Compositeur de Musique de Film : le blog de Tanguy Follio
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Devenir compositeur professionnel à son compte. Emettre des factures.



ATTENTION : ce billet s'adresse aux compositeurs qui ne sont pas déjà inscrits à l'URSSAF pour une activité professionnelle autre que la composition (webmaster, copiste, bruiteur, vendeur en sonorisation etc...)

Pour établir une facture en bonne et due forme, il faut être enregistré au centre des impôts et être assujetti à l'AGESSA (pour les cotisations sociales). Essayons de détailler tout ça avec des mots simples :

1) Inscription au Centre des Impôts pour avoir un N° SIRET :

Pas mal de gens vous diront qu'il faut s'inscrire à l'URSSAF. NON ! pour les compositeurs, l'inscription se fait au centre des impôts. Si on vous regarde de travers, là-bas, dites que votre situation est proche de celle des photographes (c'est plus parlant pour eux).

Remplir un formulaire P0i (se prononce P zéro i) que l'on peut télécharger en pdf ici et envoyez le à votre centre des impôts.

Après quelques jours, vous aurez le statut de travailleur indépendant (profession libérale dans le domaine artistique), avec un n° SIRET qu'il faudra placer dans vos factures.


La case n°9 (options fiscales) du formulaire P0i est assez compliquée pour les néophytes* :

En tant que compositeur en début de carrière, j'ai opté pour l'option suivante :
  • Les bénéfices non commerciaux (BNC) avec déclaration contrôlée
  • TVA au régime réel normal, et dépôt de déclaration trimestrielle
Quand je me suis inscrit, j'aurai pu opter pour le régime spécial BNC (pas de TVA à déclarer, pas de comptabilité précise), mais j'ai préféré me mettre directement dans la catégorie des BNC avec déclaration contrôlée. C'est un choix personnel qui m'a permis de me familiariser avec la tenue d'une comptabilité et le principe de la TVA. Je consacrerai un prochain billet à la TVA et les BNC avec déclaration contrôlée (même si le mieux est de vous renseigner au centre des impôts pour être sûr de faire le bon choix concernant l'option fiscale qui correspond le mieux à votre situation).


2) Assujettissement à l'AGESSA (à qui l'on reverse les charges sociales) :

Sur une fiche de paie, vous avez votre salaire brut, à partir duquel on vous décompte les cotisations sociales comme la CSG, la CRDS, l'assurance vieillesse maladie veuvage etc....ça s'appelle le précompte. A la fin, il vous reste le salaire net (snif)

Et bien sur une facture, c'est pareil ! On établit la somme brute TTC à facturer et l'on déduit un précompte pour obtenir une somme nette. Ce fameux précompte sera envoyé à l'AGESSA directement par la personne ou l'organisme qui vous rémunère (un producteur, un réalisateur, une boite de communication etc... bref votre client). Ce qui signifie que cette personne envoie en retour 2 chèques bien distincts à 2 endroits différents: 1 chèque pour vous (la somme nette) et 1 chèque pour l'AGESSA (le précompte des cotisations sociales + 1 % du montant total brut HT).

En tant que compositeur travailleur indépendant, vous n'aurez donc aucune démarche administrative à effectuer pour être assujetti à l'AGESSA. Mais il est bon de connaître le fonctionnement de l'AGESSA pour pouvoir l'expliquer à votre client. En savoir plus sur le site de l'AGESSA

Alors : comment calculer ce fameux précompte ?
Les cotisations sociales sont des pourcentages de votre somme brute HT (Hors Taxe), que l'on déduit de la somme brute TTC (Toute Taxe Comprise). En ce moment (2008) les pourcentages sont les suivants :
  • Assurance maladie maternité et veuvage : 0,85 % de la somme brute HT
  • CSG : 7,5 % de 97 % de la somme brute HT
  • CRDS : 0,5 % de 97 % de la somme brute HT

Un exemple concret de ce qu'il faut envoyer à votre client :

NB : la TVA pour les compositeurs est à 5,5 % (et non pas à 19,6 %).
NB2 : La somme que votre client devra payer à l'AGESSA correspond au précompte de votre facture + 1 % de la somme brute HT (appelée contribution du diffuseur).

Intéressant : l'AGESSA ne fait pas que collecter vos cotisations. Elle peut aussi assurer votre couverture sociale sous certaines conditions (revenus musicaux de l'année précédente supérieurs à 7500 € et des poussières). Dans ce cas, vous passez de l'assujettissement à l'affiliation. Se renseigner sur le le site de l'AGESSA pour voir si une affiliation est envisageable.


*La rémunération, la fiscalité et la couverture sociale des compositeurs est un vaste sujet. Il existe, par exemple, d'autres manières pour un compositeur d'être payé. Je vous conseille de lire cet article complet qui énumère toutes les possibilités de rémunération.

Commentaires

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1. Le vendredi 29 février 2008 à 15:26, par Benoit

Tanguy,
merci, merci, merci !!!
pour tous ces "trucs" qu'il faut savoir !
en effet me voici confronté au problème du status de compositeur sans que personne ne puisse m'aider à y voir plus clair... et grâce à votre blog tout s'illumine, non seulement vous avez du talent mais en plus la générosité de partager ces infos précieuses...
toute ma reconaissance

benoit

2. Le jeudi 12 juin 2008 à 17:46, par Lucas

Bonjour,
merci pour l'article.
Quid si la société de production qui nous emploie est à l'étranger. Comment verse-t-elle l'argent à l'Agessa?

3. Le vendredi 20 juin 2008 à 05:17, par Tristana

Coucou, excellent blog !! :)

J'ai une petite question qui me chiffone terriblement car je ne trouve pas la réponse.

Le numéro de Siret sert pour les prestations envers un employeur qui demande a un compositeur une création, une oeuvre artistique, ou autre du genre, mais quand on est musicien/compositeur et qu'on crée soit même des musiques, qu'on les vend sur le net en téléchargement ou bien envoyer par courrier sous forme de CD, ou encore en main propre directement a la personne, comment doit-on procédé au niveau fiche de paye et facture afin de déclarer tout çà?

Merci de votre aide !

4. Le vendredi 27 juin 2008 à 20:35, par Tanguy

Disons que le n° de Siret ne sert pas à grand chose en soit. Il est une conséquence de votre inscription en tant que "professionnel" et prouve que vous êtes en règle au regard de l'administration.

Mais après tout, il me paraît possible d'établir une facture sans n° de Siret juste pour avoir une trace écrite et un justificatif.

Maintenant, si vous avez un contrôle fiscal, l'inspecteur préfèrera sûrement avoir sous les yeux une facture sérieuse comportant un N° de Siret. Alors, autant le faire, c'est gratuit.

Deplus, quelque soit le type d'échange avec votre client (Internet, courrier, Main propre), vous êtes censée établir une facture, ne serait-ce que pour déduire les cotisations sociales que vous allez faire reverser à l'AGESSA. C'est obligatoire, même si l'AGESSA sait pertinemment que pas mal d'artistes "oublient" de temps en temps de déduire les cotisations (mais chut).

5. Le mardi 7 octobre 2008 à 18:25, par thedavincy

salut

merci pour toutes ces précieuses infos!
J'aurais une question si tu as 2 min. Voilà je suis actuellement demandeur d'emploi dans un tout autre domaine et j'ai une proposition ponctuelle très intéressante d'une société connue pour la composition de musique d'ambiance (un double CD) pour diffusion dans des instituts.
Suis obligé d'avoir un SIRET et de créer une forme juridique pour un projet ponctuel? Comment me faire payer sinon!
si qqn meut m'aider en tt cas....
merci!

6. Le dimanche 14 décembre 2008 à 20:27, par Vincent

Tanguy !

Merci pour tout ! J'en avais bien besoin! Serait-il possible de te demander quelques conseils sur la manière dont tu fixes tes tarifs ? Pour un jingle d'environ 1 mn 30 par exemple ?
J'essaie de catégoriser tout cela, mais j'avoue me sentir un petit peu dépassé !

7. Le lundi 15 décembre 2008 à 13:48, par Tanguy Follio

En fait, en matière de tarif, on peu demander tout et n'importe quoi. Pour un jingle de 1mn 30, j'ai des potes qui demanderons 50 € et d'autres qui demanderons 3000 €. Moi, plutôt du côté des 250/300 €. ça dépend beaucoup de celui qui paie

8. Le lundi 15 décembre 2008 à 20:59, par Pascal

Bonjour,
Super sujet !
Comment se passe la facturation lorsque nos acheteurs sont hors France ? Difficile de leur parler de l'Agessa ....
Merci

9. Le mardi 16 décembre 2008 à 00:13, par Tanguy Follio

Pascal, tu es beaucoup plus professionnel que moi. ça m'étonne que tu me poses cette question ;-) A vrai dire, je n'ai jamais rencontré la situation du client étranger, mais je suppose qu'on peut toujours faire le chèque soit-même à reverser à l'AGESSA (en leur expliquant). Si c'est pour recevoir de l'argent, l'AGESSA sera très compréhensive, je pense)

10. Le mercredi 24 décembre 2008 à 10:04, par Gaetan

Bonjour,
Sujet tres interressant. J ai quand meme une petite question:

Je compte me lancer en tant que comositeur independant sur le regime special BNC. Si une année je fait 0€ de revenus, l etat va t il quand meme me demander de payer la Taxe professionnel ou autre impots que je ne connais pas. Cela m'obligerai a payer avec mon 2 em travail.

Si vous avez la reponse je vous remercie d avance.

11. Le samedi 24 janvier 2009 à 16:58, par Ron

Bonjour

D'abord bravo Tanguy pour ton blog. J'aurais aimé tombé dessus à l'époque ou j'ai fait toutes ces démarches pour obtenir le fameux numéro siren/Siret qui font si peur quant on ne connait rien d'autres que les gammes :)

Par ailleurs Gaetan la réponse a ta question est non. Pas de taxe professionnel a payer justement.

Cordialement

12. Le jeudi 5 février 2009 à 14:28, par Diama

Bonjour à tous et surtout à Thierry,

Et surtout merci bien entendu :D

Bien que dans un domaine différent (réalisation d'une série d'animation pour la TV), j'ai trouvé ici de nombreuses réponses aux questions qui me turlupinent depuis quelques mois déjà, et surtout une synthèse et des liens particulièrement utile. Il fallait que quelqu'un ait le courage de la faire, "j'en ai rêvé... Thierry l'a fait" comme dirait l'autre.

Pardonnes-moi cependant l'outrecuidance d'avoir deux questions à poser (promis je ferai court):
- Y a-t-il des différences fondamentales entre les cas de compositeurs qui vous concernent, et celui de réalisateur qui est le miens depuis peu? Des différence qui m'empêcheraient d'appliquer pour moi les conseils que tu donne ici.
- Connaîtrais-tu un autre courageux qui aurait fait comme toi, un blog avec les démarches à suivre, mais pour le cas de la réalisation, si celui-ci est particulier?

Merci, en tout cas de ton aide, et je l'espère de tes futures réponses.

Cordialement.

Diama.

13. Le jeudi 5 février 2009 à 15:24, par Tanguy Follio

On m'appelle souvent "Thierry" (ça a commencé en maternelle). Parfois "Thibault" aussi ;-)

Diama, hélas, je ne saurais pas te répondre... Je dirais qu'il y a de grandes ressemblances avec notre statut car le réalisateur est un auteur et qu'il fait un travail artitisque. Mais ça reste à confirmer...
Question blog, il y a bien celui de Damien Deshayes qui, bien qu'il ne soit pas réalisateur, connait beaucoup de choses en matière de droit administratif (le lien est dans ma bloglist, colonne de droite).
Et un grand merci à toi pour tes encouragement :)
Tanguy

14. Le jeudi 5 février 2009 à 15:29, par Tanguy Follio

Au fait, quand j'écris "ça reste à confirmer", je parle du statut, hein ! pas du travail artistique...

15. Le jeudi 5 février 2009 à 17:13, par Diama

Toutes mes confuses pour l'erreur sur le nom. Honte à moi, on va mettre ça sur le compte de la fatigue, ça tombe bien, elle à bon dos ;)

Merci pour tes infos. je vais regarder ce blog dont tu me parles.

Dernières questions et après promis, j'arrête de t'embêter :

- Dans le cas d'un régime BNC avec déclaration contrôlée sais-tu quelle option de TVA est la "meilleur" (la plus approrpiée) ou connais-tu un lien d'un document qui explique ces différentes options (je n'ai pas trouvé sur le net...).
- Dans ce même cas, me conseillerais-tu de prendre un comptable, ou cela est-il faisable même pour quelqu'un qui n'a pas d'expérience de comptabilité?

Merci encore pour tout.

16. Le jeudi 5 février 2009 à 17:59, par Diama

PS : Pour ce qui est de la TVA, j'avais mal cherché. Pour info si jamais certains sont intéressés, voici ce que j'ai trouvé :

www.montermonentreprise.c...

17. Le jeudi 30 avril 2009 à 18:22, par Laurent

Bonjour, merci beaucoup pour cette explication.

J'ai une petite question, si quelqu'un peut m'aider. Je souhaite me lancer dans le métier de compositeur, mais avec un ami. A deux sommes-nous obligé de créer une société type EURL ou pouvons-nous être compositeurs indépendants associés sur le régime spécial BNC?

Merci

18. Le mardi 5 mai 2009 à 23:02, par Tanguy Follio

J'avoue que je ne sais pas... à voir peut-être avec les photographes si ça existe.

19. Le jeudi 18 juin 2009 à 22:16, par Marie

Bonsoir Tanguy,
ce blog tombe à pique.
Je voudrais savoir si tu as eu une suite avec Pascal, j'ai le même problème de présentation de L'agessa à un publicitaire Argentin.
J'ai pensé à créer une auto entreprise ce qui m'aurait arrangé mais nous n'y avons pas le droit. Peut-on payer l'Agessa directement en temps qu'artiste?
Merci de ta réponse.
Elle me sera précieuse.
Marie.

20. Le lundi 6 juillet 2009 à 11:35, par Half

Merci pour tout !

Une débutante

21. Le samedi 26 septembre 2009 à 15:21, par AxL

Salut et bravo merci pour ce super site!

Je voudrais savoir un p'tit truc, où est passé le calculateur pour les notes de droits? C'était vraiment pratique ça mais je ne le trouve plus.

Merci!

22. Le dimanche 27 septembre 2009 à 15:04, par Tanguy Follio

Salut AxL,

On pouvait accéder au calculateur sur le site de JC Lemay : "Deepsound" une véritable mine d'or pour le musiciens. Mais le site a fermé il y a qq temps :((

23. Le mardi 13 octobre 2009 à 11:16, par MisterK

Bonjour,
D'abord Merci pour ce site bien instructif ;).
Je suis salarié a plein temps, et il parait que je peux quand même avoir mon statue de compositeur. Mon emplopyeur est d'accord mais j'aimerais savoir si cela change quelque chose pour lui au niveau des charges par exemple...ou de la cotisation etc. ?

Merci d'avance pour vos réponse.
Cordialement.

Kevin

24. Le mercredi 14 octobre 2009 à 12:21, par MisterK

Personne ne sait ?
Ou est-ce que je pourrais me renseigné ?
Merci d'avance.
Cordialement.
K.

25. Le mercredi 14 octobre 2009 à 13:41, par Tanguy Follio

Salut MisterK,

A mon avis, ça ne change rien pour ton employeur. Il te paie pour un travail particulier comme d'habitude (c'est dans la musique aussi ?) et toi tu peux avoir des clients ailleurs en tant que compositeur. Moi par exemple, je suis salarié de l'éducation Nationale, et en parallèle je suis compositeur avec un statut d'artiste travailleur indépendant, enregistré comme tel au centre des impôts.

26. Le mercredi 14 octobre 2009 à 14:53, par MisterK

Merci beaucoup pour ton aide !
Et encore merci pour cette page d'information :)

Cordialement!
K.

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Pourquoi ne pas lire aussi :


Un compositeur peut-il être intermittent du spectacle ?


OUI, mais uniquement en tant que prestataire technique (musicien, programmeur, mixeur etc...) et non comme compositeur au sens propre.

Ce n'est pas difficile, avec l'informatique musicale et les home-studios de plus en plus sophistiqués, il est tout à fait possible pour un compositeur de séparer son travail en 2 catégories :
  1. Le travail d'auteur (la composition au sens propre), immatériel qui entre dans le cadre de la propriété intellectuelle et pour lequel le compositeur reçoit des droits d'auteur : la note d'auteur (facture + Agessa) et/ou les droits SACEM.

  2. Le travail technique, comme la prise de son d'un instrument extérieur, l'interprétation instrumentale, Le mastering des maquettes, la programmation des synthétiseurs, la mise en partition pour la société d'édition ... pour lequel le compositeur peut demander à être payé en salaire (nombres d'heures travaillées quantifiables). C'est cela qui va permettre au compositeur de prétendre à des indemnisations chômage. Bien entendu, sur sa fiche de paie, il n'est pas mentionné comme compositeur mais, par exemple, comme musicien (ou autre activité énumérée dans la liste non exhaustive ci-dessus)
Côté Assédic, on vous demande de cumuler, en 10 mois, 507 heures de travail payées par vos employeurs sous forme de "cachets" en tant que salarié (par des cachets forfaitaires de 8h ou 12 h)
Voir détails sur le calcul des heures.


Bref, pour un même projet, légalement il faudrait penser à différencier la part intellectuelle et la part technique : 80/20 ou 50/50 ou 30/70 .... et d'être payé en conséquence : soit 2 types de rémunération faisant l'objet de 2 contrats bien distincts.

Pour l'employeur (une boite de prod par ex) cela ne change rien :
En salaire, les charges sont plus lourdes pour le compositeur. En outre il pourra bénéficier plus facilement du chômage.
En droits d'auteur (facture), les charges sont moins lourdes pour le compositeur. Mais pas d'indemnisations ASSEDIC en contrepartie.

Pour plus de précisions sur le dispositif d'indemnisation des intermittents : consulter le site de l'ASSEDIC

Merci à Thierry Dolz, Bruno Bertoli, Laurent Juillet et Damien Deshayes pour leurs témoignages qui m'ont permis d'y voir plus clair...

Consulter un article complet sur la rémunération des compositeurs.

Fiscalité des artistes : avec l'article 100 bis, il est possible de déclarer un bénéfice moyen sur 3 ou 5 ans.


Il s'agit d'un régime d'imposition prévu par l'article 100 bis du code général des impôts qui permet au compositeur de calculer et de déclarer une moyenne (sur 3 ou 5 ans) de ses bénéfices issus des droits d'auteur.

Cela peut être intéressant car les revenus ne sont pas les mêmes d'une année à l'autre.

Par exemple :
  • Je suis pauvre comme Job en 2008
  • Je suis riche comme Crésus en 2009 (je risque de payer cher d'impôts en 2010)
  • J'ai des droits d'auteur corrects (sans plus) en 2010

Le calcul d'une moyenne va permettre d'empêcher les déséquilibres : dans l'exemple ci-dessus, on serait alors considéré comme mi-riche, mi-pauvre entre 2008 et 2010, ce qui empêcherait d'atteindre le seuil de revenus aisés déclenchant le paiement d'impôts importants.

D'après les informations que j'ai récoltées, le calcul du bénéfice moyen concerne la déclaration des droits d'auteur :
Je ne sais donc pas ce qu'il en est pour ceux qui dépendent du régime spécial BNC (micro BNC).

Le calcul du bénéfice moyen peut être déterminé sur une période de 3 ou 5 ans (pas 4), que nous ayons perçu ou non des droits d'auteur au cours des années précédentes. Il suffit de calculer la moyenne des bénéfices de l'année d'imposition et des 2 ou 4 années précédentes.

Exemple d'application de l'article 100 bis (bénéfice moyen calculé sur 3 ans)
à compter des revenus 2007 (et révocation au titre de l'année 2010)

Bénéfice moyen article 100 bis


La demande se fait par écrit en même temps que l'envoie du formulaire 2035 (pour les BNC) ou 2042 C (pour les traitements et salaires). Il suffit de joindre une lettre expliquant que vous souhaitez opter pour l'application de l'article 100 bis sur 3 ou 5 ans (à choisir) + un tableau détaillant le calcul du bénéfice moyen (tableau comme ci-dessus, avec vos propres chiffres).

Plus tard, il sera possible de mettre fin à cette option (révocation) par lettre jointe au formulaire 2035 ou 2042 etc...
Sachez cependant, comme l'indique le tableau ci-dessus, que pendant les 2 ou 4 ans qui suivent la révocation, le dispositif continue de produire ses effets pour les bénéfices réalisés au cours des années couvertes par l'option.

Impôts : la déclaration des droits d'auteur dans le cadre des bénéfices non commerciaux (BNC) et le régime de la déclaration contrôlée


Le début du printemps est propice aux questions sur la déclaration de revenus issus de notre activité musicale.

Je fais un récapitulatif dans ce billet, mais ça ne concerne que les compositeurs qui sont dans le même cas que moi, c'est à dire : imposition des droits d'auteur selon le régime de la déclaration contrôlée des bénéfices non commerciaux (BNC).
(Démarche à suivre pour obtenir ce statut)

La déclaration contrôlée des BNC, c'est un formulaire (2035) qui nous est envoyé par le centre des impôts et qu'il nous faut remplir avec soin. Ce formulaire consiste à indiquer les recettes de l'année issues des droits d'auteur (tout ce qui n'est pas considéré comme "salaire" : les musiques que vous avez facturées, les droits SACEM etc...) puis de déduire les dépenses (une part du loyer, une part d'électricité, la CSG déductible, l'achat de matériel etc...). Evidemment, chaque dépense doit être justifiée et conservée (factures, tickets de caisse etc.).

[Personnellement, j'ai un classeur avec des pochettes plastiques dans lesquelles je place chronologiquement tous mes justificatifs de recettes et de dépenses. J'utilise en parallèle un logiciel de comptabilité libérale qui remplit directement le formulaire 2035].

La somme finale (appelée résultat fiscal) correspond donc au bénéfice de l'année précédente. Parfois, si l'année n'a pas été productive, il arrive que les dépenses soient plus grandes que les recettes ce qui donne un résultat fiscal négatif : un déficit.

Voilà donc à quoi sert ce formulaire 2035 : à établir la différence recettes-dépenses pour calculer un résultat fiscal imposable.
Le formulaire 2035 se compose en réalité de plusieurs feuillets (2035 K 2035 A 2035 B... ) avec une notice d'utilisation assez claire (enfin...tout est relatif).

Question : une fois le bénéfice calculé, doit-on reporter la somme sur notre feuille d'impôt "classique" que monsieur tout le monde reçoit un peu plus tard (aux mois d'avril-mai, c'est ça ?), le fameux 2042 !

Il faut effectivement reporter la somme des BNC, mais pas sur la 2042 que tout le monde reçoit : il faut remplir un formulaire "complémentaire" (donc à part) le 2042 C qu'il est possible de télécharger sur le site impots.gouv.fr (le formulaire de 2008 est enfin en ligne !). Après quoi il suffit de cocher la case dans le formulaire 2042 qui s'intitule : "si vous déposez une déclaration 2042 complémentaire"

Notes : les formulaires fiscaux sont très changeants d'une année à l'autre. Ce qui est valable en 2008 ne le sera peut-être pas en 2009...

Dans le formulaire 2042 on déclare :

formulaire 2042

Case AJ ou BJ : tous les salaires, comme ceux issus de la musique
en tant que prestataire technique (+ d'infos)
et/ou salaires issus d'une autre activité (boulot alimentaire en parallèle)

Case AP ou BP : Le chômage (provenant d'un ancien travail, ou de l'intermittence)


Dans le formulaire 2042 C on déclare les BNC :

formulaire 2042C

Les adhérents d'une association agréée (AGA), inscrivent la somme dans la case QC.



Un mot pour les compositeurs qui ont opté pour le Régime spécial BNC (ou micro BNC) : pas de formulaire 2035 à remplir. Il suffit juste d'indiquer vos revenus brutes issus des droits d'auteur dans la case HQ du formulaire 2042 C. Vous disposerez automatiquement d'un abattement (je ne connais pas le pourcentage de cette année).

Consulter un article complet sur la rémunération des compositeurs.

SACEM : que signifie être sociétaire professionnel et sociétaire définitif ?


- Un sociétaire professionnel est un membre de la SACEM qui possède 16 voix (à la place d'une seule) lorsqu'il vote aux assemblées générales. En outre, il peut se présenter comme candidat (1 an après avoir été nominé) pour faire partie de la commission des programmes ou de la commission des comptes.
Il peut, comme auparavant, se présenter à toute commission réglementaire ainsi qu'à la commission du code de la propriété intellectuelle.

- Le sociétaire définitif dispose des mêmes atouts (16 voix, commissions statutaires etc...) que le sociétaire pro. En plus, il peut se faire élire (un an après sa nomination) pour devenir administrateur au conseil d'administration de la SACEM.


Quelles sont les conditions pour être nommé sociétaire professionnel ?
Les critères dépendent uniquement du talent des revenus issus des droits SACEM.
Par exemple, pour 2009, Il fallait avoir atteint (ou dépassé) en droit SACEM les sommes ci-dessous, au moins sur 3 des quatre années précédentes :
  • 2005 : 14 080 €
  • 2006 : 14 242 €
  • 2007 : 14 499 €
  • 2008 : 14 752 €

Quelles sont les conditions pour être nommé sociétaire définitif ?
Idem, en 2009, il fallait atteindre ou dépasser les seuil de droits SACEM ci-dessous au cours de trois des 4 dernières années :
  • 2005 : 28 160 €
  • 2006 : 28 484 €
  • 2007 : 28 998 €
  • 2008 : 29 504 €

Outre l'aspect privilège (les 16 voix, l'éligibilité...), faire partie des sociétaires professionnels ou définitifs permet aussi de se positionner en tant qu'artiste reconnu par ses pairs. La reconnaissance de toute la profession (éditeurs, majors, producteurs, réalisateurs) étant un atout supplémentaire pour prolonger sa carrière.

Note : ces chiffres concernent les auteurs, compositeurs et auteurs-réalisateurs. Les éditeurs doivent tripler ces revenus !

Grâce à l'intervention de Laurent Petitgirard (ancien Président du conseil d'administration), les barèmes ont baissé depuis quelques années, permettant un accès plus rapide aux qualités de sociétaires professionnels et définitifs. Compte tenu de la crise économique qui touche le monde artistique, ces nouveaux barèmes auront, je pense, permis de conserver une liste annuelle de nouveaux promus comptant quelques centaines de sociétaires (et pas juste une dizaine).

Pour info : en ce qui concerne les compositeurs, la promotion 2009 dénombre 122 nouveaux sociétaires professionnels (dont mon ami Bernhard Elsner) et 64 sociétaires définitifs (dont Philippe Rombi et John Debney).

Bien entendu, avant de prétendre à cette nomination, il faut déjà être inscrit à la SACEM comme sociétaire normal : procéder à l'inscription SACEM

Récapitulatif des billets consacrés à la composition de musique de film


Un petit récapitulatif qui permet de regrouper mes articles par thèmes.

J'y dresse une liste des billets qui me paraissent les plus intéressants et qui correspondent le plus souvent aux questions posées par mail.

Orchestration et écriture
Conseils et astuces
Analyses d'extraits de BO
Informatique musicale
Matériel et  logiciels pour
faire de la musique de film

- Etudier les partitions classiques
- Qu'est-ce qu'un trille ?
- Glissando de harpe
- Finale : éditeur de partitions
- Couleur modale : 7 modes
- Exemple de leitmotiv
- Choeurs et système D
- Style Back to the Future
- Le rôle de l'orchestrateur
- Intégrer les percussions
- Effets stridents
- Exemples de répétitions
- Analyse d'un extrait musical
- Accord de septième diminuée
- Marches harmoniques
- Score preparator
- La flûte traversière
- Résonnance et plans sonores
- Faire monter la tension
- Accélérations et ralentissements
- Effet merveilleux
- Notes maintenues (pédales etc)
- Doublures cors et cordes
- Le rôle de l'arrangeur
- Construire un accompagnement
- Instruments transpositeurs
- Crescendo-decrescendo
- Exemples de transition
- Début de la gamme mineure
- Accords tous les 6 demi-tons
- Changer de tonalité
- Attaque avec cloches tubulaires
- Doubler les cordes
- Séquenceur et banques de sons
- Exemple de traitement audio
- Le mastering
- Melodyne Studio (Celemony)
- Séquenceurs et éditeurs de partitions
- Les marqueurs dans Cubase
- Guitar Rig 3  de Native Instruments
- PC sur mesure pour créer de la musique
- Utiliser des boucles de percussions
- Absynth Twilights de Native Instruments
- Cubase 4 de Steinberg
- Mise à jour gratuite de Cubase 4
- Omnisphere de Spectrasonics
- Symphobia de PojectSam
- Browser pour les musiciens
- Personnaliser un crescendo
- Legato : réalisme
- Cubase 5 de Steinberg
- Limiter l'effet machine des staccatos
- Fréquences des instruments
- EastWest Symphonic Orchestra gratuit


Devenir compositeur
de musique de film
Etudier, démarcher
Les coulisses du métier
Le statut du compositeur
Droits d'auteur, Impôts
Sécurité sociale, Intermittence
TVA, BNC, SIRET etc...
Se former, étudier
- Faire son CD démo
- Protéger ses oeuvres 
- La musique source
- Le Temp-Track
- Les traumatismes auditifs
- Contacter les producteurs
- Coup de déprime
- Le pote musicos
- Un annuaire pour les musiciens
- Orchestres spécialisés
- L'audiodescription
- Témoignage de JJ Annaud
- Le Sound Design
- Limites des banques de sons
- Avoir le trac en public
- Le film institutionnel
- 7 interviews de compositeurs
Emettre des factures
- La TVA à 5,5 %
- Intermittence du spectacle
- Déclaration et Impôts
- Fiscalité : Bénéfice Moyen
- Formulaire 2042 C
- Suivi des diffusions TV


Trucs et astuces sur l'éditeur de partition Finale. Un blog en français créé par un professionnel de la gravure musicale.


Finale est un logiciel professionnel qui permet d'éditer des partitions dignes de ce nom (conducteurs, partitions pour piano, parties séparées pour chaque instrument). Comme il s'agit d'un logiciel performant, il offre des fonctions très pointues pas toujours faciles à manipuler, surtout pour des compositeurs qui ne l'utilisent pas tous les jours.

Je vous invite à visiter d'une part le forum dédié à Finale où pas mal de gens répondent rapidement à vos questions.

Et d'autre part, le blog a jp's view qui consacre une rubrique spéciale à Finale 2008 sous forme de tips (trucs et astuces). L'auteur de ce Blog (Jean-Paul Gilles) est un professionnel de l'édition et de la gravure musicale (mise en page de la musique).

TVA : vous êtes compositeur et avez opté pour le régime réel normal (ou mini réel) avec déclaration trimestrielle de la TVA à 5,5 %.


Ce choix s'effectue lorsque vous remplissez l'encadré "Options fiscales" du formulaire P0i (quand vous décidez de vous enregistrer en tant que compositeur travailleur indépendant, au centre des impôts).

Petite parenthèse : si vous pensez que la composition musicale ne vous rapportera pas plus de 37400 € par an, vous n'êtes pas obligé d'appliquer de TVA. Il suffira d'écrire une somme HT sur vos factures et de mentionner: « TVA non applicable article 293B du CGI » Donc là : pas de TVA gagnée, pas de TVA à reverser (forcément).
Pour cette option, il faut cocher la case "franchise en base TVA" (et non régime réel normal ou mini-réel) au moment de votre inscription sur le formulaire P0i

Mais revenons à l'option déclaration trimestrielle de la TVA à 5,5 % (régime réel normal ou mini-réel) :
Cette option qui consiste à reverser votre TVA chaque trimestre peut être intéressante, car vous pourrez déduire la TVA de vos achats (investissements pour la musique) :

Cette déclaration se présente sous forme d'un papier que l'on reçoit tous les 3 mois et qui comporte 2 parties (je schématise un peu) :
  • Une première partie qui correspond à la TVA de 5,5 % que vous avez appliquée sur l'ensemble de vos factures (des 3 derniers mois) et que vous devez redonner à l'Etat.

  • Une seconde partie qui correspond à la TVA de 19,6 % de l'ensemble de vos achats (des 3 derniers mois) qui vous permettent de faire votre métier (voir qq exemples plus bas).

Comme il s'agit d'une soustraction, la TVA que vous reversez au Trésor Public est plus petite que celle que vous avez perçue sur votre facture. Il arrive même que les déductions de TVA de vos achats soient plus élevées que vos TVA de factures, ce qui vous met en position de crédit positif (en d'autres termes, le Trésor Public vous doit de l'argent, sous forme d'avoir sur votre prochaine déclaration trimestrielle de la TVA).

Voici quelques exemples d'achats dont vous pourrez déduire la TVA sur votre déclaration trimestrielle :
  • Matériel informatique (ordinateur, graveur, disque dur externe etc.)
  • Matériel de musique (instrument de musique, banque de sons etc.)
  • Consommable (cartouches d'encre pour imprimer vos partitions, papier A4 etc.)
  • CD et DVD vierges
  • Matériel de bureautique (crayons, bloc-notes, trombones etc.)
  • Mobilier de bureau (chaise confortable, lampe halogène etc.)
  • Forfait Mobile
  • Forfait Internet
  • Déplacement pour RDV dans une boite de prod
  • Repas d'affaire avec un réalisateur
  • Frais de courrier postal
  • Places de concert de musique classique
  • Achat de CD de musique de film (Les réalisateurs donnent souvent des références)
  • Achat d'un DVD du dernier concert de Morricone
  • etc...

NB : Les factures SNCF et RATP ont des TVA à 5,5 %


En résumer :
  1. Franchise en base TVA :
    Pas de TVA perçue, pas de TVA reversée au Trésor Public

  2. TVA au régime réel normal ou mini réel :
    Une TVA gagnée, "en partie" reversée au Trésor Public : c'est un gain pour vous (même si un chèque plus petit reste un chèque quand même...).

Aussi, lorsqu'un client me demande mon tarif pour un devis, je donne toujours un chiffre rond Hors Taxe en précisant que la TVA est à 5,5 %. C'est ce chiffre qui correspond le mieux à la valeur de ma rémunération (et que je vais effectivement recevoir, moins les cotisations sociales...)

Et l'argent que l'on touche de la SACEM ?
Quand on reçoit les feuillets de répartitions, la SACEM indique clairement à combien s'élève la TVA qu'il faudra déclarer au Trésor Public. En outre, les feuillets de répartition sont accompagnés d'une "facture" à signer et à renvoyer à la SACEM.

SX4, la toute dernière version du séquenceur professionnel Cubase


Je viens de découvrir l'existence de Cubase SX4 (je travaille sur SX3). Il est encore plus beau !

Je ne sais pas encore s'il y a de grands changements, mais j'ai découvert Retif Web, un site qui explique les nouvelles fonctionnalités de Cubase SX4

En outre le site propose des conseils à l'utilisation de l'outil "partitions" de Cubase. (ça c'est pour Damien A ;-)

Bientôt, j'essaierai moi aussi de faire des tutoriels vidéos, pas seulement sur la technique informatique musicale, mais aussi sur des petits trucs d'orchestration, d'arrangement... en restant toujours dans le domaine de la composition de musique de film.

Se former, étudier, apprendre à composer de la musique de film


"Bonjour, je suis actuellement en terminale dans un lycée à Lorient et j'aurais voulu savoir quelles sont les études à suivre pour devenir compositeur de musique de film. Une formation au conservatoire est-elle indispensable ? Peut-on apprendre tout seul ? Dois-je aller vivre à Paris pour augmenter mes chances ?
Pierre Debout, de Carnac (56)"

Hello Pierre, voilà un sujet intéressant !

Hier encore, je lisais sur un forum une discussion houleuse à propos du cursus des compositeurs. Le débat opposait les musiciens ayant suivi une formation classique et les autodidactes.
Je fais partie de cette deuxième catégorie mais je ne rentrerai en aucun cas dans le jeu des détracteurs du conservatoire.

Je l’ai toujours dit, que vous soyez autodidactes ou médaillé d’un prix d’écriture, vous avez « appris » la musique. Si ce n’est pas un professeur qui vous l’a enseignée, alors, c’est un livre, une partition, un tutorial sur Internet, un CD, vos propres oreilles…

Moi, franchement, j’aurai bien aimé suivre quelques cours d’écriture ou d’orchestration quand j’étais plus jeune. Etant à 90 % autodidacte, c’est l’expérience qui m’a formé, sur le tas, en faisant des essais, en jetant ce qui était mauvais et en perfectionnant ce qui était bon. Mais cela a pris des années. Je pense sincèrement qu’un professeur agréé m’aurait fait gagner du temps en me guidant vers l’essentiel, en me faisant éviter certains pièges.

Car, comme pour le dessin, la musique requiert un minimum de technique, et obéit qu’on le veuille ou non à un certaines règles harmoniques. C’est comme ça, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, peut-être est-ce dû à la physiologie de l’oreille et du cerveau humain…

En fait, une fois les bases musicales acquises, libre à l’artiste de cultiver son talent et développer sa personnalité musicale, soit par ses propres moyens, soit par un cursus scolaire approfondi. Je reçois régulièrement des mails comme celui de Pierre avec la question : faut-il nécessairement faire des études pour devenir compositeur de musique de film ?

Que répondre ? faut-il citer des exemples concrets d’autodidactes qui ont réussi ? Ordinairement je pèse le pour et le contre.

L'auto-apprentissage :

Vous développez votre curiosité, vous avez peut-être un peu plus de liberté, vous choisissez librement vos orientations artistiques, vous n’êtes pas influencés par vos paires (mais par vos idoles, oui !). L’apprentissage est long, passionnant et gratuit. Si vous n’êtes pas un bon commerçant, il vaut mieux espérer avoir un job en parallèle pour la prochaine décennie.

L’école :

Si vous êtes un élève doué et discipliné, vous apprendrez directement les bases. Vous obtiendrez un diplôme et de bonnes références, qui vous ouvriront des portes. Peut-être pas directement celles du show-biz ou du cinéma, mais vous trouverez probablement une activité professionnelle qui soit en rapport avec la musique (professeur de musique, interprète dans un orchestre etc.). Ce métier vous permettra de gagner votre vie tout en continuant vos recherches de contrats dans la musique de film.

En outre, conservatoires, universités et écoles professionnelles (comme l'Itemm, l'Aimra, l'Ircam, la Schola Cantorum) sont des lieux de rencontre. Qui sait, certains de vos camarades ou professeurs deviendront des orchestrateurs, des monteurs professionnels, ou des interprètes de qualité : tous ces contacts vous seront potentiellement utiles un jour ou l’autre.

L'agent artistique, un métier lié à la musique de film


Dans le milieu du cinéma, il existe une kyrielle d'agences artistiques représentant les acteurs, mais très peu pour les compositeurs.

Quel est le rôle de l'agent artistique ?

Il assure principalement :
  • Le positionnement du compositeur sur un film (recherche de contrats, promotion)
  • La négociation des budgets alloués pour la musique (prime de commande, budget pour orchestre et le studio)
  • La rédaction et/ou lecture des contrats de commande et d'édition
  • Le suivi des actions comptables et financières relatives à la musique
  • Le suivi des diffusions (cinéma, TV) et des reproductions mécaniques (CD, DVD)
Sa commission s'élève généralement à 10 % du cachet du compositeur qu'il représente.

Ses qualités essentielles :
  • Le relationnel
  • La psychologie
  • La facilité à créer et étendre un réseau professionnel
  • La connaisance du milieu du cinéma
  • La culture musicale
  • L'écoute des autres

Comme Agence, il existe par exemple Art Media ou encore Api Corp

Les sites de l´annuaire :
  • Né pour être star


    Né pour être starLe 1er concours musical sur le net. Il y a beaucoup de sites web qui offrent la possibilité de placer sa vidéo, de se faire connaître et même de pouvoir gagner des prix. Celui-ci est le seul permanent offrant les deux à la fois. Tags

    Le 1er concours musical sur le net
    C'est un concours permanent qui donne la chance à tout le monde de se faire connaître. En placant ta vidéo sur le site, tu cours la chance de pouvoir t'offrir un enregistrement studio professionnelet ou un vidéo clip pro. Tout est entièrement gratuit!!

    Lancement de carrière
    Plusieurs prix sont à gagner donnant ainsi la chance de pouvoir lancer un cd ou un vidéo clip et de se faire attendre à la radio. Nous parlons ici d'enregistrement professionnel.

    Le concours
    C'est un concours qui permet de se faire élire par région ou département. Les gagnants se retrouvent ensuite en finale pour se battre pour la première place.

    Comment cela fonctionne ?
    C'est un système de vote par les internautes. Il y a ensuite une élimination par le jury(personnalités connues) pour déterminer le grand gagnant qui serait diffusé partout dans sa région et peut-être même à travers son pays.

    Petites annonces
    Le site permet aussi aux internautes de placer des annonces pour vendre leur instrument ou même pour rechercher un nouveau membre d'un band. C'est facile d'utilisation et c'est entièrement gratuit.

    Né pour être star


    Contact :
    NePourEtreStar.tv
    3144 MArcel-Proust
    G3a2l7 Saint-Augustin-de-Desmaures
    Canada
    tél : 418-877-9944

    Thèmes abordés : Se faire connaitre sur internet, Faire ecouter sa musique, Je suis chanteur, Mettre sa musique en ligne, Diffuser musique, Ecouter musique gratuitement, Concours chanson, Clips chansons, Comment etre une star, Devenir une star, Gagner concours internet, Je chante bien, Je compose des chansons, Nouveau clip.Catégorie > Annuaire Chanteur > Annuaire Auteur

  • LES STUDIOS 7EME CIEL


    LES STUDIOS 7EME CIELLe site des studios7emeciel vous propose les rubriques : Studios d'enregistrement,de mixage et de mastering, studios de répétitions, outils de production des musiciens. Écoute d'enregistrements réalisés aux studios7emeciel. Tags

    STUDIOS D'ENREGISTREMENT
    Studios7emeciel vous propose une infrastructure nouvelle dans le monde de l'enregistrement, avec sa régie on son plateau principal, ses 4 studios satellitaires.
    De nombreuses possibilités en enregistrement, de la prise voix ou instru, à la prise Live multicabine , permettant la visu entre musiciens et une qualité professionnelle.

    STUDIOS DE REPETITIONS
    Studios 7eme Ciel est le point de rencontre de toutes les musiques. doté de 5 somptueux studios de répétitions neufs, studios7emeciel innove et propose des endroits haut sous plafond et tous traités acoustiquement, avec le souci du détail puisque chaque cabine fait l'objet d'une étude acoustique poussée permettant d'aboutir à un résultat optimisé pour chaque volume.
    Plus de souci d'écoute dans les studios, tout le monde s'entend !

    FORMATION ET STAGE d'APPRENTISSAGE EN ENREGISTREMENT PROFESSIONNEL
    Novice ou confirmé, Studios7emeCiel propose désormais deux stages de formation en enregistrement studio, afin d'apprendre ou de consolider des bases, et devenir autonome et performant lors de sessions d'enregistrement.
    Un stage de deux jours à deux jours et demi, en groupe de 2 à 4 personnes, à un tarif ultra abordable et dispensé par une équipe disponible, dans un endroit plutôt sympa !
    www.studios7emeciel.com/formations.html

    COURS DE GUITARE
    Studios 7eme Ciel offre depuis la rentrée 2009 la possibilité de prendre des cours de guitare en studio. Quoi de plus logique, après tout, d'apprendre à jouer de la guitare dans une acoustique dédiée et dans des studios dotés du matériel professionnel qui accompagne les groupes sur scène? Les cours sont dispensés par un professeur expérimenté, œuvrant dans la plupart des styles les plus répandus et selon une méthode axée sur la pratique.
    des infos: www.studios7emeciel.com/cours.html

    PRESSAGE de CD's
    Studios7emeCiel est l'endroit idéal pour passer votre commande de Cd's. Quel que soit le packaging, la quantité, et le projet graphique, notre équipe saura vous fournir les conseils utiles à la réalisation de votre produit final.
    toutes les infos sont sur : www.studios7emeciel.com/pressage.html

    LES STUDIOS 7EME CIEL


    Contact :
    STUDIOS 7EME CIEL
    9 Rue d'Estienne d'orves
    92130 ISSY LES MOULINEAUX
    FRANCE
    tél : 01 46 45 09 03

    Thèmes abordés : Studio musique, Enregistrement musique, Studio professionnel, Studio pour répétition, Bonne acoustique pour répéter, Local répétition, Stage studio d'enregistrement, Formation enregistrement musical, Apprendre technique du son, Cours de guitare, Apprentissage guitare, Devenir guitariste, Pressage CD, Fabrication CD.Catégorie > Annuaire Studios d'enregistrement

  • Francois Tomasi - guitariste


    Francois Tomasi - guitaristeFrançois TOMASI est né à Périgueux le 29 juin 1943. Issu d’une famille de mélomanes, petit cousin du célèbre compositeur Henri TOMASI, il commence ses études musicales dès l’âge de cinq ans. Son instrument est alors le piano qu’il étudiera pendant plus de dix ans au Conservatoire du Puy en Velay sous la haute autorité de son professeur Jean HEISSER. Adolescent il s’installe à Montmartre et fréquente alors son milieu artistique. Dans les années soixante, la butte abrite de nombreux artistes que François TOMASI côtoie régulièrement : Francis LAY, Pierre BAROUH et surtout le poète Bernard DIMAY. C’est au sein de ce bouillon de culture qu’il découvre la guitare classique et en tombe amoureux surtout grâce à Nino GEMA, auteur compositeur interprète et guitariste de talent. Ce dernier devient son professeur. François TOMASI fera des progrès fulgurants et décidera alors de devenir guitariste professionnel. Il a alors dix sept ans. Des rencontres avec des concertistes aussi prestigieux que Andres SEGOVIA, Narcisso YEPES, Ida PRESTI et Alexandre LAGOYA le confortent dans sa nouvelle vocation. Il est obligé de quitter Montmartre pour Marseille et travaille son instrument en autodidacte. Il rencontre à nouveau Alexandre LAGOYA qui lui conseille de travailler avec René BARTOLI professeur au CNR de Marseille. Il entre dans ce Conservatoire en 1965 pour obtenir deux ans plus tard un premier prix à l’unanimité (président du jury Pierre BARBIZET). C’est à cette époque que François TOMASI fait la navette entre Marseille et Paris où il fréquente le studio d’enregistrement de Bernard ESTARDY. Il y partage sa passion de la musique avec des personnalités de la chanson française telles que Nino FERRER, Françoise HARDY et Anne VANDERLOVE (grâce à laquelle il participe à l’enregistrement d’un de ses disques sous la direction de François RABBATH). Sa carrière de guitariste professionnel peut alors commencer. De 1968 à aujourd’hui il jouera: -Soliste avec l’orchestre national de Chambre de TOULOUSE(direction G.ARMAND) -Soliste avec l’orchestre de Chambre de Marseille (direction C.TOURNEL) -Soliste avec l’orchestre de HYERES (direction C.CICCOLETTA) -Soliste avec I MUSICI AZZURI -Soliste avec les ARCHETS de PROVENCE
    Thèmes abordés : Guitariste soliste avec l’orchestre national de Chambre de TOULOUSE, Guitariste soliste avec l’orchestre de Chambre de Marseille, Guitariste soliste avec l’orchestre de HYERES, Guitariste soliste avec I MUSICI AZZURI, Guitariste soliste avec les ARCHETS de PROVENCE, Premier prix de conservatoire (CNR Marseille), Classique, Guitare classique, Musique guitare, Nino GEMA.
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    Catégorie > Annuaire Cours de musique

  • Heterogenes Muriel BROD...


    Heterogenes Muriel BROD...Muriel BROD, chante depuis toujours : elle vit de sa passion et prête sa voix à l'album en attendant qu'on la reconnaisse pour ce qu'elle mérite. Raym, compose et arrange : il est polymusicos et jouit d'une faculté particulière à rendre belles les mélodies qu'il fabrique. Chris écrit et manage : ancien chanteur, il a connu les joies et les désillusions du Show bisous bisous dans les années 90. Il choisit dorénavant l'ombre à la lumière sur d'y trouver meilleur compte. Tous trois ont décidé de prouver que le talent sait séduire ceux qui croisent leur chemin. Si d'aventure un producteur, un interprète souhaitait collaborer avec eux (ce qui est en train de se passer d'ailleurs) leur album est à leur disposition. Du courage il n'en faut pas pour ceux qui vivent passionnément : il faut juste un peu de chance et surtout : la provoquer... http://heterogenes.free.fr LIEN vers les morceaux dans leur intégralité, avec présentation détaillée d'Heterogenes Merci de les soutenir
    Thèmes abordés : Album pop-rock, Musique pop, Musique pop-rock.
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  • CEDRIC GOUEYTES AUTEUR/PAROLIER


    CEDRIC GOUEYTES AUTEUR/PAROLIER Cédric Goueytes est Auteur / parolier - co-éditeur - co-producteur, et batteur du groupe "Le Cool Jazz Trio". Enregistrements et projet CD Patrick Dils, studio PLUS 9 et ANTENNA Paris. Quelques morceaux choisis : « Un homme réfléchi est un homme qui pense » « La plus grande des misères pour ceux qu’ont à manger, est la misère intellectuelle » « Je m’achèterai une conduite le jour où j’aurais un permis, le jour où je serais rangé des voitures » « Le coureur prends la piste cyclable, l’auteur la piste syllabe » « Elle, est un canon, lui un boulet, les deux font la guerre » « Je ne donne que peu signe de vie, mais ma mort en sera un » « Le soir, j’ai toujours un soucis, je ne trouve pas le soleil » « L’excès de liberté est nuisible pour La Santé, me disait un prisonnier » « Le physique d’une femme compte surtout au premier rapport, pardon, au premier abord » « La vie n’est qu’une parenthèse de la mort » « Heureusement qu’il y a une infinité de nombre, sinon, il faudrait les apprendre par cœur » « La période la plus éprouvante de mon existence aura été ma vie » « Ils donnent le BAC à n’importe qui, parait-il, moi, je ne l’ai pas eu, la preuve que je ne suis pas n’importe qui »
    Thèmes abordés : Batteur, Auteur, Editeur (co), Producteur (co).
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