K2 style


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  • Groupe Space Rivers, musique de film


    Groupe Space Rivers, musique de filmLe groupe Space Rivers est un groupe de 2 Créateurs - Auteurs - Compositeurs - Interprete de Musique Synthétique Instrumentale. Style de Musique parfait pour des court-métrage, long-métrage, ou publicité, ce groupe bien que peu connu, à fait plusieurs concerts en 2008, où les salles étaient remplies. Leur Style plait à tout âge, et les titres sont différents les uns des autres. Tags

    La pages d'acceuil du site
    Elle décrit aux visiteurs, et auditeurs et aux professionnels du Son le travail et les actualités, la dernière sortie en téléchargement payant, ainsi que la description du groupe.

    La pages principale
    Elle a été créée de façon à ce que les différentes personnes qui la visitent puissent aller voir la pages Facebook, les vidéos étant sur Youtube, ainsi que la Boutique de téléchargement du groupe Space Rivers.

    Les pages des différents Album
    Elle doit avoir une utilisation facile, avec des repères, sur le temps, et le nom de chaque morceau, et la pochette de l'album en présentation sur chaque page.

    Le nom du groupe
    Le nom du groupe doit avoir du punch, c'est pourquoi nous avons créé notre groupe au nom de Space Rivers, car le nom va tout a fait avec notre style de Musique

    Le style de Musique
    Le style de musique que nous avons créé est différent de tout ce que nous avons pû écouter jusqu'a présent, car en écoutant les albums de différents artistes, chez certain, nous avons l'impression d'entendre toujours la même chose, et nous ne voulions pas faire la même erreur, c'est donc pour cela que chaque titre est créé avec des sons différents tout en restant dans notre style.

    Groupe Space Rivers, musique de film


    Contact :
    Space Rivers
    15, rue du lieutenant Charron
    77570 Château-Landon
    FRANCE
    tél : 0638512030

    Thèmes abordés : Compositeur musique de film, Musique image, Bande originale, Habillage musical, Compositeur musique pub, Compositeur cinéma, Musique multimedia, Musicien professionnel, Musique TV, Sound designer, Communication musique, Communication sonore, Musique générique, Musique de pub.Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de film et cinéma > Annuaire Musique synthétique

  • Le piano d'émeraude (compositeur)


    Le piano d'émeraude (compositeur)Le nouvel album de Damien DUBOIS est sorti. Il est disponible un peu partout, principalement sur Internet. Les albums de Damien DUBOIS sont désormais produits sous label "le piano enchanté". Tags

    Damien DUBOIS, pianiste, compositeur de musique de relaxation
    Damien DUBOIS est un pianiste de formation classique et jazz, à l'inspiration new-age. Enthousiasmé par les sons de la nature sous toute ses formes, il y associe naturellement un style très mélodique entièrement instrumental, ce qui donne à ses compositions un intérêt majeur pour la musique de relaxation. Son nouvel album, "le piano d'émeraude", vient de sortir. Il nous emmène pour une longue promenade magique en forêt.

    Le piano d'émeraude
    Après "Le piano dans les vagues", Damien Dubois nous livre son nouvel album : "Le piano d'émeraude" . Tout empreint de poésie, "Le Piano d'émeraude" nous emmène sur des sentiers féeriques, bercés par le chant des oiseaux et le piano magique dont il a le secret.

    Damien DUBOIS
    Damien DUBOIS est un pianiste de formation classique et jazz, à l'inspiration new-age. Enthousiasmé par les sons de la nature sous toute ses formes, il y associe naturellement un style très mélodique entièrement instrumental, ce qui donne à ses compositions un intérêt majeur pour la musique de relaxation. Son nouvel album, "le piano d'émeraude", nous emmène pour une ballade magique en forêt.

    Un album tout en personnalité et douceur
    Chacun de nous possède une musique d'accompagnement intérieure. Et si les autres l'entendent aussi, cela s'appelle la personnalité. Ainsi est conçu le dernier album de Damien DUBOIS "le piano d'émeraude". Tout en personnalité, en douceur, en mystère, et ne laissant personne indifférent. Essayez le !

    Albums disponibles
    Les albums de Damien DUBOIS sont disponibles sur de nombreuses plateformes de téléchargement, ou en CD physiques. Rejoignez le sur le facebook de son label, compte "le piano enchanté"

    Contact :
    Damien DUBOIS
    Le village
    38660 SAINTE MARIE DU MONT
    FRANCE
    tél : 0676413912

    Thèmes abordés : Compositeur pianiste, Piano Music, Interprète piano classique et jazz, Piano et personnalité, Ecouter musique piano.Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de relaxation

  • Jean-Pascal Chaigne - compositeur


    Jean-Pascal Chaigne - compositeurJean-Pascal Chaigne (né en 1977) est un compositeur français.
    Il a obtenu au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris les prix de composition, orchestration, harmonie, écriture 20ème siècle, contrepoint et analyse. Ses œuvres ont été jouées par des ensembles tels que l’Itinéraire, l'Ensemble Orchestral Contemporain (EOC) ou l’Instant Donné, et son catalogue comprend notamment deux importants cycles : Mezza Voce (2004-2010) et Objets (en cours d’achèvement).
    Il est aujourd’hui professeur de composition, orchestration et écriture au Conservatoire à Rayonnement Régional d’Annecy. Tags

    Catalogue : INSTRUMENT SOLISTE
    INSTRUMENT SOLISTE
    • Hymne I (flûte)
    • Hymne II (percussion)
    • L’énigme et son sommeil (soprano)
    • Objets I (clarinette basse)
    • Vertical et blanc I (violoncelle)
    • Vertical et blanc II (alto)
    • Vertical et blanc III (violon)

    Catalogue : MUSIQUE DE CHAMBRE
    MUSIQUE DE CHAMBRE
    • Césure : le corps (mezzo-soprano et violon)
    • Hymne VI (flûte, piano et percussion)
    • La voix extrême la lumière (mezzo-soprano, violoncelle et clavecin)
    • Objets II (octuor de violoncelles)
    • Objets III (soprano, clarinette, trompette, violon, violoncelle, percussion et piano)
    • Objets IV (quatuor de saxophones)
    • Trois mouvements (quatuor à cordes)
    • Répétition (mezzo-soprano, trio à cordes et clavecin)
    • Strates (mezzo-soprano, alto, violoncelle et clavecin)
    • Vertical et blanc – Triptyque pour A.-M. A. (trio à cordes)

    Catalogue : CHŒUR
    • Ma voix te suit (chœur mixte (SATB) a cappella) Cette pièce constitue avec "L'énigme et son sommeil" les deux volets du diptyque écrit à partir d'extraits du livre de Claude Royet-Journoud "Kardia" (éd. Eric Pesty)

    Catalogue : ORCHESTRE
    • Figuration I (2007)
    - violoncelle et orchestre de chambre
    - 6'
    - créé le 27 octobre 2007 au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, créé dans une version pour alto, violoncelle et orchestre, avec Sophie Magnien (violoncelle), Lucia Peralta (alto) et l'Orchestre du Conservatoire, sous la direction de Jean Deroyer
    • Figurations (2009)
    - trio à cordes et orchestre de chambre
    - 23'
    - créé le 19 décembre 2009 au Festival Musica (Strasbourg), par Saori Furukawa (violon), Michel Pozmanter (alto), Pierre Strauch (violoncelle) et l’Orchestre des Lauréats du Conservatoire, sous la direction de Tito Ceccherini

    Disques
    "Dédicaces" (2010)
    Jean-Marc Fessard, clarinette basse
    Paru chez Quantum (distribution Codaex)
    Sur ce disque figure notamment "Objets I" pour clarinette basse
    Pour retrouver ce disque :
    http://www.quantum-classics.com
    http://www.amazon.fr
    ---
    "Journées de la composition 2007"
    Orchestre du Conservatoire
    Jean Deroyer, direction
    Sur ce disque figure notamment "Figurations I"
    Disque non commercialisé, disponible à la Médiathèque de la Cité de la Musique : http://mediatheque.cite-musique.fr

    Jean-Pascal Chaigne - compositeur


    Contact :
    Jean-Pascal Chaigne - compositeur
    30 Quai Saint-Cyr
    35000 RENNES
    FRANCE
    tél : 06 74 06 35 32

    Thèmes abordés : Musique pour instrument soliste, Musique de chambre, Octuor de violoncelles, Musique pour flûte, piano et percussion, Choeur mixte a capella, Musique contemporaine, Musique pour orchestre.Catégorie > Annuaire Compositeur



> Voir aussi : Style Hip-Hop | Style personnel | Trident, Brauner | Forrmation en acoustique | Unifrance |
Les posts du Blog :

     Un exemple de doublure dans les mediums. Cors et cordes : une combinaison orchestrale que j'aime utiliser.

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Je trouve que les cors français se marient bien avec les violoncelles. Pour moi, cette combinaison (en mezzo forte ou en forte) donne une sonorité à la fois douce et puissante (loin de l'aspect cuivré et brillant).

    Le grain des cordes que l'on mélange au son rond des cors français apporte un côté moelleux, surtout s'il s'agit d'une mélodie continue (liée).

    En outre, cela apporte une consistance et un effet panoramique (violoncelles à droite, cors français un peu à gauche) : je trouve que le son rempli l'espace, ce qui donne encore plus de profondeur.

    Par exemple :

    Atlantis (James Newton Howard)

    Le contrechant joué par les Cors français + violoncelles arrive au bout de quelques mesures.

    Le diable et elle (Tanguy Follio)

    La mélodie est d'abord jouée par les violoncelles. Puis viennent se greffer les cors français.
    Cors + Violoncelles jouent ensuite l'accompagnement, tandis que la flûte traversière reprend la mélodie.

    Mon collègue Bernhard Elsner rappelle au passage que ces instruments (cors français et violoncelles) se mélangent aussi très bien avec les altos et les bassons, à l'unisson ou à l'octave.

    Cors français Violoncelle Alto Basson





     Exemple de plans sonores et phénomène de résonnance dans une orchestration. Extait d'une bande originale de Jerry Goldsmith

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Dans ce petit extrait, on distingue très nettement 3 plans d'orchestration :

    Hollow Man (Jerry Goldsmith) :


    Nous avons d'une part une mélodie stridente jouée par des instruments aigus (violons, flûtes) et d'autre part des ponctuations agressives en saccades jouées par des cuivres et des percussions (trombones, grosse caisse, timbales).

    Le volume sonore de ces 2 parties sont à peu près identiques. On ne peut pas vraiment dire lequel est en avant et lequel est en arrière plan. Je crois que c'est notre humeur du moment qui fait qu'on va plutôt remarquer tel ou tel plan sonore en premier. Et puis, ça peut changer en cours d'écoute.

    Par contre :
    Entre ces 2 plans extrêmes (du point de vue des couleurs orchestrales), s'est glissé un troisième plan sonore, plus discret mais au combien utile : un petit leitmotiv récurrent joué par des cordes dans les médiums-aigus, à la manière d'un écho. Ce tapis rythmique a son importance car, d'une part il va apporter du "mouvement", et d'autre part il va lier l'ensemble pour le rendre moins sec (un peu comme le lait qu'on ajoute à la farine et les œufs pour faire des crêpes). Cet aspect technique très souvent utilisé en orchestration s'appelle la résonance...


    Hollow Man Goldsmith Jerry Goldsmith
    Hollow Man Jerry Goldsmith
     
    (1929-2004)



     Trilles : définition et exemple de notation dans une partition pour orchestre.

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Un trille est un couple de 2 notes alternées rapidement.
    Voici 3 exemples de trille sur 4 temps (valeur d'une ronde) :
    trille majeur (whole trill) Trille mineur (half trill) trille ou tremolo alterné

    Ecouter ces 3 exemples :
    (son de clarinette)




    1. Dans le premier exemple, la note qui est alternée avec la note de base (note écrite) est située un ton au dessus (whole tone). On parle de trille majeur. Ici : alternance Fa-Sol.

    2. Dans le second exemple, la note qui est alternée avec la note de base (note écrite) est située un demi-ton au dessus (half tone). On parle de trille mineur. Ici : alternance Fa-Fa#.

    3. Si l'on veut alterner 2 notes rapidement selon un intervalle plus grand que le ton, on va alors utiliser la notation du trémolo (le signe à 1, 2 ou 3 barres) que l'on place d'habitude sur la note. En plaçant un signe de trémolo entre 2 notes, le musicien va jouer un trémolo alterné sur ces 2 notes, ce qui revient à faire un trille à partir de ces 2 notes. Dans l'exemple 3, on indique au musicien qu'il doit alterner un FA et un LAb pendant 4 temps (indication = ronde) et à la vitesse de triples croches (indication = 3 barres).



     Voyageur malgré lui (The Accidental Tourist) de John Williams : la BO que j'écoute en ce moment.

    Par Tanguy, Mes coups de coeur - Tags


    J'ai découvert son existence dernièrement et je dois dire que je regrette de ne pas avoir écouté cette BO plus tôt...

    Le film "Voyageur malgré lui " est sorti en 1988 avec une musique de comédie dramatique signée John Williams. C'était après "Empire du soleil" et avant "Né un 4 juillet".


    John Williams The AccidentalTtourist The Accidental Tourist soundtrack John Williams
    John Williams
    Compositeur de musique de film
    The Accidental Tourist 
    (Voyageur malgré lui)


    Le compositeur établit un thème principal qui repose sur 4 notes. Et a partir de ces quatre simples notes, il va broder des mélodies que je trouve particulièrement belles, comme ce passage au piano, soutenu par un leitmotiv de cordes : un ton assez léger (mais pas trop), orné de passages un peu plus mystérieux. Franchement j'aime.



    Pour la petite histoire : j'ai découvert cette musique en tant que Temp Track (musique temporaire) sur un long métrage français en post-production, et pour lequel j'ai eu la chance de proposer quelques maquettes (un autre compositeur ayant finalement été retenu).

    "Home Sweet Home" de Didier Le Pêcheur (sortie prévue en novembre 2008). Avec Judith Godrèche.




     Un exemple de leitmotiv qui m'a servi d'élément de base pour composer une musique d'action.

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Leitmotiv (nom masculin)
    Motif musical repris plusieurs fois dans une même œuvre. Propos qui revient sans cesse.

    Il faut souvent un point de départ pour construire une musique : un matériau musical à partir duquel on va développer une thématique. Cela peut être une mélodie, une rythmique, un enchainement d'accords...

    Dans le cas d'une musique d'action que j'ai faite il y a quelques mois, je me suis basé sur le leitmotiv ci-dessous, unique point de départ :

    Leitmotiv piano



    Joué comme ça, ce n'était pas franchement impressionnant...


    Alors j'ai fait jouer ce leitmotiv en trémolo par des violoncelles, afin d'apporter une base mystérieuse et "mouvante" : pour créer une atmosphère un peu stressante (vitesse, panique). En même temps, j'ai essayé de créer un effet de va et vient en jouant sur les nuances (p-f-p) comme pour imiter des bourrasques de tempête.

    Par moments, j'ai voulu doubler ces mêmes notes en staccato par des cuivres (essentiellement des cors français), pour appuyer le côté "action".
    fleche fleche
    Joué par des violoncelles en trémolo :
    Joué par des cors en staccato :
    Notes de cors
    Notes de violoncelles
    Mystérieux et fluide Martial et haché


    Ensuite, j'ai placé des boucles de rythmes (Stormdrums, 150 bpm) et j'ai commencé à chercher diverses mélodies jouées par des instruments aigus (violons flûtes, xylophone, caisse-claire etc...).

    Ecouter un extrait :


    Bon, à l'écoute, on s'aperçoit que le leitmotiv de base joué par les violoncelles n'apparait plus comme l'élément principal. Pourtant il revient de manière récurrente et apporte ce petit côté anxiogène que j'aime bien...

    Voilà, juste pour dire qu'avec les mêmes notes, on peut créer des effets en jouant sur les nuances, l'orchestration (violoncelles, cors etc... ) et la notation (trémolos, piqués etc...). Souvent, quand je cherche des notes au piano, j'essaie de penser à la couleur orchestrale que je vais créer (de manière à apporter le sentiment désiré par le réalisateur).




     Une astuce pour changer de tonalité sans prendre de risque

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Un petit truc tout bête que j'utilise régulièrement pour changer de tonalité, c'est de conserver une note du dernier accord de la tonalité 1, et faire en sorte qu'on retrouve cette note dans le premier accord de la tonalité 2.

    Par exemple, je termine une phrase sur un accord de SOL majeur (notes sol-si-), je peux embrayer sur un accord de SIB majeur (notes sib--fa) pour démarrer une autre phrase musicale. C'est la note ré qui est en commun.

    D'ailleurs, je me suis livré à un petit exercice : je joue du piano dans une tonalité de LA mineur et j'arrive sur un accord de Sol majeur (qui est très commun dans la tonalité de LA mineur). J'ai donc les doigts qui enfoncent les notes sol-si-ré...

    Et là je me dis comme ça : "tiens, aujourd'hui je suis de bonne humeur, je tenterais bien un changement de tonalité (soyons fou !)". Je vais appliquer ma méthode de transition qui consiste à conserver une note.

    Donc, en partant de l'accord de SOL majeur (notes sol-si-ré) :
    • Je décide de conserver la note sol (flèche bleue)
      je peux jouer un accord de MIB majeur (notes mib-sol-sib)

      Enchainement d'accords : LAm MIm SOL (bis) ---> MIb SOLm (bis)



    • Je décide de conserver la note si (flèche rouge)
      je peux jouer un accord de SI mineur (notes si-ré-fa#)

      Enchainement d'accords : LAm MIm SOL (bis) ---> SIm DO# (bis)



    • Je décide de conserver la note ré (flèche verte)
      je peux jouer un accord de SIB majeur (notes sib--fa)

      Enchainement d'accords : LAm MIm SOL (bis) ---> SIb REm (bis)



    Transition d'accords


    L'astuce, c'est que l'oreille humaine va entendre dans le changement de tonalité, une note commune : une empreinte auditive qui va permettre une transition tout en douceur.
    Il existe bien sûr d'autres manières de changer de tonalité (je montrerai quelques exemples dans un autre billet).



     Etudier à la loupe l'orchestration d'un extrait musical issu d'une bande originale

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Nous parlions, l'autre jour avec Louar52, de l'écoute attentive des grands maîtres du classique et de la musique de film, dans le but de nous familiariser avec l'orchestration et l'instrumentation.

    Je pense que malgré les écoutes globales des symphonies ou des œuvres de John Williams, beaucoup de choses nous échappent. Je crois qu'il ne faut pas hésiter à faire des arrêts sur images pour décortiquer certains passages écrits par nos compositeurs préférés (si l'on ne souhaite pas passer par la lecture du score, souvent introuvable en ce qui concerne la musique de film, du reste).

    Quand j'ai un peu de temps, j'écoute une BO dans mon ordinateur, avec un logiciel enregistreur (bouton "record" armé). Chez moi, c'est Cool Edit Pro ou Wavelab. Audacity fait très bien l'affaire aussi.

    J'enregistre un passage qui me plaît :


    X-MEN 2 (John Ottman)

    X-men2 dans Cool Edit Pro

    Ecouter l'extrait :



    Et je me pose la question : qu'est-ce que j'entends ?
    • Crescendo initial :
    • Note jouée par des instruments graves. Contrebasses et timbales en trémolo, avec probablement du tuba pour donner un son plus rond (peut-être aussi du basson ?). Puis, intervention des autres cuivres et cordes medium au milieu du crescendo. Trombones et trompettes medium, peut-être des cors. Le Gong ne me permet pas de savoir s'il y a des bois.

    • Partie centrale :
    • Rythmique saccadée faite par des snaps de cordes (sûrement samplés) et des sons de cymbales (pour l'aspect métallique et tranchant). Dessous, on perçoit effet orchestral très efficace : on dirait un tapis de cordes frottées et des trompettes en sourdine. Puis une petite harpe mystérieuse introduit une pose d'accord clairement interprétée par des bois (clarinettes, haubois et flûtes) et des cordes dans le registre medium-aigu ainsi que quelques cors pour soutenir l'accord.

    • Avant dernier crescendo :
    • Dans la continuité de la partie centrale, ce deuxième crescendo est très bien amené. Le chevauchement est très important en orchestration. Les trompettes, par exemple, se greffent sur les notes de violons tandis qu'un effet synthétique (à moins que ce soit encore un tapis de cordes frottées) apporte un côté dissonant au crescendo, qui finit par se déchirer avec les tambours sans timbre (comme des toms). Le crescendo final peut commencer :

    • Crescendo final :
    • Des violoncelles aigus et alti viennent doubler la rytmique (snaps samplés) tandis que les cors (voir quelques trombones), pas trop gras mais bien ronds se posent en accord dissonant bougrement efficace. Cordes discrètes mais pas de timbales ou cymbales en crescendo à cet endroit. Les cuivres medium prédominants décrivent à eux seul une certaine tension. Quelque chose de bien costaud va arriver à cet endroit du film.... Un ponctuation percutante (hit de timbales, enclume, tambour... tout ce qui fait du bruit) vient clôturer cet extrait. X-Men2 n'est pas une comédie à l'eau de rose ;-)

    Je constate aussi que les effets orchestraux les plus persuasifs ne sont pas forcément construits en superposant un maximum d'instruments. Une petite note de harpe bien placée avec une note de cor suffit parfois à créer un suspense qui vous tient en haleine. On trouve beaucoup d'effets de ce genre dans des films comme Star wars, Jurassik Park ou Indiana Jones, entre les tutti orchestraux des scène épiques et d'action.




     Trucs et astuces sur l'éditeur de partition Finale. Un blog en français créé par un professionnel de la gravure musicale.

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Finale est un logiciel professionnel qui permet d'éditer des partitions dignes de ce nom (conducteurs, partitions pour piano, parties séparées pour chaque instrument). Comme il s'agit d'un logiciel performant, il offre des fonctions très pointues pas toujours faciles à manipuler, surtout pour des compositeurs qui ne l'utilisent pas tous les jours.

    Je vous invite à visiter d'une part le forum dédié à Finale où pas mal de gens répondent rapidement à vos questions.

    Et d'autre part, le blog a jp's view qui consacre une rubrique spéciale à Finale 2008 sous forme de tips (trucs et astuces). L'auteur de ce Blog (Jean-Paul Gilles) est un professionnel de l'édition et de la gravure musicale (mise en page de la musique).



     Notion3 Logiciel de composition orchestrale et d'édition de partitions. Par Dominique Lucas.

    Par Tanguy, Musique assistée par ordinateur (MAO) - Tags


    Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Dominique Lucas
    Tanguy
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    Introduction Notion3 :

    Vous qui êtes amoureux de musique symphonique, de MAO…

    Vous qui avez des envies de composition, de faire jouer à votre ordi le plus belles envolées lyriques, mais qui ne maitrisez pas forcément le cœur du protocole MIDI…

    Vous qui souhaitez faire rapidement une maquette avec des moyens pas trop couteux…

    Notion3 est fait pour vous.

    Il s’agit d’un logiciel hybride entre l’éditeur de partition, le séquenceur et le mixeur, qui peut tourner sur une plateforme Mac, PC ou iPad.

    Notion3 vous permet de définir un ensemble d’instruments (a priori d’orchestre classique, mais pas que) qui composeront votre orchestre. Chaque instrument aura sa propre portée, pourra avoir sa propre clé, sa transposition (pour les instruments transpositeurs).

    Notion3


    Dans chaque portée, vous pouvez entrer vos notes, comme dans un éditeur de partition tel que Finale, c’est-à-dire, avec les informations de changement de tempo, les articulations, les cresc. Et dim., des « hairpins », des notations (pour de paroles ou pour indiquer ce que vous voulez).

    Notion3


    La plupart des indications ne sont pas que figuratives. En effet, Notion3 va ensuite pouvoir « jouer » votre partition en tenant compte des notes entrées et de toutes les indications que vous avez apportées.

    Voici un exemple de ce que l’on peut faire, rien qu’en installant le logiciel, et en entrant la partition. Cet exemple est fait sans toucher à aucun paramètre, c’est du brut de fonderie :



    Pas égalisé, une réverbération et une panoramique par défaut, et c’est déjà une maquette !

    NB : svp, ne critiquez pas ce bout de truc, ce n’est qu’un exemple, pas une œuvre.

    Mais Notion3 va beaucoup plus loin. Le logiciel donne une fonction de mixer, certes simplifiée, qui suffit largement à manipuler les paramètres basiques comme le volume de chaque instrument, la panoramique. De plus, le mixer permet de gérer 4 groupes et l’insertion de 4 effets (VST) par piste/groupe ou master:

    Notion3


    Notion3 peut aussi piloter votre séquenceur favori via « rewire », et donc devenir le maitre-tempo de votre installation MAO.

    Des sonorités de rêve ?

    Notion3 est vendu avec une bibliothèque d’échantillons suffisante pour démarrer. Ce sont des sons captés depuis l’orchestre symphonique de Londres. La société Notion vend des compléments pour des articulations et des couleurs sonores complémentaires (par défaut, pas d’ensemble de cors, mais un unique soliste). Les sons d’origines sont bien équilibrés (cf. l’exemple cité plus haut) et permettent réellement de pratiquement tout faire.

    La banque de son par défaut, bien que conséquente, n’est pas en soi suffisante : il manque des instruments (percussions manquantes, sections des vents manquantes, articulations de pizz pas complètes…) aussi, l’utilisateur s’orientera rapidement vers l’achat des compléments. Cette bibliothèque est propriétaire à Notion3, et ne peut pas être utilisée sans Notion3 (pas de possibilité de la mettre en œuvre via un lecteur d’échantillons externe tel Kontakt ou autre Play).

    Un monde ouvert ?

    Pour ceux qui auraient déjà investi dans des banques de sons de-la-mort-qui-tue, Notion propose plusieurs ouverture afin de les utiliser, au travers de VSTi et de l’utilisation de MIDI.

    Au niveau des VSTi, Notion reconnait tout seul ceux que vous avez déjà installés sur votre système. Vous avez la possibilité de définir les sonorités joués lorsque telle ou telle articulation est écrite dans la partition au travers d’un fichier de règles au format XML. Comme Notion connait bien les banques de son les plus répandues, il nous fournit les règles pour les VSTi suivant :

    • EWSO platinum et gold version Play
    • VSL
    • Garritan Personal Orchestra
    • IK multimedia Miroslav Philharmonik


    Les fichiers de règles font que vous pourrez utiliser les instruments de ces banques de la même manière que ceux interne à Notion (sélection de l’instrument VSL, par exemple, et juste saisie des informations de notes et articulations dans la portée)

    Si votre VSTi n’est pas dans la liste ci-dessus, pas de problème, mais il vous en coutera l’écriture des règles associées. J’ai personnellement essayé d’adapter les règles pour Miroslav Philharmonique (ajout de glissés pour les cordes) et c’est franchement beaucoup trop de temps passé à ne pas faire de musique à mon goût.

    Si votre banque de sons n’est pas un VSTi, pas de problème. Notion peut associer une portée à un port MIDI de votre choix (physique ou logique). Je n’ai pas testé cette partie, aussi je ne peux me prononcer sur la facilité de son emploi.

    Le conseil du jour : J’ai personnellement opté pour l’ajout et l’utilisation de la bibliothèque IK Miroslav philharmonik. Non pas qu’elle soit « de-la-mort-qui-tue », elle est ancienne et est enregistrée avec une réverbération impossible à retirer. Seulement après écoute, j’ai trouvé que les sons de bois sont plus convainquant que ceux de Notion. Non, pas convainquant. Complémentaire. La flûte de Notion est belle, pure, sans vibrato. Celle de IK est chaude et avec un vib qui fait tirer des larmes, même seule.

    Le bon compromis est le mélange entre les sons LSO de Notion et une autre couleur, un ajout. J’aime avoir deux portées pour les alti, car les deux sons se mélangent, peuvent se séparer, il est plus simple de faire un divisi qui « parle » vraiment…

    Et le côté « humain » de l’exécution ?

    Au-delà de la manipulation possible note par note, Notion propose plusieurs outils pour aider à humaniser votre œuvre, le « tempo staff » avec enregistrement de « performance », le « velocity overdub » et les fonctions d’aléa.

    Tempo staff et enregistrement de performance :

    Vous devenez le chef d’orchestre !

    Très souvent, lors de l’écoute d’une œuvre, l’on se laisse entrainer (ou bercer, selon la rapidité du tempo) par la cadence, on tape du pied, de la tête, on entre en osmose avec les battements. Notion permet de faire l’inverse.

    Par défaut, Notion applique un tempo (90 à la noire) que l’on peut paramétrer, et garde ce tempo jusqu’à ce qu’une autre marque de tempo apparaisse – oui, oui, on peut aussi faire des retenues, des points d’orgue...

    Notion3


    Si vous voulez maitriser le tempo, ses changements graduels (ou brutaux), vous pouvez le faire en définissant un « tempo staff » Vous pouvez décider de la valeur des battements :

    Notion3


    Dans cet exemple, la première mesure aura 4 battements, correspondant à la signature rythmique, la seconde se verra associé à un battement moins conventionnel (2-1-1-2), puis encore plus étrange (3-1/2-1)… En général, pour battre la mesure, on se contentera de la signature.

    Vous pouvez définir les valeurs de notes de chaque mesure à votre convenance, et en mode « performance », vous pourrez battre la mesure sur le clavier de votre ordi (ou votre clavier midi).

    Cette performance est enregistrée, et peut être restituée à l’écoute, en export wave ou midi…

    Le « velocity overdub »

    Vous devenez instrumentiste !

    Exactement de la même manière que pour « piloter » le tempo, vous pouvez demander à Notion de réenregistrer la vélocité d’une des portées. Attentions, toutefois, ce mode peut rendre la partition incohérente avec le rendu (marqué fortissimo, et joué pianissimo…)

    Vous devrez utiliser un clavier midi, sensible à la vélocité, pour réaliser cet overdub.

    Les fonctions d’aléa

    Bien, Notion permet de faire varier le tempo, accélérer ou ralentir, jouer plus ou moins fort… Mais pour autant, tel que vous avez pu l’entendre dans l’exemple plus haut, le rendu reste froid, trop mécanique.

    Notion nous propose deux axes d’humanisation aléatoires.

    Le premier permet de modifier aléatoirement la vélocité d’un ensemble de notes (une ou plusieurs portées) dans la limite d’une fourchette. Ceci est très pratique pour amoindrir l’effet mitraillette sur des séries de staccatos.

    Le second permet de modifier légèrement le moment ou une note est jouée, ce qui rend un effet particulièrement bluffant lors d’un tutti et peut aussi amoindrir l’arme de guerre mitraillette.

    Conclusion : Alors, c’est l’outil parfait ?

    Loin s’en faut. Notion est un des maillons de ma chaine MAO, mais pas le seul. En introduction, je disais qu’il s’adresse à ceux qui ne bidouillent pas le MIDI, et pour cause. Notion ne donne pas d’interface à l’utilisateur pour bidouiller facilement. Impossible de dessiner la courbe d’un CC quelconque. Pas de « piano-roll » pour les adeptes du style. Pas d’édition des événements midi simple.

    De la même manière, Notion n’est pas pour entrer une partition en enregistrement « live », même si une fonction enregistrement existe.

    Ce qui est effectivement enregistré, ce sont les notes, et pas les contrôles midi. Adieu la pédale du pianiste qui pourtant fait partie intégrante de l’exécution d’un morceau. Il faudra la rajouter ensuite à la main dans la partition.

    Voici le lien vers le distributeur : Notion Music

    Dominique

    P.S. Je ne suis pas rémunéré par Notion, mon enthousiasme est celui d’un utilisateur lambda :)




     Musique orchestrale assistée par ordinateur : faire sonner son morceau de musique, produit par des banques de sons symphoniques !

    Par Tanguy, Musique assistée par ordinateur (MAO) - Tags


    Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...

    Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...

    "Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous gagnerez à Roland-Garros... "

    Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale, d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque de sons correcte.

    Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...

    Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.

    Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :(( Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).

    Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré bordel chantier... et ça me prend beaucoup de temps. Mes habitudes reposent sur 4 axes principaux :

    1) Mélanger les couleurs sonores :

    C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons. Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson + violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel] etc...

    Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :

    Valse des mariés (Tanguy Follio) :


    Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :

    - Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
    - Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
    - Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
    - Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
    - Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique, pourquoi pas...)
    - J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec une enclume et une cymbale).
    - C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).

    Et ainsi de suite....
    Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.

    Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les doublures

    Ainsi que ce billet sur les doublures cordes-cors

    Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.) on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement) foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.


    2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :

    Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :

    Articule !!!

    Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste" en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes). Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua.... Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...

    De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues, des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net, plus compréhensible.

    Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :

    Début de The Raider's March (John Williams) :



    Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes

    - D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide, je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).

    - Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête). A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :

    Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
    Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :



    - Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie "contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte, je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)

    C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :

    Variation du controleur midi expression dans Reaper
    Variation du contrôleur Expression


    - 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.

    - Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...

    Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
    Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.



    - Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation, devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
    L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis d'autres musiciens à ce sujet.

    Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !

    Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple, plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).

    Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.

    Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.

    Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :



    Pour plus d'infos, cf ancien billet sur l'effet mitraillette des staccatos



    3) Créer des effets de transition

    Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps, j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
    Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres etc...).

    Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la monotonie.

    Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais aussi des staccatos de flûte !)


    EDF-DTG (Tanguy Follio) :



    Pour plus d'infos, cf le billet sur les transitions par ajout d'instruments

    Et aussi ce billet qui illustre une transition par changement de tonalité


    4) Dynamiser :

    - Du point de vue musical :

    Du relief, du choix, du varié !
    Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).

    Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...

    Du mouvement !
    Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX, Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.

    Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).

    Entertainment Logo (Tanguy Follio) :



    Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les plans sonores

    Ainsi que ce billet sur comment donner du mouvement à mon accompagnement


    - Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :

    De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.

    Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...

    Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).

    Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).

    Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).


    Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...

    En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)




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