James Horner


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  • MARC MINIER - Compositeur/Composer


    MARC MINIER - Compositeur/Composer Né en 1966, Marc Minier commence le Solfège, le Violon, le Piano et la guitare dès l’âge de 4 ans, puis s'oriente vers la musique classique. Sept ans plus tard, il entre au Conservatoire National de Région, dans la classe de Mr Raymond Alessandrini. Ses progrès fulgurants l'amènent à faire des représentations. Il obtient deux médailles de Solfège en niveau Moyen et Supérieur. 1978 et 1979, les remises de prix s'enchaînent, avec un prix de Piano hors concours niveau supérieur dans le Val d’Oise, et un deuxième prix de Piano niveau supérieur au Concours National de Piano Claude Khan (avec les félicitations du jury). En 1980, Mr Raymond Alessandrini incite Marc Minier à préparer l’examen d’entrée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, en classe de Piano, Harmonie, Analyse harmonique et Solfège spécialisé. Les cours particuliers s’imposent naturellement, avec Mme Dominique My en Piano déchiffrage, Melle Durue et Mme Tisserant pour le Solfège. Marc atteint ses objectifs et entre au C.N.S.M.D.P. lui permettant d'accéder à la classe de Mme Lucie et Robert Diecel (Piano, Harmonie, Analyse harmonique, et Solfège spécialisé). Trois ans plus tard, poussé par un vent de musique Disco et Funk, Marc Minier décide de s’initier aux techniques moderne d’enregistrement, de prise de son, de mixage et de programmation sur séquenceur pour élargir ses connaissances. En 1984, Il débute sa carrière dans les plus grands studios d’enregistrement de France... Durant cinq ans, Marc Minier sera le Compositeur, Arrangeur, Programmeur informatique musical et Ingénieur du son pour de nombreux artistes français et étrangers. Attiré par la musique instrumentale, classique et moderne, Marc Minier ne pouvait pas mieux tomber en collaborant avec Richard Clayderman, Pianiste de renommée mondiale, ayant vendu plus de cent millions d’albums à ce jour. Richard Clayderman fut d'ailleurs un tremplin inespéré pour Marc Minier, en lui donnant la possibilité de s’exprimer avec toute la technologie, de diriger l’Orchestre de l’Opéra de Paris pour vingt albums, et d’être le Superviseur musical, Bruiteur et Ingénieur du son pour " Delphine Software International ". Aujourd’hui, Marc Minier se dirige vers" La Musique de Style Bande Originale de Film " et on peut le comprendre ! Ses quinze dernières années furent bercées par les B.O.F de : John Williams, Alan Silvestri, Lalo Schifrin, Jerry Goldsmith, Danny Elfman, Howard Shore, Randy Edelman, Hans Zimmer, Ennio Morricone, James-Newton Howard, Leonard Bernstein, John Carpenter, Trevor Jones, James Horner, Vladimir Cosma. Marc Minier a réalisé 34 albums pour ces artistes : Richard Clayderman (Piano) Nicolas de Angelis (Guitare) Jean-Philippe Audin (Violoncelle) Eric Coueffe (Violoncelle) Diego Modena (Flutes) Fabrice Adam (Trompette et Bugle)
    Thèmes abordés : 34 Albums réalisés pour Richard Clayderman, Direction de l'Orchestre de l'Opéra de Paris , Compositeur arrangeur pour de nombreux artistes, Superviseur musical, Bruiteur et Ingénieur du son pour " Delphine Software International ", Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, C.N.S.M.D.P, Prix de piano, Etude de l'Harmonie et Analyse harmonique, , Etude du Solfège spécialisé, John Williams, Lalo Schifrin, Alan Silvestri, Danny Elfman.
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  • Studio S. - Studio d'enregistrement et de mixage


    Studio S. - Studio d'enregistrement et de mixageA proximité de Paris, dans le calme des Yvelines, le Studio S vous accueille pour réaliser vos projets : album, mini-album, 2 titres ou simple maquette...
    Nous réalisons également le mastering, le pressage, création de pochette, impression de tous supports de communication, création de site internet, de clips vidéo ou organisation de concerts...
    Le studio S vous accompagne de l'enregistrement à la sortie de votre projet... Ne vous souciez plus des intermédiaires et des multiples rendez vous, nous prenons tout en charge.
    Pour plus d'information, rendez vous sur le site : www.studio-s.fr. Tags

    Studio d'enregistrement
    Bienvenue aux portes de Paris, dans le département des Yvelines pour l'enregistrement de votre disque, album, maquette ou tous autres projets...
    Le Studio S accueille des artistes de tous univers musicaux.
    Le formulaire à votre disposition (rubrique « devis ») vous permet de demander une tarification précise très rapidement.
    Nous nous adaptons à votre disponibilité.
    La cabine de prise de son est spacieuse.
    Les larges panneaux à votre disposition vous permettent également de moduler cet espace à vos souhaits pour un confort maximum.

    Pressage CD
    Tous les formats disponibles sur le marché sont proposés. Du pressage CD à la duplication. De la simple pochette carton au boitier crystal en passant par le digipack, à partir de 100 exemplaires et sans limite de quantité.
    Nous pouvons également réaliser la pochette de votre disque en fonction de vos besoins et attentes.

    La communication
    Garante de votre visibilité et du développement de votre "buzz", la communication sera un facteur déterminant de votre projet.
    Parallèlement à votre satisfaction, notre intérêt est de vous voir obtenir la reconnaissance du public.
    Notre expérience couplée aux services que nous proposons vous aideront dans cette démarche.
    Nous réalisons et imprimons des flyers, stickers, affiches, brochures, tee-shirts à votre image ou tous autres supports commerciaux. Nous mettons également en place des opérations ciblées de street-marketing.
    N'hésitez pas à nous faire part de vos besoins et envies.

    Clips vidéo & sites internet
    La communication passe également par une visibilité audiovisuelle et Internet.
    Pour cette raison, nous pouvons également réaliser clips et sites internet.

    Organisation de concert
    Titulaire d'une licence de tourneur, nous avons la possibilité d'organiser des concerts pour un artiste dans toutes les salles de France.
    Nous prenons en charge la gestion de votre billeterie et sommes l'intermédiaire pour toutes les démarches administratives.

    Contact :
    Studio S.
    182 rue Rouget de Lisle
    78360 Montesson
    France
    tél : 06.25.28.15.53

    Thèmes abordés : Tarif studio d'enregistrement, Studio musique, Enregistrement album, Pressage album-CD, Création pochette Album-CD, Graphiste pochette de disque, Promotion d'artistes, Comment se faire connaître ?, Musique et Marketing, Réalisation de clips musicaux, Réalisation de sites Internet d'artistes, Visibilité des artistes, Tourneur pour concert, Organisateur de concerts.Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement

  • Compositeur de chansons et musiques


    Compositeur de chansons et musiquesJe m'appelle Frédéric Bégnon (nom d'artiste : Frédo).
    Auteur, compositeur, arrangeur depuis de nombreuses années, c'est en tant que chanteur que j'ai commencé à faire de la musique. J'ai écumé les rues, les scènes, les bars, les restaurants, d'abord en interprétant mes propres compositions puis en chantant des reprises. Je n'ai pas vraiment utilisé tout mon potentiel de compositeur durant ces années, seulement deux CDs autoproduits que j'ai vendu au cours de mes soirées. Le métier d'intermittent ne me convenant guère du fait de sa perpétuelle recherche de cachets, j'ai fini par me rendre compte que ce qui me plaisait vraiment dans la musique, c'était la création, plutôt que la récréation. Bref, je n'ai plus qu'une seule ambition : composer et écrire.

    J'ai une longue expérience de compositeur sur textes et d'auteur sur musique, j'ai composé toute la musique d'un conte musical pour enfant et fait une bande son pour un automate. J'ai illustré, dernièrement, un livre de science fiction qui était accompagné d'un CD.

    Je n'ai jamais cessé de fabriquer des musiques et des chansons tout au long de ma vie, essayant d'aller toujours plus loin dans la recherche de mélodie (que je considère comme l'âme de la musique).

    Thèmes abordés : Chansons, Textes, Paroles, Musiques, Bande originale, Habillage musical, Spectacle vivant, Concert, Auteur chanson, Chanson française, Ecriture chanson, Musique documentaire, Chansons enfants, Sound design.
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    Catégorie > Annuaire Chansons et comptines pour les enfants



> Voir aussi : Jerry Goldsmith, James Horner | James Stewart | Studio d'enregistrement résidentiel | Dépannage informatique musicale | Micro Neumann U67, Sony C-450, AKG C414 et Studio Projects TB1 |
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     Avatar, le film et la musique

    Par Tanguy, Mes coups de coeur - Tags


    En décembre 2009, Damien Deshayes a fait une critique de la musique du film de James Cameron: voir la critique qui correspond parfaitement à ce que j'ai ressenti pendant la séance.

    Je vais toujours voir les gros succès avec 2 mois de retard. C'est bien, à Chartres on était une dizaine dans la salle (de 450 places). Ayant raté mes tests de relief à l'armée, je craignais d'être gêné par la 3D. Et effectivement, c'était assez fatiguant pour le yeux, surtout pendant les scènes d'action où ça bouge de partout.

    Concernant la bande son, ma première impression a été de me dire que ce film déchirait ! (les tympans). Pour moi, les salles de ciné poussent le volume beaucoup trop fort, et c'est d'autant plus pénible que les gros films hollywoodiens regorgent de bruitages très ... bruyants.

    Gêné par la 3D et par les décibels, je passe donc pour un vieux râleur... mais rassurez vous, j'ai adoré le film (à part le passage "Robocop-Rambo-Transformers" vers la fin).

    Quelques détails m'ont fait penser à Aliens Le Retour : Sigourney Weaver, le voyage cryogénique, l'aspect des vaisseaux, les robots pilotés par des humains, des méchantes bêtes et pour finir quelques citations musicales issues de la BO de Aliens (Les cors de "Futile Escape").

    La musique originale du film m'a paru très longue, dans le sens "beaucoup de travail effectué". D'ailleurs, c'était hallucinant de constater au générique de fin, le nombre de personnes qui ont participé à la BO (superviseurs, compositeurs additionnels, programmeurs synthés etc).
    Côté thématique, comme l'a très bien expliqué Damien, on a un peu l'impression que le compositeur a pris ses meilleurs ingrédients de BO antérieures pour les resservir dans un shaker. La couleur musicale m'a rappelé celle de Dinosaur (composée par James Newton Howard) dans ses harmonies et ses orchestrations, avec de belles textures, des percussions tribales, des voix d'arborigènes, du piccolo planant...

    Avec Avatar, je suis vraiment tombé sous le charme des musiques douces et aériennes offrant des sons de clochettes mêlés à des cordes féériques. Les textures pittoresques chez James Horner (comme chez JNH) m'ont toujours fait rêver. Ces sonorités issues de synthés et mélangées à des violons et des flûtes me transportent littéralement.
    Tout comme les morceaux ethniques avec des voix lointaines et les rythmes tranquilles ! ça aussi j'adore.

    En ce qui concerne la musique d'action et la musique solennelle, c'est très efficace, mais quelle impression de déja vu ! Il y a bien sûr le sempiternel motif de 4 notes (si do do# do) qui doit être un jeu pour le compositeur, un pari ou quelque chose du genre. Mais il y a surtout les inévitables cors cuivrés posés sur les boucles de Stormdrum entendus mille fois chez Remote Control et ré-utilisés dans les émissions de télé-réalité de M6. Un peu de Titanic aussi, avec quelques motifs très bateau.

    Bref, je vieillis sans doutes... Je préfère mon petit confort avec des images et des sons apaisants (très nombreux dans le film) et suis de plus en plus gêné par le montage dynamique et les FX agressifs.
    Quoiqu'il en soit, je suis conquis par ce film : une merveille technologique au service d'un beau scénario. Une très belle histoire avec de méchants humains et de gentils extraterrestres.

    Et pour finir, une découverte intéressante sur les requêtes tapées dans Google :
    • "Comment fabriquer un arc" (67 millions de requêtes)
    • "Comment fabriquer un robot" (52 millions de requêtes)
    • "Comment fabriquer un avatar" (410 millions de requêtes)
    • "Michael Jackson n'est pas mort" (pas très loin du milliard de requêtes)

    On vit en pleine science fiction...




     Cours et stages de Flamenco. De la musique ensoleillée !

    Par Tanguy, Les professions liées à la musique de film - Tags


    Je ne sais pas s'il vous est déjà arrivé de devoir composer de la musique andalouse (avec de la guitare en instrument principal). Je suppose que ce n'est pas évident. D'une part, ça me semble difficile à transcrire sur une partition (tant les rythmes de guitare sont techniques) et d'autre part, pour ceux qui utilisent un séquenceur, c'est très dur de rendre de manière authentique le jeu d'un guitariste (note par note). Le mieux n'est-il pas d'avoir dans ses proches un joueur de flamenco qui saura vous épauler dans le processus de composition ?

    A ce propos, je voudrais vous faire part de l'existence de l'association Atika Flamenco, implantée sur Paris (mais également présente dans le Perche) et qui propose des cours et des stages de Flamenco (débutants à professionnels) :
    • Danse
    • Chant
    • Guitare
    Cours de flamenco Cours de flamenco





    "L'art coloré qu'est le flamenco nous offre sensibilité, richesse, profondeur et complexité !"

    Pour les béophiles : je me demandais s'il existait de nombreuses Bandes Originales à connotation hispanique.
    Je citerais pour les plus récentes les airs flamencas de Zorro, Mission Impossible II (Nyah), Final Fantasy 9 (Vamo Alla Flamenco), Toy Story 3.... Mais vous en connaissez sûrement bien d'autres... (ainsi que dans le domaine classique).




     Les marches harmoniques. Quelques exemples trouvés dans des bandes originales.

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Attention à la marche (harmonique) ! Qu'est-ce qu'on se marre dans ce blog

    Définition trouvée dans Wikipédia : Une marche harmonique est une succession de mouvements harmoniques se répétant symétriquement sur d'autres notes.

    L'idée c'est ça : on crée un motif (quelques notes ou un mouvement d'accords) puis on reproduit ce motif en le commençant à partir d'une autre note. On peut reproduire ce motif 2, 3, 4, 5, ... 10 fois en conservant un décalage régulier (c'est mieux). Par exemple, en reproduisant le motif tous les 2 tons vers le bas.

    Voici une marche harmonique montante que j'ai trouvée sur les cours d'harmonie en ligne de Michel Baron :



    Moi, la marche harmonique qui m'a le plus frappée dans ma jeunesse, c'est celle-ci :
    (Voir exemple Noisetracker sur ce billet)

    Tonalité LA mineur :
    LAm-Rém
    Sol-Do
    Fa-Sib
    Mi


    On la retrouve (en partie) dans des chansons comme "It's my life" (Talk Talk) ou encore "I'm a Barbie girl" (Aqua).
    Dans la chanson "Pomme C" de Calogero, cette marche harmonique apparaît entièrement, avec juste une ou deux modifications (une septième mineure par-ci, une résolution par là) :

    Ci-dessous, j'introduis "Pomme C" au piano par une marche harmonique de base (tonalité DO mineur) :



    Notez bien qu'une fois que l'on tient une marche harmonique, il est très agréable de broder par dessus (variations, contrechants etc..)


    Toujours cette même marche harmonique, mais encore plus altérée que Pomme C : un extrait de la bande originale "Escaflowne" composée par Yôko KANNO (tonalité MI mineur) :




    Pour finir, un petit assortiment de marches harmoniques issues de diverses musiques et chansons pour le cinéma :


    1. Le Renard* (Lalo Schifrin)
    2. Les demoiselles de Rochefort (Michel Legrand / interprétation : le violon dingue)
    3. Primal Fear (Frederico de Brito & Ferrer Trindade)
    4. Saving Private Ryan (John Williams)
    5. A Beautiful Mind (James Horner)

    Je trouve les marches harmoniques de James Horner particulièrement touchantes. Ce compositeur souvent montré du doigt pour sa tendance à s'auto-plagier, a le don de m'émouvoir. J'admire beaucoup ses trouvailles.

    *On remarquera l'utilisation subtile en arrière plan d'un cor beau dans Le Renard.... (ha ha ha)
    En outre, cette mélodie très sensuelle a longtemps habillé une publicité pour une marque de collants.




     Quelques exemples de répétition dans la musique de film.

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Je crois que c'est mon paternel qui m'a dit un jour :"Fiston, dans une musique les gens retiennent surtout l'intro, la fin et les répétitions"

    La répétition d'une phrase mélodique ou d'un rythme se fait de manière naturelle et spontanée dans le domaine de la chanson, mais je pense qu'elle est aussi largement employée dans la musique de film, de manière plus subtile (plus cachée, je dirais).

    Il arrive que les compositeurs dupliquent un petit passage de sorte qu'on puisse l'entendre 2 fois de suite. ça ne fait pas de mal à la structure du morceau et ça permet à l'auditeur de s'imprégner du thème. En parcourant diverses BO, je m'aperçois que peu de passages sont réellement "clonés". A chaque fois, la répétition présente une petite variation, ce qui apporte un peu plus de richesse à l'ensemble. Voici quelques astuces à appliquer sur la partie répétée, afin d'éviter la redondance :

    1. Ajouter des notes accidentelles :
      The Grinch (James Horner)


    2. Modifier légèrement la mélodie :
      L'été de Kikujiro (Joe Hisaishi)


    3. Reprendre la mélodie par un autre instrument :
      Dinosaur (James Newton Howard)


    4. Enrichir l'orchestration (doublures) :
      Interview With The Vampire (Elliot Goldenthal)


    5. Varier la hauteur (changement d'octave) :
      Thème de Solenn (Tanguy Follio)


    6. Passer de mode majeur à mode mineur :
      Signs (James Newton Howard)


    7. Changer de nuance :
      La rue des cascades (Yann Tiersen)


    8. Varier l'harmonie (ce sont les accords qui changent) :
      The Nightmare Before Christmas (Danny Elfman)


    9. Varier le rythme :
      Victor Hugo (Tanguy Follio)


    10. Changer la tonalité :
      The Polar Express (Alan Silvestri)


    11. Alan Silvestri, champion du monde de la répétition par changement de tonalité
      par intervalle de 3 demis-tons vers le bas ou vers le haut ;-)



     Quelques exemples de "notes maintenues" dans la musique de film

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Il arrive que le compositeur maintienne une voix sur une seule note pendant quelques mesures, tandis que les autre voix enchainent divers accords ou mélodies. D'après les manuels d'harmonie, les notes tenues s'appellent des notes pédales.

    Dans ce billet, je voudrais m'attarder sur quelques passages musicaux (de BO) caractérisés par des notes maintenues (souvent en croches répétitives). Des notes, pas forcément "pédales" au sens rigoureux du terme, mais qui procurent des effets identiques, comme par exemple :
    • Apporter une tension
    • Mettre l'auditeur en attente, mise en suspens avant de dévoiler et développer un thème
    • Définir un appui, une certaine stabilité
    • Aiguiller l'oreille vers un mouvement harmonique précis
    • Encadrer un mouvement (en empêchant par ex les notes d'aller au de-là de la note tenue)
    • Donner une certaine couleur à l'orchestration
    • etc...

    Cars (Randy Newman)
    Cars Piston Cup


    Un exemple classique de note maintenue dans les graves. Ce morceau illustre parfaitement l'attente qui précède la grande course "The Piston Cup" qui a lieu à la fin du film. Une musique de mise en préparation, aux sonorités glorieuses, le tout soutenu par un tapis de basses martial dont le rythme et la force affichent une certaine détermination (honneur, défit, revanche de Flash Mc Queen et de Doc Hudson).



    Eraser (Alan silvestri)
    Eraser


    Un plafond aigu maintenu aux violons, sous forme de 2 notes superposées (la tonique et la dominante). Sans ce tapis, la mélodie donnerait sans doute une couleur trop romantique. En maintenant un tapis un peu strident au dessus du thème mélodieux, Alan Silvestri apporte une couleur orchestrale supplémentaire, casse le côté romantique et par la même occasion sous entend une légère tension (confirmée par l'arrivée des graves tout à la fin).



    Titanic (James Horner)
    Titanic coule


    De la tension et du suspense, en veux-tu en voilà !
    Un extrait particulièrement "pesant" suggéré par une interminable note médium de trompette maintenue sous forme de motif rythmique récurrent (+ plafond sur-aigu aux cordes). Coulera... coulera pas... Les ponctuations graves n'augurent rien de bon quant à l'avenir du bateau (et de ses passagers).



    X-MEN (Michael Kamen)
    Wolverine


    Cette fois-ci, c'est une basse électronique rythmique qui maintient le spectateur en haleine. Outre l'apport d'une couleur instrumentale supplémentaire, cet effet de pédale suggère, comme dans Cars, une stabilité, une détermination (en route vers l'affrontement final). Michael Kamen nous fait mariner le temps d'une longue intro, reposant sur un accord de dominante (avec la note maintenue par la basse électro) et qui débouche au final sur l'accord de tonique, à la connotation particulièrement optimiste qui ponctue une sorte de soulagement, de libération : les protagonistes se posent en héros du film, sauveurs de l'univers.



    Indiana Jones
    And The Last Crusade

    (John Williams)
    Indiana Jones Side-car


    Cet extrait de "Scherzo For Motorcycle and Orchestra" est particulier. Les notes maintenues sont placées des 2 côtés de la mélodie. Ce sont à la fois les basses et les aigus qui assurent l'effet de pédale (je parle bien "d'effet" et non de pédale au sens strict). La mélodie jouée dans les tessitures médiums par les trompettes (et quelques trombones ?) est comme emprisonnée entre 2 digues. Des digues qui peuvent faire penser à des rails, sur lesquels la musique défile. Certes j'extrapole dans mes descriptions, mais je trouve quand même que ce passage évoque un certain mouvement, une trajectoire...




     Musique orchestrale assistée par ordinateur : faire sonner son morceau de musique, produit par des banques de sons symphoniques !

    Par Tanguy, Musique assistée par ordinateur (MAO) - Tags


    Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...

    Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...

    "Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous gagnerez à Roland-Garros... "

    Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale, d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque de sons correcte.

    Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...

    Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.

    Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :(( Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).

    Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré bordel chantier... et ça me prend beaucoup de temps. Mes habitudes reposent sur 4 axes principaux :

    1) Mélanger les couleurs sonores :

    C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons. Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson + violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel] etc...

    Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :

    Valse des mariés (Tanguy Follio) :


    Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :

    - Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
    - Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
    - Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
    - Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
    - Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique, pourquoi pas...)
    - J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec une enclume et une cymbale).
    - C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).

    Et ainsi de suite....
    Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.

    Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les doublures

    Ainsi que ce billet sur les doublures cordes-cors

    Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.) on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement) foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.


    2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :

    Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :

    Articule !!!

    Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste" en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes). Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua.... Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...

    De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues, des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net, plus compréhensible.

    Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :

    Début de The Raider's March (John Williams) :



    Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes

    - D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide, je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).

    - Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête). A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :

    Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
    Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :



    - Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie "contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte, je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)

    C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :

    Variation du controleur midi expression dans Reaper
    Variation du contrôleur Expression


    - 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.

    - Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...

    Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
    Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.



    - Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation, devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
    L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis d'autres musiciens à ce sujet.

    Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !

    Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple, plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).

    Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.

    Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.

    Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :



    Pour plus d'infos, cf ancien billet sur l'effet mitraillette des staccatos



    3) Créer des effets de transition

    Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps, j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
    Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres etc...).

    Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la monotonie.

    Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais aussi des staccatos de flûte !)


    EDF-DTG (Tanguy Follio) :



    Pour plus d'infos, cf le billet sur les transitions par ajout d'instruments

    Et aussi ce billet qui illustre une transition par changement de tonalité


    4) Dynamiser :

    - Du point de vue musical :

    Du relief, du choix, du varié !
    Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).

    Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...

    Du mouvement !
    Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX, Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.

    Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).

    Entertainment Logo (Tanguy Follio) :



    Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les plans sonores

    Ainsi que ce billet sur comment donner du mouvement à mon accompagnement


    - Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :

    De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.

    Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...

    Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).

    Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).

    Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).


    Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...

    En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)




     Orchestre de cuivres mélangé à de l'électro : L'électrobrass du Chromatic Muséum

    Par Tanguy, Mes coups de coeur - Tags


    Un coup de coeur pour la musique de Pierre Millet, compositeur, que j'ai découvert dernièrement :)

    Parmi les nombreux groupes qu'il dirige (ou dont il fait partie en tant que trompettiste et/ou compositeur), il en existe un qui a particulièrement retenu mon attention, par son côté narratif et cinématographique : L'orchestre Chromatic Muséum.

    Il s'agit d'un somptueux mélange entre une douzaine de cuivres (les 4 pupitres y sont représentés), une batterie et des parties électro.

    Pierre Millet assure la composition, l'arrangement et la direction d'orchestre, tandis qu'Antoine Simoni s'occupe de la programmation et le mix (dont mix en direct pendant les concerts).

    Orchestre cuivres électro


    La musique offre des sonorités chaudes avec des harmonies jazz et rythmées. Elle a aussi (et c'est pourquoi j'en parle dans le blog) une couleur filmique qui pourrait bien intéresser des réalisateurs.

    Certes, un mixage cuivre électro ne peut sans doutes pas couvrir tous les styles cinématographiques (encore que), mais il peut être très efficace dans les fictions d'espionnage, thrillers, super héros, aventure, westerns, comédies policières etc...

    Quand j'écoute la musique de Pierre, je visualise sans problèmes des images de films tels que The Score (Howard Shore), Bullitt (Lalo Schifrin), Cash (Jean-Michel Bernard), James bond (John Barry, David Arnorld...), Hancock (John Powell), OSS-117 (Michel Magne, Ludovic Bource, Kamel Ech-Chekh), ou encore Ocean's Eleven (David Holmes)... la partie électro apportant une dimension moderne.

    A découvrir ! Lien myspace du Chromatic Museum





     Le mastering : les derniers traitements audio avant d'écouter vos oeuvres dans votre lecteur CD.

    Par Tanguy, Musique assistée par ordinateur (MAO) - Tags


    (Dans notre milieu, on utilise le mot "mastering" alors qu'on devrait dire "pre-mastering". Quoiqu'il en soit, je garde l'appellation mastering car c'est moins long à écrire... paresseux que je suis)

    Donc..... Qu'est-ce que le mastering ?

    C'est une opération qui consiste à appliquer d'ultimes traitements audio sur le mix final (c'est à dire une fois que le mixage est terminé et que la musique est exportée en un seul fichier audio comme un son wav ou aiff).
    Dans le milieu du disque ou de la production musicale cinématographique, il existe des ingénieurs du son et des studios spécialisés pour ce travail. Au cours du mastering, Le son d'une musique est optimisé (amélioré), et même personnalisé (c'est à dire qu'il porte la signature de l'ingénieur du son).

    Souvent, les jeunes compositeurs qui produisent eux-mêmes leurs maquettes doivent s'improviser "ingénieur du son".
    Or, le mastering, le vrai de vrai, requiert une oreille spécialisée et du bon matériel.

    En même temps, quel est l'intérêt d'appliquer des opérations dignes d'un mastering professionnel sur une musique fabriquée dans un ordinateur, à partir de samples d'orchestre ou bien d'interprètes moyens enregistrés avec du matos de home studio ?

    Alors, à défaut d'établir un mastering optimal, il est déjà possible (à notre niveau de home-studiste) d'effectuer quelques traitements audio sur le morceau avant de le graver sur CD :
    (Cela va de soi, le mix que l'on s'apprête à masteriser doit être au format audio de bonne qualité : au moins en wav ou aif 44 KHz et 16 bit, et pas en mp3 !).

    Quelques exemples de traitement audio qui peuvent s'appliquer directement dans votre séquenceur, ou encore mieux, dans un éditeur audio comme Wavelab, Sound forge, Cool Edit etc :
    • Un peu de compression multibande
    • De l'égalisation (équaliseurs) pour diminuer ou faire ressortir certaines fréquences (donc certains instruments).
    • Une légère réverbération pour donner un peu plus de profondeur au mix.
    • Un traitement panoramique, pour élargir la stéréo (ça je ne l'ai jamais testé).
    • Un fondu de sortie pour une musique qui se termine en ad lib (sans fin).




     Scherzo For Motorcycle and Orchestra : la course poursuite en side-car (Indiana Jones et la dernière Croisade)

    Par Tanguy, Devenir compositeur pour l’image - Tags


    Une petite friandise, pour découvrir le travail de la musique à l'image.
    Pour l'occasion, les bruitages ont été supprimés.

    Musique de John Williams...



    Et ci dessous, une version plus ... British :


    Ha ha ha





     Star Pop Orchestra, un orchestre spécialisé dans la musique symphonique populaire (musique de film, comédies musicales, arrangements pop-rock)

    Par Tanguy, Devenir compositeur pour l’image - Tags


    J'ai découvert sur Myspace cet orchestre symphonique composé de 50 à 90 musiciens dont le répertoire va de la musique de film à la variété en passant par la comédie musicale et la musique de jeux vidéo.

    Star pop orchestra interprétation et enregistrement de musique de film


    Cet orchestre, mis en place par Nicolas Chatenet, Mathias Charton et Christophe Eliot, a pour vocation l'interprétation d'œuvres symphoniques dites "populaires" (essentiellement de la musique de film) sous forme de concerts (John Williams, Leonard Bernstein, Alan Menken etc..).

    Depuis sa création, il a également assuré l'enregistrement de quelques bandes originales pour de jeunes (mais talentueux) compositeurs. Je vous invite à visiter son espace musical pour vous rendre compte du très bon niveau d'interprétation.

    Il n'existe pas beaucoup, en France, d'orchestres symphoniques spécialisés dans l'enregistrement de musique de film. Soulignons l'existence de SymphOnifilm (sous la direction de Steve Journey) qui permet d'obtenir de la bonne musique symphonique à des prix compétitifs. Dans la catégorie gros calibre, l'orchestre Colonne (sous la direction de Laurent Petigirard) souhaite également élargir le créneau "musique pour le cinéma".

    Tant mieux pour nous ;-)




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