Regarde au Loin


Les sites de l´annuaire qui parlent de Regarde au Loin:



Les sites de l´annuaire :
  • Cours de musique à domicile avec Orchestra Musique


    Cours de musique à domicile avec Orchestra MusiqueOrchestra Musique est une école de musique reconnue par l'état qui propose des cours à domicile avec des professeurs particuliers à Paris, Marseille et Aix en Provence Tags

    Des cours à tout âge, tout niveaux et tout instrument
    La musique peut s'apprendre à tout âge ! les cours orchestra s'adressent à tous les publics, débutants ou confirmés et concernent tous les instruments, guitare, chant, piano etc

    L'avantage des cours à domicile
    Est évidemment en premier lieu de ne pas avoir à se déplacer ;-). Le cours à domicile permet, ceci est notamment vrai pour les cours de piano de pouvoir jouer sur son instrument mais il permet aussi de pouvoir apprendre dans un environnement idéal, celui de l'élève.

    L'avantage d'un professeur particulier
    Les cours à domicile sont de fait dispensés par un professeur particulier qui se consacre exclusivement à l'apprentissage de l'élève. Autre avantage : les professeurs sont choisis en fonction du profil et des objectifs de l'élève.

    Des professeurs compétents
    Orchestra Musique à toujours veillé à la qualité de ses professeurs à domicile qui sont recrutés pour leur diplômes, leur compétences musicales ainsi que leur capacité à enseigner.

    Une école reconnue par l'état, des tarifs avantageux
    Orchestra musique possède un agrément de service à la personne qui permet à ses élèves de déduire la moitié des frais engagés pour les cours de musique à domicile, dans les limites du dispositif fixé par la loi.

    Contact :
    Orchestra Musique
    21 bd François Robert
    13009 Marseille
    France
    tél : 04 84 25 01 18

    Thèmes abordés : Cours de musique à domicile, Cours particuliers de piano, Recherche professeur de guitare, Apprendre le piano chez soi, Professeur particulier, Professeur de musique diplômé.Catégorie > Annuaire Cours de musique > Annuaire Ecole de musique

  • Sister Nat (Gospel)


    Sister Nat (Gospel)Chanteuse de Gospel, Sister Nat donne des cours de Gospel à Paris. Elle se produit depuis 10 ans dans de nombreux lieux culturels. Comédienne de formation, elle est devenue une chanteuse de Gospel renommée. Consultez toutes les dates de ses prochains concerts. Son CD est en vente sur le site. Tags

    Cours de Gospel à Paris
    Sister Nat propose des cours de Gospel dans le 1er arrondissement, chaque mardi et un dimanche par mois, dans le cadre des chorales "Les Etoiles du Gospel".

    Agenda des concerts
    Sister Nat donne des concerts partout en France (elle s'est produit plus de 700 fois en quelques années). Retrouvez ses prochaines prestations sur la page Agenda du site.

    CD Gospel LIVE
    Sister Nat a enregistré un CD Live lors d'un concert, qu'elle a auto-produit. Vous pouvez en écouter les extraits, et l'acheter en ligne. A écouter sans modération !

    Biographie Sister Nat
    Comédienne de formation (Théâtre National de Strasbourg), Natacha Maratrat alias Sister Nat a tourné entre autres avec Peter Brook. Elle s'est tournée depuis 10 ans vers le Gospel.

    Gallerie photos et videos
    Retrouvez une sélection de photos de spectacles de Gospel, et les dernières videos des concerts de Sister Nat. Vous pouvez également écouter ses dernières interviews sur RTL2 et Europe1.

    Sister Nat (Gospel)


    Contact :
    Sister Nat
    35, rue Saint-Roch
    75001 PARIS
    FRANCE
    tél : 0675235964

    Thèmes abordés : Cours Gospel, Professeur de Gospel, Chanteuse Gospel, Concert Gospel, CD Gospel, Musique Gospel.Catégorie > Annuaire Chanteur > Annuaire Gospel

  • Aviv Rivera guitariste classique/flamenco, prof de guitare et animateur.


    Aviv Rivera guitariste classique/flamenco, prof de guitare et animateur.Site consacré au guitariste liégeois Aviv Rivera. Il renseigne les coordonnées, les infos, le parcours ainsi que l'actualité de ce guitariste éclectique. Tags

    Guitariste
    Aviv Rivera commence la guitare flamenco en 2001. Bien qu'ayant joué dans plusieurs styles, c'est finalement en classique qu'il se spécialise. Il rentre dans la classe d'Odair Assad au conservatoire de Mons en 2004 et poursuit sa formation chez Hughes Kolp au conservatoire de Liège en 2005. Depuis 2010 Aviv joue un récital très riche. Dans ce récital il explore le tango par Piazzolla, la musique classique espagnole par Rodrigo, la musique balkanique par Bogdanovic et de la musique contemporaine très adaptée à la guitare par Coeck. N'ayant pas oublié ses début flamenco, il joue quelques pièces de flamenco également.

    Professeur de guitare.
    Depuis 2004 Aviv donne cours de guitare. Il donne cours en privé ainsi que dans différentes écoles. Expérimenté et curieux, il trouve des réponses aux problèmes des élèves par des méthodes originales. Les solutions sont ludiques, efficace et le plus adaptées possibles à l'élève. Maintenant Aviv donne cours au centre communal des jeunes de Jupille ou en privé à Liège, Outremeuse et Bruxelles. Le prix des cours varie entre 5€ et 25€ par heure.

    Animateur.
    En 2001 Aviv obtient son brevet d'animateur qualifié. Il anime dans des plaines de vacances, centres de jeunes et centre de vacances. Il expérimente différents cadres (animation linguistique, centre pénitencier, ...) et en sort grandit. Aviv travaille actuellement comme responsable d'animation pour une asbl d'animation en immersion linguistique ou il transmet ses différentes passions (Tango, Guitare, danse hip hop, Muay Thai, Cuisine...)

    Formation
    Cours de guitare flamenco : Antonio Segura, Marquito Velez Cours de guitare classique : Odair Assad, Hughes Kolp, Johan Fostier, Antoon Vanderborght, Marcin Dylla Masterclass : Roberto Aussel, Raphaëlla Smits, Odair Assad, Marcin Dylla, Carlo Marchione, Zoran Dukic, Carlos Perez Cours de Jazz : Académie de Boisfort, ASBL mouvement

    Expériences en enseignement
    -stage de musicothérapie (2003) -cours de guitare privés (2005-2011) -cours de guitare à l’asbl la Lyre d’Orphée (2005-2007) -remplacement à l’académie Marcel Désiron (2009) -Ateliers de guitare dans l’établissement pénitencier de Lantin (2009-2010) -Prof de guitare au centre éducatif Jacques Bouhy (2010-2011)

    Aviv Rivera guitariste classique/flamenco, prof de guitare et animateur.


    Contact :
    Rivera
    Avivrivera@hotmail.com
    4000 Liège
    Belgique
    tél : 0032486361897
    Catégorie > Annuaire Instrumentiste > Annuaire Guitariste



> Voir aussi : Auteur du titre 'Je regarde l'ombre' | Mix | Studio mobile et versatile pour enregistrements sur sites | Evènementiel Corporate |
Les posts du Blog :

     Musique du film BABEL, composée par Gustavo Santaolalla

    Par Tanguy, Mes coups de coeur - Tags


    L'autre jour j'ai regardé Babel, un film dramatique réalisé par Alexandro Gonzalez Inarritu, avec Brad Pitt, Cate Blanchett, Adriana Barraza...

    Je suis resté scotché par la beauté de la musique de Gustavo Santaolalla.

    Il nous offre dans cette bande originale quelques chose de chaleureux et de terriblement efficace. Loin des scores sophistiqués des gros orchestres, la sobriété de la guitare et de la mandoline apportent à la musique une dimension humaine et intime. Je ne sais pas si la BO a le même impacte sortie de son contexte, mais en tous cas, mêlée aux images du film elle est franchement sublime. Celle de la scène du rapatriement de Suzann en hélicoptère (avec des nappes et de la mandoline) m'a particulièrement touché.

    Gustavo Santaolalla a également composé la musique originale de Brokeback Mountain et de Carnets de voyage.

    Gustavo Santaolalla
    Gustavo Santaolalla
    Babel

    L'ambiance musicale qui règne dans ce film me rappelle un peu la musique de Krishoo Monthieux dans le film "La Difunta Correa" (de N.Cambois & S. Gardet). La musique de Krishoo étant cependant plus avangardiste et expérimentale.



     Ajouter une attaque sur un son grave. Par exemple avec des timbales, des cloches tubulaires, un son de piano etc...

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Un petit effet très basique et certainement très utilisé, est d'ajouter une note de percussion sur un son qui a une attaque ample et molle. Je pense par exemple à une note dans les graves, comme ci-dessous. Contrebasses + Tuba + accord dissonant de trombones :




    Si j'ajoute une timbale, je vais obtenir une accroche plus franche qui va permettre à la pose de sons de mieux se distinguer.
    Contrebasses + Tuba + accord dissonant de trombones + timbales :




    En rajoutant un son de cloches tubulaires, je vais obtenir une attaque plus limpide, et puis ça va apporter un petit côté à la fois mystérieux et solennel (très cinématographique).
    Contrebasses + tuba + accord dissonant de trombones + timbales + cloches tubulaires :




    Cloches Tubulaires
    Cloches tubulaires


    Une attaque avec une note de piano a également un bel effet.

    Bien sûr, créer une attaque franche n'a rien d'obligatoire. C'est selon ce que vous souhaitez apporter comme sentiment, en fonction des images ou de vos goûts personnels. J'entends souvent cette cloche tubulaire quand je regarde la TV, j'avoue que c'est un son qui me plait bien :)




     Back to 1990. Ma carrière musicale à l'apogée néo-romantique post-adolescente...

    Par Tanguy, Mes coups de coeur - Tags


    Aujourd'hui 1er janvier 2010 : MEILLEURS VŒUX A TOUS !!!

    Il y a 20 ans jour pour jour, à la suite d'un réveillon inoubliable à Saint Broladre (35), je composais au piano un slow magnifique (selon moi à l'époque).
    Naïveté, maladresse, amour de jeunesse... On n'est pas sérieux quand on a 17 ans.



    Intéressant tout de même de constater au fil des années une certaine maturation artistique.
    Mais faut pas croire qu'on est devenu plus sérieux à 37 ans ... loin de là ;-)

    Tanguy Follio Plerguer




     Etre compositeur additionnel, pour un long métrage ou une série TV

    Par Tanguy, Les professions liées à la musique de film - Tags


    Les délais pour la composition sont souvent (toujours ?) trop courts, et il arrive que le compositeur principal demande à un autre compositeur de lui donner un petit coup de pouce.

    Ce dernier a un rôle de création artistique puisqu'il compose, mais son champ de liberté reste très mince comme il suit les indications données par le compositeur principal. Les initiatives personnelles sont peut-être possibles, cela doit dépendre de la confiance qui règne entre les 2 artistes.

    Alors, que fait un compositeur additionnel ?
    Comme pour l'orchestrateur, ça doit dépendre des situations.

    Déjà, je ne m'attarde pas sur le travail de nègre. C'est bien de signaler que ça existe dans la musique de film. Cette pratique me gêne un peu, mais après tout, si ça permet de lancer la carrière d'un jeune compositeur, pourquoi pas.

    Mais surtout, on peut lui demander de développer des thèmes, ou bien d'écrire un thème à partir d'une base musicale, ou encore d'achever la fin (ou l'intro) d'une musique tandis que le compositeur principal attaque un nouveau morceau.

    Je viens de découvrir que dans les séries TV, il était fréquent de réutiliser les musiques des épisodes antérieurs, par gain de temps et d'argent (et parce que de toute manière, c'est aussi efficace que de composer une nouvelle BO à chaque fois). Mais pour que ça colle aux nouvelles images, il faut découper la musique et recoller tel bout sur tel morceau etc... Pour limiter les effets de contrastes, il est souvent nécessaire de ré-écrire des intros, des transitions et des fins : c'est une des missions du compositeur additionnel.

    Enfin voilà, lorsqu'on regarde un film, on a tendance à imaginer le compositeur, seul, travaillant nuits et jours pour créer une superbe bande originale. J'écris ce petit billet pour ne pas oublier qu'il existe un tas de personnes talentueuses qui travaillent dans l'ombre des compositeurs vedettes et qui gagnent souvent à être connues.

    Quant à Leur rémunération et leurs noms crédités au générique, c'est une affaire de négociation. De mémoire, je ne me souviens pas avoir vu de compositeurs additionnels mentionnés dans un générique d'entrée. On les retrouve parfois crédités dans les CD lorsque les bandes originales sont commercialisées (au grand bonheur des béophiles).




     Se former, étudier, apprendre à composer de la musique de film

    Par Tanguy, Devenir compositeur pour l’image - Tags


    "Bonjour, je suis actuellement en terminale dans un lycée à Lorient et j'aurais voulu savoir quelles sont les études à suivre pour devenir compositeur de musique de film. Une formation au conservatoire est-elle indispensable ? Peut-on apprendre tout seul ? Dois-je aller vivre à Paris pour augmenter mes chances ?
    Pierre Debout, de Carnac (56)"

    Hello Pierre, voilà un sujet intéressant !

    Hier encore, je lisais sur un forum une discussion houleuse à propos du cursus des compositeurs. Le débat opposait les musiciens ayant suivi une formation classique et les autodidactes.
    Je fais partie de cette deuxième catégorie mais je ne rentrerai en aucun cas dans le jeu des détracteurs du conservatoire.

    Je l’ai toujours dit, que vous soyez autodidactes ou médaillé d’un prix d’écriture, vous avez « appris » la musique. Si ce n’est pas un professeur qui vous l’a enseignée, alors, c’est un livre, une partition, un tutorial sur Internet, un CD, vos propres oreilles…

    Moi, franchement, j’aurai bien aimé suivre quelques cours d’écriture ou d’orchestration quand j’étais plus jeune. Etant à 90 % autodidacte, c’est l’expérience qui m’a formé, sur le tas, en faisant des essais, en jetant ce qui était mauvais et en perfectionnant ce qui était bon. Mais cela a pris des années. Je pense sincèrement qu’un professeur agréé m’aurait fait gagner du temps en me guidant vers l’essentiel, en me faisant éviter certains pièges.

    Car, comme pour le dessin, la musique requiert un minimum de technique, et obéit qu’on le veuille ou non à un certaines règles harmoniques. C’est comme ça, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, peut-être est-ce dû à la physiologie de l’oreille et du cerveau humain…

    En fait, une fois les bases musicales acquises, libre à l’artiste de cultiver son talent et développer sa personnalité musicale, soit par ses propres moyens, soit par un cursus scolaire approfondi. Je reçois régulièrement des mails comme celui de Pierre avec la question : faut-il nécessairement faire des études pour devenir compositeur de musique de film ?

    Que répondre ? faut-il citer des exemples concrets d’autodidactes qui ont réussi ? Ordinairement je pèse le pour et le contre.

    L'auto-apprentissage :

    Vous développez votre curiosité, vous avez peut-être un peu plus de liberté, vous choisissez librement vos orientations artistiques, vous n’êtes pas influencés par vos paires (mais par vos idoles, oui !). L’apprentissage est long, passionnant et gratuit. Si vous n’êtes pas un bon commerçant, il vaut mieux espérer avoir un job en parallèle pour la prochaine décennie.

    L’école :

    Si vous êtes un élève doué et discipliné, vous apprendrez directement les bases. Vous obtiendrez un diplôme et de bonnes références, qui vous ouvriront des portes. Peut-être pas directement celles du show-biz ou du cinéma, mais vous trouverez probablement une activité professionnelle qui soit en rapport avec la musique (professeur de musique, interprète dans un orchestre etc.). Ce métier vous permettra de gagner votre vie tout en continuant vos recherches de contrats dans la musique de film.

    En outre, conservatoires, universités et écoles professionnelles (comme l'Itemm, l'Aimra, l'Ircam, la Schola Cantorum) sont des lieux de rencontre. Qui sait, certains de vos camarades ou professeurs deviendront des orchestrateurs, des monteurs professionnels, ou des interprètes de qualité : tous ces contacts vous seront potentiellement utiles un jour ou l’autre.




     Processus de composition orchestrale assistée par ordinateur, étape par étape, par Guillaume Baron (compositeur)

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Aujourd'hui, je laisse la parole à mon collègue Guillaume Baron ;-)
    Tanguy
    ----------------------------------------------

    Explications détaillées sur la construction de l'intro de "Back To Olathe"

    Qui n'a jamais rêvé que John Williams nous explique comment il a composé le Main Title de Star Wars ? Qui n'a jamais rêvé que Hans Zimmer décrive étape par étape le processus de création de la BO d'Inception ?

    Pour ma part, j'en rêve à chaque fois que j'écoute une BO. Que ce soit du Danny Elfman, du James Newton, du Howard Shore, du James Horner, la composition est toujours maîtrisée dans son ensemble, chaque instrument trouve sa place, complète l'oeuvre, il n'y a ni manque, ni surplus. J'ai souvent l'impression que l'ajout ou la suppression d'un seul instrument nuirait à l'équilibre de l'ensemble.

    Alors comment font-ils pour que le morceau fini soit si cohérent ? Est-ce qu'ils pensent tout avant même de poser la première note sur la partition ? Ca me paraît peu probable. Par quoi ils commencent ? Est-ce qu'ils posent d'abord les accords puis la mélodie ou l'inverse ? Est-ce que l'inspiration brut les guide ou est-ce qu'ils suivent les pistes de leurs enseignements ?

    Et bien voilà, en toute humilité car à des années lumières du niveau de ces grands compositeurs, j'ai voulu partager/décrire étape par étape comment je m'y suis pris pour composer cette introduction dans un esprit épique/aventure. Le but étant simplement de répondre à la curiosité que certains comme moi peuvent avoir. Celle de savoir comment "les autres" font ?

    Mais avant de commencer, voici le rendu final :

    Back To Olathe - Intro (Guillaume Baron) :


    Pour plus de clarté, voici l'imprime écran (Imp Ecr) du morceau dans cubase :

    Séquence midi Cubase
    (Cliquer sur l'image pour l'agrandir)


    J'ai commencé ce morceau en sachant ceci :
    Je voulais n'utiliser QUE des instruments d'orchestre.
    • Il fallait que le thème soit joué par les cuivres pour donner le côté épique qui était souhaité.
    • Il fallait que l'introduction complète fasse dans les 35 – 50s.
    • L'ambiance devait être inquiétante au début et mener vers une ouverture positive.

    Une fois ces points posés, j'avais trois possibilités :
    • Trouver une mélodie puis construire des accords à partir de celle-ci.
    • Trouver les accords puis en sortir une mélodie.
    • D'abord définir une ambiance puis en sortir une mélodie.
    La troisième solution est venue en fait naturellement.

    ------------------------------------------------

    1ère étape - La base : (cf. piste 1)

    J'ai pris la section des cordes au complet (contrebasse, violoncelle, violon alto et violon) et j'ai simplement plaqué fondamentale Do et quinte Sol sur les différents octaves correspondants à leurs registres.

    2ème étape - Le thème : (cf. piste 4)

    Comme voulu, j'ai chargé mes vst de cuivres (cor d'harmonie et trombone) pour trouver une mélodie qui soit simple mais efficace.
    Do Fa Do Sib... voilà un départ simple mais qui réussi à tous les coups.

    3ème étape - Définir le début et la fin du morceau :

    Une fois ces quelques notes, autant définir tout de suite les limites de la suite mélodique pour ne pas se retrouver avec une intro de 2 min. J'ai donc défini trois parties : annonce, fermeture, puis grande ouverture. On peut discerner ces trois parties graphiquement sur l'imp. Ec en piste 4.

    Une fois cette ligne mélodique adoptée, j'ai changé également les accords de la piste 1 à la fin de l'intro. De Do – Sol (pour Do - Mib – Sol, pour Do mineur) à Do – Fa (pour Fa – La – Do, Fa majeur, 4ème degré, degré qui donne cette ouverture).

    4ème étape - Les contrechants : (pistes 7 et 8)

    Alors pour cette partie je fonctionne souvent à l'instinct. L'idée est d'étoffer petit à petit cette mélodie en piste 4. Pour se faire et pour respecter mes conditions, (ambiance inquiétante au début du morceau) j'ai pris des cordes (contrebasse et violoncelle), doublées par des bois (contrebasson et basson). J'ai créé deux pistes de contrechants avec ces mêmes instruments pour les différencier.

    Aparté :
    Petite parenthèse sur ma méthode pour trouver un contrechant. Je suis à la base guitariste jazz et jazz manouche en particulier. Autant dire que j'adore improviser et que j'ai beaucoup plus confiance en mes facultés d'improvisateur qu'en mes compétences à appliquer les règles d'harmonies complexes d'écriture sans faire d'erreurs. Je suis (du verbe suivre) ce que j'ai appris lorsque j'ai étudié la musique pour Big Band (Duke Ellingtion, Count Basie...) pendant mes années de fac de musicologie, à savoir que le plus important, ce n'est pas de faire (comme on nous l'apprend souvent) sonner des accords successifs avec fondamentale/tierce/quinte et autre, mais plutôt de construire une seconde ligne mélodique, qui suit la première sans jamais passer devant celle-ci, tout en essayant de faire le moins de doublons possibles, de toujours se débrouiller pour que les autres notes ne soient pas dans le thème principal.
    Chacun sa méthode. Il n'y a pas une méthode mais bien des méthodes. A chacun de la trouver en fonction de ses connaissances. Le principal est d'avoir confiance en celle-ci.

    5ème étape – L'automation :
    (Modifier le volume, le pitch, la vélocité etc. à tel moment)

    Sachant que la base était bonne et me plaisait, j'ai tout de suite optimisé le jeux en jouant avec les automations.

    Variation du volume sur les pistes 1 et 4 :
    Automation dans Cubase
    (Cliquer sur l'image pour l'agrandir)



    Variation du volume sur les pistes 7 et 8 :
    Automation dans Cubase
    (Cliquer sur l'image pour l'agrandir)



    ---------------------------------------------------------

    Résumé étapes 1 à 5 : (donc piste 1, 4, 7 et 8)



    J'ai donc maintenant ma base : une ambiance (piste 1), une ligne mélodique et harmonique (piste 4) et un ou deux petits contrechants (pistes 7 et 8).

    --------------------------------------------------------

    Pour continuer, je me demande toujours ce qui manque le plus. Dans le cas présent, il manque cruellement de rythme.

    6ème étape – donner du rythme : (pistes 12, 13, 14, 15)

    Pour en donner rien de tel que quelques cordes en pizz et une harpe.
    Alors petites explications :
    • Piste 12 : Harpe Mezzo avec un pan à gauche de 30%, modification de l'attaque pour la rendre plus douce.
    • Piste 13 : Harpe Symph avec un pan à droite de 30 %, modification de l'attaque et léger décalage temporel.
    • Piste 14 : Contrebasse et violoncelle en pizz à gauche de 30%.
    • Piste 15 : Contrebasse et violoncelle en pizz à droite de 30%, avec un léger décalage temporelle et une modification de l'attaque.

    7ème étape – toujours à la recherche de rythme : (piste 2)

    Rien de tel aussi que des alti et violons (plus une flûte discrète) pour créer un petit rythme lancinant et aérien derrière ces instruments lourds et graves. Ils joueront par répétition quinte – fondamentale puis tierce mineure – fondamentale puis seconde majeure – fondamentale avant de revenir sur fondamentale – quinte afin de suivre la progression du morceau.

    Résumé étapes 6 et 7 : (donc pistes 2,12,13,14,15)



    Résumé étapes 1 à 7 : (donc pistes 1,2,4,7,8,12,13,14,15)



    ----------------------------------------------

    Qu'est ce qui manque le plus maintenant ?
    Que ce soit plus fourni, il y a beaucoup de place pour d'autres harmonies, ça semble vide.

    8ème étape - recherche de nouvelles lignes mélodiques (ou harmoniques) : (pistes 5, 6, 9, 11)

    - Première chose, ajouter encore un peu plus de coffre à la mélodie. Pour ça j'ai doublé la piste 4 avec la piste 6 qui contient plusieurs sonorités de cors. J'ai mis un pan gauche 25% à la piste 4 et droite 25% piste 6.

    - Ensuite j'ai créé la piste 5, qui reprend les mêmes instruments que la piste 4, afin de créer un contrechant à la fin de l'introduction. Ce qui donne ça : (pistes 4 et 5)



    - J'ai ensuite doublé la piste 4 avec des cuivres + les alti et violons. (Piste 9)

    Voilà qui nous fait gagner pas mal de puissance pour la fin. Mais on continue.

    - La piste 11 est à mon sens une des plus importante pour l'harmonie du morceau. C'est elle qui va lui donner ce petit quelques chose en plus grâce à la tierce majeure dès son entrée. Tierce majeure qui n'est en fait qu'une note de passage pour atteindre le demi-ton suivant, la quarte, mais qui donne un grain particulier, d'autant plus qu'on ne sait pas encore si on est en majeure ou en mineure à ce moment du morceau. On ne le saura que lorsque le thème arrivera sur la tierce mineure, plus tard.
    La piste 11 est composée de cordes (contrebasse, violoncelle et alto) et de cuivres (trombone et cor d'harmonie).

    Je vous propose d'écouter les deux versions, la première sans la piste 11, la seconde avec (l'entrée se fait à la seconde 16) :

    Sans :


    Avec :


    ---------------------------------------------------

    Le morceau contient maintenant la plupart des ingrédients, mais maintenant il est temps d'ajouter toutes ces "petites" choses qui n'ont pas l'air importantes comme ça, mais qui donnent de la valeur ajoutée.

    9ème étape – De nombreux agréments : (pistes 3, 10, 16, 17, 18, 19, 20)

    - On commence par la piste 3, qui ne contient rien de plus qu'un sample bouclé de cordes jouant des trills majeures. On ne peut pas vraiment distinguer la piste dans le morceau, mais sans elle par contre...

    - Vient ensuite les bois (piste 16), qui ont un rôle très important également. Ils font fondamentale – quinte durant toute la première et deuxième partie. Puis se déchaînent en triolets durant la troisième partie.

    - La cloche (piste 19), très en retrait, permet de donner un style au morceau. Attention toutefois à la laisser bien bien en retrait.

    - La piste 20 ensuite, composée de différentes cymbales donne l'élan nécessaire pour donner une réelle impulsion à la fin de l'intro.

    - La piste 18, wind chimes, est un effet bien connu pour donner un côté féérique à la composition. Je ne sais pas trop comment décrire cet instrument alors j'envoie un lien wikipedia : Qu'est-ce que le wind chimes ?

    - Pour finir, la flûte (piste 17) et les cors, trombones et violons (piste 10) qui donnent un dernier petit sursaut à la fin en jouant fondamentale – quinte de l'accord de 4ème degré FaM.

    Résumé de l'étape 9 : (donc pistes 3, 10, 16, 17, 18, 19, 20)



    ----------------------------------------------

    Quelques conseils :

    - Panoramiques :
    Je n'ai pas ou peu parlé des panoramiques mais il convient d'y toucher un mot. Pour ma part j'en fais une utilisation quasi systématique sur chaque piste. Il est très important de spatialiser toutes ces tranches d'instruments, de répartir les tessitures.

    - Stereo Enhancer :
    Pour augmenter cette impression d'espace il peut être utile d'utile un effet tel que M/S pour Mono/Stereo ou le Stereo Enhancer de Cubase sur la tranche master.

    - Reverb :
    Il faut particulièrement faire attention à avoir une homogénéité concernant la reverb de chaque instrument. En effet chaque banque de son a sa réverb (ou simulateur d'espace) intégrée. Il faut donc être vigilant et parfois la meilleure solution est de n'utiliser que les banques en mode "close", c'est à dire sans effets ajoutés, afin de pouvoir utiliser un seul type de réverb sur chaque tranche instrument. Il en résultera une meilleure homogénéité et un meilleur rendu.

    Pour ceux qui veulent aller plus loin avec les paramètres de la reverb :
    Article sur les paramètres de la réverb (Audiofanzine)

    Et ceux qui veulent tout savoir sur la réverb à convolution :
    Article sur la réverb à convolution (Audiofanzine)

    - Automation :
    Le travail sur l'automation est tout aussi essentiel. De nombreux "apprentis" compositeurs pensent que les vst doivent marcher de suite, sans jouer avec l'automation. Or on ne peut atteindre un très bon réalisme sans toucher à celle-ci.

    Voilà j'espère avoir éclairé certains ou certaines d'entre vous avec cet article relativement long. J'ai essayé d'être complet et clair dans mes explications. N'hésitez pas à partager l'article, à donner votre avis ou à poser des questions.

    Et merci à Tanguy pour ce blog fantastique.

    Guillaume Baron
    www.guillaumebaron.com

    Pour suivre mes actualités sur Facebook, rendez-vous sur ma Page Pro et cliquez sur "j'aime".






     Quelques exemples de transition entre deux segments musicaux

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Il existe certainement de nombreuses manières de raccorder 2 segments musicaux (permettant souvent d'éviter une simple juxtaposition). Je suppose que chaque compositeur a ses petits secrets de fabrication.

    Ci-dessous, à partir de 2 portions orchestrales, je me suis amusé à appliquer différentes sortes de transition. Vous verrez qu'il s'agit pour la plupart de raccords de type "chevauchement par un ou plusieurs instruments", mais pas seulement...

    Voici les 2 portions :
    (désolé pour l'aspect rudimentaire de cette maquette, je n'ai pas eu le temps de l'orchestrer bien comme il faut...)

    Segment n°1

    Segment n°2



    Juxtaposition (sans transition)



    Transition par chevauchement par divers instruments :

    Cymbale (crescendo)


    Harpe (glissando)


    Timbales (notes) + harpe (glissando)


    Rip de cors + Harpe (glissando aigu)



    Un petit effet qui me paraît sympa est de faire arriver un petit crescendo de cymbales juste avant la jonction des 2 parties, tout en diminuant l'intensité orchestrale à cet endroit, pour repartir ensuite sur la deuxième partie (dans l'exemple ci-dessous, j'ai enlevé la première note du deuxième segment).

    Ecouter :



    Dans l'exemple suivant, j'ai juste démarré le segment n°2 une mesure plus tôt. Rien de bien compliqué, mais parfois ça peut dynamiser l'ensemble (à tester sur les images).

    Ecouter :





     Impôts : la déclaration des droits d'auteur dans le cadre des bénéfices non commerciaux (BNC) et le régime de la déclaration contrôlée

    Par Tanguy, Le statut du compositeur - Tags



    Le début du printemps est propice aux questions sur la déclaration de revenus issus de notre activité musicale.

    Je fais un récapitulatif dans ce billet, mais ça ne concerne que les compositeurs qui sont dans le même cas que moi, c'est à dire : imposition des droits d'auteur selon le régime de la déclaration contrôlée des bénéfices non commerciaux (BNC).
    (Démarche à suivre pour obtenir ce statut)

    La déclaration contrôlée des BNC, c'est un formulaire (2035) qui nous est envoyé par le centre des impôts et qu'il nous faut remplir avec soin. Ce formulaire consiste à indiquer les recettes de l'année issues des droits d'auteur (tout ce qui n'est pas considéré comme "salaire" : les musiques que vous avez facturées, les droits SACEM etc...) puis de déduire les dépenses (une part du loyer, une part d'électricité, la CSG déductible, l'achat de matériel etc...). Evidemment, chaque dépense doit être justifiée et conservée (factures, tickets de caisse etc.).

    [Personnellement, j'ai un classeur avec des pochettes plastiques dans lesquelles je place chronologiquement tous mes justificatifs de recettes et de dépenses. J'utilise en parallèle un logiciel de comptabilité libérale qui remplit directement le formulaire 2035].

    La somme finale (appelée résultat fiscal) correspond donc au bénéfice de l'année précédente. Parfois, si l'année n'a pas été productive, il arrive que les dépenses soient plus grandes que les recettes ce qui donne un résultat fiscal négatif : un déficit.

    Voilà donc à quoi sert ce formulaire 2035 : à établir la différence recettes-dépenses pour calculer un résultat fiscal imposable.
    Le formulaire 2035 se compose en réalité de plusieurs feuillets (2035 K 2035 A 2035 B... ) avec une notice d'utilisation assez claire (enfin...tout est relatif).

    Question : une fois le bénéfice calculé, doit-on reporter la somme sur notre feuille d'impôt "classique" que monsieur tout le monde reçoit un peu plus tard (aux mois d'avril-mai, c'est ça ?), le fameux 2042 !

    Il faut effectivement reporter la somme des BNC, mais pas sur la 2042 que tout le monde reçoit : il faut remplir un formulaire "complémentaire" (donc à part) le 2042 C (cadre D) qu'il est possible de télécharger sur le site impots.gouv.fr (le formulaire de 2010 est en ligne). Après quoi il suffira de cocher la case dans le formulaire 2042 qui s'intitule : "si vous déposez une déclaration 2042 complémentaire"


    Consulter un article complet sur la rémunération des compositeurs (prévoyez tout de même une boite d'aspirine).




     Melodyne, un outil qui permet d'isoler et de modifier des élements audio, dans un mix...

    Par Tanguy, Musique assistée par ordinateur (MAO) - Tags


    Avec cette avancée technologique, les ingénieurs repoussent les limites de l'édition audio (analyse polyphonique d'un signal !).




    Melodyne Studio de la marque Celemony offre des possibilités très intéressantes : outre les fonctions très précises de correction d'amplitude et de hauteur, il permet de créer de nouvelles rythmiques et de nouveaux accords à partir d'une phrase de guitare de départ (ou de batterie, de piano etc....) et tout ça sur un matériau audio ! On peut donc "créer" quelque chose de nouveau avec cet outil.

    Par exemple, en théorie, il serait possible (et là j'emploie le conditionnel) d'isoler chaque note d'un morceau joué au piano (pris dans un CD du commerce) et de modifier la mélodie, l'harmonie et la rythmique de ce morceau... auquel on pourrait ajouter d'autres instruments (provenant de nos banques de sons ou même d'autres CD , pourquoi pas...).

    L'intérêt, je le vois dans le fait de faire moins appel au MIDI, notamment l'utilisation des samples (qui bien qu'issus d'instruments réels, ne permettent pas de retranscrire le jeu de l'instrumentiste).
    Avec Melodyne, on travaillerait directement à partir de phrasés modulables à souhait ce qui permettrait de conserver d'une part le "gros son" d'origine, et d'autre part le jeu instrumental (respirations, attaques, portamentos, liaisons, relâchements, vibration etc...) sans oublier l'émotion de l'instrumentiste captée lors de la prise de son, d'où une sensation de réalisme.

    Comme beaucoup de musiciens qui n'ont pas encore essayé la bête, je me pose des questions concernant l'efficacité du logiciel sur les phrasés très riches harmoniquement et mélodieusement (BO d'Harry Potter par exemple) ou très sales (Métal, grunge etc...). Idem pour les musiques qui ont beaucoup de réverbe.

    Mais ce qui est sûr, c'est que Melodyne semble être un très bon outil pour ceux qui enregistrent déjà avec des vrais instruments et qui ont besoin de retravailler les phrasés (ou d'en créer d'autres) à partir de leur propres prises.

    Enfin, sachez que Celemony propose des banques de sons (sous forme de phrases instrumentales, riffs, solo...). Il y a tout un choix d'instruments, pour le moment issus du registre pop rock jazz etc... : Horn section, electric bass, guitar, saxophone, voice.

    A quand les motifs de violons ? ;-)




Les Derniers Sites inscrits dans l'Annuaire :


Mixonline.fr

Music Station 63 : une nouvelle école de musique à Clermont-Ferrand

Jazzik orchestre de jazz pour ambiance jazz

Creasound - Sound design / Composition / Technique

Composition Nortal


Screenshots par Robothumb