Set percussions


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  • Fabrice Eurly, compositeur éclectique


    Fabrice Eurly, compositeur éclectiqueFabrice Eulry et son piano fou vous proposent une musique à la fois conviviale et savante. A la fois européenne et afro-américaine, profonde et rythmée. Tags

    Eclectisme comme garantie de souplesse
    Je compose avec une palette très large : pour le vocal et l'instrumental, avec l'image ou non, pour le solo et l'orchestre. Mes univers musicaux sont variés grâce à une large connaissance des folklores, des traditions, et de l'histoire de la musique. Mes domaines de prédilection sont les cultures européennes et afro-américaines, dont je peut tirer une synthèse personnelle. Aux antipodes de l'hyper-spécialisation, mon obsession est cependant de ne jamais admettre de médiocrité sous pretexte d'éclectisme. Mon secret : percer l'universalité comme tronc commun de chaque musique, dans chaque culture.

    Originalité comme garantie d'authenticité
    De cette ouverture l'on peut tenir son originalité de compositeur. Si à mes débuts on a pu me reprocher ma dipersion, j'ai cependant conquis un large public, les gens qui m'ont adopté pour cette faculté de surprendre et de se renouveller. Qu'il s'exprime et ccompose du ragtime ou de la musique symphonique, du rock psychédélique l'on s'attache à sa signature musicale, sa verve et sa couleur musicale quelque soit sa chapelle.

    L'engagement
    Mon engagement artistique consistant à revendiquer à la fois une ouverture sur le monde et ma propre identité musicale sans y voir de contradiction, est un grand écart qui effraie souvent les décideurs frileux, mais se réalise sans douleur sur le terrain concret des réalisations musicales, aux dires du grand public avec qui je cultive un rapport très direct. Cette proximité a assuré mon indépendance artistique en 29 ans de carrière (depuis 1981) et consolidé mon originalité.

    Le son acoustique
    Je défends la musique acoustique, sans animosité pour l'électrique, seulement pour que la première garde sa place naturelle d'aînée de 6000 ans dans cette cohabitation. Ce point est largement développé dans mon site, et exige un engagement sans molesse à contre-courant de la mode que peu comprennent avant que la preuve ne soit fait par la musique. En résumé, le son electrique (que j'aime et qui a d'ailleurs bercé mes années d'enfance (1962-1974) n'est pas un plus, mais un autre. Pour faire du beau son electrique ou même numérique il faut savoir faire du beau son acoustique !

    Place à la musique
    Assez de mots, rendez-vous sur mon site http://www.fabriceeulry.com et venez découvrir ma musique, mes interprétations et mes compositions ! Fabrice Eulry

    Fabrice Eurly, compositeur éclectique


    Contact :
    Fabrice Eulry
    Fabriceeulry@yahoo.fr
    75020 Paris
    France
    tél : 0676864053

    Thèmes abordés : Compositeur éclectique, Eclectisme musical, Style musical riche et varié, Composition originale, Créativité musicale, Artiste musicien, Style personnel, Musique ayant de la personnalité, Son acoustique, Instruments naturels, Belles sonorités, Interprétation de chansons, Ecouter musique actuelle.Catégorie > Annuaire Compositeur > Annuaire Compositeur sur Paris

  • Nicolas Blies Compositeur


    Nicolas Blies Compositeur« Apporter une nouvelle dimension à l’expérience visuelle, en respectant l’idée du réalisateur et en respectant l’idée même du projet, tel est mon objectif en tant que compositeur de musique à l’image »
    PRESENTATION
    Nicolas Blies est l’auteur de nombreuses bandes originales pour courts et longs métrages, documentaires et films institutionnels. En s’appuyant aussi bien sur les instruments acoustiques que sur les nouvelles technologies, son travail mêle ingénieusement développement musical et sound design. Le style du compositeur se veut résolument hétéroclite et au service de l’image. Tags

    REFERENCES
    France 3, ERE Production, KDRAGE, FISHEYE, GBC Prod, ...
    Nombreux travaux dans la création de bandes originales pour courts métrages et longs métrages.
    Travaux sur des documentaires TV (format 52mn), des documentaires institutionnels(multiples projections quotidiennes).

    SERVICES/TARIFS
    Nicolas Blies réalise ses oeuvres dans son propre studio "Babel Records", ce qui lui permet de proposer de nombreux services de création de musique originale.
    - Création d'ambiances musicales et de sound design
    - Composition pour des groupes, artistes ou évènements culturels
    - Illustration sonore de logo, de sites web, d'animations
    - Enregistrement mobile
    - Production musicale
    - Création d'orchestrations numériques des plus grands compositeurs classiques
    - Création de jingles et spots radio/web
    - Consulting/expertise de la bande originale d'un projet en réalisation
    - Formation et enseignement

    STUDIO
    Le studio est équipé de matériels professionnels permettant de réaliser l’ensemble des prestations citées. Le studio repose sur un système ProTools sur Mac OS. Le studio possède des micros AKG C414 et des préamplificateurs S.S.L. Si l’ambition du projet le demande, il fera appel à des techniciens du son et à des studio partenaires de plus grande envergure afin de produire la bande originale commanditée.
    Banque de sons : Natives Instruments, Spectrasonics, VSL, Project SAM, East West, Toontrack, Ethno World, Pianoteq

    TARIFS
    Concernant les tarifs, cela dépend du type de projet. Les données prises en compte sont la durée du film à illustrer, l'exploitation envisagée, les moyens à mettre en oeuvre (enregistrement d'instrumentistes, orchestration numérique, ...) et le degré d'originalité et de complexité de l'oeuvre souhaitée (simple élément musical d'illustration, musique sur mesure, sound design élaboré). Afin d'établir au mieux la valeur de la prestation, n'hésitez pas à définir vos besoins à partir du formulaire dans l’onglet Contact de mon site. Nous pourrions alors étudier plus précisément vos besoins et établir un devis adapté.

    CONTACT
    «Ce qui prime avant tout, c'est la relation humaine et l'échange, alors n'hésitez pas à me contacter. J'aurai plaisir à vous répondre dans les meilleurs délais.»
    NICOLAS BLIES
    contact@nicolasblies.fr

    Nicolas Blies Compositeur


    Contact :
    Nicolas Blies
    2 rue des Roses
    67100 Strasbourg
    FRANCE
    tél : 06 01 92 08 08

    Thèmes abordés : Compositeur de musique de film, Compositeur pour l'image, Musique film, Sound design, Habillage musical, Creation jingle, Materiel studio, Materiel musique, Equipement studio, Musique originale, Musique sur mesure, Commande musicale, Production musique, Creation musique.Catégorie > Annuaire Auteur compositeur

  • Les chansons de Micka


    Les chansons de MickaCe site présente les textes de Mickaël, jeune auteur de trente quatre ans à la recherche de compositeur désireux de mettre en musique ses paroles.
    Sans prétention mais désireux d'écrire de jolie chose, l'auteur espère des collaborations fructueuses basés sur l'échange, la confiance et l'honnêteté. Tags

    Parole de chanson
    Vous trouverez sur ce site des paroles qui attendent de rencontrer leur compositeur.
    L'auteur écrit aussi sur commande et espère créer les conditions d'échanges et de dialogue qui permettrons à ces textes de devenir de jolies chansons

    Parcours
    Auteur de 34 ans, les aléas de la vie ont fait que nombre de ses écrits sont restés dans des tiroirs de nombreuses années.
    Aujourd'hui, l'auteur veut rattraper le temps perdu et renoué avec sa passion à savoir écrire des chansons.
    Le tout avec modestie et ouverture d'esprit

    Les maquettes
    Certains des textes présentés par l'auteur ont déjà été mis en musique par des musiciens ou sont encore à l'état de maquette en attente d'interprète.
    L'auteur qui écrit avec un ami depuis pas mal d'année à plusieurs morceaux qu'il pourra proposé aux interprète séduit par sa façon d'écrire et désireux de mettre à leur répertoire ses chansons

    Authenticité
    L'auteur n'est pas un rêveur forcené et ne se rêve pas Victor Hugo.
    Sincère dans sa démarche d'écriture, il essai d'être honnête et seul prime pour lui l'émotion générée par une chanson.
    Ainsi, à la demande d'un musicien, il peut modifier ou travailler plus avant un texte si celui ci ne correspond pas tout a fait aux attentes de la personne la mettant en musique

    Simplicité
    Simplicité du site internet.
    L'auteur n'étant pas un webmaster (et ne souhaitant pas le devenir), celui ci vous pris d'excuser la simplicité du site présenté.
    Seul la mise en relief des écrits justifie ce site et l'auteur a peu d'occasion de parfaire son site pour le rendre plus attrayant.
    Il vous pris de bien vouloir pardonner cette extréme simplicité

    Contact :
    Les chansons de Micka
    Rés.lucille Appt F13 182 chemin des anglais
    62600 Berck/mer
    France
    tél : 0624063725

    Thèmes abordés : Parole chanson, Textes pour chansons, Auteur de chansons.Catégorie > Annuaire Auteur compositeur > Annuaire Parolier



> Voir aussi : Percussions | Batterie, percussions | Guitare 6 cordes Normann | Compositeur d'oeuvres pour guitares | Spectacle jazz Paris |
Les posts du Blog :

     Ma méthode concernant l'ajout de percussions orchestrales dans une musique de film d'action.

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Bon, dans le titre j'ai écris "ma méthode" mais à mon avis, ça n'a rien d'exceptionnel. Je pense que beaucoup de compositeurs travaillent de la même manière. Je décris ici le type de percussion que j'utilise et à quel moment de la phase de création je les place dans le mix.

    En fait, comme l'orchestration des autres pupitres, les percussions (cymbale, timbales etc...) sont insérées au fur et à mesure que les idées me viennent. Ce qui est sûr, c'est que je n'ai jamais commencé par poser une ligne de percussion me servant d'élément de base pour composer le reste. Ordinairement, je place les premières percussions quand j'ai déjà une première forme mélodique, grossièrement orchestrée.

    Je commence souvent par les timbales, car elles produisent des notes (je peux tester rapidement si ça passe ou pas avec les autres instruments). De temps en temps, il m'arrive de faire des doublures :
    • Doublures entre percussions :
      - Timbales + caisse claire
      - Timbales + grosse caisse

    • Doublures avec d'autres familles d'instruments :
      - Timbales + pizzicati de contrebasse
      - Xylo + piccolo + Violons aigus
      - Staccatos de cordes + caisse-claire
      - Glockenspiel + flûte et/ou pizzicati de violons

    Ci-dessous, un exemple chronologique d'insertion de percussions orchestrales (+ les percus électro du billet précédent).
    Il s'agit toujours d'un extrait de VENDOME (en fait, je n'ai pas composé de musique hollywoodienne depuis). C'est promis, après ce billet, je ne ne vous harcèle plus avec notre super héros national à collants moulants.

    gargouille vendome
    Attention gargouille méchante !
    (personnage créé par D. tomaszewski)


    Fighting a gargoyle :

    1. Tapis orchestral de base :


    2. Timbales + caisse-claire + sounds FX (snap, boum )


    3. Percus électro (cf billet précédent)


    4. Cymbales + hi-hat + gong


    5. Orchestration finale (ajout de cuivres et de chœurs et encore qq FX)



    Note : Vendome possède son propre myspace. Actuellement, c'est une musique de David Arnold (Casino Royal) qui habille musicalement la page. Une musique parfaitement bien réalisée en terme d'électro orchestral.




     Couleur orchestrale sombre et grave : le crescendo avec des percussions

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags



    Les premières images de "Pirate des caraïbes 3" sont très dures, car elles dévoilent une série d’exécutions (dont un jeune garçon).

    Il y a dans ce tableau très sombre, un crescendo de percussions (caisse-claire, grosse caisse etc...) qui a attiré mon attention. Il introduit le film avant de revenir de manière récurrente pendant la scène d'exécutions, y compris pendant la chanson "Hoist The Colours" entonnée par le petit garçon quelques secondes avant de mourir...
    Liées aux images, ces percussions sont redoutables. Elles annoncent une sombre fatalité et maintiennent la tension jusqu'au dernier plan...


    Ci-dessous, on peut écouter "Hoist The Colours" dans lequel
    on entend très bien ce fameux crescendo de percussions :







    Pour recréer avec l'ordinateur ce crescendo, j'ai utilisé des percussions de la banque de sons True Strike 1 ainsi qu'un son de type "big boomer" du synthé virtuel Omnisphere.

    1) Les caisses claires :

    J'ai d'abord posé un sample de crescendo suivi par 3 flas (un fla est un coup de caisse claire avec les 2 baguettes en léger décalage). Comme je trouvais le son de crescendo pas assez consistant, je l'ai bêtement doublé par un roulement de tambours :


    séquence midi crescendo caisse claire





    2) Ajout de la grosse caisse :

    Un court crescendo de grosse caisse, suivi de 2 kicks qui permettent d'appuyer les flas 1 et 3 de la caisse claire :

    séquence midi crescendo caisse claire





    3) Ajout de la timbale :

    Idem que la grosse caisse :

    séquence midi crescendo caisse claire





    4) Ajout de 2 gros boums :

    Très cinéma, ce "big boomer" trouvé dans Omnisphere (ce type de sons existe dans d'autres banques). Cela va appuyer complètement les 2 kicks et donner une couleur supplémentaire. Les Big Boomers sont très répandus dans les musiques de films, par exemple en doublure de grosses caisses, toms ou tambours, ou bien seuls... c'est vraiment efficace :

    séquence midi crescendo caisse claire








     Travailler sur les boucles de percussions pour les intégrer au mix orchestral

    Par Tanguy, Musique assistée par ordinateur (MAO) - Tags


    Suite à la question posée par Simon, qui aimerait bien avoir 2 ou 3 petits trucs à propos des percussions, j'écris quelques lignes sur la méthode que j'utilise le plus souvent : le découpage et l'assemblage de boucles rythmiques (je garde l'utilisation des timbales, caisse-claire, cymbales et sounds FX pour le billet qui va suivre).

    Avant tout, sachez que je ne suis pas un spécialiste dans le domaine de l'électro-orchestral. Dans l'idéal, il faudrait poser la question directement à John Powell, expert en la matière. Je lui en toucherai 2 mots quand je le verrai... (ha ha ha).

    Bon, alors, moi je possède 2 ou 3 plugins intéressants pour construire des boucles rythmiques : Stormdrum, Stylus RMX et parfois Xphraze. Le Stormdrum propose des boucles très convaincantes orientées musique de film d'action (à la Mediaventure). RMX est plutôt orienté batterie que percussion, avec du très gros son qui groove bien. Le Xphraze offre des pads rythmiques avec des sonorités synthétiques, très utiles pour créer un tapis sonore sous mixé. Tous les 3 proposent des boucles dont le tempo s'adapte au métronome du séquenceur, ce qui est très pratique.

    L'utilisation des boucles préfabriquées par le constructeur peut amener les compositeurs à céder devant la facilité et finalement créer des musiques qui se ressemblent (un clonage stylistique comme on peut le constater chez les utilisateurs de Garageband). Heureusement avec Stylus RMX et Xphraze on peut programmer soit même les boucles de percussions (ou tout du moins les modifier allègrement) ce qui apporte un caractère personnalisé et original.

    Pour aller encore plus loin dans la personnalisation, n'hésitez pas à enregistrer en audio vos boucles préfabriquées, puis de les découper, les recoller à d'autres endroits, les mixer avec d'autres boucles etc... en faisant votre "petite cuisine", vous verrez que vous pourrez créer de nouvelles boucles, bien à vous et surtout adaptées à votre passage musical. Le découpage se fait de manière très ergonomique dans un séquenceur car les rythmiques sont saccadées et répétitives :


    loop


    loop


    loop


    Exemple sonore :
    (aucun rapport avec les images ci-dessus)

    1- Matériau de base (boucles préfabriquées) :
    • Boucle issue de Stormdrum :


    • Boucle issue de Stylus RMX :



    2- Après le découpage et l'assemblage :
    • Nouvelle boucle :


    • Dans le mix orchestral :



    Voilà, donc là, vous constaterez que j'ai ajouté à la boucle rythmique quelques percussions orchestrales de façon à obtenir quelque chose d'encore plus consistant. D'ailleurs, j'ai un peu l'impression qu'à l'heure actuelle dans les blockbusters, c'est à celui qui fera le plus de bruit ! la musique n'échappe pas à ce phénomène très tendance...

    Dans le billet suivant, je reprendrai le même extrait sonore (un peu plus long, même) pour vous faire écouter comment je place chronologiquement mes percussions. Généralement, c'est au milieu de la phase de création, au moment où j'ai déjà un peu de contenu orchestral.




     Concours de musique de film 2008 proposé par East-West sur le forum Soundsonline

    Par Tanguy, Musique assistée par ordinateur (MAO) - Tags


    J'avais promis un post sur les percussions électro mélangées à de la musique orchestrale, mais il faut que je réinstalle d'abord certains softs...

    En attendant, je vous fais part du nouveau concours lancé par Doug Rogers, l'administrateur du forum de Soundsonline :

    Cliquer ici pour accéder au règlement

    Bon, en gros, on vous propose une vidéo, d'un style très contemporain, à mettre en musique avec des banques de sons de la marque East-West (forcément). Le compositeur considéré comme créateur de la meilleure BO recevra un prix assez conséquent : des banques de sons de la marque East-West (c'est logique).

    Je ne parle pas très bien l'anglois, mais j'ai cru comprendre que le concours était ouvert jusqu'au 30 juin 2008.

    Avis aux amateurs...




     Drôle d'impression... pas toujours facile de créer "à la demande" une oeuvre musicale.

    Par Tanguy, Devenir compositeur pour l’image - Tags


    Pas trop la pêche en ce moment...

    Depuis quelques temps, je découvre les joies du casting de compositeurs. Un casting de compositeurs, c'est tout simplement une sélection, par une boite de production, de quelques jeunes artistes qui devront chacun de leur côté proposer une maquette pour accéder au poste de compositeur du film. Celui qui réussit la maquette la plus adaptée au film se voit confier la composition de la bande originale du long métrage. Les autres sont gentiment remerciés. C'est une chance d'être pressenti pour un long métrage, j'en suis conscient.

    Tout comme les entretiens d'embauche, c'est une étape décisive pour le candidat. Il est important de cerner dès le départ les attentes du réalisateur de manière à ne pas composer dans une mauvaise direction. La maquette doit être peaufinée au mieux pour mettre toutes ses chances de son côté. Mais c'est une pression supplémentaire du fait qu'une maquette bien travaillée (sur le plan du réalisme) implique d'y passer beaucoup de temps ce qui empiète sur le timing consacré à la composition elle même. A ce stade du casting, on ne peut pas se permettre de dire à un réalisateur qu'on ne connait pas : "le son est pourri mais voyez comme l'écriture est belle, ça rendra comme ça ou comme ci avec un orchestre". Bref, la pression de la commande, le syndrome de la feuille blanche, le manque de sommeil, les délais, la compétition... tous ces facteurs peuvent engendrer une forme de stress.

    Stress et anxiété


    Personnellement, tant que je reste dans le domaine du court métrage ou du film documentaire TV, je ne rencontre pas de problèmes particuliers. Par contre, dans le cas d'un casting pour un long métrage (en prévision d'une sortie nationale et d'une BO enregistrée par un orchestre symphonique), les choses se compliquent un peu. Devant le piano ou le séquenceur, l'euphorie d'avoir été pré-sélectionné laisse subitement la place à une forme de trac qui se caractérise physiquement par une boule dans le ventre et une respiration coupée, suivi d'un manque de confiance et d'une concentration affaiblie. C'est un phénomène d'anxiété, bien connu par tous ceux qui ont passé des examens, que l'on peut atténuer rapidement par des techniques de relaxation.

    Le problème, c'est qu'il ne s'agit pas d'un événement ponctuel et relativement court, comme les 10 mn qui précèdent un oral de maths ou un rendez-vous galant. Dans le cas d'une composition d'une œuvre musicale, il m'arrive de devoir supporter ces symptômes quelques jours voir même quelques semaines (ça a été le cas pour moi, dernièrement) et ça devient vite handicapant. Si par chance, le réalisateur apprécie la maquette, alors les symptômes disparaissent comme par enchantement et laissent la place à une motivation et une détermination incroyable.

    Mais dans le cas contraire, une période de courte déprime et d'irritabilité viennent s'ajouter, risquant d'altérer les relations avec mon entourage proche. Ensuite, le moral remonte et je suis à nouveau prêt à combattre pour un prochain casting...

    Tout ça pour dire que les déceptions font partie du métier. C'est important d'en parler car beaucoup de jeunes compositeurs baissent les bras après quelques échecs. Je pense souvent à Bruno Coulais dont la notoriété s'est vraiment confirmée à l'âge de 42 ans (avec Microcosmos). Je serais curieux de savoir si avant ça, il n'a pas eu un jour l'envie de renoncer.




     Deux forums pour en savoir plus sur l'orchestration (en Anglais): NorthernsSounds et The Orchestration Forum

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Ce ne sont pas vraiment des nouveautés, mais je voulais les répertorier ici :

    Le premier forum est celui de NorthernsSounds, sur lequel on parle de banques de sons, de l'écriture, de l'harmonie et de l'orchestration. On y trouve le fameux "Principles of Orchestration by Rimsky Korsakov" (interactif, avec des exemples sonores)

    Le second s'appelle The Orchestration Forum, où l'on peut poser toute sorte de questions, ou bien y répondre, à propos de l'orchestration (d'ailleurs, j'y ai trouvé quelques vieilles connaissances, n'est-ce pas Damien D ?)

    C'est en Anglais (ça peut être bien pour se familiariser avec l'Anglais spécifique au domaine de la musique orchestrale).




     Le temp-track : un exemple sur le film "Vendome" de David Tomaszewski

    Par Tanguy, Devenir compositeur pour l’image - Tags


    Le temp-track est une musique temporaire (provenant souvent d'un autre film ou d'un classique) choisie par le réalisateur.

    Avant que la musique originale ne soit composée, le temp-track est placé sur les premières images ce qui permet de montrer au compositeur le style de musique souhaité sur telle scène (un type d'orchestration, ou bien un sentiment particulier, une dynamique précise etc...). Le temp-track peut donc être un bon moyen pour le compositeur de cibler les attentes du réalisateur.

    Cette vidéo me paraît intéressante pour comparer une même scène d'action avec 2 musiques différentes (une première fois avec le temp-track, puis avec ma musique).




    On peut constater que j'ai cherché à conserver le même style d'orchestration que le temp-track. Cependant, pour la scène de la montée de la façade de la cathédrale, j'ai opté pour une consonance plus aérienne et moins saccadée que la musique temporaire.

    Le piège du temp-track survient lorsque le réalisateur commence à s'y attacher fortement. Dans ce cas, il est difficile pour le compositeur de proposer une autre direction artistique, ce qui le prive un peu de liberté.

    Un autre problème subsiste lorsque le temp-track est issu d'une bande originale à très gros budget (90 musiciens et une équipe complète de techniciens professionnels du son) et qu'il vous faut recréer la même ambiance avec un petit orchestre, ou pire, avec un ordinateur et une banque de sons.
    Pour Vendome, David Tomaszewski a été très compréhensible à ce sujet. Il était clair dès le début qu'une banque de sons ne pouvait pas remplacer l'émotion et la dynamique d'un orchestre, d'autant plus que David avait placé la barre très haut avec des temp-tracks provenant de bandes originales d'Alan Silvestri, Danny Elfman et David Arnold... rien que ça !

    Pour voir le film en entier et en savoir plus sur la construction de la musique, cliquez ici.


     Musique orchestrale assistée par ordinateur : faire sonner son morceau de musique, produit par des banques de sons symphoniques !

    Par Tanguy, Musique assistée par ordinateur (MAO) - Tags


    Note : dans ce billet, j'ai essayé de reproduire à l'oreille (sans partitions) des extraits de Indiana Jones, de Gladiator et Nightmare Before Chsistmas, avec uniquement la banque de sons East West Symphonic Orchestra Gold (exceptée la voix dans Gladiator qui provient de Omnisphere). Dans mes compos personnelles citées comme exemples, j'utilise des instruments issus de plusieurs banques de sons telles que East West, Synful, Symphobia...

    Avez-vous remarqué que les démos des sites comme Eastwest ou VSL sonnent bien dans l'ensemble. Et pourtant, lorsque l'on achète la banque de sons en question et que l'on commence à produire nos morceaux, le résultat obtenu n'est pas aussi réaliste qu'on le voudrait...

    "Hé hé.. répondront certains sur un ton ironique, ce n'est pas parce que vous avez la même raquette que Rafael Nadal que vous gagnerez à Roland-Garros... "

    Certes... posséder une banque de sons de qualité est une condition nécessaire mais pas suffisante (petit clin d'oeil aux profs de maths qui parcourent ce blog...). Car on s'en doute, une aptitude primordiale est de savoir écrire la musique convenablement et connaître un minimum les bases de l'harmonie et de l'orchestration. Je dis bien "un minimum" car on a bien le droit de s'épanouir dans une écriture musicale personnelle, même si elle est maladroite parfois. Et puis... j'aime penser qu'une personne dotée d'une sensibilité musicale, d'une bonne oreille et d'une certaine habilité avec la technologie, est capable de créer de belles choses avec un ordinateur et une banque de sons correcte.

    Du coup, en ce qui me concerne, et bien que je ne sois pas le Nadal de la MAO, j'aimerais tout de même vous présenter quelques petits trucs qui me permettent de composer sereinement des musiques orchestrales dans un séquenceur comme Logic, Cubase, Reaper...

    Tout d'abord, un constat que d'autres musiciens confirmeront peut-être : plus l'orchestre est gros, plus j'arrive à donner du réalisme. Le tutti orchestral permet de masquer les imperfections liées à la machine. Je mise sur l'inertie du groupe, le côté grandiose et spectaculaire, à plus forte raison s'il est mélangé à de grosses boucles de percussions. En revanche, avec l'ordinateur, il m'est très difficile de faire sonner un quatuor, ou une partie solo, dont l'émotion et la sensibilité émanent de la qualité de jeu de l'interprète.

    Autre constat : la recherche du thème. Je ne peux hélas pas rendre authentique tout ce que je veux :(( Je peux être satisfait de mon thème parce que la mélodie me plaît beacoup, et pourtant, rien n'y fait avec les samples. Je dois parfois rebrousser chemin et repartir vers une autre direction. C'est frustrant mais ça arrive. Il y a des fois où je change des notes dans une mélodie parce que ça passe mieux avec les samples dans un sens que dans l'autre. Je deviens en quelque sorte esclave de la technique, au détriment de la liberté artistique. J'ai envie de dire : à peine plus que le compositeur qui écrit pour un orchestre non professionnel, qui évite de placer des traits compliqués, ou des notes trop hautes (pour certains vents).

    Enfin bref, la MAO orchestrale, quand j' y pense, c'est quand même un sacré bordel chantier... et ça me prend beaucoup de temps. Mes habitudes reposent sur 4 axes principaux :

    1) Mélanger les couleurs sonores :

    C'est une très grande richesse que nous offre l'orchestre symphonique : mélanger des instruments pour fabriquer de nouveaux sons. Les combinaisons d'instruments sont incroyables, il faut s'en servir par moments ! J'ai tout sous la main pour essayer les différents coktails. Par exemple, à l'unisson : [violon + flûte] [cor + alto] [clarinette + cor] [trompette + violon] [trompette + trombone] [basson + violoncelle] [hautbois+ flûte] [violon + cor] [cor + harpe] [clarinette + basson + alto] [flûte + xylophone] [contrebasse + glockenspiel] etc...

    Dans l'extrait de La valse des mariés ci dessous, le début du thème est joué par les violons, puis au bout de quelques mesures, il est doublé par une flûte. La couleur change :

    Valse des mariés (Tanguy Follio) :


    Un truc tout bête, quand je cherche à produire une sonorité, je vais naturellement utiliser des adjectifs qualificatifs (voire même des onomatopées). Par exemple :

    - Mon thème est un peu trop "rugeux" (violoncelles), j'aimerais y ajouter un son assez "rond" pour l'adoucir (avec des cors).
    - Sur la première mesure, il faudrait ajouter un son qui fasse "klang" mais pas trop "spongzz".
    - Ce passage n'est pas assez "appuyé" (violoncelles), je le doublerais bien avec un son plus "grave" (avec des contrebasses).
    - Le leitmotiv est "léger" comme tout (flûte), mais il manque encore un petit quelque chose de "pétillant" (avec du glockenspiel).
    - Ma ligne de basse est "pêchue" (cordes graves), mais il faudrait la rendre un peu plus "présente" (avec une basse synthétique, pourquoi pas...)
    - J'aime ces ponctuations "cuivrées" (cors + trombones), tiens si j'osais, je les ferais encore plus "claquantes" ou "métalliques" (avec une enclume et une cymbale).
    - C'est un tapis très "doux" (cordes) auquel il manque quelque chose de "céleste" ou "aérien" (avec des choeurs pp).

    Et ainsi de suite....
    Il faut être curieux de tous ces mélanges. Et puis techniquement, c'est assez rapide de dupliquer une piste MIDI et de lui assigner un autre instrument.

    Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les doublures

    Ainsi que ce billet sur les doublures cordes-cors

    Autre chose, en combinant (toujours à l'unisson) des berceaux symphoniques à des sonorités synthétiques (Omnisphere, Reaktor etc.) on se situe dans le bionique orchestral : mélange sonore mi-classique, mi-électro. Les scores de films américains (pas seulement) foisonnent de ces nouvelles sonorités. C'est ainsi que l'on trouve dans certaines BO des couleurs vraiment originales.


    2) Reproduire le jeu de l'instrumentiste :

    Ah ça ! c'est mission difficile pour ne pas dire Mission Impossible... car malgré la qualité de l'échantillonage, à l'heure actuelle l'ordi ne peut pas égaler l'être humain dans le jeu de l'interprète. En consolation, on peut toujours tenter de s'en approcher en essayant de limiter les dégâts :

    Articule !!!

    Quand je décide de faire jouer mon instrument virtuel, dans un premier temps je chantonne la mélodie "à la manière de l'instrumentiste" en utilisant ma bouche et ma langue (comme fait souvent le chef d'orchestre, devant ses interprètes). Tenez par exemple, chantonnez The Raider's March en ne prononçant que des bua bua bua.... Puis chantonnez le même air en prononçant des pam padam pam, pam padam...

    De la même manière, quand je vais poser mes notes, je vais m'efforcer de suivre la même démarche. Si je me contente de juxtaposer mes notes avec un seul et unique son long de trompettes, je vais obtenir les bua bua bua. Au contraire, si je m'efforce de reproduire un phrasé en combinant des articulations basiques (souvent fournies par la banque de sons) telles que des staccatos, des notes tenues, des marcatos, des crescendos ou decescendo (en jusxtaposition mais aussi en superposition !), j'obtiendrai un son un peu plus net, plus compréhensible.

    Dans l'extrait de The Raider's March ci-dessous, Les notes de trompettes sont jouées d'abord avec un unique son long, puis avec combinaison d'articulations :

    Début de The Raider's March (John Williams) :



    Un peu d'humanité dans les mouvements amples de cordes

    - D'abord je charge un kit d'ensemble de cordes (un pad) couvrant les tessitures des violons jusqu'à la contrebasse, avec une attaque plutôt franche. En effet, si j'utilise un son avec une attaque douce et lente, dans mon enchainement il y aura comme un effet d'aspiration au début de chaque note... c'est très typique des musiques faites sur ordinateur. Au contraire, avec un son long à attaque assez rapide, je personnaliserai la longueur des attaques (en faisant varier le volume ou l'expression avec ma souris à l'endroit voulu).

    - Ensuite, sur une même piste midi j'entre la musique en "pas à pas" ou en live (du violon à la contrebasse). Je teste plusieurs valeurs de vélocité. J'essaie de lier les notes (legato) en les faisant se chevaucher légèrement. Evidement, en cas de notes de même hauteur, le chevauchement n'est pas possible... Parallèlement, je décale certaines notes de quelques millimètres pour casser la rigidité. Si je suis patient, je modifie le tempo par endroits pour simuler une sorte de rubato (un vrai casse tête). A ce stade, j'obtiens un premier jet qui sonne comme ça :

    Gladiator (Hans Zimmer). Premier essai.
    Kit de cordes, notes liées, tentative de rubato, mais pas d'attaques ni relâchements :



    - Arrive alors le laborieux travail sur les nuances. Laborieux mais incontournable si l'on veut donner de l'émotion. Dans la partie "contrôleur " de ma piste midi, je fais varier l'expression ou le volume, un peu comme si j'étais à la place du chef d'orchestre. De la sorte, je peux affiner les attaques, crescendos, diminuendos, accents... pour un résultat qui paraîtra un peu plus humain :)

    C'est ainsi que ma piste midi prend des allures de montagnes russes :

    Variation du controleur midi expression dans Reaper
    Variation du contrôleur Expression


    - 2 petites choses que j'ai rajoutées dans l'exemple de Gladiator (mais que je ne fais pas systématiquement) : j'ai doublé la ligne mélodique par un violon solo, pour apporter du grain et du vibrato. Ensuite, pour offrir un peu plus de force dans les passages qui montent en intensité, je double les violons avec des cors très doux, très discrets.

    - Enfin, pour rappeler le côté humain, rien de tel qu'une voix ou des choeurs...

    Gladiator (Hans Zimmer). Deuxième essai.
    Avec les nuances, qq cors en doublure et une voix légèrement plaintive.



    - Pour ce genre de musique, lente avec des poses d'accords, un bon pad de cordes qui repecte bien l'homogénéité et la spatialisation, devrait suffire . Certes, je pourrais m'embêter à répartir chaque instruments sur différentes pistes midi (un programme de violons sur la piste 1, un programme d'altos sur la piste 2 etc...), comme dans la réalité.
    L'avantage serait de pouvoir affiner les attaques et nuances de chaque instrument, et de régler la panoramique et le mixage comme je le souhaite. Pourtant je ne serais pas sûr d'y gagner en réalisme, car à trop vouloir isoler les parties je risquerais d'altérer l'effet d'ensemble (l'homogénéité). Je serais heureux d'avoir l'avis d'autres musiciens à ce sujet.

    Les staccatos des cordes : attention à la mitraillette !

    Avant de juxtaposer la même note plusieurs fois de suite, je vais d'abord regarder si je peux contourner le problème : Par exemple, plutôt que de jouer do do do... je vais tenter do do# do... ça peut être mieux ou moins bien (à tester).

    Si je décide de réellement juxtaposer la même note (do do do...), je chargerai un programme de staccatos up et down (qui alterne automatiquement les coups d'archets tirés et poussés). Les banques de sons proposent de plus en plus ces kits très pratiques.

    Le début (approximatif) de This Is Haloween ci-dessous n'est peut-être pas le meilleurs exemple pour illustrer mes propos, car les tempo est assez lent. Mais je suis fan de Danny Elfman, alors c'est comme ça.

    Quelques accords de This is Halloween (Danny Elfman) :



    Pour plus d'infos, cf ancien billet sur l'effet mitraillette des staccatos



    3) Créer des effets de transition

    Dans un même morceau, on peut avoir 2 parties très contrastées. C'est un choix de marquer ce contraste. Mais la plupart du temps, j'essaie d'amener avec douceur un segment musical vers un autre segment.
    Comme bon nombre de musiciens, j'utilise des moyens très classiques qui sont par exemple : le glissando de harpe, le crescendo de timbales, de cymbale, de grosse caisse. Mais aussi une cymbale reverse, un wind-chimes, un cluster samplé (de cordes, de cuivres etc...).

    Je considère également le changement de ton comme un effet de transition. J'aime bien, ça pimente la musique en cassant la monotonie.

    Dan l'exemple ci-dessous, j'utilise pas mal d' instruments qui permettent de faire les jonctions (timbales, wind-chimes, harpe... mais aussi des staccatos de flûte !)


    EDF-DTG (Tanguy Follio) :



    Pour plus d'infos, cf le billet sur les transitions par ajout d'instruments

    Et aussi ce billet qui illustre une transition par changement de tonalité


    4) Dynamiser :

    - Du point de vue musical :

    Du relief, du choix, du varié !
    Sur un thème je m'efforce de ne pas utiliser toujours le même instrument pour la mélodie. Par exemple, j'aime bien commencer une phrase musicale par des violons, et la terminer par des cors (tandis que les violons font l'accompagnement).

    Varier les plaisirs, c'est aussi jouer avec les nuances, les répétitions (cf billet sur les répétitions), les contrastes (calme, tempête), ou au contraire les progressions douces, les modulations (changements temporaires de tonalité), les pédales (cf billet sur les notes maintenues), etc...

    Du mouvement !
    Si j'ai besoin de suggérer du mouvement, je le fais soit en utilisant des rythmes (percus acoustiques ou boucles samplées style RMX, Stormdrum...) soit au travers les orchestrations de second ou troisième plan. C'est moins facile à programmer, mais je sais qu'un petit leitmotiv nerveux joué aux cordes (agrémenté de piccolo) peut être vraiment efficace.

    Dans l'exemple ci-dessous, je me suis amusé à faire jouer des cordes à toute allure, sous le thème principal des cors. ça m'a pris beaucoup de temps, mais ça ajoute un côté Harry Potter qui n'est pas pour me déplaire (ce jingle orchestral est édité et déposé à la SACEM).

    Entertainment Logo (Tanguy Follio) :



    Pour plus d'infos, cf ancien billet sur les plans sonores

    Ainsi que ce billet sur comment donner du mouvement à mon accompagnement


    - Du point de vue du traitement du son (avec des VST plug-ins) :

    De la réverbe, d'accord mais pas trop, sinon les notes se noient et la dynamique en prend un coup.

    Egalisation : De temps en temps, il me prend l'envie d'accentuer ou diminuer des fréquences sur tel ou tel instrument. C'est vraiment du cas par cas. Je le fais la plupart du temps sur les violons. J'ai toujours adoré le son des violons dans les Bandes Originales de Alan Silvestri. Elles ont parfois un aspect scintillant, mais pas agressif. J'essaie depuis des années d'obtenir ce genre de son en utilisant un égaliseur graphique, mais sans grand succès...

    Un peu de compression : je le fais quand c'est vraiment nécessaire pour obtenir une amplitude sonore homogène et pallier certains contrastes trop brutaux (surtout sur les instruments graves comme les contrebasses et les timbales).

    Élargissement du champ stéréo : parfois le résultat est bon. Parfois non. Je ne peux pas expliquer pourquoi (de toute façon, le billet est déjà assez long comme ça).

    Mastering : En passant le mix final dans un compresseur multibande (avec modération), j'obtiens une musique plus "enhanced" (fréquences boostées, onde wave gonflée, niveau sonore imposant). Surtout pour des musique d'action ou d'aventure. S'il s'agit d'un morceau électro-orchestral, je ne passe que la partie orchestrale dans le multibande (la partie électro ayant déjà eu un bon traitement de dynamique audio par son constructeur).


    Voilà voilà... C'est un article comme je n'en fais plus souvent, mais qui me tenait à coeur. Je dois dire que j'ai passé un bon paquet d'heures à le réaliser, celui-là...

    En tous cas, la liste n'est pas exhaustive. Faire sonner sa musique avec un simple home studio n'est pas facile. Je compte sur vous pour partager votre expérience dans ce domaine et me permettre de compléter ce billet :)




     Enchainement simple de deux accords pour apporter un effet optimiste (à la Disney) à vos compositions.

    Par Tanguy, Orchestration, écriture - Tags


    Là, on est dans le b-a-ba de l'écriture harmonique. C'est une astuce qui est souvent utilisée, mais je la mets par écrit avec quelques extraits sonores (un exemple vaut souvent mieux qu'une longue explication...)

    Cet enchainement de deux accords qui permet d'amener une touche de merveilleux ou d'aventure est tout simple à mettre en pratique. Il suffit de jouer un accord majeur (ex : Do majeur) puis d'enchainer sur l'accord majeur situé un ton au dessus (Ré majeur), tout en maintenant la note fondamentale du premier accord (note do grave) :



    La fondamentale du premier accord peut être aussi maintenue dans les aigus (accord renversé) :



    Quelques exemples de cette courte progression harmonique dans la musique de film :

    - Dans les deux extraits ci-dessous, les instruments graves (Contrebasses et tuba) maintiennent la fondamentale tandis que les trombones enchainent les 2 accords (par exemple accord de DO vers accord de RE). Les trompettes, quand à elles jouent le thème principal (dont les notes appartiennent aux accords en question). Ici l'orchestration triomphante nous plonge dans une ambiance de film d'aventure :

    Jurassic Park (John Williams) :


    Back To The Future (Alan Silvestri) :



    - Les 2 extraits ci-dessous sont orchestrés de manière plus légère et sautillante. Sans qu'il s'agisse pour autant d'un film de conte de fée, la connotation y est très optimiste :

    Le Renard et L'Enfant (David Reyes) :


    Jumanji (James Horner) :



    - Et ce dernier extrait, dans un registre plus doux et moins sautillant, mais toujours optimiste. Cette fois-ci la note fondamentale du premier accord n'est pas maintenue (elle suit la cadence) :

    Lune (Tanguy Follio) :





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