Né en 1966, Marc Minier commence le Solfège, le Violon, le Piano et la guitare dès l’âge de 4 ans, puis s'oriente vers la musique classique.
Sept ans plus tard, il entre au Conservatoire National de Région, dans la classe de Mr Raymond Alessandrini. Ses progrès fulgurants l'amènent à faire des représentations. Il obtient deux médailles de Solfège en niveau Moyen et Supérieur.
1978 et 1979, les remises de prix s'enchaînent, avec un prix de Piano hors concours niveau supérieur dans le Val d’Oise, et un deuxième prix de Piano niveau supérieur au Concours National de Piano Claude Khan (avec les félicitations du jury).
En 1980, Mr Raymond Alessandrini incite Marc Minier à préparer l’examen d’entrée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, en classe de Piano, Harmonie, Analyse harmonique et Solfège spécialisé.
Les cours particuliers s’imposent naturellement, avec Mme Dominique My en Piano déchiffrage, Melle Durue et Mme Tisserant pour le Solfège.
Marc atteint ses objectifs et entre au C.N.S.M.D.P. lui permettant d'accéder à la classe de Mme Lucie et Robert Diecel (Piano, Harmonie, Analyse harmonique, et Solfège spécialisé).
Trois ans plus tard, poussé par un vent de musique Disco et Funk, Marc Minier décide de s’initier aux techniques moderne d’enregistrement, de prise de son, de mixage et de programmation sur séquenceur pour élargir ses connaissances.
En 1984, Il débute sa carrière dans les plus grands studios d’enregistrement de France...
Durant cinq ans, Marc Minier sera le Compositeur, Arrangeur, Programmeur informatique musical et Ingénieur du son pour de nombreux artistes français et étrangers.
Attiré par la musique instrumentale, classique et moderne, Marc Minier ne pouvait pas mieux tomber en collaborant avec Richard Clayderman, Pianiste de renommée mondiale, ayant vendu plus de cent millions d’albums à ce jour.
Richard Clayderman fut d'ailleurs un tremplin inespéré pour Marc Minier, en lui donnant la possibilité de s’exprimer avec toute la technologie, de diriger l’Orchestre de l’Opéra de Paris pour vingt albums, et d’être le Superviseur musical, Bruiteur et Ingénieur du son pour " Delphine Software International ".
Aujourd’hui, Marc Minier se dirige vers" La Musique de Style Bande Originale de Film " et on peut le comprendre ! Ses quinze dernières années furent bercées par les B.O.F de :
John Williams, Alan Silvestri, Lalo Schifrin, Jerry Goldsmith, Danny Elfman, Howard Shore, Randy Edelman, Hans Zimmer, Ennio Morricone, James-Newton Howard, Leonard Bernstein, John Carpenter, Trevor Jones, James Horner, Vladimir Cosma.
Marc Minier a réalisé 34 albums pour ces artistes :
Richard Clayderman (Piano)
Nicolas de Angelis (Guitare)
Jean-Philippe Audin (Violoncelle)
Eric Coueffe (Violoncelle)
Diego Modena (Flutes)
Fabrice Adam (Trompette et Bugle)
Thèmes abordés : 34 Albums réalisés pour Richard Clayderman, Direction de l'Orchestre de l'Opéra de Paris , Compositeur arrangeur pour de nombreux artistes, Superviseur musical, Bruiteur et Ingénieur du son pour " Delphine Software International ", Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, C.N.S.M.D.P, Prix de piano, Etude de l'Harmonie et Analyse harmonique, , Etude du Solfège spécialisé, John Williams, Lalo Schifrin, Alan Silvestri, Danny Elfman. Tags
Pianiste Jazz de formation, multi-instrumentiste (guitare, basse, percussions, batterie), Cédric commence a s'intéresser de près à la musique à l'image en 2006, en composant la musique du court métrage 35 mm “Refuge” pour Halluciné.
Cette expérience sera suivie de la composition pour différents documentaires (“Le masque”, de Katell Paillard, “El Barrio” de 4L production), ainsi que des morceaux et du design sonore pour des films institutionnels (pour la Société Pellicam).
Aidé d'une solide formation (DEM de Jazz, Master de musicologie), et d'une riche expérience dans différents styles musicaux, Cédric peut écrire sur une palette allant du jazz aux musiques du mondes, en passant par les musiques électro ou des musiques qui demandent une écriture plus classiques.
Thèmes abordés : B.O. du court metrage 35 mm 'refuge', Musiques de divers films institutionels (Pelicam), Musique du documentaire 'El Bario', Musique du documentaire 'Le Masque', Master Musicologie, DEM piano Jazz, Howard Shore, Brian Eno, Bjork, Radio Head. Tags
Passionné par la musique d'orchestre, par le cinéma, la télé, et la photographie. Je n'ai pas de CV car je n'ai jamais composé pour qui que ce soit (un jour peut être...).
Je souhaite faire ma première musique de film. J'admire les compositeurs comme John Williams, Hans Zimmer, Vangelis, Howard Shore... (en toute humilité évidement). Tags
Compositeur passionné par la création musicale, Bertrand s’intéresse au montage, mixage, assisté par ordinateur et toutes les nouvelles technologies de composition virtuelle depuis de nombreuses années.
Il compose depuis l’âge de 18 ans, s'inspirant de musiques de film et d’ambiances, des compositeurs tels que Howard Shore, James Newton Howard, James Horner, Harry-Gregson Williams et Hans Zimmer.
Il dispose d’un « home studio », lui permettant de réaliser ses compositions. Son instrument de prédilection est le piano.
Il a également effectué plusieurs stages en studio professionnel, qui lui ont permis d’approfondir ses connaissances dans le métier d’ingénieur du son.
Thèmes abordés : Bande Originale du docu-fiction : '11 - 150 ans', Bande Originale du moyen-métrage :'La Légende d'Otamia', Bande Originale : Spectacle Musical 'Jules Rêve', Album sur le thème du voyage: 'Voyage Musical', Musique de film, Electro, Musique orchestrale, Musique électro-orchestrale. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de film et cinéma > Annuaire Tous les styles musicaux
En musique orchestrale, il n'est pas rare qu'un instrument fasse naturellement une montée en escalier, en suivant la gamme mineure (tout du moins les 4 ou 5 premières notes de cette gamme). J'ai toujours pensé que cette montée reflétait une solution de facilité chez les jeunes compositeurs (moi aussi, je le fais souvent).
Et puis finalement, j'ai entendu cette montée chez Craig Armstrong, chez Howard Shore, et même chez John Williams... La différence étant peut-être dans la richesse de l'arrangement (choix de l'harmonie, de l'instrumentation, des plans d'orchestration)
Plunkett et MacLeane (Craig Armstrong) :
Dans cet extrait, la montée en mineur est faite par les cors français (ré mi fa sol si la...), sur un tapis orchestral martial (temps acentués avec les cordes et les timbales) et une rythmique électro.
Petit exercice : 3 accompagnements différents :
Dans l'extrait suivant, je vais partir sur les 4 premières notes d'une gamme mineure. Pour se faire, j'utilise un loop de guitare Funky (qui est, je trouve, plus approprié à la période estivale que nous vivons en ce moment, ambiance camping, boite de night etc...).
Ensuite j'effectue trois passages avec le même type d'orchestration (Basse + batterie RMX + accords plaqués de cordes et de cors), mais avec trois harmonisations différentes :
2ème passage : plus osé, avec un mouvement en quintes parralèlles
3ème passage : plus pimenté, avec une petite modulation (on va changer de tonalité un court instant, alors que la montée des 4 notes ne change pas). On retrouve cet exemple dans Matrix Reloaded.
Et maintenant quelques exemples issus de bandes originales de films :
La liste de Schindler (John Williams) :
Une marche tout en crescendo, avec un petit effet oppressant. Le compositeur va même utiliser 6 notes d'affilée (bravo à toi John).
Trace (Tanguy Follio) :
Tapis de cordes avec piano doux rythmé. L'escalier en mineur (par les violoncelles) fait d'abord un mouvement de va et vient, puis monte vers un changement de tonalité.
The Score (Howard Shore) :
Tout en mouvement de quintes consécutives (omniprésentes dans la BO)
Matrix Reloaded (Rob Dougan) :
Evidement, on ne peut passer outre la musique de Rob Dougan quand on évoque une montée en gamme mineure... Un thème (Clubbed to Death et Furious Angels) mainte fois entendu, repris dans le film Matrix, utilisé dans moultes reportages sur M6 ou encore dans la plupart des spectacles de danse ... on peut aussi l'écouter tous les matins pour se donner la patate !)
Je trouve que les cors français se marient bien avec les violoncelles. Pour moi, cette combinaison (en mezzo forte ou en forte) donne une sonorité à la fois douce et puissante (loin de l'aspect cuivré et brillant).
Le grain des cordes que l'on mélange au son rond des cors français apporte un côté moelleux, surtout s'il s'agit d'une mélodie continue (liée).
En outre, cela apporte une consistance et un effet panoramique (violoncelles à droite, cors français un peu à gauche) : je trouve que le son rempli l'espace, ce qui donne encore plus de profondeur.
La mélodie est d'abord jouée par les violoncelles. Puis viennent se greffer les cors français.
Cors + Violoncelles jouent ensuite l'accompagnement, tandis que la flûte traversière reprend la mélodie.
Mon collègue Bernhard Elsner rappelle au passage que ces instruments (cors français et violoncelles) se mélangent aussi très bien avec les altos et les bassons, à l'unisson ou à l'octave.
Il n'est pas rare dans les films d'action ou d'horreur que le réalisateur laisse la tension s'installer progressivement, sur plusieurs minutes. Le spectateur prend conscience que quelque chose va arriver (mais il ne sait pas quand exactement). Puis arrive brusquement le moment crucial, un fait marquant, une scène forte sur le plan émotionnel etc...).
Dans ces scènes précises, la musique suit généralement l'intrigue. Pas toujours, certes, car il arrive qu'elle soit en décalage avec les images, mais souvent, la bande musicale qui accompagne ce long instant de tension prend l'allure d'un crescendo.
Crescendo dans l'harmonie (augmentation progressive du nombre de voix)
Crescendo dans l'orchestration (augmentation progressive des instruments intervenants)
Crescendo dans le tempo (la musique peut s'accélérer)
Suivi parfois d'un relâchement brutal :
Retour rapide à un faible volume sonore
Retour rapide à une harmonie simple
Retour rapide à une orchestration plus sobre
Tempo ralenti
Un type de relâchement qui me plaît particulièrement, c'est quand la coupure n'est pas nette et que l'on a l'impression que la masse orchestrale dégringole brutalement, ce qui donne un effet de "déchirement" :
Ci-dessous, 2 exemples sonores de crescendo avec effet de déchirement. Le premier est un court crescendo en pose de son, avec une petit déchirement aux percus. Le second (plus palpitant) est un long crescendo musical interrompu par un déchirement cuivré. Il correspond à la scène d'ouverture de X-MEN devant le camp de concentration (la douleur de Magneto enfant, que l'on arrache aux bras de ses parents est ici très bien illustrée).
Je crois que c'est mon paternel qui m'a dit un jour :"Fiston, dans une musique les gens retiennent surtout l'intro, la fin et les répétitions"
La répétition d'une phrase mélodique ou d'un rythme se fait de manière naturelle et spontanée dans le domaine de la chanson, mais je pense qu'elle est aussi largement employée dans la musique de film, de manière plus subtile (plus cachée, je dirais).
Il arrive que les compositeurs dupliquent un petit passage de sorte qu'on puisse l'entendre 2 fois de suite. ça ne fait pas de mal à la structure du morceau et ça permet à l'auditeur de s'imprégner du thème. En parcourant diverses BO, je m'aperçois que peu de passages sont réellement "clonés". A chaque fois, la répétition présente une petite variation, ce qui apporte un peu plus de richesse à l'ensemble. Voici quelques astuces à appliquer sur la partie répétée, afin d'éviter la redondance :
Ajouter des notes accidentelles :
The Grinch (James Horner)
Modifier légèrement la mélodie :
L'été de Kikujiro (Joe Hisaishi)
Reprendre la mélodie par un autre instrument :
Dinosaur (James Newton Howard)
Enrichir l'orchestration (doublures) :
Interview With The Vampire (Elliot Goldenthal)
Varier la hauteur (changement d'octave) :
Thème de Solenn (Tanguy Follio)
Passer de mode majeur à mode mineur :
Signs (James Newton Howard)
Changer de nuance :
La rue des cascades (Yann Tiersen)
Varier l'harmonie (ce sont les accords qui changent) :
The Nightmare Before Christmas (Danny Elfman)
Varier le rythme :
Victor Hugo (Tanguy Follio)
Changer la tonalité :
The Polar Express (Alan Silvestri)
Alan Silvestri, champion du monde de la répétition par changement de tonalité
par intervalle de 3 demis-tons vers le bas ou vers le haut ;-)
Bien bien bien, j'arrive sur la fin de la composition de la bande originale du film institutionnel (grands espaces, routes etc...) sur lequel je bosse depuis quelques jours. Tout est produit par ordinateur et il faut souvent faire attention à ce que l'orchestre virtuel ne sonne pas trop synthé.
Par exemple, pour un enchainement d'accords : FA-LAm-SOL-SOL, j'ai été confronté à un problème d'authenticité dans le legato.
Ordinairement, pour éviter une sensation de blanc entre chaque note, je les fais se chevaucher légèrement, ce qui donne déjà une première impression de continuité. Voici, par exemple, la partie de violons :
En haut, les notes entrées dans Cubase En bas, la gestion du volume avec le contrôleur Expression
Écouter :
Le problème, c'est que j'ai utilisé un son de "Violons sourdine" appartenant à la East-West Symphonic Orchestra (VST Plugin), et que cette banque a été enregistrée avec la réverbe d'une grande salle (réverbe trop présente à mon goût..... )
Et donc, en tendant l'oreille, je m'aperçois que, par exemple, la fin de la note A2 résonne trop sur la note C3. ça m'a gêné.
Pour étouffer le son de cette résonance, je vais tout simplement baisser le volume à cet endroit (avec le contrôleur Expression), tout en prenant soin de dupliquer la piste midi auparavant (sans quoi, en baissant le volume de la résonance de la première note, je baisse aussi le volume de la note qui chevauche, et là c'est pas bon du tout).
Concrètement :
Je duplique la piste midi (notes + gestion du volume)
Sur la piste midi originale, je mute (ou supprime) les notes paires
Sur la piste midi dupliquée, je mute (ou supprime) les notes impaires
Je charge le même instrument sur la piste dupliquée, mais avec un canal midi différent
J'atténue le volume sonore de la résonance de chaque note, avec le contrôleur Expression)
Piste midi originale :
Piste midi dupliquée :
Écouter la superposition :
Ensuite, j'ai répète cette opération sur les autres instruments (altos, violoncelles et contrebasses). Après quoi, je double cette partie de cordes par des chœurs très doux, pour renforcer la continuité. ça me donne un tapis de cordes que je place derrière une mélodie de flûte :
Enchainement FA-LAm-SOL-SOL :
Les nuances du tapis de cordes suivent une courbe de Gauss : crescendo puis décrescendo. Là encore, ça va donner de la vie à la musique, plutôt que de superposer la flûte et les cordes de manière homogène. Les cordes rejoignent la flûte, après un temps (le premier temps permet donc aux cordes d'arriver en crescendo). J'ai souvent remarqué ça dans les musiques de James Newton Howard (comme dans la BO de Dinosaur ou King-Kong).
Au fait, z'avez sans doute remarqué que cet article concorde avec les "1 an" de mon Blog ?....
Il fallait bien que je place legato d'anniversaire quelque part... ho ho ho