Lionnel Guenoun est monteur son, sound designer, et mixeur. Il a travaillé pour le cinéma, la télévision et la publicité. Pour plus d'informations sur les références, visitez son site www.lionelguenoun.com
Thèmes abordés : Collaboration avec Nickelodeon : montage son Serie N°1 England, Montage son sur 'Les trois brigands' (DVD), Montage son sur 'Le sacre de l'homme', Montage son sur une publicité de Nike, Montage son pour différents spectacles (Gad El Maleh, Charlotte de Turckheim...). Tags
-Banque de sons personnelle
-Enregistrements
-Formation Thèmes abordés : Taken, Largo Winch, Blake et Mortimer, Nitro, Modern Love, Nomination aux Oscars 2003 meilleur documentaire. Tags Catégorie > Annuaire Ingénieurs et techniciens du son > Annuaire Monteurs Son
WaitAndCy est un studio de composition musicale fondé en 2007 et dédié principalement à la musique pour l'image !
Animé par Cyrille Marchesseau, compositeur membre de l'U.C.M.F., pianiste de jazz, compositeur/arrangeur..... Thèmes abordés : Bande originale du film 'L'homme le plus dangereux du monde', Musiques originales pour diverses Publicités, Bandes originales de divers films documentaires, Musique de la publicité de la sortie du DVD 'La Légende du Scorpion Noir', Sound design de plus de 400 DVD, 1er Prix UCMF 2007 Meilleure Musique Originale, Claude Debussy, Brad Mehldau, Thomas Newman, Musique jazz. Tags Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Musique de film et cinéma
Originaire de Champagne Ardennes, Rémy Deroche a découvert sa passion pour la musique électronique en 1993, d’abord fan de Trance Goa et d’ambiente, il enregistre toutes les émissions de TranceMax et du Starsystem sur Fun Radio, puis il y découvre les Daft Punk qui feront fureur un peu plus tard dans les salles du TapToo à Epernay dans les années 90, ensuite c’est l’arrivée des sons belges et de l’époque Bonzaî ! Il suivra toujours l’évolution contemporaine du monde de la nuit.
Rémy quitte le cocoon parental à 17 ans et découvre les joies du travail et des moments moins drôles. Malgré cela il sera soutenu par sa détermination à aller danser autant que possible avec son frère qui lui est passionné d’informatique, il lui installera d’ailleurs son premier logiciel, puis voyant que des premiers sons concordaient, il s’est forgé cette passion sans vraiment en parler, cela a continué 10 ans jusqu’au jour où il décide de partager ses créations sur le net. Durant l’été 2007 il compose un Hymne pour la génération « Tecktonik », et y glisse sa propre voix, les téléchargements vont bon train et c’est le début d’une folle aventure à la conquête de la DanceFloor.
Notre studio se situe au coeur de Paris, près de Bastille. Cabine de prise de son en cave voûtée, Protools 8 HD 3 et console analogique Amek.
Un studio de caractère équipé de matériel professionnel qui vous garantira une production de haut niveau. Tags
Console vintage Amek Console 26 voies 8 Bus. Full "in line". Restauré en 2007 par un professionnel, cette console vous donnera le grain qu'il n'est pas possible d'avoir avec des machines numériques.
Preamplis et perif Neve 1073, universal audio LA610,universal audio Ln1176, convertisseur Rosetta 800, Tc MAster 96 K.
MAO : Apple Mac Pro quadripro 3Ghz - Ram 5 Go, Pro Tools 8 HD 3- Pack Waves, SSL 4000, Tlspace
Ecoutes : Dynaudio BM 5a
Protools 8 HD 3 La plus puissante des stations audionumérique. Gros son garanti. La puissance capable de mixer un orchestre philharmonique ! + de 128 pistes en simultanées.
Cédric Martin, 30 ans, guitariste, bassiste, batteur, pianiste, percussionniste, ingénieur du son et auteur compositeur interprète est un passionné de musique et d'écriture. Thèmes abordés : Auteur compositeur et interprète de l'album-CD 'Les murs', Variété francaise, Francis Cabrel , Jean-Jacques Goldman, Georges Brassens. Tags Catégorie > Annuaire Auteur compositeur > Annuaire Interprète
Notre musique enveloppe deux volets musicaux :
JAZZ MOOD , standards de Jazz réharmonisés "à notre manière" et
CLASSICAS IMPRESSIONES, classical cross-over entre des thèmes classique qui touchent leJazz.
Nos performances sont bien appréciées pour des réceptions, vernissages, restaurants, diners de luxe et aussi bien sur la scène de concerts.
Nous vous invitons de découvrir notre "sound" avec la voix superbe d'HANNAH MIN sur le lien YOUTUBE: Tags
Agenas est une résidence artistique avec son quartet. Christian Scheldeman est pianiste, compositeur
et arrangeur du classic au Jazz.
Une recherche harmonique lui permet d'embellir
des thèmes appropriés pour la musique de film.
Enregistrements et productions. Nous travaillons avec des ingénieurs de son
professionnel.
L' acoustique est exceptionnelle grâce au lambris
de cèdre.
Un grand piano SEILER est sur place.
Salle de concert. Plutôt pour l' acoustique elle vous donne
le son de la vraie scène.
200 M2 , pourvu jusque un ensemble de 30 musiciens.
Le son reste naturel ayant un REVERBE qui fait rêver.
Orchestration Classicas inmpressiones est un mélange
classique et réharmonisation JAZZ.
Notre style est soft et apprécié dans de
différents événements en Europe.
Nous maintenons une improvisation qui ne s'éloigne
pas trop et qui reste pieds à terre.
Emporter les gens dans notre atmosphère musicale
nous fait énormément plaisir.
Ateliers pour voix et piano 4 ateliers par an.
L' accomodation est sur le site ayant
5 chambres et 4 salles de bains.
Les ateliers s' organisent pour 4 à 5 personnes
à partir d' un niveau moyen.
Contact : Agenas Musicas Christian Scheldeman 47150 Monflanquin France tél : 0671084728
Thèmes abordés : Pianiste Jazz, Enregistrement Jazz de qualité professionnelle, Arrangeur jazz, Salle pour concert, Ré-harmonisation jazz, Improvisation jazz, Atelier pour voix et piano.Catégorie > Annuaire Groupes de musique > Annuaire Jazz
Site du chanteur Gérard EVENTS au répertoire des années sixties. Gérard est accompagné par son orchestre ou par une bande musicale.
Découvrez l'orchestre rétro musette de 2 à 5 musiciens pour l'animation de vos manifestations, de vos thé-dansant, de vos fêtes locales.
Nombreuses références, budgets adaptés en fonction de vos moyens
Thèmes abordés : Album-CD Gérard EVENTS, Concert, Festival, Animation, Manifestation, Sardou, Mitchell, Pagny, Dutronc. Tags Catégorie > Annuaire Chanteur > Annuaire Variété
C'est difficile de parler de soi, alors parlons plutôt d'un but : faire de belles chansons. Alors, compositeurs, interprètes, auteurs, bienvenue dans mon espace. Mes textes vont et viennent. Ils ne sont jamais définitifs, mais évoluent au gré des contacts et échanges jusqu'à ce qu'ils deviennent chansons. Thèmes abordés : Parolière, Ecriture de textes pour chansons, Ecriture de paroles pour chansons, Auteur de chansons, 1er prix de l'édition An Amzer 1998, 1er prix Andrée Barthe 1998, Autres textes primés, Chanson, Poème, Poésie, Conte. Tags Catégorie > Annuaire Auteur compositeur > Annuaire Parolier
Compositeur, arrangeur et ingénieur du son. Nicolas est specialisé dans la réalisation de musiques de publicité (TV, Web, Radio...) et dans la conception d'identités sonores. Plongé dans le monde de la création musicale depuis plus de 20 ans, Il aime jouer avec les mélodies, les sonorités et façonner de nouveaux univers.
Vous pouvez retrouver sur ce site quelques-unes de mes réalisations. Tags
COMPETENCES Création musicale, conception d’identités sonores et de chartes sonores, arrangement musical, habillage sonore, bande son de film, Musique institutionnel...
SERVICES Créer, relooker et moderniser votre image de marque pour vous différencier de vos concurrents et capter votre cible plus facilement. Décliner votre identité sur différentes supports grâce à une charte sonore. Ce travail nécessite une analyse approfondie de votre positionnement et du marché sur lequel vous vous situez.
Votre identité sonore est le garant de cette fameuse « première impression » à considérer aujourd’hui plus que jamais comme un facteur clef de succès pour tous vos projets.
CONTACT Nicolas robin compositeur
5 rue Henry de Montherlant
(région parisienne)
78420 Carrières sur Seine
Tel : 06 82 82 88 51
Mail : musique.creation@yahoo.fr
REFERENCES KitKat TV - Nestlé Grand Chocolat TV - Nesquick TV - Hydralin TV - Soupline TV - mazda radio - Chocapic TV - Hyperassur TV - Nuxe TV - Franprix Radio...
COMPETITIONS Vous pouvez également me contacter pour vos compétitions. Je peux répondre à votre brief très rapidement. N'hésitez pas à me faire travailler pour vos future projets...
Contact : Nicolas Robin Compositeur à Paris 5 rue Henry de Montherlant 78420 Carrières sur Seine France tél : 0682828851
- Production et management d'artistes
- Élaboration de maquettes pour des jeunes talents
- Conception et réalisation d'albums
- Musique pour spectacles vivants
- Musique originale pour sites web
- Enregistrement de CD souvenir (enfants, adultes)
- Edition musicale (dépôts SACEM, song-books...) Thèmes abordés : Album 'Memory' Mildo-Productions, Album 'Homo Complexus' Carolyne Jomphe, Prix de la meilleure musique en 1989. Tags Catégorie > Annuaire Arrangeur
Programmé et mixé par Jay Bacal, à partir de la VSL (Vienna Symphonic Library), le célèbre ballet composé par Igor Stravinsky sonne particulièrement bien pour du virtuel.
On peut écouter les 2 tableaux (et si l'on veut, chaque scène séparément) en cliquant ici
Un travail de longue haleine (6 mois) en ayant pris comme repère des enregistrements dirigés par Leonard Bernstein et Seiji Ozawa.
Entrée de toutes les notes
Calage du tempo (accélérations, rubato etc..)
Articulations expressions de chaque instrument (1 par 1)
Affinement du tempo
Doublure des cordes par des cordes solo (pour plus de réalisme)
Je salue le mérite de Jay Bacal pour ce travail de fourmi, car rendre des phrasés le plus réalisme possible n'est pas chose facile, surtout sur une telle durée. D'autant plus que Le Sacre du Printemps a été écrit pour un orchestre XXL, avec une instrumentation imposante :
1 piccolo, 3 flûtes, 1 flûte alto, 4 hautbois, 1 cor anglais, 1 petite clarinette en ré et en mib, 3 clarinettes en sib et en la,
1 clarinette basse sib, 4 bassons, 1 contrebasson, 8 cors, 1 petite trompette en ré, 4 trompettes en ut, 3 trombones, 2 tubas, 5 timbales (deux musiciens), grosse caisse, tam-tam, triangle, tambour de basque, guiro, 2 cymbales antiques, violons 1, violons 2, altos, violoncelles, contrebasses (nombreux divisi chez les cordes).
C'est en allant sur le site de Evgueni Galperine que j'ai découvert qu'il avait composé la musique de la pub pour la Laguna (l'homme qui sabote la voiture de sa femme). Idem pour Erwann Kermorvant avec la Peugeot 308, ou Jean-Philippe Goude pour le thème musical de Herta.
Sur Internet, il existe des sites très intéressants qui référencent toutes les musiques utilisées dans les publicités. Ce sont de vraies mines d'or, et je souligne la richesse incroyable de leurs contenus !
Je citerais par exemple musiquedepub.tv ou encore le forum musiquedepub.com qui propose en bonus une liste de compositeurs qui ont fait des musiques de pub, comme Pierre Adenot, Jean-Michel Bernard, Evgueni Galperine, et même quelques vieilles connaissances (Guillaume Roussel et Laurent Koleda). Sont notés les compositeurs qui possèdent un site ou un MySpace. Voir la liste (Merci à shadow's lisa)
Si quelqu'un a d'autres infos sur des compositeurs de musique de pub, je suis preneur ;-)
Ma première création d’une BO de film d'animation (incluant des acteurs réels) : Scoub 2 réalisé par Stéphane Berla.
Ce sont mes premiers pas dans la musique orchestrale liée à l'image.
A l'époque, j'utilisais Miroslav Vitous, une banque de sons d’orchestre symphonique un peu dépassée aujourd'hui.
Cela dit, je trouve que le résultat final ne sonne pas trop mal. Je suis particulièrement fier de la montée orchestrale qui clôture le générique du début.
Il y a dans la BO de Scoub 2 quelques clins d’œil volontaires à la musique de Danny Elfman (c'était une des directives de Stéphane). De l'ironie dans de la musique de blockbuster.
Petite anecdote : je cherchais un instrument ou une orchestration spécifique pour accompagner les titres qui apparaissent et disparaissent le long du générique d'entrée (on appelle ça des cartons).
J'ai finalement opté pour un "bruit d'aile qui s'envole" que j'ai ensuite mixé à la musique. L'idée a tout de suite plu à Stéphane car ce sample d'oiseau apportait du mouvement et collait parfaitement à l'ambiance déjantée du film.
En tous cas, cette expérience m'a permis de découvrir quelques contraintes du métier de compositeur de musique de film !
La synchronisation parfaite de la bande originale avec les images (dont le montage change parfois)
Traduire musicalement les idées décrites verbalement par le réalisateur.
Bidouiller les samples orchestraux pour imiter un gros orchestre, avec un minuscule budget musique.
Composer avant le montage son, pour découvrir ensuite que beaucoup de bruitages viennent masquer la musique.
Mais le jeu en valait la chandelle car j'ai pu travailler en prenant mon temps sur un film humoristique de qualité avec de belles images et une histoire drôle (une parodie du film Duel de Steven Spielberg, avec les personnages de Scoubidou).
Et puis, cette première expérience m'aura permis d'établir un premier contact avec des professionnels (Stéphane Berla travaille actuellement en collaboration avec Dionysos et Matmatah)
Musicalement, Scoub 2 a longtemps été pour moi une référence et une carte de visite.
Pour info : le générique du début affiche 2 compositeurs. C'est une erreur car le second compositeur n'a pas travaillé sur ce projet (le monteur a juste oublié de l'enlever du listing). En outre le générique de fin provient d'un groupe de rock bien sympa : « Flying Pooh »
N'hésitez pas à laisser vos impressions sur le film ;-)
Dans ce billet, je vous montre une vidéo envoyée par mon collègue François Sohm. Il s'agit d'une fugue composée pour quatuor à cordes, et produite à l'aide de la banque Solo Strings de la Vienna Symphonic Library (Horizon). Elle mériterait d'être interprétée par un vrai quatuor !
On entend bien l'arrivée de chaque instrument (le sujet, la réponse etc...), et les images apportent une petite touche pédagogique qui n'est pas pour me déplaire :)
Pour rappel, la constitution du quatuor à cordes (string quartet), en tant qu'ensemble instrumental :
Violon 1
Violon 2
Alto
Violoncelle
Merci à toi François !
Composition musicale et montage vidéo :François Sohm
Dans certaines bandes originales, il n'est pas rare d'entendre des poses de sons (de une ou plusieurs notes) partant d'une nuance piano, montant vers le Forte et redescendant vers un faible volume sonore. Je trouve que ça donne un côté inquiétant, surtout si c'est joué dans les graves et si c'est répété plusieurs fois.
Notation :
Onde de trois crescendo-decrescendo :
Quelques exemples extraits de ma minuscule collection de BO :
Kiss The Girls (Mark Isham)
What Lies Beneath (Alan Silvestri)
L'homme en noir (Tanguy Follio)
Interview With The Vampire (Elliot Goldenthal)
Côté programmation, il existe dans les banques de sons des samples clé en main proposant des notes jouées en pfp (piano-forte-piano), mais c'est valable sur une seule note...
Pour simuler un crescendo diminuendo sur un groupe de notes, on utilisera le contrôleur de volume (ou d'expression), et pourquoi pas essayer de faire varier le timbre de l'instrument en modifiant la brillance (contrôleur Brightness, pour les sons Roland GS ou Yamaha XG par ex..), ou bien jouer avec les filtres Cut-off et résonance.
Dans Synful, il est très facile de faire varier le timbre sur les notes MIDI, en utilisant le contrôleur cc103 "Harmonic Tilt". Si je veux faire un crescendo de trompettes, j'augmente l'intensité sonore (de Piano à Forte) et je modifie respectivement la teinte du son (de mate à brillante). En effet, plus on souffle fort dans un cuivre (trompette, trombone etc...), plus le son devient brillant.
Quand j'ouvre un livre d'une symphonie de Mahler, je songe fréquemment au travail qui a été fait en amont par les spécialistes de la gravure musicale : un véritable travail d'orfèvre. Pour avoir tenté plusieurs fois d'éditer moi même mes partitions, je me rends compte combien c'est difficile d'obtenir un résultat carré et soigné.
Je place ici une interview que j'ai réalisée auprès de Jean-Paul Gilles, éditeur et professionnel de la gravure musicale.
Une sujet qui ne traite pas seulement du cinéma, mais du monde de la musique en général :
- Y a-t-il une différence entre l’appellation « graveur musical » et « copiste » ?
La différence, pour moi il en existe bien une, tend à se diluer avec l'adoption des logiciels de notation musicale de plus en plus
performants et faciles à mettre en œuvre. Le copiste est celui qui travaille dans l'urgence pour fournir aux musiciens un matériel lisible en un temps record (modification en séances d'enregistrement par ex.). Mozart, lorsqu'il composait avait toujours une armée de copistes qui écrivaient le matériel pour l'orchestre au fil de la composition du maitre. Maintenant le copiste peut travailler avec un logiciel, mais pour moi il y a toujours la notion de rapidité.
Le graveur quand à lui intervient pour la mise en forme finale avant édition de la musique, avec une notion de lisibilité avant tout, mais aussi d'harmonie graphique et d'application des règles strictes de la notation musicale pour ne pas perturber les automatismes de lecture des interprètes. Avec le graveur, je vois la notion de perfection, de temps et de pérennité.
- Quel est le support le plus fréquent que le client vous confie pour la mise en partitions ? (manuscrit, fichier midi, fichier Finale (ou autre éditeur)
Généralement c'est un manuscrit, mais il m'est arrivé de travailler (relevé) à partir de vidéos ou de CD audio et depuis quelques temps de fichiers Finale ou Sibelius. Les éditeurs proposent aux compositeurs des cours ou des stages sur les logiciels de notation musicales afin d'éviter le recours à un "copiste-graveur" ou tout au moins limiter le rôle de ce dernier. Procédé très mal accepté par beaucoup de compositeurs.
- Actuellement, quels sont les éditeurs de partitions les plus utilisés par les professionnels de la gravure ?
Il y a une quinzaine d'années c'était Score le plus utilisé. Il fonctionnait sous MS Dos, était très efficace au prix d'un apprentissage conséquent. Il gérait le midi et produisait des fichiers Poscript. Aujourd'hui, ce sont Finale, Sibelius, Berlioz qui a une liberté de notation très importante et dont le mode de travail se rapproche du travail de gravure traditionnel. Certains graveurs mélangent les outils comme James Ingram, le graveur de toutes les oeuvres de Stockhausen. Il travaillait avec Finale pour entrer les notes, exportait le tout en EPS pour retravailler avec ses propres outils (lignes et courbes) dans Freehand. Tout est possible. Quelquefois, je me sers d' Illustrator pour certaines notations contemporaines.
- Concernant la musique de film de l’âge d’or (Alfred Newman, Bernard Hermann, Miklos Rozsa etc…) alors que l’informatique n’existait pas, prenait-on le temps de « graver » la musique ou bien les musiciens devaient-ils déchiffrer des partitions manuscrites ? (pour des raisons de délais).
Je pense que l'on travaillait exclusivement sur des partitions manuscrites. Les copistes expérimentés avaient une dextérité et une clarté d'écriture extraordinaire. Les partitions manuscrites de vrais copistes sont souvent plus belles et plus lisibles que celles qui sortent de nos ordinateurs... à méditer.
- A la fin, combien d’exemplaires livrez vous à vote client ? Un seul exemplaire, une copie etc…
Pour les orchestres :
En général et sauf demande particulière, je livre les scores d'orchestres imprimés en 2 exemplaires (A3) et le matériel (parties séparées) (A4) en autant d'exemplaires qu'il y a de pupitres à l'orchestre. Je fournis souvent pour le régisseur, un exemplaire du conducteur et un exemplaire de chaque partie au format pdf sur CD pour les archives.
Pour les éditeurs :
Je livre des fichiers PS, EPS ou même PDF (de plus en plus) selon les spécifications de l'imprimeur.
- Quelles sont les études à suivre pour exercer votre métier ? Devez-vous obligatoirement obtenir un diplôme ? (conservatoire ou autre).
A ma connaissance, pas d'études particulières. Il existe des classes de maniement à Finale ou Sibelius dans quelques grands conservatoires. Aux Etats Unis, dans les grandes écoles de musique style Berkeley ou Juliard, il existait des cours d'écriture manuscrite, (la notation issue de ces cours est bien reconnaissable) je ne sais pas si cela est encore pratiqué. (C'est de ces règles d'écriture que viennent les polices comme Jazz, Swing, Lee , Ash, Russ music qui portent le nom de grands copistes américains et ont toutes les mêmes caractéristiques). Il faut bien sûr maitriser la lecture, la transposition et les règles
typographiques de l'écriture musicale. Il existe quelques ouvrages qui traitent du sujet notamment : The art of music engraving et processing de Ted Ross aux éditions Hansen House et Music Engraving Today de Steven Powell éditions Brichtmark Music. Il faut aussi faire une étude graphique poussée des partitions des grands éditeurs.
- Quelles sont les principales qualités pour exercer ce métier ?
Je dirais d'abord la patience (en dehors bien sûr, de la maitrise du sujet), ensuite la ténacité et la faculté à ne pas se laisser décourager par la somme de travail que représente la gravure d'un opéra pour orchestre symphonique de 150 ou 200 pages manuscrit. Par exemple, lorsque je reçois le manuscrit d'un compositeur avec lequel je travaille pour la première fois, j'imagine toujours que je vais passer beaucoup de temps à déchiffrer son écriture et, au bout de quelques pages, j'ai intégré sa graphie et tout roule. Il faut aussi se mettre à la place du musicien qui va lire la partition pour penser les tournes en fonction de son instrument.
- La concurrence sur la marché est-elle rude ?
J'imagine que oui dans les grosses maisons d'édition et avec l'avènement des "usines à copier la musique" du Maroc, de Chypre et maintenant d'Asie. Je me situe un peu en dehors du débat car je grave moi même ce que j'édite et que j'ai un petit réseau de compositeurs et d'orchestres qui me font confiance.
- Pensez vous que le graveur musical soit à la fois un artisan et un artiste ? (part de créativité…)
Pour moi le graveur est avant tout un artisan car il met en pratique ses connaissances des règles typographiques et musicales maitrisées au fil du temps de son apprentissage. Ce qui n'exclut pas la créativité (tout au moins dans la musique contemporaine) car il faut trouver ou dessiner des signes représentant au mieux les idées du compositeur en repoussant ou en détournant les capacités des logiciels. C'est bien évidemment la part du travail que je préfère !
Merci à toi, Jean-Paul pour ta gentillesse et ta disponibilité ;-)
Tapez le titre du film vous concernant pour obtenir tous les détails sur les diffusions passées.
Par exemple, j'ai composé une partie de la BO du documentaire animalier "Passion Sauvage en Guyane"
Le résultat de la recherche sur le site de l'INA m'indique qu'il y a eu 4 diffusions sur Canal+ en 2005.
Là, il s'agit plus d'une astuce (merci à Alex pour le tuyau). Taper dans Google le nom du film suivi de L'internaute et vous obtiendrez peut-être une page de L'internaute Télévision qui ressemble à ceci : Voir l'exemple
Il ne reste plus qu'à remplir l'encadré d'alerte par mail. Cela vous donnera une notification des prochaines diffusions du film en question (vous serez prévenus quelques jours avant ou le jour même selon vos souhaits).
Tout ça peut vous être utile, d'une part pour satisfaire votre propre curiosité, et d'autre part pour veiller à ce que chaque diffusion soit bien prise en compte par la SACEM, et voir s'il y a eu des oublis ou non lorsque vous recevez votre feuille de répartition des droits d'auteur. C'est vrai que c'est le travail de l'éditeur, mais tout le monde n'est pas forcément édité.
Dans un prochain billet, je parlerai du site qui propose un barème des répartitions SACEM : vos droits d'auteur en fonction de la chaine et de la plage horaire, pour donner une idée de ce que peut vous rapporter une diffusion TV.
L'argument de Matt Stedeford, créateur des banques "Imperfect Samples", c'est de mettre en avant le côté chaleureux et humain de ses échantillonnages : un son riche et profond, pas trop "parfait", pas trop aseptisé comme on peut le constater dans d'autres bibliothèques. Comme on dit, "l'erreur est humaine", et un enregistrement qui contient des petites imperfections sonnera plus authentique et naturel. Une manière de s'éloigner de la machine et de l'aspect robotisé du midi et des séquenceurs.
Matt Stedeford a numérisé les pianos suivants (actuellement fin 2010) :
The Hohner Baby Grand
The Fazioli Ebony Concert Grand
The Braunschweig Upright Piano
The Brasted Broken Upgright Piano
Je m'attarde plus précisément sur le Fazioli qui a flatté mes petites oreilles...
Je n'ai pas pu l'essayer. Je ne sais pas ce qu'il en est concernant l'ergonomie, le jeu...
Si quelqu'un l'a testé, qu'il n'hésite pas à écrire un petit commentaire ;-)
Il arrive que le compositeur maintienne une voix sur une seule note pendant quelques mesures, tandis que les autre voix enchainent divers accords ou mélodies. D'après les manuels d'harmonie, les notes tenues s'appellent des notes pédales.
Dans ce billet, je voudrais m'attarder sur quelques passages musicaux (de BO) caractérisés par des notes maintenues (souvent en croches répétitives). Des notes, pas forcément "pédales" au sens rigoureux du terme, mais qui procurent des effets identiques, comme par exemple :
Apporter une tension
Mettre l'auditeur en attente, mise en suspens avant de dévoiler et développer un thème
Définir un appui, une certaine stabilité
Aiguiller l'oreille vers un mouvement harmonique précis
Encadrer un mouvement (en empêchant par ex les notes d'aller au de-là de la note tenue)
Un exemple classique de note maintenue dans les graves. Ce morceau illustre parfaitement l'attente qui précède la grande course "The Piston Cup" qui a lieu à la fin du film. Une musique de mise en préparation, aux sonorités glorieuses, le tout soutenu par un tapis de basses martial dont le rythme et la force affichent une certaine détermination (honneur, défit, revanche de Flash Mc Queen et de Doc Hudson).
Un plafond aigu maintenu aux violons, sous forme de 2 notes superposées (la tonique et la dominante). Sans ce tapis, la mélodie donnerait sans doute une couleur trop romantique. En maintenant un tapis un peu strident au dessus du thème mélodieux, Alan Silvestri apporte une couleur orchestrale supplémentaire, casse le côté romantique et par la même occasion sous entend une légère tension (confirmée par l'arrivée des graves tout à la fin).
De la tension et du suspense, en veux-tu en voilà !
Un extrait particulièrement "pesant" suggéré par une interminable note médium de trompette maintenue sous forme de motif rythmique récurrent (+ plafond sur-aigu aux cordes). Coulera... coulera pas... Les ponctuations graves n'augurent rien de bon quant à l'avenir du bateau (et de ses passagers).
Cette fois-ci, c'est une basse électronique rythmique qui maintient le spectateur en haleine. Outre l'apport d'une couleur instrumentale supplémentaire, cet effet de pédale suggère, comme dans Cars, une stabilité, une détermination (en route vers l'affrontement final). Michael Kamen nous fait mariner le temps d'une longue intro, reposant sur un accord de dominante (avec la note maintenue par la basse électro) et qui débouche au final sur l'accord de tonique, à la connotation particulièrement optimiste qui ponctue une sorte de soulagement, de libération : les protagonistes se posent en héros du film, sauveurs de l'univers.
Cet extrait de "Scherzo For Motorcycle and Orchestra" est particulier. Les notes maintenues sont placées des 2 côtés de la mélodie. Ce sont à la fois les basses et les aigus qui assurent l'effet de pédale (je parle bien "d'effet" et non de pédale au sens strict). La mélodie jouée dans les tessitures médiums par les trompettes (et quelques trombones ?) est comme emprisonnée entre 2 digues. Des digues qui peuvent faire penser à des rails, sur lesquels la musique défile. Certes j'extrapole dans mes descriptions, mais je trouve quand même que ce passage évoque un certain mouvement, une trajectoire...
Quelque soit votre cursus musical, pour espérer écrire un jour pour un orchestre symphonique,
(très souvent utilisé dans la musique pour le cinéma ) il me paraît indispensable d’écouter attentivement les grands compositeurs de musique de film et de musique classique. Avec le score sous les yeux, c’est l’idéal.
Dans mon cas, une partition papier ne m’interpelle pas beaucoup sur le plan artistique.
Je dois « entendre » pour comprendre les thèmes et les orientations musicales.
Cela dit, j’aime regarder régulièrement les partitions des grands maîtres pour visualiser les ensembles. Je crois que c’est Gabriel Yared qui a émis l’idée qu’une musique bien écrite se devait d’être belle et équilibrée visuellement sur un conducteur.
Je me suis fait plusieurs fois cette réflexion en ouvrant le livre d’une symphonie de Franz Schubert ou de Richard Strauss : les doublures sont harmonieuses. Il y a des symétries, des départs échelonnés, des orchestrations de premier, second et troisième plan. Ça s’entend et ça se voit.
Les partitions sont également très utiles pour découvrir la notation et la nomenclature. Les scores sont écris pour des instruments qui ont tous leurs particularités. Les banques de sons dernier cri nous permettent de placer des trills ou des staccatos mais qu’en est-il de leur notation sur une partition papier ?
Idem pour l’équilibre des masses orchestrales : combien de cordes pour combien de cuivres ? (nomenclature).
Pour une approche très complète, je conseille à celui qui aime apprendre dans les livres, de se procurer un traité d’orchestration.
Pas forcément pour le lire d’un bout à l’autre mais pour piocher ça et là quelques bonnes idées. Tout y est : tessitures, nomenclature, notations, couleurs orchestrales, particularités du jeu de l’instrument, l'analyse des différents plans de l’orchestration.
Quelques références :
The Study of Orchestration de Samuel Adler (avec CDs audio illustrant chaque exemple)
Un ordinateur équipé au minimum (carte son, mémoire vive, séquenceur, banques de son) permet d'expérimenter des idées musicales. Si une mélodie vous trotte dans la tête, il sera possible de la rentrer dans l'ordinateur et de commencer à l'harmoniser et à l'orchestrer : le réultat sonore (bon ou mauvais) sera directement audible. C'est très formateur, à condition de laisser l'autosatisfaction au placard et de chercher à s'améliorer.
Faire jouer ses compositions par des amis musiciens est très instructif également.