui n'exclut pas la créativité (tout au moins dans la musique contemporaine) car il faut trouver ou dessiner des signes représentant au mieux les idées du compositeur en repoussant ou en détournant les capacités des logiciels. C'est bien évidemment la part du travail que je préfère !
Merci à toi, Jean-Paul pour ta gentillesse et ta disponibilité ;-)
J'écris un petit billet sur ce sujet, suite à la question judicieuse posée par Damien A : "Existe-t-il un logiciel assez puissant qui fasse les 2 à la fois, c'est à dire écrire des partitions dans les moindres détails comme Finale tout en ayant des banques de sons très proches de la réalité (comme en sont pourvus les séquenceurs) ?"
A priori, on s'en approche, même si ce n'est pas encore très concluant.
Du côté des séquenceurs :
La plupart des séquenceurs professionnels comme Cubase ou Logic offrent la possibilité de convertir la séquence MIDI en partition directement dans le logiciel. La conversion prend en compte "automatiquement" la hauteur et la durée des notes, la mesure (4/4 3/4 etc...), et le tempo, ainsi que le nom de chaque instrument qui correspond au nom de chaque piste midi. Peut-être aussi l'armature (tonalité sol majeur etc...) mais je ne suis pas sûr...
A priori, les fonctions automatiques de conversion s'arrêtent là. Ce qui signifie qu'il faut ensuite écrire "manuellement" à la souris toutes les notations telles que les articulations (notes piquées, notes longues, accents...), les lignes avancées (liaisons, crescendo, glissando ....) les expressions (pianissimo, forte, Allegro...), les techniques d'instruments (pizzicato, arco, mute ...) les triolets, les appogiatures etc... Sans oublier qu'il faut passer du temps à nettoyer la séquence midi (quantification, répartition de chaque instrument sur des pistes midi différentes ... voir le billet sur le score preparator).
Pour ceux qui préfèrent travailler avec des notes plutôt qu'avec des petits rectangles, il est possible de rentrer directement les notes en pas à pas dans la fenêtre "partition" du séquenceur.
Malgré tous les progrès apportés à la fonction "score editor" par les constructeurs de séquenceurs, l'outil de mise en page des partitions me paraît assez laborieux et pas toujours performant ni ergonomique. Cela dit, je ne veux pas prendre mon cas pour une généralité car certains compositeurs adoptent ce système et s'en sortent très bien.
Du côté de l'éditeur de partition Finale (malheureusement je ne connais pas les autres éditeurs) : Les nouvelles moutures (à partir de la version 2006) permettent de faire jouer les notes par une banque de sons plutôt réaliste : GPO (Garritan Personal Orchestra) un peu fade à mon goût mais 20 fois plus réaliste que les sons MIDI habituels de la carte son !
Un lecteur d'échantillons qui s'appelle KONTAKT (par Native Instruments) est intégré au logiciel. Il suffit d'indiquer à Finale que l'on souhaite faire jouer les notes par ce lecteur et le tour est joué. Je ne connais pas bien toutes les possibilités mais je crois qu'il est possible, par exemple, d'indiquer un trémolo ou un pizzicato sur une note et qu'alors un sample de trémolo ou de pizzicato se déclenche (à vérifier cependant). Le chargement de Kontakt et des samples est assez gourmand en ressources, mais c'est tout de même plus agréable de composer avec des sons réalistes. Cela dit, ça reste essentiellement un outil dédié à la composition et l'écriture de partitions mais pas à la production.
Tout dépend de votre objectif :
Pour créer un "produit fini" qui s'écoute dans un lecteur de salon, il n'y a pas de mystères : Finale ne proposant pas de fonctionnalités comme la console de mixage, les insertions d'effets, le multipiste audio (une seule piste audio pour le moment, donc pas de superposition possible de boucles de rythmes, voix, instruments extérieurs), il vaut mieux passer par un séquenceur MIDI-Audio. etc...
Ce ne sont pas vraiment des nouveautés, mais je voulais les répertorier ici :
Le premier forum est celui de NorthernsSounds, sur lequel on parle de banques de sons, de l'écriture, de l'harmonie et de l'orchestration. On y trouve le fameux "Principles of Orchestration by Rimsky Korsakov" (interactif, avec des exemples sonores)
Le second s'appelle The Orchestration Forum, où l'on peut poser toute sorte de questions, ou bien y répondre, à propos de l'orchestration (d'ailleurs, j'y ai trouvé quelques vieilles connaissances, n'est-ce pas Damien D ?)
C'est en Anglais (ça peut être bien pour se familiariser avec l'Anglais spécifique au domaine de la musique orchestrale).
Bon, pour une reprise en douceur, je voudrais vous parler d'un site de partitions et d'accessoires qui existe déjà depuis plusieurs années : Free-Scores
Free-scores.com regroupe :
Le téléchargement gratuit de partitions (tous styles et tous instruments)
L'achat de partitions des grands maîtres (tous styles et tous instruments)
L'achat d'instruments de musique
L'achat d'accessoires (sourdine, archet, cordes de guitares etc...)
L'achat de logiciels et de matériel (prise de son etc..).
A propos des partoches :
- La zone gratuite est plutôt bien fournie. Je n'ai pas eu le temps de tout parcourir, mais pour quelqu'un qui joue d'un instrument en particulier (violon, piano, trombone etc...) il y a de quoi se faire plaisir. Une très large palette d’instruments y est représentée. Ah, et il y a aussi des scores pour orchestres complets !
- La zone payante est très riche. Pour nous les béophiles, il est possible de se procurer des musiques de Alan Silvestri, John Williams, Hans Zimmer, John Powell etc... On trouve dans la rubrique Film et TV, de nombreuses partitions pour piano, certes, mais également des partitions pour orchestre (en cliquant au départ sur le lien " grandes formations").
Certaines partitions sont proposées en pré-écoute (en streaming), d'autres sont accompagnées de CD ou DVD. Pratique.
Il n'est pas rare dans les films d'action ou d'horreur que le réalisateur laisse la tension s'installer progressivement, sur plusieurs minutes. Le spectateur prend conscience que quelque chose va arriver (mais il ne sait pas quand exactement). Puis arrive brusquement le moment crucial, un fait marquant, une scène forte sur le plan émotionnel etc...).
Dans ces scènes précises, la musique suit généralement l'intrigue. Pas toujours, certes, car il arrive qu'elle soit en décalage avec les images, mais souvent, la bande musicale qui accompagne ce long instant de tension prend l'allure d'un crescendo.
Crescendo dans l'harmonie (augmentation progressive du nombre de voix)
Crescendo dans l'orchestration (augmentation progressive des instruments intervenants)
Crescendo dans le tempo (la musique peut s'accélérer)
Suivi parfois d'un relâchement brutal :
Retour rapide à un faible volume sonore
Retour rapide à une harmonie simple
Retour rapide à une orchestration plus sobre
Tempo ralenti
Un type de relâchement qui me plaît particulièrement, c'est quand la coupure n'est pas nette et que l'on a l'impression que la masse orchestrale dégringole brutalement, ce qui donne un effet de "déchirement" :
Ci-dessous, 2 exemples sonores de crescendo avec effet de déchirement. Le premier est un court crescendo en pose de son, avec une petit déchirement aux percus. Le second (plus palpitant) est un long crescendo musical interrompu par un déchirement cuivré. Il correspond à la scène d'ouverture de X-MEN devant le camp de concentration (la douleur de Magneto enfant, que l'on arrache aux bras de ses parents est ici très bien illustrée).
Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...
Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète
la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...
"Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous
gagnerez à Roland-Garros... "
Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths
qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un
minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture
musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale,
d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque
de sons correcte.
Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques
petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...
Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le
tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.
Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :((
Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois
rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une
mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la
technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non
professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).
Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré bordel chantier... et ça me prend beaucoup de temps.
Mes habitudes reposent sur 4 axes principaux :
1) Mélanger les couleurs sonores :
C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons.
Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents
coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson +
violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel]
etc...
Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :
Valse des mariés (Tanguy Follio) :
Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :
- Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
- Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
- Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
- Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
- Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique,
pourquoi pas...)
- J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec
une enclume et une cymbale).
- C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).
Et ainsi de suite....
Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.
Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.)
on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement)
foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.
2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :
Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne
peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :
Articule !!!
Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste"
en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes).
Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua....
Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...
De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes
notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un
phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues,
des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net,
plus compréhensible.
Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :
Début de The Raider's March (John Williams) :
Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes
- D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque
plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration
au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide,
je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).
- Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs
de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le
chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis
patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête).
A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :
Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :
- Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie
"contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte,
je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)
C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :
Variation du contrôleur Expression
- 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne
mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui
montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.
- Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...
Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.
- Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation,
devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la
piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances
de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en
réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis
d'autres musiciens à ce sujet.
Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !
Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple,
plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).
Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne
automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.
Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.
Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :
Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps,
j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de
timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres
etc...).
Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la
monotonie.
Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais
aussi des staccatos de flûte !)
Du relief, du choix, du varié !
Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).
Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...
Du mouvement !
Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX,
Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit
leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.
Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).
- Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :
De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.
Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...
Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).
Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).
Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).
Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...
En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)
Le projet pour la pub Eurostar est tombé à l'eau :((
Par ailleurs, je commence à bosser sur la musique d'un diaporama photo, créé par Manuel Mendo (Photographe), commandé par EDF. Là, je suis en recherche d'idées. Le diaporama va durer 1 minute, ce qui ne me laisse pas beaucoup de liberté pour développer une thématique. Parcontre, pour une fois, les images seront posées sur la musique et non le contraire...
C'est en créant ma page sur Myspace que j'ai découvert la musique de Bruno Bertoli, compositeur, entre autre, pour le cinéma (Méditerranées, Incontrôlable...)
Je suis resté sans voix par la beauté de ses mélodies et de ses orchestrations
Aussi à l'aise avec de grandes formations orchestrales qu'avec des pièces plus intimes pour bandonéon, Bruno nous offre une musique d'une grande sensibilité, riche en émotion, sans jamais tomber dans la facilité ou la redondance. Vraiment, je ne m'en lasse pas.
Allez, pour faire plaisir à Damien, voici une autre version de Pirates des Caraïbes. La partie symphonique y est toujours très présente, mais elle soutenue par une formation rock (Epica, groupe métal symphonique néerlandais). Un grand merci à Goulven pour le tuyau !
Ce morceau provient de l'album The classical Conspiracy, double CD enregistré au cours d'un live en Hongrie (juin 2008), avec sur scène le groupe Epica accompagné d'un orchestre de 40 musiciens et de 30 choristes.
On y trouve des reprises de musiques classiques et de bandes originales (Danny Elfman, John Williams) :